les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

Juppé l’a dans le Fillon et le pays aussi

Classé dans : politique — 28 novembre, 2016 @ 12:23

On y est: le peuple de droite est en voie de se regrouper avec la victoire éclatante de Fillon aux primaires des républicains. Certes, cela ne représente que 10 % de l’électorat mais la dynamique est en marche vers la droite toute. Ces 10 % représentent essentiellement des vieux, cathos, bourges comme on a pu le voir sur les images des files d’électeurs se pressant vers les isoloirs-urinoirs des fluides et du fiel des rancoeurs rancies des réactionnaires du pays. La droite extrême a trouvé son champion et se réunit. L’extrême droite est prise à revers; Fillon va lui piquer les voix des traditionalistes en matière de moeurs et des apeurés par l’immigration et l’insécurité. Du coup, la Marine va pousser les feux vers son programme anti-mondialisation et nationaliste et protectionniste. C’est marrant parce que à ce moment là les jeux électoraux se feront à front renversé: l’extrême droite défendant mieux le peuple (dans son discours…) que l’ex-droite libérale engloutie dans le désastre Juppé et le droite extrême défendant mieux le sociétal réactionnaire que l’ex-FN.
Cela montre que le pays glisse vers la droite comme d’ailleurs dans bien d’autres pays européens (Pologne, Hongrie, Autriche, Hollande. Cela montre aussi que le fameux clivage agonistique Droite vs Gauche ne signifie que la course à l’électorat pour monopoliser le maximum de sièges d’élus. En effet, cette opposition de façade ne dit rien du tout du contenu réel des projets des partis (quand il y en a, ce qui n’est pas le cas au PS); être à gauche de la droite extrême, c’est glisser vers la droite de telle sorte que plus la Droite est à droite, plus le socialisme gouvernemental devient lui aussi de droite, à commencer par son adhésion pleine et entière au libéralo-capitalisme mondialisé le plus sauvage.
La Droite extrême DE) faisant son unité, l’extrême droite (ED) étant forcée de s’attaquer à l’hyper libéralisme sans frontières de Fillon, le PS étant en pleine capilotade, il est probable que le second tour des présidentielles de 2017 verra la victoire de DE sur ED. Ce sera assez facile car la prétendue Gauche est divisée comme jamais car la bataille des EGO a tué l’émergence de tout projet commun. De plus la Gauche s’est démonétisée elle-même vis-à-vis de son électorat salarial via le socialisme gouvernemental acquis au libéralisme depuis 1983. On ne pouvait à la fois défendre le peuple et le vendre aux appétits de la finance des multinationales et du capital. La crise née en 2008 et en réalité non résolue mais au contraire aggravée par la politique austéritaire suivie par l’UE sous l’emprise de l’ordolibéralisme tudesque et l’imperium de la Gross Angela, qui est pro européenne à condition que l’Europe soit teutonne, a cassé l’illusion. La Gauche sera dispersée aux élections de 2017 et sera réduite à pas loin de zéro malgré Zorro-Vallse à 1 000 temps.
A long terme, c’est une bonne nouvelle car la Droite extrême élue va faire tant et si bien qu’elle va faire éclater à la fois le peuple français et l’Europe. En effet sa politique économique et sociale ultra libérale va ramener le salariat vers le socialisme et la compétition entre pays européens vers la course au moins-disant (ce qu’a fait l’Allemagne en 2003/4 et que veut faire Fillon) deviendra folle. Par exemple, l’Espagne s’était un peu refait la cerise avec une politique de déflation salariale mais si la France fait pareil elle devra aller encore plus loin, ce qui, tous les pays en usant de même, amènera une spirale infernale d’insécurité sociale, de pauvreté, d’inégalité, de précarité. Alors les peuples se rebelleront comme ils ont du reste commencé de le faire (Podemos, Syriza, élection de Trump, Brexit, Pegida en Tutonie, etc.).
Flanby aura achevé la Gauche après son martyre commencé sous Tonton de l’Observatoire et de ses copains collabos et continué par le trotskard Jospin. Il a tué le socialisme gouvernemental. mais il n’a pas zigouillé le socialisme qui est une espérance éternelle, souvent utopique mais toujours renouvelée. Car le socialisme, le vrai, celui des libertaires, c’est à la fois la Justice et la liberté. Ce sont des passions éternelles qui couvent toujours et partout sous la cendre des saloperies gouvernementales. Or, là où il aurait fallu Tyson pour ranimer la flamme du socialisme on a eu la Gauche biftekarde, nomenklaturiste et mollassonne à l’instar de son chef, le petit gros binoclard, roi de la « synthèse » et surtout disciple de Queuille: il n’est pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre, d’Edgar Faure: ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent et de Guy Mollet: faisons le contraire de nos principes et convictions. Le pays, enfin débarrassé des socialistes en peau de lapin, pourra reconstruire un projet de changement anti-capitaliste, anti-gouvernemental et anti-autorité ou pouvoir.

