les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

Ca y est; on voit le vrai visage du Maqueron

Classé dans : politique — 20 juillet, 2017 @ 11:01

C’est-à-dire celui d’un politicard traditionnel, le sourire en prime, celui d’un petit chef qui régente toute, le clone de la cèlèbre girouette Edgar Faure, déjà le père UBU et sa grande gidouille, la serpillère de die grosse Angela, le chouchou du FMI et de Mme Lagarde-Michu, l’image francouie du système libéralo-capitaliste. A force de vouloir plaire à tout le monde, il s’est déjà fait des noeuds gordiens qui vont le gêner aux entournures. Aussi vite qu’Edam le Rouge, il a déjà déçu bien vite bien du monde.
Il vient de se prendre un smash de retour en pleine poire: le général de Villiers vient de lui balancer sa démission après avoir été par lui insulté en public. Pour le remplacer, il pique son général à Matignon, à savoir le sieur Lecointre (pas Le Contre), qui, alors capitaine, a pris un pont d’Arcole en Serbie. Le bonhomme sera vu comme un béni oui oui servile qui aura trahi l’armée en se substituant à de Villiers. Il faudra de la souplesse vis-à-vis d’un petit chef qui a eu plusieurs fois le culot de dire « mes soldats » comme autrefois les aristos disaient mes gens. Non, M. Maqueron, les soldats sont ceux de la France, pas les vôtres! Pour faire bon poids, le malhomme a dit que c’était l’évanescente Ophélie Parly, vieille haquenée de retour du jospinisme, qui défendait le budget de l’armée et non le chef d’Etat Major. Faux: si le ministre de la défense décide (apparemment), les chefs d’Etat major sont là pour participer à la préparation des décisions; sinon à quoi servent-ils? L’énarque Maqueron n’a pas pigé qu’actuellement les militaires de haut rang ne sont pas que des badernes soumises au pouvoir et dénuées d’intelligence et de savoir diplomatico-stratégique. En fait, Maqueron aborde tout problème, et pas seulement ceux de l’armée, ceux du social aussi et notamment, sous l’angle des chiffres et de la comptabilité. Un soldat n’est pour lui qu’une ligne budgétaire comme si les nombres, par ailleurs largement tronqués, parfois truqués, représentaient seuls la réalité. Maqueron, armé de son PC (au sens informatique pas de poste de commandement), est un microcéphale qui s’imagine tout diriger à partir de son petit bureau et de tableaux statistiques et comptables. C’est le vice des énarques auxquels leur formation et leurs formateurs ont fait croire qu’ils étaient les maîtres du monde et qu’ils le méritaient puisqu’ils étaient sortis de la cuisse de l’ENA. Maqueron, nouveau La Paille Au Nez Buonaparte, n’a pas compris la différence entre pouvoir et autorité; le 1er s’exerce de haut en bas, la deuxième de bas en haut car elle est reconnaissance par la base du droit de commander, d’exercer le 1er. Ce qui suppose une confiance qui ne peut être que mutuelle. le nouveau César, qui s’est pris pour Mars en plus de Jupiter sans songer aux Ides éponymes, a rompu la confiance. Pourtant il avait affiché maints symboles de ses affections militaires (pas d’affectations car il n’a jamais été sous les drapeaux), dont sa descente des Champs Elysées en Command Car. Mais, visiblement, ce n’était que de la com.
Car Maqueron, en réalité, c’est de l’autoritarisme (que des imbéciles qualifient de « juvénile » alors qu’il lui est consubstantiel) et de la com. En permanence avec sa douairière dans les magazines comme paris Match, twittant comme Trump, se faisant photographier avec des Iphones par ses thuriféraires et affidés et non par les cameras officielles des médias. On se croirait dans un album de martine: Maqueron dans la cour du Louvre, suspendu à un fil pour descendre dans sous-marin, dans un hélicoptère au Sahel, à la cantine avec les troufions, aux Invalides pour Mme. Veil, à la tour Eiffel avec Trump, Mélania et la douairière Birgit… L’autoritarisme est aussi programmé avec le coup de balai annoncé chez les hauts fonctionnaires qui n’obéiraient pas aveuglément aux consignes élyséennes ou qui seraient trop marqués par les anciens partis (politique des dépouilles à la francaouie). L’organiste Maqueron (apparemment organiciste en philosophie sociopolitique) prend l’administration et le corps politique pour des tuyaux d’orgue qu’il peut actionner, sans connaître la musique même militaire, en ayant le monopole du clavier. Or le seul clavier universel qu’il peut maîtriser, ce sont ses 32 dents de loup-cervier qui éclairent son sourire permanent et enjôleur. Même les nouveaux députés d’EM commencent à fronder un peu pour ce qui est de la loi de transparence de la vie publique… La petite 1ère madame, épouse Macaron née Trognon, verra bientôt qu’elle n’est pas la Grande Mademoiselle.
Et du mensonge: il ne manque pas 20 milliards pour le budget 2018 mais 30 d’après Woerth, excellent comptable qui a tapé la déjà gâteuse Bettencourt pour le compte de Tsarko; il ne faut pas 60 milliards d’éconocroques (sans augmentation d’impôts, sans dépenses imprévues, comme, par exemple, la hausse des taux d’intérêt qui nous pend au nez comme un sifflet de deux ronds, ou des dépenses annoncées comme les 2 milliards par an qu’il faudra pour honorer la promesse d’un budget de 50 milliards pour l’armée en 2025, et pour tenir le budget suivant la norme UE) sur le quinquennat mais 80. Ca va douiller… Mais on se demande qui va payer puisque les très riches vont être favorisés (suppression de l’ISF sur les revenus du capital et taux unique de 30 % sur les revenus financiers), que les pauvres vont être exonérés. Ben les classes moyennes qui, un jour ou l’autre, refuseront de contribuer pour tout le monde. Eh oui, Maqueron, la réalité, ce ne sont pas les chiffres, ce sont des gens…
Maqueron s’est engagé à mettre la France au pas de vis européen en diminuant son déficit budgétaire; aïe Zizi Rider avait planqué quelques peaux de banane non financées dans le budget 2017, ce qui le portait à 3,2 % du PIB alors qu’il avait promis moins de 3 (2,8). Aussitôt, le Maqueron (manipulation classique car impliquant son prédécesseur, alors qu’il le savait forcément avant d’arriver au pouvoir) imposait des économies (850 millions pour l’armée alors qu’il avait promis pendant sa campagne électorale de porter son budget à 2 % du PIB en 2025!), des retraits de baisse d’impôt (taxe d’habitation) ou de cotisations patronales à la place du ruineux CICE… Du coup, les promesses paraissant non tenues les tenants de Maqueron ont rué dans les brancards et les députés de la ripoublique En Marche ont fait rapidement remonter la bronca. Aussitôt, mouvement de recul, pour retrouver la faveur des électeurs craignant d’avoir été floués par une annonce d’austérité faite par le premier ministre sans doute sans l’aval du président! Maqueron a donc un coeur puisqu’il fonctionne en systole-diastole. Mais on reconnaît là l’improvisation de Guimauve le Concurrent et son art de la « synthèse », c’est-à-dire du mol compromis en fonction des circonstances rencontrées par la politique du chien crevé au fil de l’eau.
Maqueron est allé hier faire des risettes à ses parlementaires alors qu’il est président de tous les Français et non des 15 % seulement qui les ont élus. le capitaine de pédalo en avait usé de même après avoir promis qu’il ne s’occuperait plus de sa propre majorité. Mentez, mentez il en restera toujours quelque chose. Maqueron se rapproche aussi de Zébulon-Duracell qui tournicotait dans tous les sens pour faire croire à son manège enchanté. César, tôt ou tard, nous ponctionnera faute d’avoir ces arrhes pour le budget.

