les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

De la technique en univers SLC

Classé dans : politique — 19 septembre, 2020 @ 10:49

Les dangers de la technique ont été largement analysés par des penseurs comme Illich, Ellul, Anders, Charbonneau, Arendt et même le pro nazi Heidegger… Le problème est que son emprise irraisonnée a été décuplée par le SLC. Or, paraphrasons : technique sans conscience n’est que ruine de l’âme.
Il y a une spirale vicieuse technique-production-consommation-croissance-concurrence. Celle-ci n’a pas de limites au contraire de notre pauvre terre surexploitée et détruite par le SLC. Cette spirale repose sur la convergence d’intérêts entre politicards et capitalistes qui tous les deux veulent soit de la croissance (emplois, puissance internationale du pays, prestige, bouffe et bien-être matériel pour les habitants), côté politique, soit de l’accumulation et du profit, côté économique. Cette collusion ne peut pas s’arrêter et le déploiement permanent de la technique est le moyen de l’alimenter dans une course sans fin. Car la concurrence conduit toujours à améliorer les techniques (créer de nouveaux marchés pour le couple indissociable production-consommation ; baisser les coûts de production et de circulation). Toute technique existante et potentiellement rentable sera mise en œuvre, tôt ou tard, même si cela pose des problèmes d’éthique ou d’environnement ou de santé. Tout industriel est forcé, pour ne pas disparaître, de s’adapter aux techniques nouvelles. La science a alors été soumise à la technique sous l’emprise de la rentabilité et des débouchés en univers de concurrence SLC. Désormais, ce sont les trusts qui indiquent quelle sont les bonnes voies de recherche : celles qui amènent des techniques vendables et juteuses. La distinction entre recherche fondamentale et appliquée (opératoire-commerciale) a été gommée et cela d’autant plus que les pouvoirs publics ont abandonné leur intervention en faveur de la première pour des raisons d’économie budgétaire et en fonction de l’idéologie régnante qui veut que le privé soit plus efficace que le public. En France, le couple enseignement supérieur et recherche n’a jamais fonctionné au profit des grandes écoles techniciennes formant des ingénieurs.
Il faut aussi compter sur la corporation technicienne pour imposer ses vues, ses normes et ses techniques à la société. Las, cette corpo, en France, a laissé cela aux énarques et aux financiers, lesquels règnent maintenant sur le monde SLC. Las pour les libéraux, car en concurrence internationale on ne peut délaisser la technique qui tôt ou tard donne un avantage concurrentiel comme le montre si bien la Chine. Dans ce contexte, il va de soi que la technique est encore moins neutre qu’avant car elle est un outil de puissance au service du pouvoir ou de l’idéologie comme le prouvent le socialisme à la Staline ou le libéralisme concurrentiel débridé (sauf en Chine). Mais c’est loin d’être le seul problème posé par l’autonomie et l’instrumentalisation de la technique par le pouvoir politique ou économique, les deux ayant pour ainsi dire fusionné.
La technique conduit à la normalisation, à la centralisation, à la concentration (à cause de son coût démesuré). A le normalisation-standardisation pour faire des économies d’échelle afin de vendre d’énormes séries de production, à la centralisation car il faut détenir les ressources et imposer un modèle (comme le tout-nucléaire en France), à la concentration car la concurrence élimine les retardataires et les impuissants.
La technique entretient un cercle vicieux : elle tend au développement de la population car elle offre les biens nécessaires et, inversement, l’accroissement de la population conduit à produire plus, donc à développer les techniques tant de production que de vente en vue de la consommation, Celle-ci se détache alors des besoins pour conduire au gaspillage. Consommation et production via la technique se moquent de tout ce qui n’est pas rentable (ce que prouve le calcul du PIB) : morale, santé, bonheur frugal, nature et ressources non renouvelables, convivialité et relations sociales, travailleurs exploités à mort, liens familiaux, communautés primaires, peuples indigènes et leurs conditions de vie et de maintien de leur culture … Certes, il faut bien que tout le monde participe au « banquet de la vie » mais le SLC, autant que le socialisme productiviste, ne fait qu’augmenter la surexploitation via la concurrence sans limites et sans normes morales ou autres.
Il y a, sous l’emprise du technicisme über alles, et de la concurrence SLC, une destruction de la planète et des cadres ou références de vie. Ce sont de mines, des gisements d’où on chasse les habitants par la force, c’est la victoire de l’agriculture productiviste et chimique avec ses « produits phytosanitaires » (qui soignent les plantes, mots qui remplacent avantageusement les pesticides, fongicides, insecticides …) et ses engrais industriels, sa bouffe animale industrielle, ses élevages en batterie et hors sol, ses productions sans goût … Ce sont les ressources halieutiques qui sont détruites, les carcasses industrielles et autres éléphants blancs abandonnés, ce sont les nuisances et pollutions industrielles que subissent les habitants. Et c’est, bien sûr, le réchauffement climatique et la perte astronomique de biodiversité. Bref, écologie, technique sous emprise du SLC sont rigoureusement incompatibles.

La technique, c’est la croissance sans fin de l’organisation et de l’administration, c’est l’empire des normes, notamment pour favoriser les multinationales. Par exemple, en France, les semenciers avaient obtenu du pouvoir une liste des semences autorisées et les producteurs de pesticides l’interdiction du purin d’ortie et les chimistes l’autorisation des néonicotinoïdes. C’est le grignotage incessant des libertés, c’est la croissance du pouvoir central et, in fine, la mort programmée de la démocratie. C’est l’emprise croissante des dictatures, tant celles des experts libéraux, que des Etats totalitaires, afin d’empêcher la réaction des populations qui voient bien que les promesses de bonheur et de liberté ne sont pas tenues.
La technique, c’est le parti pris pour les inégalités car les nouveautés ne sont pas accessibles aux pauvres qui cependant vont les demander, ce qui accroît la course à la consommation distinctive, et car seuls les mieux formés peuvent maîtriser les nouvelles techniques, les autres passant au chômedu.
Il ne saurait donc y avoir de mise en place de nouvelles techniques car on ne peut sans passer et certaines sont positives) sans une étude sérieuse de leurs conséquences en tout genre et sans consultation préalable et démocratique des intéressés. Qu’en pense Macronescu ?

La technique, c’est la « révolution permanente », le mouvementisme, le « bougisme », le culte du progrès, le court-termisme, le matérialisme. C’est la réformite, c’est la réorganisation incessante, la « modernisation », la destruction-reconstruction que chantent les élites économiques et expertes. C’est le mépris de l’histoire, des traditions, des monuments du passé transformés en hôtels de luxe ou abandonnés.

L’affaire Bridgestone ou Bridget Jones ?