Courage, fuillons

Classé dans : politique — 23 novembre, 2016 @ 12:01

Il faut lire le programme de Fillon; il est double: arrière toute sur les questions sociétales (avortement, GPA), en avant toute vers le libéralisme économique le plus dur. Le gazier préconise les 48 heures de travail hebdomadaire (norme européenne déjà dépassée par la Gibbye qui bénéficiait avant le Brexit d’une dérogation, dite clause d’opt out, pour aller encore plus loin), la retraite à 65 ans, les accords d’entreprise pour casser définitivement le code du travail, la baisse des charges sociales pour tous les emplois, la suppression de 500 000 emplois en 5 ans dans la fonction publique, augmentation de 2 points de la TVA, 100 milliards d’économies budgétaires, la dégressivité des indemnités de chômage, etc. N’en jetez plus, la coupe est pleine. S’il est élu en 2017 comme président de la ripoublique, ses supporters vont être déçus car ce beau programme libéral de chez libéral est impossible. Ce zombie venu du 19ème siècle préconise l’austérité, qui plus est radicale, au moment même où Bruxelles commence à mettre de l’eau dans son vin de peur de la révolte des peuples pressurés à mort et craint des nouveaux Brexit ici ou là.Visiblement notre candidat catho a oublié que la demande dépendait du pouvoir d’achat, que ces mesures vont abaisser, que les salariés étaient aussi des consommateurs, ce qu’ils ne pourront plus être, ce qui achèvera l’économie du pays surtout avec le low cost importable.
Le logiciel du malhomme vient en droite ligne de la politique de compétitivité über alles qui cherche à faire mieux que les voisins afin d’exporter, ce qui implique la baisse drastique du coût du travail: salaires et cotisations sociales. il s’agit de déflation salariale et des prix. C’est la Teutonie de Schröder qui a inauguré le bal en 2003/4 avec les lois Hartz afin de tailler des croupières aux autres économies de l’UE suivant la bonne vieille stratégie du passager clandestin. On sait les résultats de ces mesures (complétées par la Gross Angela avec une TVA sociale de 3 points, ce qui équivaut à une dévaluation interne de même tonneau): 7 millions de mini-jobs sans couverture sociale et à 400 euros par mois (dans les services et à temps partiel…surtout pour les femmes), obligation faite aux chômeurs de travailler pour 1 euro de l’heure dans les municipalités ou les associations sous peine de perdre leurs indemnités, baisse des retraites; etc. Plus un usage massif de « travailleurs détachés » venus de l’EST (notamment dans l’agriculture), plus les délocalisations d’usines ou d’achats dans les ex-pays de l’Europe centrale et orientale (PECO(s)). Gagné: la compétitivité par les prix a cru en flèche, la Tudesquie fait 250 milliards annuels d’excédent commercial et a porté son taux de pauvreté à près de 15 %. Ensuqués par le crédit facile, via l’euro commun, bien d’autres pays au lieu de suivre cette voie ont emprunté à mort. A qui? A l’Allemagne!
Ce logiciel qui met en concurrence sauvage les modèles sociaux, fiscaux, environnementaux de tous les pays européens ne voit pas que tout le monde ne peut pas être exportateur net car les excédents des uns sont les déficits des autres. Et ce modèle induit une course à la déflation et à la concurrence fiscale qui ne peut que faire exploser l’Europe. Cela a commencé avec le Brexit, les pouvoirs politiques d’extrême droite (Pologne, Hongrie) et les mouvements de contestation (Podemos, Syriza, Cinq étoiles, partis d’extrême droite. Car le modèle ne marche que si tout le monde ne fait pas pareil, n’imite pas la politique tudesque. Fillon adopte donc le modèle allemand d’hyper compétitivité au moment même où il est mort. Mais comme le coyote poursuivant Bip Bip au-dessus du précipice il ne le sait pas encore.
Supposons réalisées les 48 heures et la retraite à 65 ans. le chômage va augmenter en flèche via l’augmentation du temps de travail (on aura besoin de moins de travailleurs) et le chômage des vieux (mis à la porte à 55 ans, qui devront donc attendre 10 ans avant de toucher une retraite rabougrie faute d’annuités de cotisations). Mais Fillon a sa solution cachée: le passage au temps partiel généralisé pour augmenter le volume d’emplois mais pas les frais de main d’oeuvre plus, sans doute, la charité chrétienne de ses ouailles, et sa solution officielle: la compétitivité retrouvée par les entreprises les fera investir et embaucher. Or on sait que c’est faux car, notamment, les entreprises préfèrent spéculer vu que c’est plus rentable. Ou préfèrent absorber (notamment via les LBO par effet de levier des emprunts) les concurrents. La finance faisait 20 % du PIB américain et 40 % des profits des firmes industrielles avant le krach de 2008. Et c’est reparti car les banques centrales prêtent aujourd’hui aux banques et aux boîtes à un taux négatif.
Cette politique de désinflation compétitive n’a qu’un seul gagnant: la finance ayant en outre envahi les multinationales. En revanche les salariés de base et les petites classes moyennes y perdent tout? Et cela va s’aggraver car la robotisation l’informatique et la technologie moderne va faire que dans 30 ou 40 ans on n’aura plus besoin que de 20 % de la population active pour tout produire. faire du Fillon, c’est à plus long terme la catastrophe assurée: il n’y aura plus que du temps partiel, des jobs de service fort mal payés et de « l’économie collaborative » genre Uber, ce qui fait revenir au bon vieux travail à domicile du 19ème siècle. Poursuivre dans cette voie « moderne », c’est la fin prochaine de l’UE (d’où la récente tolérance de l’UE sur les déficits budgétaires), c’est la révolte sociale assurée, la séparation totale entre la pseudo-élite et le peuple, la victoire des consolateurs et entrepreneurs en religion. Mais Fillon ou Juppé (droite plus modérée) ou consorts sera parti; après lui le déluge, en attendant il danse sur le volcan.

Les bourgeois bons cathos ont voté Fillon

Classé dans : politique — 22 novembre, 2016 @ 11:51

Hier 4 millions de bourges plutôt droitiers (dont socialistes) se sont déplacés dimanche 21/11 pour les primaires des Républicains. Oh surprise, 44 % ont voté pour Fillon, le candidat le plus libéral en économie et le plus réac en matière sociétale et de moeurs. Tsarkokozy, accompagné de sa star cosy, n’a eu que les yeux pour pleurer et Jupé, sans jupettes, arborait une mine tristounette tout en maintenant le combat. Encore une fois les instituts de sondage se sont plantés et les attentes des journaleux ont été à moitié déçues; certes tout ce beau monde est heureux de l’élimination sans gloire de Tsarko. Et tout le monde s’extasie sur le caractère démocratique des primaires tant à droite maintenant qu’à gauche en 2011. Pourtant les mérites démocratiques des processus de primaires ne méritent sans doute pas tant d’honneur. Déjà aux USA, les primaires démocrates ont permis de rejeter Sanders au profit d’une digne représentante des intérêts de Wall Street et de l’establishment blanc et Wasp. Les Républicains d’en haut, les apparatchiks éléphantesques, avaient rejeté Trump mais la fortune personnelle de celui-ci lui a permis de se maintenir de même que les soutien des plus droitiers des Républicains, adeptes notamment du Tea Party. Notons qu’en France un Trump dans les partis institutionnels ne serait pas possible tant les choses y sont filtrées et organisées (notamment par les conditions de candidature; même NKM a dû pleurer pour avoir les signatures nécessaires avec l’aide de Jupé) pour que le vainqueur sorte du sérail.
L’élection de ce 1er tour est une parfaite illustration du conformisme partisan et de l’auto-reproduction des partis en circuits fermé: tous les candidats surenchérissaient sur les thèmes porteurs: à bas les fonctionnaires, les dépenses publiques, les déficits sociaux et publics; vive la sécurité, l’anti-terrorisme, l’autorité à l’école, le retour du service militaire, le retour à l’identité contre la menace islamiste, etc. Sur l’Europe, l’ordolibéralisme austéritaire, la concurrence UBER ALLES, la finance, le TAFTA, l’euro, la désindustrialisation, les inégalités, etc., nib de nib. On a élu le premier des clones du libéralo-capitalisme, sa meilleure copie (au double sens de devoir écrit et de sosie). Ces élites auto-proclamées et encensées par les médias et poussées par les sondages ne voient toujours pas que le modèle socio-économique qu’elles suivent aveuglément, malgré toutes les preuves de sa nocivité (dont le krach de 2008), est le pendant de la montée des frustrations et du ressentiment contre elles d’un peuple laminé par la pauvreté et la précarité, fâché contre le progrès des inégalités et la disparition de la promotion sociale pour lui et surtout pour ses enfants. C’est le même processus qui fait monter le repli sur le religieux en tant que consolation ou espérance dans un monde meilleur, fût-il dans les cieux et après la mort, ou le repli sur la famille ou sur tous les dérivatifs comme le sport, la téléréalité et même les drogues. Et les plus excités ou frustrés veulent détruire ce monde qui leur fait miroiter les douceurs hédonistes de la consommation sans leur donner les moyens de le faire, ce qui suscite l’envie et la révolte; c’est la logique des raisins verts et trop bons pour des goujats. On constate ainsi que ces primaires ne sont pas démocratiques car elles laissent de côté la majeure partie des électeurs. En outre, il est clair que les votants ne représentant jamais qu’une minorité et qui plus est celle qui a intérêt à ce que rien ne change ou revienne à l’ordre moral ancien. cette minorité, affolé par l’incertitude et la montée des extrêmes fait comme l’autruche: elle se replie sur ses certitudes et ses acquis sans regarder les vrais problèmes ni se positionner vis-à-vis de l’avenir. C’est un exemple de « dissonance cognitive »: quand ce qui se passe contredit les croyances, alors les vrais croyants y adhérent encore plus en déniant les faits.
Et, cerise sur le gâteau: le mécanisme est tel que, par suite de la déréliction totale du socialisme, toutes tendances confondues (environ 36 % de représentativité assortie de la division: écolos, parti de gauche, Montebourg et autres frondeurs), l’élu LR au 2ème tour des primaires (sans doute Fillon) sera sûrement élu contre la Marine. 4 millions de bourges ont donc fait à eux seuls le futur président de la ripoublique en 2017! Quelle démocratie! Les primaires, soi-disant démocratiques aux yeux de leurs thuriféraires comme la girouette Joffrin (un Joffre en bien plus petit), ne font qu’accentuer les tares de l’actuel système représentatif des Francaouis. Alors pourquoi tant de louanges pour un processus aussi pervers? Fastoche bien qu’il ait a eu le mérite de nous virer Tsarko et il va limoger Flanby, lequel, par narcissisme et mégalomanie paranoïaque, va quand même se représenter. Perinde ac cadaver. Périsse la France et le parti plutôt que moi!
Cela fait du buzz, du médiatique, des pseudo-débats d’experts, des sondages, du barnum pendant 6 mois; panem et circenses. Cela rapporte seulement aux médias et aux sondagiers, cela est utile aux politicards pour grimper sur le pavois et se faire mousser, pour préparer leur avenir car les meilleurs vaincus seront récupérés par le vainqueur dans ses futurs ministères (ce qu’a fait Flanby après son élection, cela fait oublier les vrais enjeux des élections, à savoir la prise en charge du bien commun pour tout les membres du pays. Il faut donc qu’avec cette comédie tout ait l’air de changer pour que rien ne change. C’est plus subtil qu’à Lampedusa!