De Villiers De Saintignon De Boisjoli De corvée De chiotte De-main matin

Classé dans : politique — 18 juillet, 2017 @ 10:42

De Villiers, chef d’Etat major du président francoui s’est rebellé par suite de l’annonce du sucrage de 850 millions dans le budget de l’armée en 2017. Il ne l’a pas fait en public mais devant un aréopage spécialisé (une commission parlementaire sur l’armée). Maqueron lui a répondu, lui, en public et devant les militaires de haut rang sur le thème scrogneugneu, c’est moi le chef, exécutez et rompez. Le Maqueron ignore visiblement la différence entre légalité (sa chambre mirauleuse a été élue en gros avec 50% des voix multiplié par 30% (de suffrages exprimés), soit 15 % des inscrits) et légitimité. Il a fait comme le maréchal Putain qui en 1940 a dit à De Gaulle: scrogneugneu, c’est moi le chef (même pas élu, nommé par une chambre en déconfiture et bourrée de futurs collabos). Le Maqueron a ajouté une citation, sans doute tronquée de Lévinas: la confiance, c’est le regard de l’autre. Il serait bien plus judicieux, par référence à Lévinas, de dire: la confiance, c’est le croisement dans le respect mutuel des regards de l’un et l’autre. Maqueron a déclaré qu’on ne devait pas mettre sur la place publique des choses confidentielles. Là, il prend carrément le chemin de la censure chère à Erdogan et Poutine.
Qui est légitime aujourd’hui? Maqueron (45 % des inscrits au 2è tour des pestilentielles, dont il faudrait défalquer les votes utiles ou les votes purement anti Le Pen) ou le général? Certes, une large partie des Francaouis veut de la sécurité et pour ce faire soutient l’armée. Cette majorité est cependant abusée par le discours sécuritaire du pouvoir. Ce discours a pour fonction permanente de faire oublier aux gens les raisons profondes de l’insécurité, dont les formes sont multiples. Il permet de faire passer à las les causes sociales et culturelles. Il permet de faire croître le sentiment d’insécurité, celui-là même qui autorise le pouvoir à développer les lois sécuritaires rognant les libertés du peuple et à entretenir des forces armées et policières disproportionnées mais fort utiles en prévision d’une révolte. Et il autorise le lobbying du complexe militaro-industriel pour lui acheter des armes. De Gaulle n’était-il pas allé lui-même en loucédé à Baden Baden réclamer à Massu le soutien de l’armée? Celle-ci, depuis, est devenue de métier et est bourrée de soldats qui n’aiment pas forcément les prolos francouis « souchiens ». Qui est légitime, exemple historique? le 17è de ligne qui a refusé de tirer sur les viticulteurs en 1907 ou Clemenceau, l’idole de Vallse, prêt à réprimer toute révolte dans le sang, façon Juvisy en 1908 et qui a fait donner la troupe en 1906 après la catastrophe de Courrières (plus de 1 000 morts) causée par le patronat minier à protéger et jamais condamné). Le pouvoir fait aussi confondre l’opération sur le territoire qu’est Sentinelle et les guéguerres (Mali, Centre Afrique, Syrie, etc.) menées par Zizi Rider et reprises par Maqueron pour montrer la ferveur atlantiste du pays.
Le pays n’habilite sûrement pas ses dirigeants à guerroyer à l’étranger, mais c’est une vieille ruse pour détourner l’attention des problèmes intérieurs. Le pays veut la paix et la sécurité, y compris sociale, ce que le pouvoir, converti au libéralo-capitalisme, n’assure plus depuis longtemps; ni l’intégration, ni l’égalité des chances… Les gens voudraient sans doute qu’on laisse les combattants pour la religion ou le pouvoir ou le pétrole se démerder entre eux car ce n’est pas le problème du pays depuis que l’impérialisme et l’ingérence, de même que l’imposition du bien par la violence, sont passés de mode. Le pays n’a pas intérêt à avoir une armée, encore moins de métier. Il économiserait 34 milliards bien utiles ailleurs. Quant à nos armes nucléaires, on pourrait les vendre; pourquoi pas à l’Iran qui s’est engagé à ne pas en produire mais qui peut sans doute en acheter? Cela rééquilibrerait les rapports de force dans la région face à la riche et pétrolière Arabie saoudite, protectorat US, face à Israël, seul pays à en avoir pour l’instant. Les soldats et autres militaires pourraient être employés à faire de la coopération avec le Tiers-Monde pour son développement, ce qui freinerait l’émigration.
Le rappel à l’ordre de Villiers par Maqueron va dans le sens caudillesque que ce dernier a affiché. Il a par exemple décidé de partager 11 conseillers avec le cabinet du 1er ministre, cela afin de l’encadrer au profit de ses séides, tous jeunes technocrates sans doute affidés à sa personne. Il veut réduire les collectivités locales à l’impuissance en leur sucrant environ un tiers de leurs ressources (taxe d’habitation supprimée d’abord pour 80 % des gens puis pour tous, soi-disant compensée par une dotation équivalente à l’euro près; vieille blague pratiquée depuis longtemps car cela ne tient pas compte des évolutions futures. Comment fera pour investir une collectivité qui verra sa population croître?). Il va légiférer par ordonnance, déjà sur la prétendue réforme du code du travail. Il va rattacher l’UNEDIC à l’administration, ce qui permettra de diminuer les indemnisations en temps et en fric du chômedu vu que les cotisations patronales seront supprimées via une augmentation de 1,7 point de la CSG. Il veut contrôler à fond sa communication, notamment vis-à-vis des médias et il envisage de créer sa propre structure d’information du public. Il dispose d’une large majorité de godillots, dont le sieur Vallse qui n’est plus une huile mais a été élu grâce à Maqueron (ce qui a fait l’objet d’une instance en annulation…), il a fait intégrer les règles extra judiciaires de l’état d’urgence dans une énième loi sécuritaire, etc.
De quoi Maqueron est-il le nom? C’est Napoléon III en plus petit, c’est un apprenti caudillo, lider maximo et « fils du peuple » comme Thorez… Car il a besoin d’un pouvoir sans opposition et sans réserve pour enfin imposer au peuple français l’implantation définitive du système libéralo-capitaliste dans le pays. C’est le libéralisme sauvage mais à visage humain, c’est la « révolution » en forme de régression sociopolitique, c’est-à-dire le retour au vieux (il a l’air d’aimer cela) ripoliné par le discours de la modernité, de l’adaptation au libre-échange et du changement technologique. C’est trop gneu gneu ou gnan gnan.

Maqueron accuse la France d’avoir livré des Juifs aux Boches en 1942

Classé dans : politique — 17 juillet, 2017 @ 9:16

Le Maqueron, spécialiste de la communication, du mémoriel et de la repentance démagogique et surtout intéressée, a invité Nétanyaouh, 1er sinistre israélien, à l’anniversaire du 75è de la rafle du Vel d’Hiv en 1942 par la police de Vichy. Il a énoncé que c’est la France qui a commis cette horreur. Chiracos, jamais en retard d’un dire démagogique (comme celui du « bruit et de l’odeur ») avait déjà reconnu la responsabilité de l’Etat français du maréchal Putain. Maqueron a donc affirmé la responsabilité de la France. C’est encore une instrumentalisation du pays à des fins politicardes afin de se placer favorablement vis-à-vis de l’Etat israélien dans le concert atlantiste. Au passage, Maqueron a ajouté que l’antisionisme était une nouvelle version de l’antisémitisme. Il a donc ouvert la chasse aux propos antisionistes et au renforcement des poursuites contre le mouvement de boycott des produits étiquetés israéliens mais en fait issus des territoires illégalement occupés. Sur le ton prêchi-prêcha de curé de campagne (électorale) qu’il affectionne afin de distribuer ses leçons de morale, il a préconisé les fameux deux Etats (Israël et Palestine) dont on parle depuis 30 ans et dont l’avenir devient tout à fait incertain à cause des implantations de colonies israéliennes et du regain anti-israélien dans les milieux arabes et palestiniens. Pour tenir la balance égale afin de faire semblant de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre camp, il a mentionné les implantations comme une des causes de la perpétuation du conflit. Cette « synthèse » de façade, façon Edam Le Rouge, privilégie naturellement le statu quo, à savoir la poursuite de la colonisation de la Palestine et le recul de la solution du partage entre deux Etats. Maquereau confirme ainsi qu’il n’est qu’un politicard comme les autres mais avec un beau sourire ultra-brite.
Je suis ainsi amené à rappeler quelques vérités simples visiblement en dehors de la comprenette des politicards. la France n’existe pas comme réalité, encore moins comme peuple un et indivisible susceptible d’être rassemblé dans une optique unique ou unidimensionnelle. Au plan du réel, la France n’est qu’un territoire où vivent des populations parlant la même langue, ce qui a été imposé par la force mais qui n’a pas cependant tué les langues provinciales. Ces populations sont diverses et n’ont été réunies sous le même pouvoir politique que par la violence, notamment celle exercée par « les hussards noirs  » de la ripoublique (les instits à la Jules Ferry) qui interdisaient aux élèves de « cracher et de parler Breton » (ou catalan ou basque ou occitan).
la France est en fait un patchwork de cultures qui ont été embrigadées par les pouvoirs politiques au nom de la nation une et indivisible unifiée sous la houlette d’une souveraineté, exercée par la représentation « nationale » détenue par les politicards de la démocrassouille ripoublicaine, au nom du peuple « tout entier » considéré comme Un. D’attila à Attali, c’est la même rengaine que celle de l’unicité de la nation transformée en entité symbolique censée faire de la diversité des populations un rassemblement masse Un. Après Agésilas, hélas, après Attila, hola, et après Attali, hihi. L’idée perpétuelle des politicards est de fondre dans l’unicité de la « communauté nationale » des populations qui n’ont pas du tout les mêmes intérêts, ni la même culture. Ainsi, via la procdure électorale, légale, quoiqu’à géométrie variable en fonction des nécessités de la détention d’un pouvoir soi-disant légitime parce que rassemblant tout le monde et ayant été élu par la majorité, le pouvoir politique central serait habilité à être le garant de l’unité des populations. lesquelles?
On connaît déjà la pluralité historique et culturelle d’icelles réunies par la guerre (Occitanie) et la force ou les traités entre rois (Catalogne ou pays Basque) ou le dol et le trucage (cas de la Bretagne) ou les vicissitudes de l’histoire (Alsace). Le peuple francaoui, Un, support de la souveraineté indivisible, n’existe donc pas. Du reste, afin de détruire les anciennes provinces, la Révolution française avait procédé à un découpage administratif en départements dirigés par un préfet, à savoir un sbire du pouvoir central. C’est ce qu’a fait maintenir Zizi Rider avec son passage à 13 régions sans mettre la Loire-Atlantique (où se trouve Nantes, capitale historique de la Bretagne) dans la région Bretagne ou en saucissonnant l’Occitanie tout en y amalgamant la Catalogne. Mais il n’a pas osé s’en prendre à la Corse car les tromblons et les escopettes seraient partis tout seuls. Cette pluralité est, du reste, ce qui fait la spécificité des terroirs français (vins, fromages, races animales, traditions, plats provinciaux, confiseries, charcuteries, légumes, fruits, etc.), diversité que l’UE libéralo-capitaliste s’emploie à détruire au nom d’une concurrence aplatie sur des normes communes favorisant la mauvaise qualité au profit, par exemple, des fromages plâtreux avec lait importé low cost. Il n’y a donc déjà pas de France de ce point de vue-là.
Mais la soi-disant France Une et Indivisible, n’existe pas non plus du point de vue sociologique car les populations sont très divisées par leur situation et leurs intérêts. On a la France d’en-haut » et celle d’en-bas, on a la « France périphérique » et la France urbaine et développée bien installée dans la concurrence mondiale, on a la Franc des « quartiers », des « cités » et celle des centres villes boboïsés, on a la France « qui gagne » instruite, qualifiée et nomade dans le monde ouvert par le libéralo-capitalisme et celle des locdus, des ploucs sédentaires, illettrés, sans costume, des « moins-que-rien » (dixit Maqueron), celles des élites et du petit peuple raciste et populiste. Eh bien la France qui a massivement (il y a eu quelques exceptions) trahi en 1939/45 (voir « L’étrange défaite »de Marc Bloch), c’est celle des prétendues élites: militaires, technocrates et préfets, politicards, juges et magistrats, patrons collaborateurs comme Louis Renault, écrivains et artistes de tout poil… C’est cette France-là qui a vendu les Juifs aux Doryphores pendant la guerre. En revanche, comme le dit Serge Klarsfeld, la France d’en-bas a sauvé des Juifs, ce qui explique que, proportionnellement à la population, ce soit notre pays qui a sauvé le plus de Juifs. Maqueron devrait donc accuser, non la France qui n’est qu’une entité imaginaire, mais l’élite qui détenait et exerçait alors le pouvoir. Car une personne morale, symbolique, sans mains, sans corps ne peut être responsable vu qu’elle ne peut ni décider ni agir. Les responsables, ce sont toujours ceux qui détiennent le pouvoir et s’en servent pour instrumentaliser les peuples. l’Etat n’existe pas, c’est une fiction juridique. Ce qui est réel, ce sont les personnes qui détiennent l’exercice du pouvoir d’Etat (politiciens, appareils administratifs et idéologiques d’Etat).
En revanche, en Fridolie, le peuple, hormis en Bavière et en Rhénanie catholiques, a massivement obéi à Hitler, ce qui fait effectivement de la nation teutonne une grande responsable. Pourquoi? A cause du luthérianisme: on se replie sur son salut individuel, via la « bildung » (auto-formation intellectuelle et morale par lecture directe et individuelle de la Bible), et pour le reste on s’en remet au pouvoir auquel Luther a recommandé d’obéir… Les populations « françaises », elles, profondément égalitaires et « libertaires » ont toujours préféré lutter pour leur liberté et la justice.
Mais Maqueron, en tant que politicard traditionnel, assis sur le pouvoir d’Etat et légalisé par la démocraCIA francaouie, partisan d’une conception ultra classique du pouvoir politique et de son exercice, fera une opération de com. sur le thème de l’unité nationale pervertie momentanément par l’occupation chleue. Quelle différence avec Erdogan, Poutine, Trump? On voit le sens profond de l’amalgame de l’antisémitisme à la France et au peuple tout entiers: c’est de faire disparaître les vrais responsables et la hiérarchie des responsabilités. Il en est de même aujourd’hui avec la course vers le libéralo-capitalisme: ce ne sont pas les élites qui en décident, c’est le mouvement automatique de la mondialisation, c’est l’UE. Cela fait 20 ans qu’on nous le serine sous la couverture de « la contrainte extérieure ». Ce n’est pas Maqueron qui nous rapprochera d’une bonne solution au déficit de démocratie: à savoir le fédéralisme intégral et internationaliste; il faudrait partager le pouvoir au lieu de le monopoliser et de l’exercer à partir de son joli petit bureau doré.