Classé dans : politique — 18 septembre, 2020 @ 9:29

La firme de pneus japonaise, comme son nom ne l’indique pas, ferme brutalement son usine de Béthune. Ce bourreau a aussitôt suscité les cris d’effraie des politicards de tout poil se précipitant sur l’affaire comme la vérole sur le bas-clergé breton. Ah quels salauds arrosés de subventions (dont CICE) et qui foutent au chômedu, en comptant les prestataires et les intérimaires, dans les 2 500 personnes. Et pourtant il ne s’agit jamais que de la fin d’une chronique de mort annoncée depuis longtemps. Depuis des années, l’usine ne reçoit pas d’investissements et a vu sa production cantonnée à un marché (pneus de petite taille) en perte de vitesse auquel la Covid a donné le coup de grâce. Il y a belle lurette que Bridgestone, comme toutes les multinationales, saucissonne sa chaîne de production en fonction des « avantages comparatifs » des différents pays dans la course mondiale au moins-disant (dont la Pologne) produite par le libre-échange hyper concurrentiel et la libre circulation internationale des capitaux et des profits. On est surpris que les syndicats, les politicards et les employés soient surpris. La seule surprise, c’est la date et la manière grossière de l’annonce qui a tant marri. Simple effet d’aubaine permis par la crise.
Car s’il y a des gens qui ne devraient pas être étonnés, ce sont les politicards qui depuis 30 ans se sont convertis au SLC über alles. Ce genre de disparition, d’implantation ailleurs, de délocalisation de la production dans les pays low cost se produit depuis longtemps et a été voulu pour gonfler les profits des multinationales. Dans le SLC tout est permis à cette fin et cela explique largement la désindustrialisation de la France. Cela est dit sans oublier le rôle plus que néfaste de l’énarchie qui préfère la phynance où elle peut pantoufler et jouer aux « revolving doors » entre le privé, le politique et la haute administration. La France a déjà laissé liquider une bonne part d’Alstom, Péchiney, Alcatel, Lafarge (devenue HOLCIM qui déverse des saloperies dans la Seine) … L’énarchie se fout aussi des PME et encore plus des TPE car un grand chef (ce qu’on a seriné à l’école) ne peut diriger que de grandes machines. Ce qui explique en partie l’inflation des administrations, des Agences, des hautes autorités … car chaque énarque veut un service à la hauteur de ses ambitions et plus puissant. Il nous restait le tourisme pourvoyeur de petits boulots plus ou moins saisonniers), la banque-assurance (qui finance les énergies fossiles et la spéculation), l’agro-alimentaire (qui remplace les produits de qualité par de la malbouffe), le luxe (pour les riches) et Dassault et l’armement. Las, la Covid menace tout cela ; tant mieux car c’est largement inutile, voire nuisible. Même EDF va être découpée en rondelles privatisables sauf le nucléaire dont personne ne veut (ni même l’assurer).
Il ne sert donc à rien de se lamenter, sauf pour la concurrence électorale. Il faut tout simplement rompre en visière avec le SLC et, en premier lieu, dans l’UE. Vaste programme aux antipodes des vues de Macrochenko et compagnie. rares sont ceux qui ont compris la logique du SLC, tels Chevènement ou Ruffin et parfois Mélanchthon. Surtout à gauche car ce sont les socialos qui furent les premiers importateurs du SLC en France. les ecolos sont divisés . L’extrême gauche préfère l’islamo-gauchisme et la lutte des réces. Quel bordel où on n e vot aucun projet sérieux de sortie du SLC.

Peut-on avoir confiance dans les édiles locaux en France ?

Classé dans : politique — 15 septembre, 2020 @ 11:02

Le pouvoir central insiste sur la décentralisation, notamment des problèmes de Covid ; en réalité, ce sont surtout les préfets qui s’occupent des choses importantes, ce qui n’est qu’une déconcentration de la verticalité du pouvoir central dans ses périphéries. Et rappelons que tout pouvoir local est en fait prisonnier des normes centrales dont l’application est contrôlée par l’administration étatique. La prétendue décentralisation se fait toujours avec une ceinture et des bretelles gouvernementales. Il n’en reste pas moins que les édiles conservent certains degrés de latitude qui s’élèvent avec la nature de la collectivité locale. Les métropoles et les communautés de commune ont un peu plus de liberté que les petites localités.
Il faut constater que les différentes lois de décentralisation, à commencer par celle de Gastounet de Marseille, ont surtout mis en place des potentats locaux qui opèrent sans contrôle démocratique grâce à leur majorité de godillots. Et évidemment tout dépend de la conduite du maire que vous avez. Certains ne sont là que dans leur intérêt personnel ou celui de leurs copains, le but premier étant d’être réélu. Ceux-là sont avant tout clientélistes : ils donnent des emplois ou des logements à ceux qui les soutiennent ; il soignent leurs minorités actives et politiques, comme feu Dassault dans l’’Essonne (mosquées, « arrangements raisonnables » à la piscine, à la cantine, activités « culturelles camouflant des cultuelles …) ; ils s’appuient sur un réseau d’industriels et de commerçants en leur offrant des marchés publics plus ou moins utiles ou en leur donnant des permis de construire, des POS et DUP permettant l’expropriation au service d’intérêts privés (ça permet de payer le bien exproprié en roupies de sansonnet) ; ils flattent la peur de leurs administrés en créant des polices municipales et en posant partout des caméras de surveillance ; ils laissent prospérer les trafics qui ont l’avantage de procurer un revenu à des oisifs qui pourraient se révolter ; ils tolèrent maintes incivilités de peur de froisser telle ou telle communauté pratiquant en outre l’omerta sur les agissements de ses enfants et de leurs voisins ou amis …
Eh bien, c’est dans une mairie comme décrite ci-dessus, celle de Sannois, Val d’Oise, que j’ai la chance d’habiter depuis 30 ans. Je me plains sas résultat depuis 10 ans de tapage nocturne (cris, conversations à très haute voix, rires tonitruants, beuveries, pétards, musique à fond les ballons et même de temps en temps barbecues ; et maintenant c’est presque toutes les nuits …) et d’incivilités dans un square à côté de chez moi ; ce qui s’est complété par un petit trafic de drogue. Avec omerta du voisinage dans les immeubles qui jouxtent le square. Ce n’est pas la peine d’appeler la police qui a sûrement mieux à faire, en attendant des fusillades et des morts comme à St-Ouen hier. Cette mairie est une championne de la construction neuve de qualité (et cela sans doute sans grandes précautions : exemple une rue a été barrée par suite des menaces d’effondrement d’immeubles anciens déstabilisés par l’immense trou d’une novelle construction), ce qui a le mérite de chasser les pauvres qui votent sans doute mal (d’où la diminution de la population, ce qui est idiot parce qu’avec 30 000 habitants [il n’y en a que 27 000] on obtient davantage de subventions étatiques, quand il en reste …) et ce qui fait baisser les prix des logements anciens accessibles à la seule petite bourgeoisie. Apercevant la tendance écologique porteuse de votes, la mairie s’est lancée dans les pistes cyclables (à la six-quatre-deux) et au passage a fait zigouiller les vieux arbres et diminuer les places de parking (on peut attendre bientôt des parcmètres). Las, certains protestèrent ; du coup la mairie a fait planter des arbres riquiquis, chétifs et low cost. J’espère qu’ils vont résister au changement climatique. Un bon point : les impôts n’ont pas augmenté mais je parie que cela ne va pas durer car l’Etat reporte beaucoup de charges sur les communes (qui ne sont compensées qu’à l’instant T bien qu’elles augmentent ensuite) et diminue les dotations. On y voit des travaux de voirie qui ne sont sûrement pas tous nécessaires ni urgents, mais qui ont l’avantage de donner du travail aux petites boîtes amicales. Le changement n’est pas toujours pertinent ; par exemple, les vieilles bordures de trottoir en granit sont remplacées par des préfabriqués en béton qui sont friables et durent peu. Ce n’est pas grave car ce seront les maires d’après qui répareront les dégâts.
J’espère que votre mairie ne se conduit pas ainsi mais il faut être vigilant. Il peut être urgent de constituer des comités de citoyens pour surveiller les agissements des maires. Il ne faut pas en effet compter sur les « autorités » pour le faire. Tout ce beau monde est la mano en la mano pour exploiter les citoyens.