Le système libéralo-capitaliste est fermement bouclé sur lui, sur le profit et le pétrole

Classé dans : politique — 13 novembre, 2016 @ 11:18

Il est illusoire de révolutionner le système français de formation tant que la démocratie n’est qu’une tromperie et une manipulation des citoyens. Or si le régime représentatif est aujourd’hui manifestement établi contre l’intérêt général, c’est parce que nous sommes depuis 30 ans dans un système libéralo-capitaliste exempté de toutes règles ou charges au profit de la finance (banques, assurances, fonds de pension, fonds d’investissement), des multinationales qui délocalisent là où la force de travail est la moins chère et où les réglementations, notamment fiscales, sont les plus faibles, des trusts en tout genre et de leurs lobbys, des professionnels de la politique, des médias inféodés à leurs propriétaires capitalistes. Ce système est bouclé sur lui-même de façon quasiment indissoluble. Il est tout à la fois idéologique (à bas tout ce qui est public, vive la concurrence, gloire de l’initiative et de la gestion privée), culturel (individualisme, compétition égoïste, matérialisme hédoniste, mépris de la nature qu’il faut simplement exploiter, mentalité calculatrice, relativisme des valeurs, multiculturalisme… et que le meilleur, le plus rusé, le plus fort rafle toute la mise), politique (la fausse démocratie représentative crée le meilleur des mondes possibles ; il suffit d’obtenir une majorité électorale et de diviser pour régner contre la minorité), économique (tout faire relever du calcul coûts-bénéfices, de la liberté d’entreprendre et de la concurrence über alles, maximiser le taux de profit, tout faire reposer sur la croissance illimitée et incessante), technologique pour sans cesse accroître la productivité, exploiter les ressources naturelles ou autres et innover, social (mépris de l’ex-Etat-providence, refus des dépenses sociales de solidarité remplacées par la charité et un maigre filet de secours pour les seuls plus pauvres au lieu de l’universalité des droits, chasse aux syndicats, disparition des protections du droit du travail), sociologique (primat des rapports de force, atomisation du corps social, relégation des défavorisés dans les périphéries, coupure entre le peuple et les élites). Ce système est donc totalisant, voire totalitaire car il a envahi tous les domaines et aspects de la vie en société tant des individus que des groupes. Mais comment tient-il ? Qu’est-ce qui fait sa force ? Nous allons le voir à partir des énergies fossiles et de leurs acteurs, exemple qui me vient de l’excellent livre de Susan George sur le changement (« Tout peut changer »).
La logique du capital est celle de l’accumulation et du profit, celle des politiciens libéraux actuels la croissance sans fin pour créer des emplois. Or cette double logique, qui à l’évidence fait converger une partie des intérêts de la politique et de l’économie, repose sur la surexploitation des énergies fossiles, celles qui sont encore largement disponibles ou exploitables et qui sont pour l’instant les moins coûteuses. Cependant, elles se raréfient de plus en plus et surtout leurs coûts d’extraction croissent sans cesse au point que les énergies renouvelables deviennent enfin rentables. Je dis enfin parce que dans la logique capitaliste on ne financera jamais des choses plus chères et donc moins rentables. Or les grands trusts pétroliers et gaziers ont trouvé des ressources fossiles accessibles à des coûts encore rentables : schistes bitumineux, gaz de schiste. Ce n’est rentable que parce que ces gisements produisent d’énormes dégâts sur la nature (extraction et transport) et sur le cadre de vie des populations qui ont le malheur de vivre sur leur emplacement (populations amérindiennes au Canada, indiennes en Amérique latine, agriculteurs et « petits blancs » aux USA, et ailleurs, partout où on peut spolier les habitants par exemple pour faire des carburants comme l’éthanol). Ceci n’est rentable que parce que les habitants peuvent être facilement chassés par la police, condamnés par la justice qui ne reconnaît pas leurs titres de propriété ancestraux, tués par des milices privées avec le concours de flics corrompus ; ce qui évite aux trusts de payer les externalités négatives dues aux nuisances et aux dégâts. Certes, les communautés menacées font de plus en plus appel à la justice mais c’est le combat du pot de terre contre le pot de fer car le plus souvent les tribunaux sont imprégnés d’idéologie libérale quand les juges ne sont pas corrompus, car ester en justice demande des moyens financiers qu’elles n’ont pas alors que les monopoles pétroliers, ou autres, ont des bataillons d’avocats et de communicants, car souvent les membres de la communauté se laissent séduire par des promesses d’emplois et d’infrastructures ou tout simplement parce qu’ils n’ont pas le choix : ils sont forcés de gagner leur croûte dans une économie monétaire fondée sur le travail rémunéré. Cependant les choses progressent et sont apparues quelques arrêts de justice en leur faveur au grand dam des trusts. Ce qui est important de constater c’est que les politiciens soutiennent les acteurs des énergies fossiles, de même que les banques et la finance (en vue d’un bon taux de rentabilité). Pourquoi ?
Déja, la démocratie est ainsi constituée que les élections demandent énormément d’argent pour faire campagne (pubs, clips, propagande dans les médias, meetings, etc.). C’est pourquoi les politiciens vont quémander l’argent des trusts et autres lobbys pour se financer ; ces derniers répondent OK car ils en attendent des services en retour. Par ailleurs, l’habitude a été prise par les politiciens et les hauts fonctionnaires de jouer aux « portes tournantes » (revolving doors) en menant des carrières d’aller-retour entre la finance ou les trusts et les fonctions publiques. Les trusts sont ravis d’envoyer des sous-marins stipendiés dans les sphères étatiques et de récupérer les carnets d’adresse et de relations des « pantouflards ». C’est que c’est la pouvoir politique qui vote les lois ; autant qu’elles soient favorables aux acteurs et aux actions du libéralo-capitalisme, ce qui s’est fait à grands coups de dérégulation et de protection juridique et même de « tribunaux d’arbitrage » privé prévus par les traités internationaux comme l’ALENA, le CETA et sans doute feu le TAFTA. On n’est jamais bien servi que par soi-même. C’est ainsi qu’en France depuis 1983 les lois ont sacrifié l’intérêt général et le peuple sur l’autel de la dérégulation libérale au sein de l’UE, laquelle pousse au libre-échange sans frein à grands coups de directives (maintenant supérieurs au droit national) et d’arrêts de la CJUE. Et les lois favorisent aussi l’extraction destructrice des énergies fossiles puisque les trusts le demandent aux politicards, lesquels obtempèrent volontiers.
Les acteurs principaux du libéralo-capitalisme détiennent l’ensemble des moyens de la puissance et de la propagande culturelle et idéologique : les moyens de production, la finance (banques, assurances et fonds d’investissement), les grands médias qui dépendent soit de la publicité, soit sont propriété d’une « huile » (souvent pétrolière) de l’industrie ou de la finance, les agences de notation, les cabinets de conseil et d’audit, l’enseignement de l’économie (plus les écoles de commerce et de gestion et même les grandes écoles scientifiques) et tout le système de formation chargé de classer, de sélectionner, d’exclure, les « organes » du patronat (MEDEF, chambres de commerce, chambres des métiers…), les institutions internationales (UE, OMC, FMI, BM, BRI, OCDE, G20…), les dirigeants des administrations (par exemple le Trésor), la Justice où sont recrutés et promus les magistrats conformes, l’armée et la police, réactionnaires par essence, beaucoup d’ONG, surtout anglo-saxonnes, qui copinent avec le capital pour le verdir et les politiciens en général convertis à l’idéologie du libre-échange concurrentiel, beaucoup de syndicats (par exemple la FNSEA ou la CFDT) qui sont financés par la puissance publique et institutionnalisés, la majorité des gens qui sont imprégnés par le mode de vie capitaliste et qui, du reste, n’ont guère le choix, les professions élitistes et super qualifiés du management et des techniques modernes. Tout cela est cimenté par l’intérêt commun de maintenir le système saprophyte (à quelques uns) et par la culture libéralo-capitaliste qui est hyper hégémonique. Ce « bloc historique » (Antonio Gramsci) est indéboulonnable d’un seul coup et résistera à mort et en criant au « populisme » des opposants ; il continuera de diviser pour régner notamment en s ’appuyant sur les « minorités «  et les « communautés » du multiculturalisme qui ont permis d’évacuer les questions sociales et la classe salariale de la politique. Ce bloc libéralo-capitaliste, en tant que « phénomène social total » (Marcel Mauss) et système fermé sur lui-même et en quelque sorte autobloquant, finira un jour à cause de ses excès, notamment en matière d’exclusion sociale et d’inégalités. Du reste, les élites voient bien le danger puisque cela fait longtemps qu’elles s’appliquent à détruire la démocratie réelle tout en lui conservant une façade à la Potemkine afin d’exciper de la « légalité républicaine » (Vallse et consorts), sinon même de la légitimité. L’élection de Trump, les mouvements contestataires (PODEMOS, par exemple), la montée des radicalismes en tout genre, le Brexit, etc ; montrent que cette stratégie ne fonctionne plus. Las, si cela ouvre des voies au possible, celui-ci peut être abominable si les peuples se raidissent, se ferment contre l’étranger et l’immigré et réclament de l’autorité. La « peste brune » ou fondamentaliste (ou les deux) risque de revenir et c’est hélas déjà engagé.
Mais il y a aussi un gigantesque foisonnement de mouvements contestataires, d’expériences locales, de solutions novatrices, de manifestations ou d’organisations internationales pour construire un autre modèle de société que le libéralo-capitalisme. Ce qui frappe, c’est que cette construction, qui ne peut exister que dedans, se fait contre et à côté avec une stratégie progressive de substitution plutôt que d’opposition frontale ; ce qui fait un mouvement d’ampleur mondiale dont certains acteurs conservent cependant des actes de résistance dure (par exemple les ZAD) contre les actes les plus rétrogrades et dangereux des puissants associés aux politicards. Et on comprend ainsi que lutter pour sauver la terre et le climat rejoint facilement la contestation sociopolitique car ce sont les mêmes acteurs qui à la fois imposent des lois dérégulatrices aux modèles sociaux protecteurs et continuent d’abuser des énergies fossiles pour continuer de faire du profit.