Nation et « repentance »

Classé dans : politique — 15 juillet, 2017 @ 11:22

Nous avons depuis longtemps 2 camps en opposition; celui de ceux qui glorifient la nation et veulent faire diffuser, notamment par l’école, un « roman national » à base d’une histoire montant en épingle les grandeurs et performances du pays et cela afin de faire grandir l’adhésion au pacte sociopolitique de la France, pacte fondé sur la République et sa devise, plus la laïcité. Cette école flirte avec un nationalisme hors de saison dans notre monde multipolaire. Elle se positionne largement à droite de l’échiquier politique et vise à faire oublier que le fameux pacte républicain, celui qui conduisait à l’intégration des immigrés dans le pays et à la justice sociale via l’Etat-Providence, a été jetée aux oubliettes tant pas les politicards de droite que de gauche qui ont vendu le pays aux vents mauvais du libéralo-capitalisme.
A l’opposé, nous avons les partisans des lois mémorielles, de la repentance, des droitsdel’hommisme. Ils se servent de l’histoire pour décrire les abominations, certes bien réelles, commises par le pays. Ces partisans sont essentiellement des « bobos », de droite souvent, mais surtout de la gauche rose pâle, qui veulent en réalité disqualifier le pays afin de faire disparaître, le politique et la nation, ces choses qui empêchent le triomphe rapide des marchés efficients, du libre-échange sans frontières, de l’économie capitaliste désengagée de toute contrainte politique. Ce sont les chantres des monades (atomes individuels libres de tout), nomades, internationalisées, aptes à la réussite dans la compétition économique. L’internationalisme du marché a remplacé pour eux l’internationale des travailleurs tout en les positionnant comme vrais tiers-mondistes ouverts à l’égalité entre pays. Au passage, cela leur permet d »avoir des domestiques low cost grâce à une immigration incontrôlée sur leur demande d’ouverture totale des frontières et d’accueil des ex-colonisés. Leur arme, le dénigrement du pays, a des effets redoutables dont ils se fichent comme d’une guigne: nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés en profitent pour se séparer du soi-disant « vivre ensemble » prôné par les Bobos; ils utilisent les exactions françaises pour revaloriser leur pays d’origine ou leur religion contre le mode de vie du pays d’accueil. Certains font même du racisme à l’envers contre les « souchiens » (lire sous-chiens car le chien n’est pas un animal halal)) et crient à l’islamophobie dès qu’on critique leurs opinions et leurs actes. Surtout, leur position de repentance fait oublier le combat majeur, sinon principal, contre le libéralo-capitalisme.
Les deux camps servent donc en réalité la même position: abandon des anciens acquis de la république au lieu de les restaurer, lancement du pays dans le libéralo-capitalisme, soit en s’y dissolvant, soit par nationalisme d’hyper-compétitivité. Les deux se servent de l’histoire à des fins instrumentales pour légitimer leur thèse. Il convient donc de voir l’histoire dans une approche sans concession mais sans excès en gardant la neutralité scientifique des vrais historiens situés en dehors de la politique politicienne. Il importe aussi de considérer les choses avec bon sens tout en reconnaisssant les faits mêmes les plus pénibles pour l’image du pays.
1) Un peu de bon sens
L’instrumentalisation de l’histoire use et abuse des anachronismes en appelant à condamner avec les normes d’aujourd’hui des comportements et pratiques d’hier; on a même l’inverse: les islamistes condamnent les moeurs occidentales d’aujourd’hui avec leurs normes issues des tribus nomades du 7è siècle. Cela consiste à juger rétrospectivement nos aïeux avec nos lunettes actuelles en oubliant qu’entre temps il y a eu des progrès moraux dans la façon de penser les rapports humains, sociaux et entre nations. Autres lieux, autres moeurs, disait Montesquieu; ajoutons autres temps, autres pratiques et conceptions. Ce que refusent, du reste, les réactionnaires de tout poil. à commencer par les islamistes que nos Bobos voient arriver du bon oeil droitdel’hommiste. Mais cela n’implique pas que le prétendu progrès (même quand il n’est qu’économique ou technique ou scientifique) soit linéaire et automatique (comme chez les libéraux du marché ou les marxistes « scientifiques »). L’histoire nous l’a hélas prouvé à nos dépens. N’a-t-on pas aujourd’hui une énorme régression vers le retour à la religion contre l’universalisme kantien de la raison?
Vous pouvez m’expliquer pourquoi les vivants actuels seraient responsables des crimes de leurs aïeux? Certes, maints salopards ont profité de l’essor du libéralo-capitalisme dès le 16è siècle pour commettre des horreurs comme l’esclavage et l’extermination des indigènes afin de s’emparer de leurs terres soi-disant inexploitées et sans propriétaire. Mais cela ne signifie pas que toute le monde était d’accord; une responsabilité collective et globale de nos ancêtres est hors de propos. rappelons que la colonisation s’est faite sous l’emprise d’affairistes et de politicards; mais cela ne fait pas le peuple tout entier. Il y a eu, du reste des oppositions à Jules Ferry (bottes au prétendu devoir de civilisation de la France) et à la ripoublique cassoulet, comme celle de Clemenceau à ses débuts.
2) un peu d’histoire comparative et contextualisée
Ne faisons pas de roman national, ni en bien, ni en mal. Faisons comme Talleyrand: quand je me vois, je me désole, quand je me compare, je me console. Certes, la France a vu commettre bien des crimes contre l’humanité. Mais elle est loin d’être le premier pays sur le podium des atrocités. Le palmarès est le suivant: USA (extermination des Indiens, esclavage, discrimination, coups d’Etat avec la CIA, guerres de conquête de territoires…), Allemagne (no comment mais rappelons le massacre des Namibiens en 1904), Gibbye, Turquie, Espagne et Portugal (conquête de l’Amérique du Sud et esclavage). Certes, la colonisation du reste du monde par l’Occident a été criminelle mais les Arabes devraient se souvenir de ce que leur colonisation par les Turcs s’est étalée sur plusieurs siècles et a par ailleurs stérilisé la civilisation musulmane par suite du totalitarisme de la Sublime Porte qui a fusionné tous les pouvoirs (religieux, politique, économique, culturel) au détriment de la distinction des ordres chère à Pascal. le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument… N’oublions pas le facteur technologique: tout pouvoir unitaire, centralisé, tout-puissant (ce qui est encore la conception la plus répandue du pouvoir, y compris chez le révolutionnaire Maqueron) tend à utiliser au maximum ses moyens de puissance pour asservir son peuple et dominer les autres. Gageons que si les civilisations colonisées avaient disposé des mêmes moyens de puissance que l’Occident, elles en auraient aussi profité pour exploiter les autres.
Prenons en compte le contexte historique; l’esclavage et la traite des Noirs ont été longtemps et partout en Occident une horreur en quelque sorte normale. Et ce n’est pas une spécificité de l’Occident; les Arabes y furent très forts et précurseurs (cela continue dans certains pays); les rois Noirs se faisaient la guerre sans cesse et vendaient leurs prisonniers aux trafiquants arabes ou occidentaux. L’anti-judaïté (religieuse ou financière) sévissait avant d’être rétrospectivement transformé en antisémitisme. L’anti-féminisme a duré des millénaires et perdure dans certaines cultures. Les guerres de religion sévirent partout et durent encore au 2è siècle.
En même temps qu’on dénigre la France, on revalorise à des fins instrumentales les oeuvres d’autres pays ou cultures qui furent victimes de l’expansion capitaliste et du colonialisme. On embellit à souhait les performances des califats. La civilisation arable a été très tolérante (pas tout à fait vrai car le statut de « dhimmi » était très désavantageux pour les non musulmans; elle a amené la connaissance des auteurs grecs (oui, mais celle-ci venait de savants non-arabes, grecs, araméens, juifs, perses); elle nous apporté les chiffres arabes et la science (chiffres indiens en fait et science, dont médicale, la précédant)… On oublie que cela n’a duré que 3 siècles et que les savants prétendus « arabes » furent rapidement persécutés et exilés après la chute de Bagdad et du règne des Abbassides. Les apports techniques (irrigation, notamment) des Arabes ont été copié ailleurs sur ce qui existait avant (notamment en Perse). On a donc affaire à une réalité nettement enjolivée pour les besoins de la cause des fondamentalistes musulmans et des djihadistes désireux d’attirer des membres déboussolés et se sentant exclus des « territoires perdus » de la ripoublique. La chance de l’Occident a été d’avoir été très divisé entre royaumes et principautés, puis d’avoir eu la division sauvage des guerres de religion, ce qui a fait émerger la renaissance, le libéralisme et surtout la séparation du religieux et du politique. D’où une prodigieuse créativité dans tous les domaines. Comparons seulement le nombre et la variété d’instruments de musique entre l’Occident et le monde arabo-musulman figé par la domination ottomane.
Ce n’est pas que je tienne à défendre la nation, qui n’est qu’un idée et une réalité dépassée mais, hélas, dans un avenir lointain, lequel sera celui du fédéralisme « cosmopolite intégral et mondial. Car ce qui domine affreusement aujourd’hui, c’est la compétition entre pays pour l’accès aux ressources et exporter en vue de la croissance. cela va s’aggraver dramatiquement avec le changement climatique et la progression démographique. je gage que les pays n’arriveront à un système politique mondial que lorsque la planète sera proche de son dernier souffle. En attendant le saccage, par compétition économique et rivalités politiques ou religieuses, va continuer. Il faut tenir compte aussi de ce que seul le pouvoir politique, à condition de devenir démocratique, peut contenir et répudier le libéralo-capitalisme. Or, pour l’instant, il n’y a pas de pouvoir politique hors un territoire national, ce que l’UE, cohue de gouvernements et siège d’une technocratie économiciste et libérale, prouve amplement. Il faut donc simultanément militer et lutter pour de vrais pouvoirs politiques démocratiques et internationaux, se battre contre le libéralo-capitalisme et s’appuyer sur une base territoriale qui doit être exemplaire afin de pouvoir susciter des associations et coopérations d’égal à égal avec d’autres pays. Ce n’est pas ce que fera le Maqueron qui va faire de l’atlantisme sous férule US, se réfugier dans les jupes de die grosse Angela, s’ériger en monarque absolu et vendre le pays aux vents mauvais du libéralo-capitalisme.