Le gouvernement veut « relocaliser » la production en France; paroles verbales

Classé dans : politique — 14 septembre, 2020 @ 11:06

Rassurez-vous, cela ne concerne pas tous les domaines, seulement les « stratégiques » (Médocs et santé, agro-alimentaire, 5 G, électronique et leurs matières premières). Mais « en même temps » il tient à maintenir le pays dans la course mondiale à la compétitivité et à signer des traités internationaux de commerce (fastoche, c’est une prérogative du Zident, lequel peut fort bien se passer de l’aval du parlement ; du reste, il a déjà avalisé le CETA avec le Canada, traité préparé par die grosse Kommission de Bruxelles, ce qui est dans son apanage). Le problème, c’est que ce n’est pas du en même temps mais du contradictoire : sauf cas particuliers (techniques de pointe, innovations, qualité des produits, en fait pour les cas de compétitivité hors coûts), c’est même du l’un ou l’autre tant que l’on reste dans l’optique de la mondialisation du commerce. Voyons ce qu’il en est dans le plus gros cas.
Les protagonistes du SLC ont commencé par délocaliser, sous-traiter ou par acheter dans les pays low cost (frais de main d’œuvre, dont protection sociale inexistante, pas de syndicats libres, police pour assurer l’ordre, souvent interdiction des grèves, mépris total pour l’environnement ; la Chine fut le modèle mais maintenant on trouve mieux ailleurs : Bangla-Dèche, Vietnam …). Cela s’est fait dans les productions les plus basiques et fortes consommatrices de travailleurs comme le textile, les gadgets, les jouets, les meubles, l’électroménager, les appareils-photos, téléphones, baskets et chaussures …). Toujours mieux : les firmes multinationales ont rapidement dispersé leurs chaînes de fabrication, façon puzzle en fonction des coûts différentiels par pays et se sont réservé le montage, la conception, le marketing et la commercialisation. Il ne s’agit donc plus de relocaliser une production mais l’ensemble de la chaîne. Trop hard et trop coûteux pour les firmes ; dans ces domaines, le gouvernement ne peut que faire de la frime avec les firmes. Et on ne voit guère comment rapatrier les choses alors que la course au moins-disant menée pour et par la concurrence internationale perdure. Il n’y a pas que la Chine à jouer ainsi ; cette course a été institutionnalisée dans l’UE, ce qui permet notamment à l’Allemagne d’utiliser à fond ses différentiels de coût et de législation avec les PECOs (ex-Europe orientale et centrale de l’Est).
Puis avec la hauteur de vue et la prise en compte du long terme qui les caractérisent, les firmes se sont mises à vendre puis implanter des productions de bonne technicité. Notamment pour se faire une bonne place sur les marchés intérieurs de la Chine. Comme on disait autrefois : les Mongols sont arrivés à pied dans la Chine (remplacez Mongols par les mongoliens que sont les financiers à l’affût du maximum de profit à court terme). Dans ce contexte, on peut se demander si l’Afrique restera dans l’attente d’une lutte passive ? Bref, actuellement la Chine, qui a bien évidemment copié les techniques de fabrication et souvent volé les brevets ou produit des contrefaçons, peut fabriquer et vendre à l’international des voitures, des avions, des armes, des TGV, des smartphones, de batteries, des panneaux solaires, des installations de télécommunications comme la 5 G … Et comme la Chine dispose d’un immense marché intérieur, elle peut faire du dumping en vendant moins cher à l’étranger que sur son immense territoire et chez ses commensaux. Question : comment Mac-Tron va-t-il faire pour empêcher des importations plus compétitives en coût mais aussi en innovation (car la Chine a énormément investi dans la recherche et la formation pendant que la France sabotait ces secteurs) tout en restant dans le marché mondial ?
Autre problème : le SLC est prôné par les gouvernants car il est censé procurer croissance et emploi. Pour l’emploi, c’est raté avec la concurrence low cost et les nouvelles techniques. Il permet aussi de faire baisser les prix, ce qui maintient le pouvoir d’achat (plus le crédit à la consommation qui s’est hyper développé depuis 20 ans). Mais les firmes ont surtout compris que le low cost leur permettait de confisquer l’essentiel de la marge différentielle. Il y équilibre entre l’intérêt des firmes (le max de profit) et le pouvoir (le pouvoir d’achat). Réindustrialiser la France suppose de rompre ce deal occulte ; cela fera automatiquement augmenter les prix et suscitera des grèves pour l’augmentation des salaires. Ainsi Macrochenko est-il pris dans un étau, celui de ses convictions pro SLC et de ses vagues promesses de réindustrialisation. ET c’est le SLC tout entier qui est une cage de fer à la logique financière impitoyable.
Il reste le problème des normes avec lesquelles on pourrait interdire l’entrée chez nous de produits non conformes aux nôtres (normes environnementales, de conditions de travail et de protection du salariat, de qualité, de non-nocivité). Actuellement, c’est impossible dans l’UE car un rien n’empêche un produit chinois interdit en France de nous revenir, avec changement d’étiquette d’origine, par la Roumanie. Ou d’empêcher d’entrer des betteraves au néonicotinoïde alors Que la France l’interdirait (raison pour laquelle, Mac-Tron veut ne plus l’interdire sous prétexte d’une exception. Mais non, ce problème existe pour tout donc l’exception se généralisera). Damned, c’est manqué. En effet l’UE reste très modeste dans la normalisation, le traçage des produits, le contrôle au sein de l’Europe où il n’y a plus de frontières. En effet, elle ne doit pas braquer l’un ou l’autre des 27 pays de la cohue concurrentielle qu’elle est. Ni, surtout, ennuyer l’Allemagne dont toute la stratégie est d’exporter un max ; ce qui serait entravé par des mesures normatives ou financières amenant des actes de rétorsion chez ses clients. Ne pas se fâcher avec la Russie qui lui fournit du gaz, avec la Chine et les USA qui lui achètent des grosses berlines de luxe, ne contrarier personne car tout le monde lui achète ses produits chimiques (BAYER, BASF, ex-IG-Farben du Zyclon B), ses machines-outils, ses robots, ses produits de qualité. Ne pas taxer les firmes digitales (les GAFAM) ni les transactions financières qui lui vaudrait la vindicte des USA. C’est bel et bien le primat doryphorien dans l’UE de la cage de fer du SLC. Du reste, il est aisé de constater que les traités de commerce de l’UE sacrifient généreusement les produits français (luxe, agroalimentaire) ou italiens ou espagnols au profit des industries prussiennes.
Dans cette cage où les pays d’Europe du SUD font comme les écureuils, il ne reste guère de choix pour normaliser ou être compétitif. L’autarcie avec retrait de l’UE et des traités internationaux. C’est impossible à cause de la dispersion des chaînes de valeur, de la petite taille du pays, des réactions des autres, notamment pour nous priver de matières premières et de débouchés.
La compétitivité über alles, ce que Macronescu essaie de faire en supprimant les impôts de production et les cotisations sociales patronales. Notule : ces impôts sont en fait payés par les consommateurs car ils sont intégrés dans les prix de vente comme tous les impôts et cotisations sociales des boîtes sauf l’IS. Le hic, c’est qu’effectivement nos concurrents ont bien moins de telles charges. D’où la géniale pensée de Macroline (entre deux Mao il faut choisir le moindre). Naturellement, un jour ou l’autre, ces impôts se retrouveront sur les épaules des Francouis, ce qui ne change pas grand-chose puisqu’ils les payent déjà indirectement. Ce ne sera don qu’un jeu de chaises fiscales, d’écritures comptables, choses où excellent nos énarques.
La réforme totale de l’Europe afin qu’elle rompe avec le SLC au moins sur son territoire. Difficile, vu que l’UE n’est qu’une confédération économique libérale où chaque pays défend ses propres intérêts nationaux. Je préconise donc le refus des règles européennes tout en suscitant une fédération des pays d’Europe du SUD contre l’ordo-libéralisme tudesque ? Cela implique la menace de réinstaller des frontières et des contrôles douaniers au sein même de l’UE. Il faudra « en même temps », restaurer les services et entreprises publics (dont énergie et transports) avec une politique industrielle, de même qu’une monnaie hors euro et BCE. Cela implique une politique agricole hors PAC afin de retrouver notre souveraineté alimentaire dans différentes filières : bois et forêt, pêche, élevage de pâture, agriculture bio, réorientation des productions menacées par le changement de climat … Vaste programme à commencer dès maintenant.

