les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

Il faut en finir avec nos politiciens incompétents

Classé dans : politique — 16 septembre, 2016 @ 11:30

Dixit à peu près Nicolas Du Pont (aux ânes) Saignant; qu’ils s’en aillent tous a dit Mélanchton oubliant qu’il traîne dans la politique socialo depuis plus de 20 ans. Ces braves gens qui veulent, enfin, faire notre bonheur après avoir mangé à tous les râteliers politicards, se fondent sur une mauvaise analyse de la conduite des politiciens francaouis depuis plus de 30 ans. Commençons par clarifier le vocabulaire; incompétent a deux sens: ce n’est pas du ressort de (terme juridique ou politique), la personne ou l’organe responsable de décisions ou d’action n’en a pas les capacités intellectuelles, techniques ou morales. La politique menée en France depuis 1983 (sous la houlette tontonmaniaque du curé Delors avec le tournant de la rigueur)ne relève d’aucun de ces deux sens.
Sur le sens c’est de mon ressort, c’est dans ma zone de décision et d’action, la compétence a été mise aux oubliettes. En effet, c’est un principe majeur du libéralisme que d’interdire à la politique de s’immiscer dans l’économique. L’idée est que les marchés s’auto-régulent tout seuls et qu’ils sont ainsi « efficients »; l’intervention politique ne peut qu’entraver l’ordre spontané des marchés guidés par la main invisible de la concurrence. De même, ils ne doivent pas toucher à la monnaie car ils créeraient automatiquement de l’inflation en recourant à la planche à billets pour plaire à leurs électeurs (c’est la thèse monétariste). Les lois économiques sont à la fois « scientifiques » et naturelles: vade retro, satanas. Les politicards d’obédience libérale, qu’ils soient de droite ou de « gôche » s’interdisent donc depuis longtemps de s’occuper de politique, notamment de politique industrielle car ils sont convaincus de la vérité du libéralisme. De plus, ne rien faire est beaucoup plus reposant que de s’occuper des vrais problèmes et cela depuis la sentence fameuse de Queuille (le père putatif du putassier Flanby): il n’est point de problème que l’absence de solution ne finit par résoudre ou la phrase de Faure (Edgar): ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent (comme la « synthèse chez Zizi Rider). Cela, c’est la doctrine française des politicards émergée lors de la ripoublique cassoulet et toujours reprise.
Ce n’est pas de la compétence des politiciens pour une autre raison; les politicards francaouis ont adopté depuis 1957, en ce qui concerne l’UE, la terrible doctrine ordo-libérale teutonne. Celle-ci revient à graver dans un marbre constitutionnel les règles économiques devenant ainsi immuables quelque soient les circonstances et les évolutions (voir les règles de la BCE ou les directives européennes). le principe de l’ordolibéralisme (OL) est simple: faisons faire les règles par un aréopage d’experts indépendants des électeurs et soustrait à la démocratie et « laissons faire la boutique » (Proudhon). Contrôlons seulement a posteriori via la CJUE et, seulement en Allemagne, la cour constitutionnelle de Karlsruhe. Le problème est aussi dans l’UE que les règles sociales, fiscales, environnementales ont été évincées au profit de règles seulement économiques et financières. Les politiciens francaouis ont laissé l’OL s’installer sans moufter car cela les débarrassait des affres de la décision et des revendications du peuple auquel ils pouvaient dire: c’est pas nous, c’est l’UE, c’est la « contrainte extérieure ». Ils ont donc doublement abandonné la compétence nationale et territoriale de leur pays: par l’existence même d’instances supranationales, à commencer par l’UE, par la loi intangible de l’OL. Guimauve le Concurrent, qui visiblement n’a fait que de la comptabilité, fût-elle nationale, ignore le principe latin: summum jus, summa injuria. remarquons que l’OL respecte l’injonction libérale de non-intervention politique; il s’est contenté d’agir par des lois dérégulatrices imposant la concurrence « libre et non faussée », la libre circulation des marchandises, des capitaux et, soi-disant des hommes, imposant ensuite une seule politique monétaire et de taux de change pour la zone Euro, contraignant en outre à l’austérité budgétaire partout (TSGC de 2012, dit traité Merkozy).
Sur la compétence intellectuelle, c’est tout l’inverse de ce que dit Du Pont Saignant. Les politiciens francaouis ont au contraire montré leur redoutable capacité à faire passer l’OL et le libéralisme en France sans faire trop de vagues. Pour servir la finance et les multinationales, ils ont été très performants. Ils ont pratiqué avec brio la stratégie du salami, de découpage des problèmes transversaux en rondelles séparées, de la progression par petits pas (ou « bouts de tunnel ») chacun conduisant à un point de non-rebroussement en direction du libéralo-capitalisme sans limites, des Horaces et des Curiaces (plutôt rapaces et coriaces) en combattant les adversaires un par un (en commençant sous Tonton par la mise au rencart du PCF), en remplaçant les préoccupations socio-économiques par des réformes sociétales chères aux « Bobos », en divisant pour régner et en s’appuyant sur les Beurs et les communautés, en jouant sur la fibre patriotique (interventions armées à l’étranger) et, maintenant, en instrumentalisant la fibre sécuritaire et anti-terroriste.
Le problème actuel des politicards est qu’ils ont si bien réussi leur entreprise de démantèlement de l’Etat et du politique, par abandons successifs de souveraineté, que face à la crise (dont ils sont coresponsables car ils ont tout dérégulé) qu’ils n’ont plus aucun pouvoir substantiel pour défendre la pays contre le libéralo-capitalisme et la domination austéritaire tudesque. Ils ne peuvent plus avoir ni politique industrielle, ni subvention de services ou d’entreprises publiques, ni de politique monétaire (taux d’intérêts et taux de change), ni même de politique budgétaire. Or, le petit peuple ruiné rue dans les brancards et vote FN ou s’abstient ou soutient les protestations syndicales contre la loi El Khonery. Dès lors, les politicards font dans la communication, la déploration, l’annonce de solutions impossibles (affaire Alstom après bien d’autres comme Florange) dans le cadre de l’actuelle UE. C’est du flan en vue des élections de 2017.
Or, le Brexit leur offre l’occasion de taper du poing sur la table pour exiger une réorientation de l’Europe. Ils n’en profiteront pas car ils restent des libéraux pur sucre, car ils ont peur des sanctions (Bruxelles ayant montré plusieurs fois qu’elle ne voulait pas de politiques de gauche en Europe: Grèce, Portugal, Italie…) et car ils veulent conserver l’amitié de leurs amis au sein de l’UE qui n’est qu’une société Interflora de puberté masculine où chacun se congratule d’être dans la ligne et de baiser les pompes d’Angela et des USA. Quant au pouvoir du pays sur lui-même, à leur pouvoir réel, ils s’en foutent: ils peuvent pantoufler dans la finance comme Barroso et ils se contentent des ors de la ripoublique, de leurs sinécures et voitures de fonction. Occuper les palais nationaux permet de vivre aux frais de la princesse et cela leur suffit depuis longtemps.
Donc, ils ne feront rien comme va le montrer la réunion de Bratislava. Du reste, il serait mauvais qu’ils fassent quelque chose. Nous savons que c’est en construisant nous-mêmes, contre l’Etat et contre le libéralo-capitalisme, des structures anarcho-libertaires, des contre-structures autonomes et anti-système, en appliquant une contre logique démocratique et sociale à la base, en faisant de l’action directe que nous sortirons du guêpier européen et de la mondialisation.