Le système totalitaire du libéralo-capitalisme (SLC)

Classé dans : politique — 13 juillet, 2017 @ 11:23

Le SLC est « un phénomène social total », c’est un « bloc historique » hégémonique. CE n’est pas qu’un régime économique car il dispose de maints moyens, et structures et acteurs pour s’imposer et maintenir sa logique d’accumulation et d’exploitation tant des hommes que des ressources au seul profit de ses partisans et opérateurs. C’est t un régime totalisant sinon totalitaire car il touche à tous les aspects d’une société. Tout s’y tient et forme un bloc systémique et totalisant où toutes les facettes du social sont sous l’emprise d’une logique unidimensionnelle. Et comme disait Proudhon, il nous faut vaincre « en même temps » (Maqueron) la triple domination du trône, du coffre-fort et de l’autel. L’exploitation économique, la domination politique et l’aliénation religieuse ou idéologique sont la même chose sous 3 espèces, ce qu’ a confirmé Gramsci. Quels sont les composants et composantes du SLC? Là, naturellement, je ne vais développer que des grandes lignes et des enjeux fondamentaux.
A) les aspects cognitifs, intellectuels, idéologiques en tant que système de représentations; c’est tout ce qui sert à légitimer et justifier le SLC en le faisant passer pour l’ordre normal des choses, si ce n’est pas le seul possible (le TINA de Thatcher):
* une anthropologie ou conception de l’homme; celui-ci est intéressé, calculateur, rationnel, individualiste et égoïste, « c’est un loup pour l’homme ». Il ne coopère que par utilité de la chose. Il veut jouir en ce bas monde, il veut montrer par ses avoirs qu’il est le meilleur, il se compare aux autres dans le but de valoriser son amour-propre (pas toujours propre, voir DSK, Cahuzac, etc.). Il est matérialiste et opportuniste comme un vulgaire Trump. Dans ce cadre, la morale devient: fais ce que voudras pourvu que cela ne nuise pas aux autres et respecte la loi.
* une sociologie: la société (ou le groupe) n’existe pas (Mme Thatcher), ce n’est qu’une collection d’individu en interaction et en compétition dans le « struggle for life » et pour la sélection naturelle des meilleurs. Cette sociologie a sa méthode, à savoir l’individualisme méthodologique cher à Weber et Hayek qui consiste à partir des attitudes et comportements individuels pour en inférer les dimensions collectives.
* une morale; hédonisme, matérialisme, jouir au maximum, EGO servi en premier, « être entrepreneur de soi-même », responsabilité personnelle mais souvent sous l’angle « pas vu, pas pris », athéisme, sinon on serait retenu par la crainte de Dieu, etc.
* une logique unidimensionnelle qui sur-détermine ledit système, cette logique a été magnifiquement démontrée par Marx: accumulation, de richesses et d’argent, maximisation du profit quitte à écraser les autres et à détruire la terre. Cette logique régit un ensemble de normes ou un code de conduite affiché comme ce qu’il faut faire dans le SLC pour y être adapté. C’est y arriver qui donne le contenu de la « révolution » maquereaunienne.
* un ensemble juridique et normatif qui indique ce qui est licite ou prohibé en univers SLC; le pont aux ânes de cet ensemble, mis en musique par la Kommission de Bruxelles et la CJUE, est la liberté d’entreprendre et de s’installer où on veut dans le cadre de la « concurrence libre et non faussée. Sont interdites toutes les lois qui rendent le travail non flexible, toutes les entraves au commerce, toutes les ententes anti concurrentielles, les grèves non conformes (par exemple bouchon ou de solidarité ou perlée). Le droit du travail doit assurer la liberté totale des travailleurs libres de se vendre au plus offrant dans un contrat individuel de gré à gré. Le droit social ne doit donner qu’un très maigre « filet de sécurité » afin de ne pas sombrer dans « l’assistanat », cher à la chaisière du Puy, le Veau-Quiet, afin de décourager les tire-au-flanc et les « flâneurs » chers à Taylor. Evidemment, la loi a pour but fondamental de protéger la propriété privée; elle doit limiter au maximum la propriété sociale (coopératives, mutuelles) et la propriété publique (services et établissements publics). Cet aspect juridique fait le pont entre l’économique et les politique: il faut un type de démocratie qui donne aux puissants le pouvoir de faire la loi en leur faveur mais de façon que cela ne se voie pas. En outre, l’instance économique doit se séparer de toute approche morale; le droit économique ne sert qu’à assurer l’efficacité de l’économie, ce qui est devenu le leitmotiv de la croissance.
* une culture qui fait que la grande majorité des gens adopte une attitude conforme aux normes attendues par le SLC: individualisme narcissique, comparaison avec l’autre en vue de l’estime de soi si l’on se découvre supérieur (ce qui entraîne jalousie et envie), culte de Mammon, soif de distinction dans la consommation ostentatoire, culte du mérite individuel, vie dans le présent, d’où l’appel au crédit sans tenir compte de l’avenir (cause de la crise de 2008), refus de la solidarité de plus en plus marqué, mépris pour les faibles et les pauvres à l’instar du Maqueron (les moins que rien, les illettrés ou les « sans-dents » de Zizi Rider), refus de ce qui est collectif. Tout cela divise pour faire régner le SLC; à quoi s’ajoute le repli sur soi, l’adhésion aux religions sans engagement dans le monde des autres, etc. On assiste aussi au développement incessant de la rationalité instrumentale et utilitariste au détriment des valeurs morales. On calcule ses avantages et on rejette ses dépenses éventuelles sur les voisins. Cette culture favorable au SLC s’appuie sur le spectacle, le divertissement; elle promeut une « société du spectacle » permanent et fondé sur la mode, le narcissisme montré dans la téléréalité, la communication médiatique si bien utilisée par Obama et Maqueron pour se faire valoir, notamment en se servant à profusions des réseaux sociaux et des médias. le court terme, le clinquant, le superficiel et anodin y sont projetés au détriment de la réflexion et du long terme. On y trouve aussi toute la propagande pour les exploits de l’armée, de la police, du renseignement, pour l’affichage de la puissance du pays et son caractère indépassable contre les « méchants » et « l’empire du mal ».
* une idéologie duale, économique et politique, apparemment séparées mais fonctionnant en symbiose. L’aspect économique ressortit à la pensée actuellement dominante dans les Universités: la théorie de l’équilibre général » (TEG) mais mâtinée par le monétarisme. La TEG fonde, soi-disant mathématiquement et scientifiquement, l’idée-force, pourtant pas très Fouillée, que l’économie se régule très bien toute seule car les « marchés sont efficients; il suffit que les politiciens la laisse faire pour arriver à l’optimum économique pour la société toute entière. Il faut lutte contre tous « les constructivistes » qui théorisent des projets de changement en s’opposant à la spontanéité (quelque peu mécanique et automatique) des marchés et à la « catallaxie » des échanges et contre tous les interventionnistes publics qui luttent contre l’indépendance de l’économie privée. Il suffit que la loi donne des règles favorables à ce spontanéisme au lieu d’entraver le cours « naturel » des choses. C’est ce qu’a fait l’ordolibéralisme tudesque dans l’UE dès 1957. la sphère économique doit donc être théoriquement indépendante du politique, lequel ne doit veiller qu’à protéger les libertés individuelles et à assurer la bonne marche de la démocratie. On a donc, d’un côté l’instance politique libérale veillant au respect des droits individuels de l’homme, de l’autre la sphère économique qui s’auto-régule toute seule dans le meilleur des mondes possibles. C’est trop candide car seule l’instance politique est habilitée à « donner et casser la loi » même dans le cas de l’ordolibéralisme. Problemo: le vieux libéralisme (rien à voir avec le SLC même si ce dernier s’en sert pour se justifier) a installé la démocratie comme modèle de prise en charge du pouvoir politique; or une vraie démocratie peut faire apparaître des oppositions au SLC. Solution: faire du canada dry: la démocrassie représentative qui a l’apparence de la démocratie afin que les puissances économiques puissent la diriger via des hommes de paille, à savoir les politiciens légalement élus et, comme Maqueron, pas forcément légitimes. Pour ce faire, le SLC a transformé le processus électoral en Barnum, ce qui réclame beaucoup d’argent pour le financer. ET qui donne l’argent aux politicards pour se faire élire? La boucle est bouclée, d’autant plus qu’il faut ajouter les lobbys et les médias pour influencer les décisions et les représentations. On aura noté que dans cet arrangement idéologique des choses, la notion de projet disparaît; elle n’est plus pertinente puisqu’il s’agit de s’adapter ici et maintenant en suivant la « politique du chien crevé au fil de l’eau ». Et il ne faut pas non plus développer des idées contraires à la doxa SLC sous peine d’être accusé de populisme ou d’utopisme.
B) les moyens, les structures, les acteurs qui vivent du SLC ou le propagent ou le gèrent; la théorie, bien entendu, ne suffit pas pour asseoir la domination du SLC; il faut disposer aussi des moyens de l’action et de la puissance:
* nous avons naturellement toutes les grandes structures qui vivent directement de et sur la bête immonde qu’est le SLC: banques et assurances (la « phynance » chère au père Ubu), fonds d’investissement plus ou moins vautours et spécialistes du LBO (achat de boîtes par effet de levier, par l’emprunt à bas taux payé par les rachetés!), fonds de pensions en capitalisation, multinationales qui externalisent, sous-traitent, délocalisent dans le monde entier pour optimiser leur chaîne de valeur et leur fiscalité, réseaux d’hypermarchés du genre Wal Mart (achats low cost à l’étranger le moins-disant). Et, évidemment leurs lobbys (15 000 lobbyistes à Bruxelles), leurs organisations professionnelles (en France AFEP, en Europe ERT), les chambres de commerce, les bourses…
* On trouve, le plus souvent couvertes par le « shadow banking » via les paradis fiscaux et devenues difficilement traçables pour cause de WEB plus ou moins « dark » (Vador), les mafias en tout genre de trafic (drogue, organes, femmes ou enfants…) et de rackett. Les banques recyclent l’argent sale de tous les trafics sous l’oeil bienveillant des gouvernements qui voient bien l’utilité des paradis fiscaux. Ils voient bien aussi l’utilité, dans le temps même où ils sabordent les structures de solidarité sociale (Sécu, services publics) et où leur politique SLC augmente les inégalités, la précarité et la pauvreté, de se servir des organes associatifs et autres ONG de charité. Ils les subventionnent, notamment au niveau local, pour faire un boulot de compensation afin que le lien social n’explose pas. Ce n’est heureusement pas le cas de toutes les associations ou ONG dont beaucoup dénoncent au contraire les méfaits du SLC.
* nous trouvons toutes les structures qui établissent, véhiculent et contrôlent l’application des normes ou conceptions favorables au développement du SLC: agences de notation ou de cotation des dettes et des boîtes ou des titres financiers, cabinets de conseil, « organes » de normalisation telles les agences de santé ou de sécurisation alimentaire, etc. gouvernementales mais infiltrées par les lobbys. je signale là l’IABS (international accountant board standards, agence de droit privé de normes comptables qui a pondu la compta. dite de « fair value », c’est-à-dire de comptabilisation des actifs au prix de marché et non sur la base des amortissements comptables). les Universités et les écoles de commerce et de gestion (plus depuis longtemps Sciences.Po et l’ENA) qui forment aux critères et principes du SLC. En France, les facultés d’économie sont passées sous la coupe du courant « main stream » qui diffuse la TEG et a acquis quasiment le monopole de la sélection des profs d’économie, notamment grâce à Mme Vallaud-Belkacem). N’oublions pas les « think tanks » (réservoirs de pensée) qui sont des associations de propagation des saintes paroles libérales, y compris chez les socialos (Terra Nova ou le club St-Simon). Pensons aux « fondations » subventionnées et créées par les très riches ou les trusts pour les universités bien pensantes les recherches sont évidemment orientées vers ce qui plaît aux financiers et donateurs). Il ne faut pas oublier les médias passés sous la coupe de leurs propriétaires (industriels ou financiers) ou sous celle de la publicité et de l’audimat; c’est particulièrement net en France ou, par exemple, c’est un aréopage d’affairistes qui détient « Le Monde » ou Libération ou les « news ». Ajoutons toutes ces agences de pub., de com., de marketing, etc. qui ne fonctionnent que parce que le SLC a implanté la société du spectacle et de l’éphémère.
* considérons que les Institutions Financières Internationales (IFI: FMI, Banque Mondiale, BRI) les instances de coordination et de suivi (OCDE, G8, G20, OIT, FAO, donc en partie les organes de l’ONU) ou de normalisation soi-disant technique (comme pour les télécoms), les institutions statistiques internationales (comme Eurostat) obéissent depuis longtemps à la logique SLC de comparaison avec des normes ou sous des critères purement capitalistes, par exemple en stigmatisant les déficits ou en calculant les performances du chômage.
* notons que la plupart des gouvernants occidentaux, tous passés par les écoles du capitalisme (sauf Trump) sont quasiment tous devenus des chantres et des animateurs de la mise en place du SLC; ils ont abandonné toute notion de projet, l’idée de nation, le rôle du politique au profit des marchés efficients et mélioratifs. Or, les appareils administratifs d’Etat (INSEE, agences, hauts comités, commissions, autorités, police, armée de métier ) ont été pliés par lesdits gouvernants à la logique SLC; il en est largement de même pour les « appareils idéologiques d’Etat » (universités grandes écoles, Justice, culture) qui ont été rendus dépendants tant du pouvoir que de prestations privées, notamment dans le cadre des PPP. Soulignons que, via l’ENA, la haute administration française est depuis longtemps un organe essentiel de la propulsion des normes et de la logique SLC. Cette emprise des politicards et des hauts fonctionnaires occupés d’eux-mêmes et sûrement pas de l’intérêt général est évidemment facilitée par la mis en place d’institutions politiques qui ont vidé la démocratie de toute réalité. La démocrassouille représentative est devenue une structure de développement du SLC contre les peuples.
On voit donc que les instruments de domination SLC sont tant idéologiques, culturels et immatériels, qu’inscrits matériellement dans la réalité des rapports sociaux et de force entre acteurs. Le SLC forme le champ diversifié des pouvoirs de maîtrise de la société. Toutes les dimensions en sont encastrées les unes dans les autres, mais, en dernière instance, c’est la logique SLC qui en sur-détermine les actions, les décisions et les effets. Le champ des pouvoirs SLC est évidemment hiérarchisé car on y trouve des énormes puissances (disons des belugas comme les grandes banques) et des amibes (comme le petit cabinet d’avocat d’affaires) dont on sait que les amibes de nos amibes sont nos amibes. En Occident, la masse des gens qui dépendent du SLC est donc considérable, ce qui explique que les pays virent à droite car ce sont ces gens-là qui votent et exercent les petits pouvoirs locaux disséminés partout. La conclusion est que ce n’est sûrement pas par la voie politique qu’on pourra faire évoluer le SLC.