les pratiques « clientèle » de GRDF

Classé dans : politique — 12 septembre, 2020 @ 11:03

Il faudrait que le grand public sache le comportement de GRDF (filiale à 100 % d’ENGIE, boîte de droit privé encore détenue à 32 % par l’Etat). Il s’agit de la pose obligatoire, façon linky, du nouveau compteur gaz « communicant ». A l’inverse de linky d’EDF (boîte encore publique à 100 %, ce qui pourrait expliquer la différence de traitement), ce compteur ne fait pas faire de bruit alors que c’est du même tonneau.
J’avais accepté la pose (comme pour linky) ; un gus s’est pointé pour poser le compteur. Avant d’opérer, je lui ai demandé s’il remettrait en route mon chauffe-eau et ma chaudière. Réponse : niet, en excipant d’une très vieille règle voulant que GDF n’intervienne pas sur les installations intérieures du temps où les consommateurs n’étaient que des usagers d’un monopole public. Ma transformation en client (roi ?) me laissait augurer un changement de comportement ; que nenni. Apparemment, GDF a été privatisé en 2005 avec tous ses privilèges abusifs.
J’expliquai à l’intervenant de GRDF-ENGIE que j’avais près de 77 ans, que je ne pouvais pas me baisser et que j’y voyais mal. Rien à faire, la règle, c’est la règle, scrogneugneu, comme me l’a redit un « commercial » de GRDF. Tout ce que pouvais faire le poseur de compteur, c’était de m’indiquer la marche à suivre pour rallumer mes machines. Merci bien car je sais faire. De plus c’était drôle car ledit opérateur ne savait pas qu’un chauffe-eau a une veilleuse et que la chaudière ne se remet pas en route en appuyant sur un bouton quand sa propre veilleuse a été privée de gaz. En outre, le nouveau compteur, dont la boîte était riquiqui, n’avait sûrement pas la taille suffisante pour remplacer l’ancien qui avait plus de 50 ans). Alors, j’ai renvoyé le bonhomme et son compteur. Il m’avait en outre dit que je n’avais qu’à appeler un installateur à mes frais (alors que la pose est censée être gratuite vu qu’elle est obligatoire) ou d’appeler un voisin compatissant ! Car voyez-vous, maintenant, GRDF débarque chez un particulier sans avoir préparé le chantier ni tenu compte des habitants et de leur état de santé !
Il faut aussi savoir que la fameuse règle (en fait édictée pour laisser aux installateurs privés leur marché captif) est sujette à interprétation (c’est une spécialité française : la norme floue qui permet de faire n’importe quoi). L’interprétation qui me semble normale est que l’on ne peut ni réparer, ni modifier, ni entretenir les installations intérieures. Certes, mais je ne demandais qu’une remise en route. Niet, car évidemment, c’est plus coûteux pour GRDF qui choisit sûrement l’opérateur le moins-disant (et pourquoi pas une cascade se sous-traitants dont la compétence diminue en descendant). Ce qui compte pour GRDF, ce n’est pas la personne mais la comptabilité et la rentabilité.
Le sbire qui m’a appelé, car j’avais viré l’opérateur et son nouveau compteur, m’a demandé si je refusais (idée derrière la tête : renverser la responsabilité sur le client car de toute façon la pose est obligatoire avant fin 2022). Non, lui-dis-je, je ne refuse pas, je tiens seulement à ce que quelqu’un qui utilise mes toilettes les laisse dans l’état où il les a trouvées. Commentaire du séide commercial n’ayant pas saisi le sens et l’humour de l’observation : ce ne sont pas des toilettes ; certes, les toilettes sont ma propriété et j’y fais ce que je veux. Là, c’est la commune concédante qui est propriétaire du compteur dont la gestion est confiée à GRDF qui peut imposer sa loi (ou plutôt celle que l’Etat lui a généreusement accordée …). Je signale au passage que les édiles n’ont pas moufté devant cet impérialisme hors de saison de GRDF (un tout petit nombre, seulement).
Je me rappelle aussi, je vous parle d’un temps que peu connaissent encore, qu’en cas de coupure de gaz, GDF devait remettre en gaz les installations. Cela n’est plus visiblement une obligation de service public … Tant pis si le quidam coupé, et dans le cas du compteur c’est par le concessionnaire lui-même, fait ensuite sauter la baraque. Evidemment, le serviteur-clientèle de GRDF ne connaît pas cette règle qui est pourtant bien plus importante que l’autre. On peut se demander si, pas suite des cascades de sous-traitants, il reste encore quelques compétences à GRDF. Des gestionnaires sans doute …
Vos lecteurs seront donc ravis d’apprendre que le vieux principe d’égalité de traitement est respecté par GRDF : que vous soyez riche ou pauvre, jeune ou vieux, malade, handicapé ou bien portant, femme ou homme, locataire ou propriétaire, c’est la même règle pour tout le monde. Peut-être pourrez-vous questionner GRDF sur ses pratiques et informer vos lecteurs de ses réponses ?