Sur la victoire de Trump

Classé dans : politique — 9 novembre, 2016 @ 12:24

Comme il était prévisible, les « establishments » du monde entier hurlent à mort ainsi qu’ils l’avaient fait pour le Brexit et contre le vote des Grecs en faveur de Siryza. Au contraire, les démagogues et réactionnaires d’extrême droite se réjouissent, la marine en tête. C’est que leurs rentes de situation et les beaux jours du libéralisme sans limites sont menacés.
les Américains, en fait, non pas voté pour Trump mais contre la bande Clinton, celle qui a vendu leur pays au libéralo-capitalisme échevelé, celle des rentiers du capital, celle des WASPS élitistes et exploiteurs, celle des menteurs plus ou moins corrompus. C’est qu’ils n’avaient que le choix entre la peste et le choléra et ils ont préféré ce dernier qui leur a fait croire qu’il serait pour le petit peuple car il le protégerait. Simple mensonge de campagne qui ne sera démontré qu’un peu plus tard à l’instar des trumperies dont Hollande avait fait preuve pour se faire élire « contre la finance ». Mais le peuple, plein de « common decency » voit mieux les mensonges avérés, ceux des Clinton, que ceux à venir. En effet, le peuple espère toujours avant d’être trompé. Il croit qu’avec du neuf ‘tout est possible » (Marceau Pivert en 1936) sans percevoir que cela peut être pour le pire. En revanche, les riches sont pour conserver leurs avantages, ceux dont le peuple un peu partout dans le monde ne veut plus.
Car le libéralo-capitalisme qui fait tant les choux gras des riches, des trusts, des multinationales, des lobbys, des médias, des politicards, de la finance, ce système débridé (notamment par Bill Clinton, Mitterrand, Flanby…) pendant 30 ans a montré sa faillite et surtout a plongé les petites et moyennes classes sociales de l’Occident dans le chômage, la pauvreté même travailleuse, la précarité, la perte de l’espérance de progrès pour les enfants. Cela a été affiché par la crise de 2008, simple conséquence du libéralo-capitalisme qui multiplie les krachs, et aggravé par la réaction de tous les gouvernements qui, au lieu de protéger les peuples et le travail, ont sauvé la finance aux frais des contribuables et au prix d’un endettement massif, endettement que les élites font rembourser auxdits peuples via l’austérité de type teuton. Les gens voient fort bien que la démocratie est truquée au profit des élites qui les exploitent. Dès lors, soit ils s’abstiennent, soit ils peuvent se laisser prendre par les sirènes du populisme démagogique. Mais de plus en plus de gens aspirent à du neuf, hors les partis traditionnels, tous vendus au libéralo-capitalisme. Soit ils vont vers des Podemos, des Siryza, des « Occupy Wall Street, soit vers des mouvements spontanés et locaux de défense comme les ZAD ou les réactions de peuples indigènes défendant leurs forêts, leur environnement (Canada, Amérique du Sud), soit vers des opérations de préfiguration d’un autre monde possible: circuits courts, bio-agriculture, AMAP, reprises d’entreprises en coopératives (comme en Argentine). Et pour lutter contre ces réactions qui empêchent le capital de tourner en rond dans sa recherche infinie d’accumulation, de croissance et de profit, les politicards ne trouvent que la répression, le truquage (par exemple des enquêtes préliminaires pour l’Ayraultport de Nantes) et la manipulation des élections.
C’est pourquoi toutes les élites se sont liguées contre Trump qui montrait qu’elles étaient nues et surtout spécieuses et indifférentes à l’intérêt général. Elles pensaient que les outrances du candidat et son profil d’entrepreneur olé olé feraient peur et pousseraient vers la Thénardier Clinton; las, le peuple a bien senti que sa seule chance de donner un grand coup de pied dans la fourmilière du libéralo-capitalisme, c’était de ne pas reconduire les libéraux-démocrates enfarinés. Or pour ce faire, il n’avait que le choix entre Trump et Hillary. Ce qui prouve qu’en régime de démocrassouille libérale et représentative le peuple ne peut pas choisir; il est forcé d’éliminer à l’instar du choix entre Tsarko et Zizi Rider en 2012. Et en 2017, ce sera pareil à la différence que le vote essentiel, celui qui désignera, sauf accident trumpien, le vainqueur, c’est celui de la primaire à droite les 20 et 27 novembre. Porque Miseria!

La plus belle démocratie du monde!