* des acteurs
* des moyens

* des structures de pensée et d’action

Retour à la loi le Chapelier; c’est la « révolution » de Maqueron

Classé dans : politique — 9 juillet, 2017 @ 11:02

Le programme de Maqueron est effectivement révolutionnaire par retour à la composante hyper libérale de la Révolution Française de 1789. On oublie toujours que la RF ce n’est pas que les droits de l’homme, la démocratie, la devise liberté, égalité, fraternité. C’est aussi la casse du droit du travail de l’époque en vue de laisser libre cours au libéralisme économique le plus sauvage. La loi le Chapelier et le décret d’Allarde suppriment les corporations et interdisent les associations et « coalitions » (grèves) au profit des patrons. Pour faire bon poids, la RF ajoute la semaine de 10 jours (sans dimanche chômé) et supprime les fêtes religieuses. Le code civil de La Paille Au Nez Buonaparte considérera le contrat de travail comme simple louage de service (droit civil). A quoi s’ajoute le plus terrible: en matière de gages, le patron est cru sur parole et le « livret ouvrier » (pour suivre ses déplacements et ses emplois). La RF et ses successeurs développent une conception purement individualistes des relations entre travailleur et patron comme si les rapports de force entre eux étaient parfaitement équilibrés. C’est ce que Jaurès qualifiera de « renard libre dans le poulailler libre ». Ensuite les gouvernants libéraux en économie et fort peu en politique feront la chasse aux sociétés de secours mutuel et feront grand usage de mouchards et d’espions. Le droit de coalition ne fut accordé qu’en 1864 par Napoléon le petit et celui d’association (pour se syndiquer) qu’en 1884 par la 3è ripoublique.
C’est ce déséquilibre des forces qui explique la situation des classes ouvrières, épouvantable, que décrit le Dr Villermé en 1840. Cette exploitation éhontée, déjà au nom de la liberté individuelle et du droit de concurrence et d’entreprendre, suscita la naissance du socialisme, mot inventé en 1837 par Pierre Leroux, et, en fonction de la progression de lois favorables, le syndicalisme. C’est pourquoi, fin 19è siècle et durant tout le 20è, le salariat finit par arracher de haute lutte contre le patronat le plus vorace du monde (avec le concours de la droite apparemment la plus bête du monde) des protections du salariat (par exemple loi sur les accidents du travail en 1892 alors qu’avant la faute reposait entièrement sur l’employé) et des corps intermédiaires de défense des salariés. Puis des instances de négociation collective et des lois de généralisation des choses pour tout le monde. Il faut rappeler que ce furent parfois les patrons eux-mêmes qui demandèrent une régulation générale afin d’éviter une concurrence sauvage entre patrons-voyous et patrons sociaux dont les coûts de production ne pouvaient que déséquilibrer la prétendue concurrence à armes égales en faveur des moins-disants. C’est, du reste, ce qu’a ressuscité le libéralo-capitalisme mondialisé. C’est pourquoi les grandes entreprises favorables au libre-échange mondialisé veulent supprimer toutes les régulations du travail au profit du contrat individuel négocié de gré à gré entre le patron libre et le salarié libre, alors que les PME sont attachées à des règles collectives qui régulent la concurrence. M. Maqueron a fait son choix: vive le MEDEF qui représente les trusts internationaux, à bas la CGPME qui regroupe les petits patrons francaouis. Il a bien perçu que pour rester dans le libéralo-capitalisme il fallait y jouer avec ses règles dans sa logique systémique. Guimauve le Concurrent n’avait pas vraiment osé.
Derrière la prétendue réforme du code du travail, sous prétexte de flexibilité et d’adaptabilité, c’est le retour au seul contrat individuel qui se profile comme but final à atteindre, mais caché pour l’instant, dans le maquereaunisme. Car le politicard est prudent, il développe une stratégie de petits avançant progressivement vers un non-retour, via des étapes qui sont autant de points de non-rebroussement. Cette stratégie a un nom; c’est celle du salami cher à Staline et du diviser pour régner à coups de réformes qui camouflent le but final tout en y menant de façon subreptice. C’est aussi celle des islamistes… La bataille a d’ailleurs commencé sous Edam le Rouge (et avant sous la droite) avec la loi El Khonery.
L’étape maqueronienne consiste à renverser définitivement la hiérarchie des normes au profit de la négociation de tout sujet concernant les salariés au niveau des entreprises. On zappera ainsi les conventions collectives de branche (jugées trop nombreuses afin de les disqualifier) et le droit national souvent établi par extension des conventions les plus favorables. L’idée est donc en fait d’aboutir à l’iimpuissance des corps intermédiaires de représentation et de défense des collectifs de salariés. Afin d’y parvenir, Maqueron fait semblant de jouer au dialogue social alors que ses réformes sont déjà dans ses cartons. La conséquence sera une explosion des inégalités entre salariés en fonction des territoires et de la nature des boîtes (grandes, petites, mondiales, locales, de haute technicité ou simples manufactures, prolos de base ou employés qualifiés, etc.). Quand la « réforme » (lire régression vis-à-vis de l’esprit du droit du travail, à savoir protéger les salariés contre la toute-puissance du patronat) sera passée via une chambre de godillots énamourés, un Maqueron réélu (il s’y prépare déjà!) passera au contrat de gré à gré. la stratégie passe aussi par l’étatisation des structures de dialogue social. Ainsi, il est programmé la suppression de l’UNEDIC, organe paritaire patrons-syndicats, avec centralisation, à la baisse et sous conditions de recherche d’emploi et de non-refus de 2 offres (modèle fridolin), des indemnités de chômage. les Prud’hommes sont aussi dans le collimateur comme la gestion de la FPC. Le but est de supprimer toutes les instances de négociation sociale et tous les corps intermédiaires qui les assurent afin de laisser face à face le patron et le salarié et de donner pour la régulation sociale tout le pouvoir à l’Etat. C’est cela la démocratie et la pris en charge des plus pauvres (les « moins que rien » ) façon Maqueron!
Maqueron, le « révolutionnaire » use en réalité des vieilles ruses de l’Etat tout-puissant, un et indivisible, propriétaire proclamé par les gouvernants de l’exercice de la souveraineté nationale. Il s’en sert comme fondé de pouvoir de la mise en place définitive en France du modèle libéralo-capitaliste car la souveraineté est le pouvoir de « donner et casser la loi ». C’est ce qu’on fait, years ago, les ordo-libéraux tudesques que Maqueron imite en léchant le casque-à-pointe de die grosse Angela. Cela ne marche que si la démocrassouille libérale donne une apparence de légitimité au pouvoir. Le révolutionnaire, donc, en use et en abuse et va faire semblant d’aller vers plus de démocratie réelle. Il ne peut pas et ne veut pas sortir des faux-semblants car ce serait abandonner l’utilité démoniaque de sa toute-puissance. Car le pouvoir a horreur du vide: quand il reste un espace à occuper, il le fait. De même le capital ne renonce jamais à une technique, fût-elle destructrice de la planète,qui peut faire du profit. Démocrassouille libérale et kapital sont cul et chemise, bonnet blanc et blanc bonnet.