Procès Charlie: les vrais responsables n’y sont pas

Classé dans : politique — 11 septembre, 2020 @ 11:28

En ce moment se tient le procès des complices présumés des attentats contre Charlie hebdo en 2015. Ce grand spectacle juridico-communicationnel risque fort de faire pschitt car il faudra prouver que les fournisseurs de véhicules et d’armes aux assassins sont autre chose que des bandits et des trafiquants. Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse là. Ce qui est intéressant, c’est que les coresponsables des attentats ne sont pas sur le banc des prévenus. Il y en a plusieurs :
• Les gouvernants qui ont laissé se développer une campagne contre l’islamophobie de Charlie ainsi accusé de racisme. Notons déjà que le racisme concerne des personnes ou des communautés mais en aucun cas des religions. Il se trouve qu’on dispose encore en France du droit de critiquer les religions quelles qu’elles soient et même de blasphémer et d’apostasier. Ëtre christianophobe, anti-judaïsme, bouddhisme, taoïsme … ne signifie pas que vous êtes racistes contre les croyants de ces religions. Itou pour l’Islam. Le prétendu délit d’islamophobie n’aurait donc jamais dû être toléré par le pouvoir et les tribunaux auraient dû refuser toute attaque en justice à ce titre. Cette tolérance a fait que les assassins se sont permis de zigouiller les islamophobes de Charlie. Comme l’assassin de Jaurès accusé de germanophilie, le bien-nommé Vilain qui fut, qui plus est acquitté !
• Les nombreux édiles municipaux ou locaux qui ont favorisé les entrepreneurs de religion musulmane avec des tas de petits arrangements (une mosquée ou une piscine non-mixte contre un soutien électoral). C’est là qu’on retrouve le discours actuel et patouilleux du pouvoir macronien sur « le séparatisme » (sous-entendu musulman mais sans le dire). C’est faire « en même temps » de l’amalgame et entretenir la confusion sur la réalité des choses. Par construction, toute communauté, par exemple LGBT, est dans une logique à la fois de distinction, de revendication d’identité à faire respecter et de séparation par différence, pas fixation d’une frontière eux/nous. Dans le cas de la religion musulmane, c’est aggravé par le fait que cette religion ne reconnait pas la séparation entre le public et le sacré, ni nombre de valeurs de la république (par exemple la laïcité ou l’égalité hommes/femmes). Cette communauté se sépare donc plus nettement de notre culture ambiante. Mais ce qui est passé sous silence par le macronisme (et bien d’islamogauchistes), c’est l’islamisme radical et politique. Celui-ci n’est pas du tout séparatiste comme le sont les indépendantistes corses ou basques ou bretons. Il est impérialiste car ce qu’il veut à long terme, c’est le règne de sa religion sur toute le pays. Comme il ne peut y arriver d’un seul coup, il a adopté une stratégie de grignotage et de petits pas en attendant d’avoir une population musulmane dotée de la masse critique nécessaire au basculement. En attendant, il s’implante localement dans ce qui devient rapidement un « territoire perdu de la république » et il le fait en jouant sur les fameux « accommodements raisonnables » chers aux communautaristes anglo-saxons comme le canadien Taylor. C’est la stratégie des bouts de tunnel sans cesse surajoutés, chaque concession étant le point de départ dune nouvelle et toujours sans possibilité de recul. Staline, ce sale ami du prolétariat, est de retour. Il nous faut donc lutter, non contre le séparatisme qui est un phénomène sociologique, mais contre le radicalisme politique qui veut imposer une loi unique et divine (dans ce cas) et ainsi supprimer la démocratie ou plutôt le peu qui en reste.
• On a les islamogauchistes qui ont pris les communautés comme peuple de substitution au prolétariat trop intégré dans la consommation et l’individualisme du SLC et qui de distinguent pas entre celles-ci est les politiques radicaux qui se réjouissent d’avoir des « idiots utiles » pour leur cause d’islamisation du pays.
• On a les journaleux qui font le buzz et attisent les phénomènes de séparation afin de diviser pour faire régner le SLC, qui répandent le discours laxiste et fumeux du pouvoir, qui en restent toujours à la superficie des problèmes, qui finalement ne disent plus rien d’important de peur de s’attirer les foudres de telle ou telle communauté offensée. Ce sont les véhicules du « politiquement correct » au nom duquel on étouffe tout esprit critique et finalement la liberté d’expression.
• On a aussi la culture générale droitdel’hommiste et du respect de tout le monde dans l’UE, de l’inflation des droits subjectifs contre toute approche de collectivité politique et finalement contre toute solidarité au nom du droit à la différence et à la déférence. Pour cela, les responsables les plus importants sont à Bruxelles qui joue sur la CJUE et sur la CDEH pour imposer un droit d’abord économique et, en compensation, un droit sans fin des libertés individuelles.
Tout cela fait qu’il ne reste plus rien du politique sauf la communication et la répression. Le vrai pouvoir économique et financier est dans les multinationales, les traités internationaux de commerce, les organes du SLC comme l’UE, l’OMC, le FMI, la BCE … Il ne reste aux Etats que la fiscalité et les cotisations sur les pauvres, la diminution austéritaire et compétitive du social et des services publics et la répression. Le tout enveloppé dans le papier-cadeau de la com., la téléréalité et les spectacles judiciaires où on juge les lampistes des scandales d’Etat.