Classé dans : politique — 8 novembre, 2016 @ 10:10

Les élections US du 8 novembre mettent en relief ce qu’il faut penser de la meilleure démocratie au Monde, celle que les USA exportent à coups de canon. On a vu que les Américains n’ont le choix qu’entre la peste Trump et la lèpre Hillary (jaune), que la démagogie y règne, que la vulgarité fait office d’information et de raisonnement ou de programme. Ce choix, après l’élimination de Sanders perçu aux USA comme un communiste partageux, reflète bien que l’énorme majorité du peuple US a été perverti par l’influence des religions et par la domination de la culture libéralo-capitaliste. Rappelons quelques chiffres: les USA, 325 millions d’habitants, 219 millions d’électeurs en âge de voter, seulement 140 millions d’inscrits et plus de 50 % d’abstentions; ce qui fait déjà qu’un président élu avec 51 % des suffrages exprimés ne représente jamais que 35 millions de personnes!
il y a pire: c’est l’outrageuse domination de l’argent (un demi milliard pour Hillary, la moitié pour Trump) dans le processus électoral. Chaque personne, certes, ne peut donner que 2750 dollars pour son poulain mais il y a aussi des pools de support électoral auxquels les lobbys, les trusts et même les personnes incognito peuvent donner sans limite par suite d’un arrêt récent de la Cour Suprême au nom de la « liberté d’expression » installée parmi les amendements apportés à la constitution des USA issue de la guerre d’indépendance et de la constitution de la fédération. ce financement permet, par exemple, de soutenir les innombrables fondations US ou de payer les savants dévoyés, de même que les journaleux stipendiés qui luttent contre les environnementalistes soucieux de la disparition des espèces animales et végétales et pour la défense du climat. Il est alors clair qu’un candidat qui se présenterait comme un ardent écologique n’aurait aucune subvention de campagne. Et Trump a le cul entre deux chaises car il est à la fois anti-écologiste et anti-traités de commerce, ceux qui sont poussés par les multinationales, la finance et toutes les institutions en place. La Thénardier Clinton a reçu des sommes folles alors que Trump s’autofinance vu que les ténors de son parti l’ont abandonné et que les trusts préfèrent Hillary avec laquelle les affaires capitalistes vont continuer de ronronner comme sous Obama. Par ailleurs la grande presse et les grands réseaux de médias sont entièrement inféodés aux trusts et privilégient les candidats des deux grands partis. Au point que les jeunes ne font plus confiance qu’aux réseaux sociaux.
Il faut savoir aussi, ce qui n’est guère dit en France, que non seulement l’élection du président n’est pas directe (on passe par des grands électeurs au nombre total de 538 élus au sein de chaque état: par exemple 55 grands électeurs en Californie [53 élus pour les 53 districts et 2 sénateurs], 3 pour le Vermont, 29 pour la Floride; c’est fonction de la population de l’Etat) mais encore que si un candidat obtient ne serait que 51 % des suffrages, la totalité des grands électeurs d’un Etat est obligée de voter pour lui. Exemple: si Clinton a 51 % des voix en Floride (un des Etats « flottants » car il vote tantôt républicain, tantôt démocrate) ses 29 grands électeurs seront tous obligés de voter pour elle. Les 49 % ayant voté Trump sont totalement spoliés de leur vote! C’est ce qui explique facilement qu’un président peut être élu même s’il est minoritaire dans le pays tout entier (comme Bush 2 pour lequel le suffrage truqué par son frère Jeb en Floride dont il était gouverneur a fait basculer la majorité des grands électeurs; il en faut 270 pour être élu).
Enfin nous savons que les républicains ont modifié les circonscriptions électorales afin de la rendre inexpugnables. C’est ce qui explique qu’avant même tout vote on connaît les Etats dont la totalité des grands électeurs voteront pour l’un ou l’autre des deux grands candidats (il reste comme 3ème un libertarien qui récoltera des queues de cerise). L’élection est donc faite par la dizaine de « swinging states », dont la grosse Floride! C’est pourquoi ce système démocratiquement pourri à tous les étages attire de moins en moins d’électeurs. Et cela d’autant plus que maints Américains comprennent très bien que cela ne sert à rien de voter puisqu’en réalité le vrai pouvoir réside dans la finance, les banques, les multinationales et les lobbys qui financent les candidats à toutes les élections. la mécanique est imparable: les puissants financent les candidats et leur offrent des postes après leur carrière politique, les élus votent des lois en leur faveur contre l’intérêt général, les trusts satisfaits les refinance and so on en faveur du capital über alles. En outre, la répartition des pouvoirs entre la présidence, le sénat et la chambre des représentants, la Cour suprême fait que le président ne peut rien décider s’il n’a pas les deux chambres et la Cour dans sa poche. Obama s’est donc contenté de son monopole sur 2 secteurs: l’armée et les relations étrangères. Avec les résultats qu’on connaît! C’est pourquoi les USA figurent en très bonne place dans les classements anti-corruption: fastoche; la corruption (subventions, « revolving doors » entre administration, politique et affaires) y ayant été légalisée, elle n’existe donc plus. Bravo les artistes de la belle démocratie représentative la meilleure de la planète! Et c’est elle qui lui impose son imperium dans tous les domaines.

Je vote Trump

Classé dans : politique — 2 novembre, 2016 @ 12:01

Bien sûr, je n’ignore pas que ce bouffon est un escroc, un magouilleur, un menteur, un raciste anti Noirs et Latinos, un agitateur des pires passions, un serviteur des croyances religieuses les plus sectaires, un « populiste » (en fait un démagogue), un ignorant des affaires mondiales. Il présente cependant quelques avantages pour le monde, bien plus que pour la société américaine. Son principal mérite est de prouver aux yeux de tous et partout que la prétendue grande démocratie américaine n’est plus qu’un barnum électoral périodique avec lequel les Américains abandonnent pour 4 ans leurs affaires à des politiciens largement corrompus par le fric de leurs soutiens électoraux. Car depuis longtemps, ce sont les lobbys et l’argent des capitalistes qui manipulent les élections auxquelles, du reste, 50 % du peuple s’abstient. Les circonscriptions on été trafiquées par les Républicains au point que les 2/3 d’entre elles sont inexpugnables, ce qui rend le congrès non influençable par le président. Obama l’a bien vu avec l’arrêt de toutes ses grandes réformes. Il n’y a pas très longtemps un arrêt de la Cour suprême a déplafonné les participations des entreprises au financement des campagnes électorales au nom de la liberté d’expression, ce qui a, naturellement, favorisé l’emprise de la finance et des multinationales sur la procédure électorale, ce qui a encore plus favorisé l’importance du pognon. Or Trump engage, lui, son propre argent même s’il n’est pas propre dans on origine. La victoire de Trump afficherait enfin qu’un éléphant ça trumpe énormément et qu’un âne brait et c’est tout. les gens verraient enfin que le roi électoral est tout nu derrière les parures électorales en trumpeuse peau de vision à court terme.
Trump est isolationniste, ce qui est une bonne chose pour le reste du monde car les interventions américaines y sèment depuis longtemps dictatures, guerres et chaos. Car les USA se sont proclamés empire du bien et parangon de la démocratie afin d’imposer leurs conceptions dans le reste du monde, par exemple en se servant de l’UE pour déstabiliser la Russie, de l’Allemagne pour imposer le libéralo-capitalisme à l’UE, de la France pour guerroyer en Afrique et contre Daech, de la Gibbyie pour assurer la primat de la phynance et du dollar, de la Chine pour détruire l’industrie des autres pays, eux se réservant l’informatique et les boîtes du web, etc. Les USA se servent des uns contre les autres afin de diviser pour régner et pour conserver leur suprématie et défendre leurs seuls intérêts.
Trump est anti-establishment, du moins en paroles et dans son comportement. C’est pourquoi il choque même les Républicains. Mais quel le parti le plus « establishé »? C’est le Démocrate que Clinton-époux a vendu à la finance tout en favorisant le commerce avec la Chine et les traités de commerce hyper libéraux. Du reste, Trump affiche son hostilité à ces traités de commerce en cours de négociation secrète et qui ruineront encore plus l’industrie américaine. C’est sans doute de la démagogie et non du populisme car en fait, ce dernier, si dénigré par les élites et les puissants, n’est jamais que la revendication du retour du pouvoir politique dans les mains du peuple contre l’oligarchie, la kleptocratie et la fausse démocratie libérale.
Trump, une fois élu, ne pourra quasiment rien faire car le système politique US est verrouillé afin de rendre la présidence peu opérationnelle. Les « checks and balances » fonctionnent très bien et il a fallu toute la grandeur, la volonté et la force de Roosevelt pour casser les barrières et mener le New Deal, notamment contre la Cour suprême. De plus, il y a belle lurette que ce sont la finance et les lobbys industriels ou agricoles qui gouvernent en fait le pays qui mène, par politicards interposés et achetés, leur politique, par exemple le coup d’Etat de 1973 au Chili en faveur des intérêts d’United Fruit » et des entreprises minières US ou le renversement de Mossadegh en 1953 en Iran au profit des pétroliers.
L’élection de Trump nous évitera l’arrivée au pouvoir de l’épouse Clinton, affairiste comme son jules, menteuse professionnelle, tricheuse (elle avait les questions avant les débats à la télé avec Trump), évaporée (elle communiquait par mails non protégés, parfois sur des secrets d’Etat) et surtout figure de proue de l’establishment et des intérêts de la finance. Avec elle, on est sûr que rien ne changera en ces domaines et que, Sanders battu, elle ne fera rien pour une autre politique sociale. Avec Trump, le joujou électoral ayant été cassé, s’ouvriront peut être des opportunités, cela dit SGDG. Avec la Thénardier Clinton, on est sûr que rien ne change pour rien changer; avec Trump, il y aura peut être une révolte populaire contre le système libéralo-capitaliste et la démocrassouille représentative. C’est une possibilité et un risque à courir.
En France, on ne saurait voter pour la Marine car on sait le parcours et les vues réelle de son parti. Et surtout, le FN a des organes et des relais (plus une très possible alliance avec les Républicains si Tsarko gagne sa primaire) qui en font une puissance fort dangereuse alors que Trump est pratiquement tout seul depuis qu’il a été répudié par les Ripoublicains établis. En France, il faut aussi faire exploser le système, lequel est déjà mort car il a implosé depuis longtemps mais comme c’est largement interne cela ne se voit pas trop. Pour ce faire, il y a une seule solution électorale (il y en d’autres hors élections-piège à cons): une abstention massive de façon à retirer toute légitimité aux crapules politicardes fussent-elles socialistes.