Truquages, mensonges et palinodies maquereauniennes

Classé dans : politique — 8 juillet, 2017 @ 9:36

Le candidat Maqueron nous avait promis une révolution politique en sus de sa logique hyperlibérale d’adaptation rapide aux règles du libéralo-capitalisme et à la « modernité » (Uber, innovation, dynamisme, abandon des « moins que rien », etc.). Or nous venons de voir, avec une rapidité stupéfiante, une manipulation hyper classique de l’opinion: la parution d’un rapport de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques. Ce rapport a immédiatement amené le gouvernement à suspendre ou retarder les rares mesures d’augmentation du pouvoir d’achat des Francouis et à attaquer en piqué les fonctionnaires (pas d’augmentation du point d’indice des salaires, suppression du délai de carence, annonce du passage rapide à la suppression de 120 000 emplois). On doit aussi comprendre que les mesures de Sécurité sociale pour faire baisser le « reste à charge » payé par les assurés (dans les 12 %) en remboursant enfin les lunettes et les soins dentaires et auditifs, sont du flan car elles seront à la charge des mutuelles qui seront forcées d’augmenter leurs tarifs. L’astuce plus que classique consiste à reporter les dépenses de la Sécu ou de l’Etat sur les autres, notamment les collectivités locales assassinées par la montée en flèche du RSA et autres aides sociales.
On ne fera croire à personne que le malhomme, avant son élection triomphale, n’était pas au courant du problème d’un trou de 8,5 milliards d’euros par rapport à l’engagement d’Edam le Rouge de passer à 2,8 % de déficit par rapport au PIB en 2017. On le croira d’autant moins que Maqueron fut un chaud partisan de mesures qui ont entraîné la plus grosse partie de ce trou; il s’agit de 3 milliards de recapitalisation d’EDF et de l’aide au sauvetage d’Areva. Soulignons aussi que Maqueron a fortement appuyé l’affaire de la construction par EDF de 2 EPR à Hinkley Point chez les Rosbifs. Il y en a pour les 2 tiers de la somme astronomique de 23,5 milliards (plus la récente annonce de retards et d’augmentation de coûts, soit plus 2 milliards!). Alors qu’EDF était déjà très lourdement endettée, Maqueron a ainsi trouvé le moyen de financer la Grande-Bretagne sous prétexte que le tarif de vente de l’électricité y serait fort rentable et amortirait rapidement la dépense. Las, les prix du marché spot (à court terme) se sont effondrés, ce qui nuit déjà à EDF en France, et il y a eu le vote du Brexit. Il est donc fort peu sûr que le gouvernement britannique tienne son engagement. On peut prédire d’ores et déjà, soit la faillite d’EDF, soit son renflouement aux frais du contribuable, sachant que l’Etat est actionnaire à 84 % de cet établissement public à logique privée depuis longtemps. Il y a en effet longtemps, si on respectait la langue française, que l’on ne devrait plus dire Electricité de France, puisque 50 % de son chiffre d’affaires est fait à l’étranger, mais société française d’électricité. L’EPR de Finlande a déjà 10 ans de retard dans les badigoinces et celui de Flammanville, 3; plus le problème de la cuve et de son couvercle fabriqués par AREVA au Creusot en pleins de malfaçons fort dangereuses (et il n’est prévu, grâce à une curieuse bienveillance de l’Autorité de Sécurité Nucléaire, de ne remplacer que le couvercle, soit 1 milliard de plus et 18 mois de retard en sus!). Si les finances publiques sont en faillite (et la dette d’EDF en fait partie), les décisions du Maqueron n’y sont pas étrangères…
La manipulation maqueronienne a été assistée par le président de la Cour des Comptes, à savoir le socialo en peau de lapin, Migaud. Ce sieur s’y connait en tromperies. Rappelons un de ses exploits, à savoir l’absorption de Péchiney par l’étranger (le Canada, avant revente à Tio Tinto). Il n’y avait pas besoin de sortir de l’ENA pour comprendre que cette opération avait les buts suivants: supprimer un concurrent, prendre sa clientèle et voler ses brevets, ce qui fut fait avant liquidation de cette fort belle entreprise mise en faillite exprès par ses repreneurs. On a fait de même sous Zizi Rider pour Alstom vendue à la CGE US.
Il faut que tout change (apparemment) pour que rien ne change; voilà le chant du guépard entonné par Maqueron. Hélas, le mensonge est devenu trop visible et cela illico. L’ère Maqueron ne va pas durer longtemps. Elle risque même d’être abrégée par une remontée des taux d’intérêts, ce à quoi s’appliquent les USA afin de torpiller l’Europe, et la France en tête à cause de sa dette publique de 2145 milliards d’euros, soit quasiment 100 % du PIB. Pourtant, l’Etat, soi-disant si mal géré, fait mieux que le privé dont la dette est de 130 % du PIB. Ca va douiller…
Les artifices de Maqueron sont apparus au grand jour; on peut même dire: feus les artifices, comme ceux de Bribri dont toute femme sait que les appats rances viennent d’une réfection totale. « Il n’est point de serpent, ni de monstre odieux, qui par l’art imité ne puisse plaire aux dieux ». Pas au peuple, qui connaît la belle phrase de Lincoln: on peut tromper quelques uns tout le temps, tout le monde quelque temps, jamais tout le monde tout le temps. Maqueron a eu la fausse prudence de ne pas s’engager sur la baisse du chômage; il n’empêche: les Francaouis attendront les résultats. Alors, il risque fort de na pas finir à la Lanterne, ce beau bâtiment royal volé par Tsarko au 1er ministre, mais à la lanterne comme en 1789. Car ça n’ira pas et on le verra bientôt.

La vacance de M. Hulot

Classé dans : politique — 8 juillet, 2017 @ 8:08

La Hulotte vient de présenter son plan écologique. Il est chouette; il tire des chèques en blanc sur un lointain avenir, je dirais même des chèques en bois car elle ne sera plus là pour en assumer la responsabilité des résultats à si long terme. EM est là dans le meilleur des cas pour 5 ans et voilà qu’on se projette dans un futur où une bonne partie des députés qui auront voté le plan seront morts! Pourtant ce ne sont pas les problèmes à résoudre illico qui manquent! Et dans cinq ans on verra que le désamour a vaincHulotte. En outre ce programme oublie le nucléaire et n’est pas financé tout en impactant essentiellement les pauvres usagers. Et il donne le feu vert aux éoliennes sans la moindre précaution pour les sites et les habitants!
* l’interdiction du déversement de boues rouges dans la mer Méditerranée et de l’exploitation de phosphates sur un atoll de la Polynésie française
* le rétablissement par la France de son accord pour la taxe sur les transactions financières aux fins de financer la transition écologique dans les PVD (encore un exemple du double langage: je suis écolo en public et m’oppose en loucédé à la taxe à Bruxelles!)
* la fin de l’ayraultport de Notre Dame des Landes qui concerne tout l’Ouest et pour lequel on n’a fait voter que la Loire Atlantique; de Nantes à Montaigu, la digue, la digue…
* l’interdiction d’Europa City (et autres Roybon) qui doit bouffer 180 hectares de bonnes terres dans le triangle de Gonesse et supprimer des milliers d’emplois dans le petit commerce
* les algues vertes dues au lisier de porc et aux nitrates en Bretagne; ça fait 30 ans que ça dure: solution pas plus de 500 porcs et au-delà centrale biogaz obligatoire pour brûler les lisiers et produire de l’électricité
* interdiction des mines d’or en Guyane et en Bretagne et de toute extraction minière; organisation du recyclage des métaux usagés, remplacement des bouteilles en plastique par le verre
* l’interdiction des perturbateurs endocriniens en France, y compris dans les produits importés; la France vient pourtant de céder à la Kommission (je mets un K car c’est la Doryphorie qui la dirige en catimini) de Bruxelles sur une définition très faible d’iceux
* l’investissement immédiat dans la voiture à hydrogène; la meilleure solution qui est pourtant largement négligée; l’hydrogène est facile à produire soit par craquage de la molécule d’eau (H2O) soit du NH4; cela utiliserait l’énergie nucléaire avant sa mort prochaine à programmer, ce que ne fait pas la Hulotte; ne pas oublier un retour éventuel au gazogène (usage de la biomasse)
* la taxation-carbone du contenu des réservoirs des camions étrangers circulant en France: au niveau de la TTIP payée par les poids lourds francaouis moins les taxes déjà payées dans leur pays d’origine (souvent très faibles); en outre l’absence de taxes sur les camions étrangers encourage leur passage en France (exemple en Alsace où les routes payantes en Allemagne font se déverser les camions sur nos autoroutes. En outre, cela facilite le développement des ports étrangers comme Amsterdam ou Hambourg: on y dépose les containers et les camions après sillonnent la France qui se trouve mal placée comme intermédiaire entre le Nord et le Sud de l’Europe
* l’interdiction de l’emploi des pesticides et autres produits néfastes aux insectes, aux vers de terre et aux sols dans les 5 ans
* mise en place d’une taxation écologique à nos frontières pour les produits importés en fonction de la distance parcourue
* retour aux plantes fourragères pour nourrir le bétail afin d’éviter d’importer soja ou maïs OGM; développement de la culture du lin pour remplacer le coton (le lin produit en France est actuellement tissé en Chine!)
* organisation d’une filière bois en France: charpentes, meubles, papier, biomasse, plastiques végétaux, etc. On remplace peu à peu les matières plastiques ou chimiques issues du pétrole ou du charbon par le bois et les végétaux. Organisation de la production de maisons préfabriquées en bois et paille avec toit de chaume; donc protéger nos forêts, notamment en interdisant la distribution de publicités dans les boîtes aux lettres
* arrêt de la bétonisation des terres (parkings, supermarchés, constructions d’immeubles et d’autoroutes ou de lignes TGV, etc.; tous les 10 ans l’équivalent de la surface d’un département disparaît)
* arrêt de la nourritures des bêtes avec des farines animales; interdiction des énormes chalutiers avec filets dérivants dans les eaux territoriales françaises; confiscation et destruction des bateaux en contravention
* interdiction des usurpations de noms de produits AOP genre camembert fabriqué en Normandie avec du lait importé et pasteurisé
* financement d’un réseau coopératif d’artisans de réparation et de recyclage des produits, souvent victimes de l’obsolescence programmée sans que le gouvernement ne l’interdise; cela peut se faire avec la mise en place de la Banque du peuple
Etc. Vous pouvez avoir d’autres idées, en plus de cette première liste provisoire et indicative pour contribuer à sauver la planète et lutter contre l’extension du libéralo-capitalisme. C’est là qu’on voit que les absences de la Hulotte sont marquées du sceau de ses conflits d’intérêts et de son emprisonnement par le système ultra libéral de Maqueron. On ne peut pas faire confiance à un affairiste camouflé en écolo, ni à un gouvernement axé sur les logiques capitalistes du privé.