Politicards et puissances d’argent

Classé dans : politique — 10 septembre, 2020 @ 11:33

Sous couvert de démocratie représentative censée défendre l’intérêt général, les élus, quels qu’ils soient malgré les alternances, édictent des règles en faveur de leurs amis, ceux qui financent leurs campagnes électorales et qui possèdent les médias faisant leur promotion. Ou ils ne les appliquent pas et ne contrôlent pas leur mise en action réelle. Du reste, ces derniers lustres, les moyens de contrôle des administrations ont été drastiquement réduits. Et cela à la fois parce que le public, c’est caca et qu’il faut diminuer les déficits. On sait que dès que l’Etat impose une norme, il faut se demander à quels marchands elle profite. Car le norme est un moyen de déséquilibrer la concurrence en créant des marchés souvent captifs ou en rognant les ailes de compétiteurs mal vus par le pouvoir. Je vais prendre quelques exemples récents.
Le premier, c’est la récente condamnation de 3 laboratoires pharmaceutiques (Roche, Novartis, Genetech) pour entente illicite destinée à faire vendre le Lucentis à près de 1400 euros contre l’Avastin à moins de 40. Ce sont deux médocs contre la DMLA. Le Parisien Libéré (de quoi, de qui ?) rend compte de l’affaire en nous disant que l’Avastin, en fait à l’origine un médoc anti-cancer, s’est révélé très efficace contre la DMLA, mais n’a jamais reçu l’aval de l’Agence du médicament pour être utilisé dans cette deuxième prescription pourtant opérée, si j’ose dire, par de nombreux toubibs que les coalisés ont combattu. Eh bien, ce n’est sûrement pas par hasard car il s’est agi de favoriser le Lucentis fort coûteux pour la Sécu (plus de 2 milliards). On rigole, jaune, car le créateur du Lucentis (Roche) est une firme suisse, qui plus est proprio de Novartis créateur de l’Avastin via Genetech ! On voit donc clairement que l’entente condamnée a été en fait favorisée par le pouvoir qui n’est pas intervenu pour labelliser l’Avastin. C’est donc l’inaction criminelle de l’Etat que les juges auraient dû poursuivre car, vu son coût, le Lucentis a été rationné au détriment des malades les moins fortunés.
Un deuxième exemple est la définition d’une norme pour le camembert. Un conflit existait depuis longtemps entre le vrai camembert de Normandie (à la louche, avec du lait de vaches normandes paissant en Normandie et non pasteurisé) et les nombreux plâtres produits par des filiales de Lactalis (lait de n’importe où, produit par des pisseuses Prim’Holstein enfermées dans des cages et traitées aux antibiotiques et nourries avec de l’ensilage ou du soja, et pasteurisé). Lactalis faisait figurer sur ses produits un faux label AOC au grand dam des bons producteurs. Eh bien, après concertation sous la houlette de l’INAO, organe d’Etat où siègent bizarrement les représentants de l’agroalimentaire industriel, on est arrivé à un modus vivendi boîteux : les vaches ne sont qu’en partie normandes, ne paissent pas forcément et la pasteurisation est admise. Résultat : Lactalis peut continuer de produire son plâtre et les autres producteurs voient leur appellation vrai camembert de Normandie protégée ; on a donc deux marchés possibles : celui du plâtre low cost pour les prolos et celui du vrai camembert pour les riches. C’est donc l’Etat qui a favorisé cette solution démocratique et égalitaire. Et c’est pareil pour le vari fromage de Salers (de la peur) ou le Roquefort. Les petits vrais producteurs AOC sont mat car victimes d’un roque fort permis par les « Autorités » en faveur de l’industrie agroalimentaire qui importe low cost pour booster ses profits.
Autre exemple : le pouvoir n’a pas rendu obligatoire le code Nutriscore (donnant la qualité et la non-nocivité des ingrédients et additifs) ; il n’a pas non plus imposé la traçabilité des produits. On peut seulement afficher produit en France (même si les éléments viennent d’ailleurs) ; on ne peut pas dire que cela vient de Roumanie comme la viande de cheval avariée de Spanghero. L’idée gouvernementale est simple : il faut que les prolos aient à bouffer, même de la « merde » comme disait J-P Coffe, sinon on ne sera pas élu ou réélu. Il faut maintenir le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires et cela se fait par la baisse des prix façon Walmart. Il faut donc laisser intervenir la concurrence internationale qui fait du moins-disant pour tout. Ce n’est pas nouveau ; cela vient des « avantages comparatifs » de Ricardo qui a fait importer du blé étranger en Angleterre afin d’éviter que les salaires n’augmentent dans les usines, vu que « la loi d’airain des salaires » est qu’ils doivent juste permettre la survie des ouvriers et de leur famille. Au passage, la production céréalière des landlords rosbifs a disparu.
Autre exemple : le contrôle technique obligatoire des véhicules. Quel beau nouveau marché ! On notera que cette obligation est périodique et ne tient absolument pas compte de l’usage : un type qui fait 3 000 km par an a les mêmes obligations que celui qui en fait 150 000. L’essentiel est que tout le monde passe à la caisse à prix d’or. La norme universelle, abstraite, facile à appliquer grâce à des chiffres simplistes, voilà toute la science de notre administration. Ce n’est pas par hasard : c’est merveilleux pour l’économie. Car il faut croître et créer des emplois, sinon on n’est pas réélu.
Et, évidemment, le privé bénéficie de la toute-puissance de la loi étatique, pour imposer ses règles aux consommateurs. C’est le cas du compteur Linky d’EDF qui, outre l’espionnage qu’il permet, supprime les releveurs de compteurs. Belle performance alors que l’emploi se raréfie. Et on ne parle pas du tout chez les journaleux du nouveau compteur gaz « communicant » de GRDF (ex-distribution de GDF maintenant privatisé depuis 2005 et devenu ENGIE, tout en conservant indûment le nom GRDF pour son réseau de distribution qui est sa filiale à 100 %). Un gus s’est pointé chez moi sous prétexte que mon vieux compteur appartenait à GRDF, ce qui est faux car il appartient aux municipalités concédantes, qui avait le droit de m’imposer son changement. Notons que les politicards locaux, les propriétaires des compteurs, n’ont pourtant pas pris parti pour leurs administrés et laissent faire puisqu’ils obéissent à l’Etat tout en exigeant la décentralisation des choses. Avant qu’il opère, je lui ai demandé s’il rallumerait ma chaudière et mon chauffe-eau. Je partais du principe que quand on va aux toilettes il faut les laisser dans l’état où on les a trouvées. Niet : un opérateur missionné par GRDF n’a pas le droit de toucher aux installations intérieures. Résultat, j’ai viré l’opérateur qui, normalement devait me donner la marche à suivre pour rallumer alors que visiblement il en était incapable (il ne savait pas que sur un chauffe-eau il y a une veilleuse et qu’il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour rallumer une chaudière dont la veilleuse avait été éteinte). Il ne devait pas être payé bien cher ! Du reste, je sais rallumer, le problème étant que n’y vois guère et que je ne peux plus me baisser. C’est une vieille règle de GDF (ou d’EDF) quand cet EPIC était propriété totale de l’Etat et qu’on s’y foutait de la gueule des « usagers », qui de toute façon n’avait pas d’autre fournisseur et devait en passer par ses diktats. En plus de son absolutisme, cette règle a été pondue pour laisser leur marché aux plombiers locaux car, évidemment, leurs intérêts sont supérieurs à ceux des consommateurs. Or, Engie-GRDF sont des firmes privées ; peut-on m’expliquer pourquoi elles bénéficient toujours de la force de la loi ? J’ajouterai que cette règle fait fi de l’état de santé de ses victimes ; en effet malades, handicapés, vieux sont forcés de rallumer leurs installations. Ou d’appeler une boîte privée ou un voisin compatissant ! La règle, c’est la règle, fouchtra, rompez. Bêtement, je croyais que le client-roi avait remplacé l’usager corvéable à merci. Eh bien non car il en va de la prospérité de GRDF qui conserve du reste le monopole du réseau de distribution. Et puis il n’y a rien de plus utile que de modifier les règles afin de perpétuer un marché. Exemple, Qualigaz, years ago. Pour des raisons de sécurité il fallait faire vérifier les installations. Et alors j’ai vu des spécialistes me dire que ce que Gaz de France avait fait installer il y fort longtemps était devenu dangereux (notamment un robinet d’arrêt de la gazinière placé dans un placard à 50 cm soi-disant inaccessible !). Vive les lois revolving pour recréer en permanence des marchés, notamment celui du diagnostic (300 francs à l’époque) !!!
Finalement, privé ou public, c’est du pipeau. Ce qui compte vraiment, ce sont les lois gouvernementales au nom desquelles les opérateurs peuvent faire leur beurre et avoir la crémière et le prix du beurre en plus. Du reste, quel est le pays où ce libéralisme-là est le plus florissant ? C’est la Chine où le capitalisme imposé par le pouvoir vaut bien plus que les libertés des Chinois. Qui dit que la France est le pays de la liberté ? Certes, mais uniquement pour le commerce et l’industrie au nom de la miraculeuse croissance qui, en plus, détruit la nature.