Voilà pourquoi les Anglo-Saxons et les Religieux n’aiment pas la France

Classé dans : politique — 1 novembre, 2016 @ 11:42

Il s’agit de la confrontation entre deux modèles sociopolitiques dont les lignes d’affrontement sont d’une part dans l’opposition république/démocratie et dans le débat laïcité/liberté religieuse. Commençons par bien différencier les notions de république et de démocratie. La république n’est pas seulement l’absence d’un monarque puisque les USA sont une république; celle-ci est un régime où règne la souveraineté du peuple et non d’un souverain. De ce point de vue la monarchie des Gibbys est une république car la reine n’y est pas la souveraine mais n’est que le symbole de cette dernière comme dans toutes les monarchies constitutionnelles. En disant cela, simple bon sens et distinction de base, la spécificité de la république française, hélas devenue ripoublique comme les USA depuis le retournement socialo de 1983, n’est pas marquée. En quoi consiste-t-elle? la république francaoui a comme principes fondamentaux: la liberté (cela, c’est la démocratie à l’anglo-saxonne), l’égalité (ou recherche de la justice sur la double base de l’égalité de traitement et de l’universalité), la solidarité (publique et sociale, c’est-à-dire hors charité privée) et, depuis 1905 en tant que formalisation définitive, la laïcité (pour cet aspect, j’en traiterai infra). La démocrassouille représentative (ce à quoi aujourd’hui est réduite la démocratie contrairement aux vues de ces penseurs libéraux du 18ème siècle) ne s’occupe pour l’essentiel que de liberté dans tous les domaines: tout ce que posent les amendements à la constitution américaine: individuelle, économique, politique, religieuse, expression des idées et positions (droits de réunion, de manifestation, de la presse), droit d’avoir des armes pour se défendre personnellement. L’égalité de traitement, l’universalité et la solidarité à la française impliquent que l’Etat (en fait le pouvoir politique) intervienne pour créer les institutions, organismes et appareils qui les mettent en place (exemples: Sécu, services publics comme la formation, l’énergie, les transports, etc.). Cela implique un partage des fonctions entre le public et le privé, soit par nette séparation, soit pas mixité comme dans le régime des concessions de service public à des opérateurs indépendants (exemple, les compagnies des eaux). La république française pour protéger et assurer les libertés individuelles et celles des groupes sociaux (communautés, associations, entreprises, etc.) fait usage du pouvoir de coordination et de régulation de l’Etat, lequel ainsi étend et assure les libertés. Aux USA, ce sont les libertés individuelles qui doivent se protéger des empiétements de l’Etat, lequel doit être réduit à sa simple expression régalienne (justice fédérale, armée, fisc, police fédérale).
L’universalisme républicain s’oppose au communautarisme anglo-saxon en ce sens qu’il vise à unifier tous les citoyens, quelles ques soient leurs appartenances ou leurs caractéristiques (religion, sexe, culture, ethnie, âge, situation sociale) par des valeurs sociopolitiques communes générales transversales et extérieures aux valeurs spécifiques des communautés. Au contraire, le communautarisme privilégie la seule société civile en tant qu’espace de coexistence et de juxtaposition de communautés ou d’individus atomisés. Dans la république, les communautés et les individus sont libres pour ce qui est de leur civilité mais ils peuvent être réunis par leur adhésion volontaire et raisonnée à un pacte politique commun, par leur intérêt général d’appartenance à un cadre commun où tous sont politiquement égaux. la république gère donc deux espaces: le civil et le politique qui n’ont pas les mêmes finalités: la liberté d’un côté, la cohésion politique de l’autre (ce qui se redouble de la combinaison à établir entre le public et le privé).
Les valeurs républicaines, celles qui visent à unifier le corps social comme communauté politique pour tous, comptent parmi elles la justice ou l’égalité entre citoyens. Or l’égalité répugne aux libéraux sous prétexte qu’elle limiterait la liberté: vieille connerie de Tocqueville alors que Proudhon a démontré qu’elles n’étaient pas contradictoires mais associées, combinées car personne ne coopérerait librement avec les autres s’il n’était pas considéré comme un égal. En réalité, l’inégalité est fort utile au libéralisme démocratique: les gens entrent en compétition via la jalousie et l’envie et c’est donc excellent pour diviser afin de régner. En outre, les inégalités entraînent la pauvreté et la précarité pour beaucoup; alors peuvent entrer en scène les religieux qui se servent de la charité (contre la justice) pour enrôler les pauvres et autres « assistés » chers à la chaisière Veau-Quiet. Enfin, pendant que l’individu s’occupe de son salut il laisse les politiciens faire le reste, ce qui a, notamment, fait que les bons luthériens allemands laissèrent HITLER conquérir le pouvoir et massacrer les Juifs. Le soutien libéral aux religions pour leur liberté de subjuguer et de tromper s’explique fort bien: il s’agit d’une alliance: tu es libre si tu assures l’ordre social par tes secours aux pauvres, tes consolations terrestres et dans l’au-delà et, maintenant, tes messes évangéliques à grand spectacle; je te soutiens à condition que tu me laisses totalement libre de faire mon marché de la crédulité et, évidemment, de ma richesse en tant que secte officielle ou en devenir. Rien de nouveau, c’est la vieille conception utilitaire de la religion comme alliance entre la sabre et le goupillon qui fonctionne d’autant mieux que la pauvreté progresse. Les Frères musulmans en usent de même en Egypte et les imams wahhabites en Arabie saoudite ou les ayatollahs en Iran.
C’est pourquoi la république est laïque: tous les cultes sont libres dans la sphère privée et dans la société civile à condition de ne pas venir empiéter sur le pouvoir politique qui doit être neutre par rapport aux différentes conceptions du monde. Non seulement neutre mais encore indépendant de toute pression visant à substituer des vues, des mentalités et des pratiques particulières à l’intérêt général et aux valeurs politiques communes. On comprend aisément pourquoi les démocraties religieuses, dont les USA sont l’archétype, et les intégristes de tout poil (pas seulement les islamistes) n’aiment pas la laïcité à la française bien qu’elle soit très attachée à la liberté de conscience, critique ou non, et non à la seule liberté religieuse.
De plus, les « démocrates » mettent sur le même plan les baleines de la phynance, les belugas de l’industrie, les requins des agences de notation ou des cabinets de conseil, les piranhas du droit, etc. et le krill que forment les individus atomisés. On a alors ce que Jaurès appelait le système « du renard libre dans le poulailler libre », du côté de la société civile et ce que je nomme le fayot religieux libre dans le cassoulet libre du côté du domaine politique. C’est pourquoi les démocrates préfèrent un droit procédural ou plutôt procédurier (par exemple pour régler les contentieux liés à un accident industriel) à un droit substantiel qui fixe des normes et assure des contrôles avant de prévenir les accidents et le spoliations.
La démocratie, même légale, n’est donc pas la république. Mais il est vrai que celle-ci, notamment en France sous la houlette socialiste est devenue une coquille vide. Il est vrai aussi que la république sans la démocratie tourne vite à la dictature. Encore faudrait-il savoir de quelle démocratie il s’agit car l’actuelle n’a en rien empêché les politiciens de vendre leur peuple au commerce international et à la phynance.