Les homélies de Monseigneur Maqueron

Classé dans : politique — 6 juillet, 2017 @ 10:17

A Versailles devant le congrès, Maqueron s’est fait plaisir sous prétexte de parler au peuple via sa représentation. laquelle, comme on le sait (57 % d’abstentions et 10 % de votes blancs et nuls, soit 67 % de non exprimés, donne en gros pour un député élu à un peuple de 50 % des exprimés 15 % de représentativité) n’est guère légitime, c’est-à-dire habilitée à modifier le modèle socio-économique francoui contre le plus gros du pays.
L’ancien « secrétaire de Paul Ricoeur » (faux: il n’a aidé qu’à peaufiner les détails techniques de son dernier livre: table des matières, pagination, notes de bas de page, onomastique…). Le collé à l’entrée à Normale Sup a pris sa revanche avec un prône politico-philosophique débité sur un ton d’évêque matois. La chaleur de l’évêque vaut-elle la mise en valeur du chèque social? il a révélé sa pensée libérale et individualiste au bon peuple sur le thème « soyez libres » (vieil oxymore en tant qu’injonction ex cathedra), responsables, créatifs, dynamiques. On aurait cru entendre Guizot et son célèbre « enrichissez-vous ». Puis on a eu droit hier à une superbe allocution familiale lors de l’hommage rendu par la ripoublique à Simone Veil. Gageons que l’on n’a pas fini d’engranger des sermons moralisateurs et des hommages de circonstance à la place d’allocations sociales.
Et on est déjà dans le double jeu, dans la coupure entre le dire et le faire et même entre le vouloir précédemment annoncé et le dire actuel. Ce qui serait dû au récent rapport de la Cour des Comptes sur les déficits laissés en loucédé par l’ex-président El Poussah, champion du culbuto. Rappelons que Maqueron est inspecteur des finances et banquier. Il savait donc lors de ses campagnes électorales et pour ses promesses à la sauce Chirac (qui n’engagent que les cons qui les croient) la réalité de la situation. Il savait donc ex ante l’impossibilité de plusieurs de ses mesures sociofiscales. Je croyais que le malhomme voulait révolutionner les moeurs politiques du pays. On assiste au contraire à leur perpétuation par d’autres moyens, notamment celui d’un césarisme certain quoique soft.
On est déjà en présence de fieffés mensonges et non-dits. Par exemple, la France de M. Hulot vient de commettre un revirement complet à la grosse Kommission de Bruxelles en acceptant une définition fort laxiste des perturbateurs endocriniens. I est vrai qu’une détermination plus dure de la chose, celle voulue auparavant par la France, ne plaisait pas à l’industrie chimique teutonne, ni à die grosse Angela et à ses copains d’Europe du Nord. Ce n’est pas étonnant quand on lit dans le Canard Enchaîné les exploits cachés de surHulot. Le sieur, si écologiste, a une fondation verdoyante financée par des copains (industriels (EDF, VEOLIA). C’est comme la « Vigie » sur le social en entreprise de Mme Notat que les benêts croient indépendante des puissances d’argent qui la financent. C’est quasiment le même truc que les agences de notation US qui « en même temps » (leitmotiv de Maqueron) étaient payées pour auditer les comptes des banques et autres trusts et évaluer leurs innovations financières hyper toxiques, ce qui a grandement facilité la crise de 2008. De plus le comique de Tati (redevenu cheff), a une société où il est seul qui reçoit les royalties d’Ushuaïa. C’est le jack pot et cela bien que le label Ushuaïa couvre des produits dangereux, notamment de l’Oréal, pour la santé. On a donc un ministre de l’écologie qui est en plein dans les conflits d’intérêt et dont le vert affiché n’est pas loin du vert-de-gris tudesque.
On sait que la ministre de la destruction du code du travail, de la mise en place de la retraite par points (laquelle n’assure nullement le montant permanent de la retraite à l’instar de ce que l’on voit en Suède et depuis longtemps en France sur les retraites complémentaires) et de la réforme des structures et des indemnités de chômage (sur le thème: toujours moins) est elle-même impliquée dans une commande publique sans appel d’offre pour la participation de Maqueron au symposium sur l’innovation des NTIC à Las Vegas. Et Maqueron, chef d’une ripoublique virginale, a déjà viré 4 ministres impliqués dans des affaires troubles… Dans les manipulations, il y a la suppression, en novembre mais après reconduite jusque là, de l’état d’urgence: l’astuce consiste à en remettre les règles sécuritaires dans la loi ordinaire avec une énième loi sur la sécurité. On a aussi le discours humaniste de Maqueron envers les demandeurs d’asile pendant que Collomb durcit les choses à Calais et ailleurs. Double jeu classique et non classieux. On est typiquement dans la vieille politique de communication chère à La Fontaine: voyez mes ailes, je suis oiseau, voyez ma peau, je suis souris. le seul point de jouvence là, c’est que le chauve qui sourit a fait place au sémillant Maqueron.
Vu le nombre de députés venus des affaires, mêmes petites, du privé, de l’administration des « revolving doors » entre privé et public, etc. On peut déjà augurer que la révolution maquereaunienne se fera sous le signe de l’affairisme, chose que même Charlot n’avait pas pu éviter. C’est ce qui arrive forcément quand on gouverne en s’appuyant sur les copains dont certains sont des coquins. Du reste, le staff maqueronien annonce à grands coups de trompettes que la gestion publique coûte trop cher et qu’il faut confier le maximum d’activités au secteur privé. Compte tenu des pertes énormes déjà faites sur les PPP, cela promet. Les libéraux font toujours semblant d’ignorer que la gestion privée coûte toujours plus cher que la publique car il y a le profit en plus par rapport à une gestion publique saine et hors pressions politiques. Ce qui, hélas, n’est pas assuré quand toutes les manettes du pouvoir sont dans les mêmes mains. N’a-t-on pas vu PinK Floch nommé président de GDF? Ou Ménage, celui des écoutes mitterandiennes, à EDF? Que de fois des recalés du pouvoir ont été placés dans les services publics sous Tonton, Chiracos et les autres!
Vu la situation, qu’il connaissait ex ante, le gouvernement de Philippe n’a pas trouvé la masse idoine de fric pour faire face. On se perd déjà dans la Macédoine des reculs par rapport aux annonces. Report de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Francouis à 2022, report du nouvel ISF sur le foncier, report du prélèvement automatique de l’IRPP, report du remplacement du CICE par la baisse des cotisations patronales (le MEDEF gémit déjà). Pas de calendrier pour la diminution du nombre de sièges de parlementaires. En revanche, annonce de nouveaux impôts pesant surtout soit sur les plus pauvres (taxe carbone à 40%, alignement du diesel sur l’essence), soit sur les classes moyennes aisées (CSG de 1,7 points en plus au delà de 1200 euros de retraite). Maqueron voit sa politique de l’offre gênée aux entournures car les cadeaux aux entrepreneurs sont bloqués par les déficits, au moins le temps qu’on trouve le fric pour compenser une baisse en 5 ans de 60 milliards des dépenses publiques pour lesquelles on va taper surtout sur la Sécu et les collectivités locales.
On voit donc que le seul changement actuel est: on ne prend pas les mêmes mais on recommence; ce qui n’est déjà pas trop mal car il est malsain que ce soit toujours les mêmes qui occupent les fromages de la ripoublique (une bonne mesure annoncée: l’interdiction du cumul des mandats dans le temps). Au demeurant, les mesures annoncées pour les chambres et le mode de scrutin ne sont que des rustines sur un système démocratique à la ramasse depuis longtemps. C’est déjà loin de la VIè république chère à Mélanchthon ou à Montebourg; c’est à des années-lumière d’un fédéralisme proudhonien tout à la fois économique, politique, social et juridique.