SLC, accumulation, domination

Classé dans : politique — 9 septembre, 2020 @ 10:36

Il importe de bien saisir les articulations, les convergences, les homologies qui font du SLC un système social total pour ne pas dire totalitaire, à tout le moins totalisant, c’est-à-dire envahissant tous les aspects de la vie sociale. Ce système « en même temps » atomise les personnes, les groupes, les communautés et les rend interdépendantes, indispensables les unes aux autres. Ce qui donne une occasion de voir que presque tout le monde, hormis les 20 % qui bénéficient du système, a de bonne raisons de lutter contre lui et de s’unir. Ici, je ne vais donner que quelques exemples de la « cohérence » du SLC dans différents domaines de la société qu’il domine.
Prenons déjà l’exemple majeur de l’énergie qui est, si j’ose dire, le carburant principal de nos sociétés industrialisées. Le SLC, pour conduire ses bonnes affaires économiques et financières a besoin de la domination, de la verticalité du pouvoir descendant, de l’autorité étatique, de la soumission des politicards à son emprise afin de capter le pouvoir de « donner et de casser la loi », de la centralisation politique pour faire durer sa concentration économique. Le SLC a prospéré sur les énergies fossiles qui présentent pour lui de multiples avantages. Ses sources sont concentrées en quelques lieux qu’il est possible de s’approprier (notamment en corrompant les dirigeants du pays) et défendre militairement : ce sont les gisements de pétrole, de gaz, de charbon, d’uranium. Parallèlement, les usines de transformation des sources primaires d’énergie en électricité doivent être concentrées elles aussi pour établir des situations de monopole de production et de distribution. Comme cela, on peut standardiser, afin de réaliser des « économies d’échelle » pour être compétitif et surtout imposer à la clientèle ses propres normes de service. Il va de soi que pour imposer un mode de production et de distribution du courant, il faut disposer des lois convenables qui privent les consommateurs de libertés de choix. Certes, le SLC n’a pas inventé la domination, mais il en a besoin et il la renforce. Mieux, il peut la camoufler en se dissimulant derrières les détenteurs du pouvoir politique élus grâce au masque de la démocrassouille représentative. Il devient alors très clair que les énergies renouvelables sont son ennemi à combattre par tous moyens. Elles sont décentralisées et éparpillées et peuvent être gérées localement et horizontalement ; les gens et les groupes peuvent être auto-producteurs et consommateurs et établir leurs propres règles, notamment de gestion. Cela diminue l’utilité des énormes infrastructures de transport aux fins de desserte d‘une clientèle locale. Itou pour le remplacement des carburants fossiles par des énergies propres qui se passent des énormes et polluantes raffineries. Les énergies propres et renouvelables enlèvent au SLC à la fois leurs clients, leurs revenus et leur domination. Cerise sur le gâteau, on peut se passer des gisements que Dieu dans son imprévoyance et « improvidence » a installé dans des endroits concentrés et bizarres, facilement monopolisables. On voit donc que le mode de production capitaliste est incompatible « en même temps » avec la liberté de choix, l’autogestion, la décentralisation, la démocratie, la juste répartition des ressources, le juste salaire, le respect des propriétés ancestrales et communes, les communautés qui les possèdent, l’indépendance des pays qui disposent des ressources. Et avec le respect de la nature et du climat. Et que tout cela repose sur la force et la domination. Et comme il faut à tout être nié dans sa dignité et sa liberté un sous-être encore plus bas que lui à mépriser, exploiter et dominer (sa femme, ses enfants, ses animaux, ses esclaves, ses colonisés, les différents de lui et « racisables » …), la domination SLC fait tache d’huile et imprègne l’ensemble des rapports sociaux. Comme quoi, dans le SLC tout est mauvais sauf le cochon. C’est du reste pourquoi les puissants ont acheté aux politicards la souveraineté des pays ; afin d’intervenir partout dans la course au moins-disant via la concurrence internationale qui conduit ipso facto à la concentration monopolistique ou oligopolistique et à la spécialisation dans les produits vendables dans le monde entier. On voit donc que, sous l’impératif de domination afin de pouvoir tout exploiter à son profit, le SLC favorise les inégalités, le racisme, l’infériorité de la femme, la démocratie à la Potemkine, la culture individualiste où chacun essaie de sauver sa peau … Et cela se reproduit dans tous les domaines. En voilà quelques exemples.
N’allez pas au cinéma, au théâtre, à l’opéra, chez Disney …, ces hauts lieux de la concentration du pouvoir culturel SLC. Ce sont des spectacles qui atomisent les auditeurs dans leur individualisme. Cela détruit la convivialité, l’amitié, le face à face, les relations sociales. Faites des fêtes entre amis, locales, spontanées, du spectacle vivant au lieu d’aller dans des usines à distraction formatée. Cessez de regarder la télé, d’acheter des DVD, toutes choses abrutissantes et marchandes. Prenez part à des loisirs locaux et conviviaux comme la pétanque, le rugby ou le foot entre amis et voisins. Organisez des séances de cinéma en plein air dans votre commune.
N’allez plus dans les temples de la consommation que sont les hypermarchés, lieux où vous êtes moutonniers et individualisés comme les animaux qu’on mène à l’abattoir. Lieux où on vous refile du low cost international sans qualités. Lieux de réalisation de la valeur via la vente des produits capitalistes, espaces de la soumission au Dieu consommation dont les producteurs ont besoin, via notamment la publicité, pour écouler leur merde et leurs gadgets inutiles. Soyez sobres, frugaux, achetez local dans des coopératives de consommation et des circuits courts, faites réparer ou recycler au lieu de racheter de « l’obsolescence programmée ». Achetez bio, naturel, durable au lieu de vous soumettre à la mode et aux produits frelatés. Mettez en commun des outils ou des biens utiles (par exemple de l’électroménager) ou prêtez-les. Pour vous assurer, allez dans de vraies mutuelles plutôt que de recourir aux assurances privées qui ne sont que des instruments concentrés du capital financier attaché à la maximisation de ses profits. Partez de vos besoins et non des incitations de la pub et du regard des voisins. Bref, retrouvez-vous au lieu de financer les profits ou l’Etat (TVA et toutes taxes sur la production et les vendeurs qui sont en fait payées par les consommateurs). Créez localement une bourse du logement au lieu d’en passer par des agences qui utilisent tous les travers du capitalisme marchand. Défendez vos forêts, vos lacs, votre environnement contre la spéculation immobilière, les entrepôts d’Amazon, les « center parks », le bétonnage, le TGV, les autoroutes, les canaux …
Fondez vos actes sur la socialité, l’amitié, le voisinage, la localité. Abandonnez les usines tayloriennes et les bureaux aseptisés et normalisés pour des petites structures locales, solidaires, coopératives de production artisanale, de réparation, d’entretien. Abandonnez les crèches municipales bureaucratisées au profit de l’entraide entre voisins et de l’autogestion. Préférez les emplois utiles, porteurs de sens et valorisant au « bullshit jobs » (Publicité, communication, relations publiques, finance, contrôle de gestion, téléréalité, marketing …). Partez de l’économie des besoins contre celle de l’offre si chère au SLC et à Mac-Tron. Arrêtez l’usage des réseaux sociaux pour entretenir des relations authentiques de face à face. Vous voyez bien qu’un autre modèle de société est possible et meilleur à condition de coopérer, de participer démocratiquement, de préférer l’être à l’avoir, les relations aux choses, la vie authentique au superficiel, la création au formatage, le collectif à l’individualisme, la décentralisation à la concentration. Et c’est justement tout ce qui rend notre vie invivable que privilégie le SLC, à commencer par la domination et la hiérarchie et même l’exclusion des non-conformes et des exploitables à merci. Et n’oublions jamais que ce n’est pas seulement notre mode de vie qui disparait ; c’est aussi la planète surexploitée par le SLC qui s’approprie les ressources, souvent par la force, qui ne songe qu’au profit, qui vassalise les gouvernants, qui divise pour régner, qui fait disparaître le politique et la souveraineté, qui entretient la compétition individualiste, qui remplace le spirituel et le sens par les choses, lesquelles suppriment les rapports entre personnes ou groupes … Le SLC est incompatible avec tout projet social démocratique et coopératif. Et avec la sauvegarde du climat, de l’environnement, de la planète et de l’humanité. Et les thuriféraires du SLC ont parfaitement compris que le mouvement écologiste et politique débouche in fine sur la fin de leurs prédations et privilèges. D’où leurs mensonges et leur résistance acharnée. Hélas, ils ont, moyennant finances, le soutien des politicards à la Mac-Tron.