Mouvements sociaux et « autorité » de « l’Etat »

Classé dans : politique — 31 octobre, 2016 @ 9:46

De plus en plus les services publics l’Etat (police, hôpitaux, écoles, Sécu, Unédic, pompiers, armée, justice, prisons, transports publics) sont la cible d’actes de révolte et même d’agressions violentes. Parallèlement, la grogne y monte contre les « autorités » qui à la fois laminent leurs moyens ou en mésusent et les méprisent au nom de la toute-puissance de la nouvelle aristocratie énarchique ou plutôt anarchique tant l’ordre, le contre-ordre et finalement le désordre y règne, Flanby montrant du reste en premier l’exemple de l’hésitation permanente, de la mollesse, du double discours, de la trahison des promesses de campagne, de la double nature (chauve-souris [ ce qu'il montre car ce chauve sourit béatement en toutes circonstances] et oiseau, du genre charognard) et de l’étalage de ses confidences auprès de maints journaleux.
Devant les manifestations policières impromptues et hors cadre syndical, Vieillecase nous a ressorti le discours éculé de l’autorité de l’Etat et de l’illégalité desdites manifs. Ce couillon n’a fait que durcir le mouvement, prouvant au passage qu’on prenait le ministre pour ce qu’il est: une nullité au service d’un mort-vivant qui ne va pas tarder à rejoindre les poubelles de l’histoire dont il était sorti par hasard. Nos élites politicardes ne comprennent toujours pas:
1) que l’Etat n’existe pas, ce n’est qu’une construction juridique formelle faite pour rendre le pouvoir politique impersonnel. Ce qui existe, ce sont les appareils d’Etat ou plutôt de gouvernement: assemblées représentatives, exécutif, administration, armée, police, justice, éducation « nationale ».
2) que l’autorité n’est pas le pouvoir. La 1ère est une reconnaissance par le bas du droit du haut à commander et elle réclame un principe de légitimité, lequel est aujourd’hui que le pouvoir politique élu respecte la justice et travaille pour l’intérêt général au lieu de servir les multinationale, la finance, les lobbys, les puissants. le 2ème s’exerce d’en haut sur le bas et n’est jamais que de la force qui s’impose sans être reconnue.
3) que la légalité n’est pas la légitimité. La 1ère n’est que l’application du droit existant en place (le fameux « droit positif »), fût-il injuste et dictatorial. Aujourd’hui dans l’UE et dans les fausses démocraties européennes, la légalité repose essentiellement sur le respect de procédures, fussent-elles bidouillées pour assurer le pouvoir sans partage des experts et des politiciens. La légitimité est réduite à l’observation de la Constitution et des traités internationaux jugés immortels même s’ils détruisent les modèles sociaux des différents pays. C’est l’effet de l’ordo-libéralisme tudesque qui sévit dans l’UE en tant que gouvernement par des lois figées dans le marbre quelles que soient les évolutions sociétales et les changements de générations! La légitimité démocratique repose sur la primauté de l’intérêt général. Alors, ne sont légitimes que les actes et décisions du pouvoir politique qui visent au bien commun. Ce qui veut dire aussi au passage qu’il n’y a pas de légitimité dans un pays sans pouvoir d’agir. C’est ce qui manque en Europe car aucun pays ne dispose plus desdits moyens vu que tout le pouvoir réel est monopolisé par Bruxelles.
C’est dans l’ignorance volontaire de ces choses, et cela afin d’en finir avec la souveraineté du peuple et la démocratie réelle, que l’UE a technocratiquement réduit à rien les pouvoirs des pays (disparition de la souveraineté au profit de la cohue des égoïsmes nationaux sévissant au conseil européen des chefs de gouvernement et d’Etat). Et cela afin d’imposer l’hyper libéralisme du libre-échange, de la libre circulation des capitaux, de la concurrence sans limites. Le droit européen n’est commun (et imposé) que pour les domaines économiques, commerciaux et financiers. Rien sur l »harmonisation de la fiscalité, du droit social ou du droit du travail. A quoi s’ajoutent les règles budgétaires issues du traité de Maastricht (3 % de déficit, 60 % de dette publique par rapport au PIB) et depuis l’accès de Zizi Rider au pouvoir le contrôle a priori des budgets par la Kommission européenne. L’UE, plus la zone euro, a construit une cage de fer où les pays ont perdu toutes les manettes d’un pouvoir souverain: la politique du taux de change, du taux d’intérêt (la monétaire), la politique budgétaire et la politique industrielle.
Il reste aux gouvernements quelques latitudes qui sont concentrées dans la possibilité de mener une politique interne de « désinflation compétitive » (ce qu’a fait l’Allemagne avec les lois Harzt en 2003/4), de démolition du droit du travail, de baisse des charges (suppression ou laminage de services publics), de baisse des indemnités de chômage et des remboursements de la Sécu, de concurrence fiscale au profit des multinationales et des riches. Ces dispositions, qui conduisent à une concurrence sauvage et sans fin entre pays dans la course au moins-disant, ont eu pour effet de détruire l’Etat social, égalitaire et protecteur et les agents qui y travaillent en tant que fonctionnaires honnis par le libéralisme. Il en a résulté l’accroissement des inégalités, de la pauvreté, de la précarité, du chômage ou du sous-emploi pour les classes laborieuses. Il s’en est suivi la dégradation des services publics chargés d’assurer un filet de protection en rendant des services universels et gratuits ou abordables pour tous. De ce point de vue les gouvernements ont prouvé leur illégitimité car leurs actes « d »autorité » ne sont pas légitimes dans leur contenu et leur substance. Il est alors vain d’en appeler à « l’autorité de l’Etat » et de ses agents car aucune légitimité ne la justifie.
Face à cette dégradation de la justice, du principe d’égalité de traitement (universalité), les plus démunis se sont réfugiés dans l’abstention, le vote extrême, la religion et…la révolte, le trafic, le banditisme, la haine des agents du prétendu Etat, seuls atteignables car les vrais décideurs sont les puissants, les riches et leurs amis du pouvoir, tous biens protégés des effets de la mondialisation et des agressions de la « populace » dans leurs palais et résidences surveillées. Les agents du pouvoir sont donc de mauvaises cibles mais ils sont les plus près des révoltes et de plus ils ne sont pas reconnus ni soutenus par ledit pouvoir politique. En fait, c’est le retrait des institutions et organisations publiques qui suscite la grogne mais leurs agents n’ont rien pour y faire face car les solutions possibles ne dépendent pas d’eux, ni du gouvernement mais de Bruxelles. Or c’est Bruxelles qui impose son étau terrible aux pays en ne leur laissant que le choix du moins-disant en tout domaine, à commencer par le social.