Simone Veil et Helmut Kohl

Classé dans : politique — 4 juillet, 2017 @ 10:04

Deux grandes figures européennes, dixit la presse avec les politicards, viennent de disparaître sous les éloges mortuaires de tous. Permettez moi de réserver les louanges françaises à Simone Veil et de réserver celles pour Kohl à l’Allemagne dont il a effectivement fort bien servi les intérêts. Cela me permettra de préciser les choses car mes lecteurs ont pu penser que je détestais les Allemands. Or ce n’est pas le cas: ce que je n’aime absolument pas ce sont les gouvernants tudesques. Certes, ils n’ont fait que défendre les intérêts allemands mais aussi ceux des trusts et de la finance teutons. Ce faisant, ils ont surtout poursuivi une politique de restauration de la puissance germaine alors que la construction européenne supposait une coopération entre pays afin d’éliminer enfin les sources de tension et de conflit entre les peuples; ils ont donc mené aux 20 et 21è siècles une politique fort classique de puissance dans le concert européen.
Cela n’est que la conséquence d’un « pragmatisme » à toute épreuve, à savoir que les dirigeants tudesques ont très habilement adapté en permanence leur politique à leur situation et aux circonstances du moment. Ils ont su saisir à tout moment les occasions opportunes de pousser leurs pions en fonction de leurs intérêts. Il n’y a donc aucune préméditation de dominer l’UE. Ils se sont emparés des « opportunités » (cela dit en franglais) que leur offraient avec bêtise et abandon de la souveraineté nationale les autres dirigeants européens, à commencer par les socialistes francaouis qui ont systématiquement joué contre leur peuple au profit de la finance.
En 1957 (traité de Rome), les Tudesques avaient un profil très bas compte tenu de la nécessité pour eux de se refaire une virginité dans le concert international. Mais ils ont été puissamment aidé par les Amerloques qui leur donnaient le rôle de glacis contre l’URSS. Ce qui a fait de l’Allemagne une très grande puissance industrielle et économique, au grand dam, du reste, des USA qui avaient fait renaître un redoutable concurrent (comme aussi le Japon). En 1986 (acte unique du curé Delors en Barre), ils étaient déjà la grande puissance économique de l’UE et, en outre, leur ordolibéralisme avait reçu le renfort du libre-échangisme britannique (G-B admise dans l’UE en 1973). Le marché unique avec libre circulation de tout proposé par Delors, marché facilement étendu par les libéraux au monde entier, reçut évidemment l’enthousiasme teuton et britannique; et la grosse Kommission de Bruxelles, assistée par la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE devenue la CJUE), en a profité, à coups de directives et de jugements, pour liquider patiemment le secteur public français et les coopérations interUE. Les Teutons avaient facilement obtenu que la libre circulation des capitaux s’étende au monde entier et pas seulement à l’UE; ils avaient derrière la tête l’idée que la France, à a recherche de capitaux bon marché pour se financer (notamment ses centrales nucléaires), se mettrait d’elle-même sous la coupe des marchés financiers mondiaux, ce qui la forcerait à la discipline budgétaire. Evidemment, Delors et Tonton le savaient mais ils l’ont accepté (et en fait voulu tout en se dédouanant de la responsabilité de la décision) afin de contraindre le peuple français à accepter le modèle libéralo-capitaliste au nom « de la contrainte extérieure ». La France s’était donc déjà mise à la remorque de l’ordolibéralisme tudesque.
Puis vint la décrépitude de l’URSS et l’éclatement du bloc soviétique. Alors, c’est là que Kohl (qui fut rattrapé par des tripatouillages afin de financer la CDU chose qui a facilité sa mise au rencart par die Grosse Angela) fut efficace: il obtint la réunification de l’Allemagne en 1991, vieil objectif germain, contre la future création d’une monnaie unique, seule exigence de Tonton (qui aurait pu mettre le veto de la France sauf si paiement de 300 milliards de marks en dédommagement des destructions de guerre de 39/45). Et Kohl fit largement financer la réunification par le reste de l’Europe avec une stratégie toute simple, offerte par la libre circulation des capitaux: augmenter les taux d’intérêts des emprunts allemands afin d’attirer des capitaux. Et Tonton et le gouvernement francoui suivirent: pour conserver les capitaux français et ne pas perdre de terrain par rapport au mark, ils augmentèrent eux aussi les taux d’intérêt, ce qui créa une récession en France!
Puis les dirigeants allemands acceptèrent la monnaie unique (mise en place en 2001 pour l’industrie, et en 2002 pour tout le monde). Mais comme l’Allemagne était surpuissante économiquement et que les Francouis étaient prêts à tout pour forcer le peuple au néolibéralisme, ce fut aux conditions teutonnes, à savoir un modèle conforme à celui de la Bundesbank! Modèle qui ne laissait plus aux pouvoirs étatiques que la variable salariale pour avoir des gains de compétitivité. En effet, l’euro interdit aux pays membres de sa zone toute politique monétaire et de change autonome et forcera ensuite, avec la crise survenue en 2008, à la discipline budgétaire. Rappelons cependant que la discipline budgétaire (déficit de moins de 3 % du PIB, dette publique inférieure à 60) était déjà là avec le Traité de Maastricht, mais tout le monde s’en est fichu (surtout l’Allemagne et la France). Schröder eut alors une diée géniale: la désinflation compétitive par les coûts salariaux et sociaux (lois Hartz de 2003/4). la chose fut complétée par « une TVA sociale » de 3 points décidée par Merkel. Ce fut une politique de « passager clandestin, de « cavalier seul » menée contre le reste de l’Europe et contre le peuple allemand au profit du kapital. Cette saisie d’opportunité conduisait les autres pays à l’imitation, ce qui enclencha une course au moins-disant, la mise en concurrence des pays et, naturellement, un regain des nationalismes. Dès lors l’UE devint une cohue de pays en compétition.
Or, cela résultait aussi de l’extension indéfinie de l’UE aux anciens pays de l’Est sous domination soviétique. Les dirigeants doryphores comprirent très vite que la situation était opportune: on pouvait reconstituer un hinterland et un lebensraum économique pour l’Allemagne en profitant de l’arrivée en nombre et en concurrence de maints pays à très bas niveau de vie: délocalisations, sous-traitance, travailleurs détachés pour des queues de cerise (mais payés en euros forts, ce qui, compte tenu du taux de change avec des PECO hors zone euro, donnait aux travailleurs exilés un pouvoir d’achat en monnaie locale très supérieur à celui de ceux qui étaient restés au pays). Naturellement, les autres pays, pétris d’humanisme, ne pouvaient refuser d’accepter la venue des PECO dans l’UE. Bon usage tudesque de l’occasion en fonction de la sensiblerie des autres pays. C’est là qu’on retrouve notre sainte Mère Veil, si bonne, si pacifique et si étrangère à la politique de puissance et aux rapports de force. Simone s’embarqua et fut le symbole d’une Europe humaniste et sociale alors que celle-ci s’enfonçait dans la concurrence sauvage entre pays. Elle fut « l’idiot utile » de la montée en puissance de l’Allemagne et de ses alliés: PECO et Europe luthérienne du Nord. La mère Veil de l’Occident avait pour elle l’archange du Mont St-Michel et toutes les mères Michel de l’Europe. Elle avait d’autres chats à fouetter que l’expansion du libéralo-capitalisme car elle devait brandir l’étendard de la paix (vieille justification de la construction de l’UE) alors même que la politique économique menée par l’UE conduisait à la compétition sans foi ni loi entre les nations. Pendant que l’Allemagne commençait de régenter l’UE, elle présidait le parlement du bourg des strass… parlement alors sans pouvoir vis-à-vis de la Kommission, du conseil européen et de la CJUE. La mère veil avait les mains blanches mais c’est parce qu’elle n’avait, hors les sujet sociétaux, pas de mains. En revanche, à la différence de Kohl, elle était honnête.
Et quand la crise de la dette publique survint en Europe en 2010, l’Allemagne qui s’était prodigieusement enrichie en exportant dans le reste de l’UE via des prêts en euros consentis pas ses banques, put jouer les premiers rôles en imposant l’austérité à tout le monde sur le thème: faites les mêmes efforts luthériens que moi et vous sortirez du trou. En 2012, Tsarkozy est allé baiser les babouches de Merkel avec le TSCG, traité que Zizi Rider s’était engagé à renégocier! Ladite Merkel a montré sa puissance en 2016 en ouvrant les frontières teutonnes à 1 million d’immigrants, se donnant ainsi une stature de sainte Veil alors qu’il s’agit de fournir du travail pas cher à l’Allemagne qui ne fait plus d’enfants. Et la Merkel est allée jusqu’à négocier toute seule avec la Turquie pour que celle-ci fasse des camps d’immigrés chez elle contre 3 milliards à payer par l’UE! Et avec le retrait britannique, l’Allemagne devient de très le pays habilité à gérer l’UE. Avec la crise de 2010, l’Allemagne put prendre la direction de l’UE. Cela se voit dans de multiples secteurs: Merkel a négocié toute seule avec la Turquie sur le cantonnement de postulants à l’arrivée en Europe, elle a accepté plus de 1 millions d’immigrés en Allemagne et forcé les autres pays à les laisser passer (ce qui a été récusé notamment par la Hongrie), elle s’oppose à la restructuration de la dette grecque avec le crypto-nazi à roulettes Schaüble, elle a truffé Bruxelles et le parlement européen d’affidés de l’Allemagne (Juncker en tête), elle pousse les centrales au charbon en Allemagne contre les engagements écologiques de l’UE, elle fait en sorte que les normes européennes soient favorables à la production allemande( diesel, perturbateurs endocriniens, limitation du projet Reach), elle a pris le leadership vis-à-vis du conflit russo-ukrainien, elle a obtenu que la Kommission de Bruxelles ne sanctionne pas les excédents commerciaux tudesques… Pour le moment, mais cela à cause des élections législatives germaines en septembre, die Grosse Angela fait semblant d’écouter Maqueron. Par exemple, elle dit qu’elle va aider celui-ci à faire revenir sur la directive des travailleurs détachés (1996). C’est du flan: 1) elle s’en fout car l’industrie allemande dispose de travailleurs encore plus low cost avec l’immigration, 2) elle n’ira pas se fâcher avec ses amis des PECO qui exportent force travailleurs détachés en Europe. Rappelons que la cour constitutionnelle de Karlsruhe est la seule qui soumet le prétendu droit européen émis par Bruxelles au respect du droitnational allemand. C’est une blague pare que c’est fastoche: le droit européen est une imitation réussie de l’ordolibéralisme tudesque! Il est donc toujours conforme par construction au droit allemand (sauf pour les initiatives contre sa nature prises par la BCE). Radio Berlin ment, radio Berlin est allemand.
On voit donc que l’actuel statut de la Doryphorie n’était pas voulu mais résulte des multiples abandons de souveraineté consentis notamment par la France. Mais les dirigeants francouis, tous favorables au libéralo-capitalisme n’ont pas eu le courage de plier leur pays aux règles du jeu capitaliste. Ils ont eu peur de la réaction du peuple français non formé à la soumission et à l’austérité par le luthérianisme. Ils ont toujours fait trop peu, trop lentement, trop tard. Et pourtant la 1ère victime des dirigeants verts-de-gris, c’est le peuple allemand. Ce sera le rôle historique que veut jouer Maqueron: plier enfin et définitivement le peuple français à la logique libéralo-capitalisme; ce qui passera par la reconnaissance absolue du leadership teuton. Lequel avait été symbolisé par Tonton et Kohl à Douaumont: le gigantesque doryphore, dit le taureau de Bavière, donnant son battoir à la menotte du coq gaulois déplumé et prostaatique, plein d’ego sans ergot (non sum).
On peut se demander pourquoi le peuple allemand soutient, en dehors de son atavisme d’obéissance au pouvoir, la politique tudesque d’austérité. Elémentaire, my dear Watson: comme il en bavé, il veut que les autres peuples en bavent aussi. C’est mesquin mais c’est humain et surtout encouragé par les dirigeants teutons qui y voient le moyen de montrer leur prééminence. C’est le vice de la fausse démocratie moderne: les dirigeants se servent des mauvaises passions du peuple pour asseoir démagogiquement leur pouvoir tout en favorisant les intérêts de leurs copains capitalistes. Ce qui donne l’apparence que le peuple et le pouvoir vont la mano en la mano. Simple appât rance de la politique politicienne que développe magistralement Maqueron soutenu en gros par un petit quart des Francouis. On peut aussi penser que voir l’Allemagne sur le haut du pavois européen donne un sentiment d’honneur et de gloire retrouvés à un peuple encore stigmatisé pour ses horribles crimes des deux guerres mondiales.
La seule solution serait que la France retrouve sa souveraineté et se mette à militer pour un véritable fédéralisme européen; celui de Proudhon tout à la fois économique, politique et social. Eh bien, Maqueron a pris le chemin inverse et a déjà installé sa monarchie en France et pris la route de la destruction du code du travail au profit du libéralo-capitalisme.

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