Autopub

Classé dans : Non classé — 7 septembre, 2020 @ 10:15

Bjr à tous les aminches

 

je vous signale la parution de mon dernier livre: le système libéralo-capitaliste moderne aux éditions de l’Harmattan (disponible aussi à la FNAC et chez Amazon)

c’est une analyse détaillée et concrète de la logique de fonctionnement de l’économie aujourd’hui. Plus des idées de changement; c’est un résumé de 15 ans de lectures et de ma vie professionnelle et de nombreux articles de mon blog

 

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Pourquoi on va continuer dans les énergies fossiles ?

Classé dans : politique — 6 septembre, 2020 @ 9:38

Déjà disons que tout notre mode de vie est fondé sur les énergies : les transports, notamment pour aller au turbin ou aller acheter dans un hypermarché, pour faire du tourisme, pour acheminer des marchandises du monde entier, pour se promener en bagnole … ; le chauffage ou la clim, l’électricité pour bien des usages, notamment le chauffage des serres. L’énergie donne le fondement de la plupart de nos activités et est indispensable au bien-être des humains et des sociétés. Et il se trouve que ce sont les sources fossiles d’énergie (charbon, pétrole, gaz, uranium), se substituant au bois renouvelable (pas tant que cela puisqu’on a zigouillé les forêts) qui ont permis un croissance exponentielle des activités. Certes, il existe des sources non fossiles (hydraulique, éolienne, solaire, méthanisation et hydrogène) qui sont apparues soit parce que certains pays n’avaient pas de ressources fossiles, soit parce que l’on a enfin perçu que le climat et la terre étaient en grand danger. Mais dans la logique SLC devenue sauvage depuis 30 ans, on n’investit rien pour le futur sans un bon calcul coûts/bénéfices de rentabilité à court terme et hors externalités négatives. La terre, l’océan, les forêts, l’air, les sites, les animaux sont considérés encore comme inépuisables et exploitables sans merci au nom de Bacon et de Descartes (la nature est à maîtriser et même transformer).
La logique du SLC moderne a accéléré ce mouvement permanent du kapital de destruction de la planète. Cela se montre en examinant les enjeux des différents acteurs sociaux qui profitent du SLC. Les politicards ont besoin d’une croissance incessante afin d’être élus ou réélus : c’est le gage de l’emploi, du pouvoir d’achat, du bonheur matériel des populations considérées comme toujours animée par le « panem et circenses » des Romains. Ils ont aussi besoin maintenant en régime de démocrassouille représentative de financement de leurs campagnes électorales. Il leur faut le soutien des médias. Possédés par qui ? Par les puissants. Les puissants économiques et financiers tiennent à l’accumulation incessante de biens et de profits, ce qui passe par l’augmentation permanente de la consommation attisée par la publicité et la compétition de « distinction » (Veblen, Bourdieu) entre classes sociales. Ils ont besoin de bonnes lois pour ce faire ; et qui fait la loi ? Les politicards qu’il faut donc acheter en leur donnant du « pognon de dingue ». C’est fait ; en univers SLC, ils ont capté le pouvoir politique attaché à défendre « la liberté d’entreprendre », sans entraves, sans régulation interventionniste de l’Etat. Les puissants doivent encourager la consommation, ce qui est un aspect culturel de leur projet. Cela repose sur l’individualisme et la compétition contre toute forme de solidarité et d’entraide (à bas la production collective ou sociale et les associations de consommation). Les gens : ils sont pris dans l’étau SLC de la nécessité d’avoir un emploi pour obtenir un revenu pour consommer ; ils ont été conquis par l’individualisme régnant. Ils son attachés au pouvoir d’achat qui diminue par suite de la course générale au moins-disant de la concurrence SLC et ils y réagissent par l’achat low cost et le crédit. Cela tombe bien : le SLC fait baisser les prix (bien que la plus grosse part de la rente de la concurrence aille aux puissants) et les banques font leur beurre sur le crédit.
Globalement, ces 3 acteurs ont des finalités en contradiction. Mais il y a un point commun : la croissance : elle gonfle les profits, elle accroît la taille du gâteau sans qu’on modifie ses règles de répartition, elle donne du travail mais de moins en moins à cause des technologies modernes et des délocalisations.
Et il y a un obstacle commun : la destruction de la planète dont les ressources sont finies et dont le climat se dérègle à grande vitesse. Las, les puissants et les politicards à leur service ne peuvent renoncer à leurs privilèges assis sur un modèle socio-économique qui les favorise en accroissant sans cesse les inégalités. Par ailleurs, on ne peut rien modifier radicalement car il faut partir des ressources et des moyens actuels. D’où la stratégie inefficace de se servir du SLC pour combattre ses effets. C’est idiot car il est devenu très clair qu’il y a opposition entre la logique SLC et la préservation de la planète et de l’humanité qui en dépend. Et pourtant les puissants refusent encore de payer leur dette écologique à l’égard des pays du Tiers-Monde qui ont fort peu pollué et qui, hélas, deviennent les lieux de production voulus par le SLC afin de reporter les nuisances de leur mode de consommation sur les plus défavorisés par les évolutions climatiques.
D’où aussi la propagande actuelle pour stigmatiser les comportements individuels sans parler du système qui les formate. Certes, il est important que chacun apporte sa contribution de « colibri ». Mais, rien ne sera efficace, surtout vu l’urgence du sauvetage de la terre, sans des actions collectives, directes et à la base et sans fédération des pratiques à un niveau globale et systémique. Cela suppose que toute action locale soit située dans une perspective d’ensemble et de long terme. Cela implique que la globalisation des pratiques soit organisée par un mouvement fédérateur de plus en plus consistant alliant individuel, locale et global, court terme et long terme, économique et social, politique d’ensemble et participation de tous, individus ou collectifs et pays.

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