Sortir du libéralo-capitalisme, quitter l’emprise des USA, s’allier avec la Russie, voilà un projet pour la France

Classé dans : politique — 28 octobre, 2016 @ 9:34

Les gouvernants francouis ont depuis longtemps englué le pays dans le mainstream dirigé par les USA. Ce courant impétueux est dirigé contre le reste du monde et au profit des USA, puissance impériale depuis 1945. Il a pour alliés l’ensemble des pays anglo-saxons, l’Allemagne rétablie par les USA et les pays d’Europe du Nord, les ex-PECOs autrefois sous domination de l’URSS. Il a pour idéologie le libéralo-capitalisme, mélange d’individualisme forcené, de concurrence échevelée, de finance folle, de fausse démocratie à imposer à tout le monde, de religiosité chargée de sauver le monde malgré lui.
La puissance impériale des USA repose sur le dollar comme seule vraie monnaie internationale, ce qui leur permet de s’endetter ad libitum car leurs dettes reviennent chez eux et pour les diminuer il leur suffit d’imprimer des billets verts. elle fait appel à une gigantesque force armée (budget de 560 milliards de dollars soit plus que tous les autres pays réunis). Elle impose son droit commercial de façon unilatérale via ses décisions (par exemple d’embargo ou d’usage de sa monnaie) et taxe les boîtes des autres pays en veux tu en voilà). Elle a réussi à imposer son optique et sa logique ultra libérale à tout le monde, y compris la Chine qui peut en outre l’imposer à son peuple de façon dictatoriale. Elle règne par son emprise sur le Net et sur la production culturelle (dès 1945, le plan Marshall était subordonné à la libre entrée en Europe du cinéma US). Elle espionne tout le monde (CIA, NSA) mais le fait avec l’aide des pays anglo-saxons et de l’Allemagne. Elle règne sur l’OTAN que la France a rejoint grâce à Tsarko, ce que n’a pas défait Flanby. Elle veut imposer ses normes, ses OGM, ses poulets au chlore, etc. via les traités commerciaux genre TAFTA ou ALENA. Elle donne le la en matière financière malgré la catastrophe des « subprimes » en 2007. Il s’agit donc bien d’une hégémonie au sens de Gramsci, tout à la fois politique, économique, idéologique. Elle a évidemment ses relais et ses dociles toutous: pays anglo-saxons, dictatures du Moyen-Orient, Israël, Japon et Allemagne (recréés par elle en 1945), PECOs, Corée du Sud, Mexique et bien des pays d’Amérique latine, etc.
Aujourd’hui les USA s’orientent vers le Pacifique afin de contrer la Chine et laissent le soin à l’Europe de s’occuper de la Russie après avoir forcé celle-ci à réagir: menées de l’OTAN sous la pression de La Pologne et des PECOs, déstabilisation de l’Ukraine poussée à se diriger vers l’Ouest contre la Russie. les USA se disent que ça les occupera et pendant ce temps les Européens ne m’emmerderont pas ailleurs. Die Grosse Angela obtempère bien que l’Allemagne ait besoin du gaz russe et guigne ses marchés. L’embargo russe sur les produits européens, en rétorsion aux sanctions contre la Russie décidées essentiellement par les Européens n’ennuie que l’UE, ce qui est susceptible de l’abaisser encore plus dans la compétition entre puissances.
Le libéralo-capitalisme, mâtiné d’ordolibéralisme tudesque, aggravé par la monnaie unique a ruiné l’industrie française. Et ce sont les dirigeants francaouis qui ont lancé le pays dans ce libre-échange sans lois autres que commerciales, ni foi. Il est urgent pour notre pays de s’en écarter avant que l’austérité teutonne ne l’achève. Il faut sortir de l’UE ordo-libérale qui a construit une cage de fer économique, commerciale et financière qui a réduit la souveraineté de la France à faire la police. Il faut constater que le projet européen n’a abouti qu’à une juxtaposition d’Etats qui ne visent qu’à défendre leurs intérêts particuliers, surtout la dominante Allemagne dont la France est devenue la supplétive. Il faut donc se tirer de ce piège à défaut d’obtenir une réorientation de l’UE, chose sans doute impossible dans l’état actuel des choses (une UE hyper libérale au service des USA et de l’Allemagne).
Mais sortir de l’UE, en cas d’échec probable d’une orientation véritablement fédérale (que bloquait la Gibbye mais elle s’en va, ce qui change la donne et fait perdre à la Teutonie son principal allié), il faut y aller en douceur. Il est indispensable de rembourser la dette publique extérieure (dans les 1600 milliards, 60 % de la dette publique): fastoche, il suffit de lancer un emprunt forcé et perpétuel sur le patrimoine des riches au-delà de 100 000 euros. Adieu la contrainte extérieure des marchés financiers. On doit aussi récupérer des capacités de financement internes au pays (ex-avances de la banque de France au gouvernement, par exemple): fastoche avec la création de la Banque du Peuple, mutuelle et coopérative, disposant de sa monnaie parallèle à l’euro (le proudhon) et chargée de financer les PME, PMI, l’artisanat, les coopératives, les mutuelles, les entreprises d’insertion, les particuliers. On commencera ainsi à retrouver de la démocratie et à pouvoir restaurer les principes républicains (liberté, égalité, fraternité, laïcité) dont l’idéologie anglo-saxonne ne veut pas au profit de l’atomisation individualiste des rapports sociaux et du communautarisme de juxtaposition.
En même temps, le pays cherche à nouer des relations avec ses possibles amis. le premier est évidemment la Russie que Flanby, pour complaire aux USA, à la Tudesquie et à la Pologne, a vexé en annulant la vente des Mistral. Belle opération; la Russie a récupéré un milliard et piqué notre technologie, la Pologne qui, en contrepartie de l’annulation, devait acheter 50 hélicoptères d’Airbus a annulé le contrat, l’Egypte qui devait aussi acheter des hélicos Airbus (pour les Mistral qu’elle acquis via l’Arabie Séoudite) a annulé. La France a aussi perdu ses exportations agricoles vers la Russie et a récupéré les excédents des PECOs (fermés eux aussi à la Russie). La Russie veut tout simplement protéger sa souveraineté et une alliance franco-russe serait très adaptée car la France pourrait y vendre, pourrait y aider avec sa technologie et pourrait y acheter pétrole et gaz à la place de l’Allemagne. On a aussi des amis en Afrique du Nord (Maroc, Tunisie) et en Afrique noire; il suffit de les aider financièrement et technologiquement. On en a aussi en Amérique du SUD et en Asie. Coopérons avec tous ces pays pour faire pièce au libéralo-capitalisme teutonno-US-chinois. Evidemment sur des bases d’égalité au lieu de l’exploitation sournoise des traités de commerce sous houlette US. Les pays d’Amérique du Sud, comme le Mexique ou l’Argentine ou le Chili ont bien vu ce que cela leur coûtait.
Comme disait ma grand mère: quand on veut, on peut. mais Zizi Rider et le PS ne veulent pas; ils sont d’idéologie libéralo-capitaliste et Flanby ne cherche quà avoir les félicitations des différents clubs des pseudo-grands; OCDE, G 8, UE, FMI, OTAN, Angela. On y fait des bons dîners et on gère ensemble (on fait semblant car les USA mènent la danse) la domination occidentale. C’est interflora et on ne veut rien changer aux avantages indus de l’Occident.

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