Les pièges du vocabulaire des puissants

Classé dans : politique — 3 septembre, 2016 @ 9:59

Le lexique est un des moyens utilisés par les dirigeants politiques et autres puissances pour berlurer le populo qui, heureusement, sait maintenant que les discours officiels signifient le contraire de ce qui est affiché comme vérité. c’est une des causes de la progression de l’abstention et du vote contre les élites en place, ce qui fait notamment les choux gras du FN peinturluré en mouvement « bleu Marine » et qui fait sa propagande sur le thème UMPS, tous pourris. Ce qui est hélas vrai. Les exemples abondent du changement de sens du vocabulaire afin de faire prendre les vessies prostatiques du pouvoir pour les lanternes de la rationalité, de l’expertise et de la science. Par exemple, la réforme, au lieu de dire changement vers le mieux, signifie en réalité régression sociale car la pratique gouvernementale et des entreprises fait que ce qui est annoncé donne le contraire dans la réalité. De même modernisation signifie standardisation, normalisation, diminution des degrés de liberté des opérateurs et des acheteurs. Intérêt général couvre en fait la mise en application par le gouvernement d’intérêts particuliers des entreprises (surtout ceux des multinationales). Concurrence, mot valise, est mis à toutes les sauces afin de couvrir des rentes et des privilèges accordés par le pouvoir contre les plus faibles. la concurrence est « libre et non faussée » pour les producteurs de lait et le crémier du coin, pas pour les transformateurs ou les hypermarchés. Protection du consommateur donne droit aux entreprises de flouer les clients, etc. Les crimes contre les populations civiles sont devenus des « dommages collatéraux ». Les interventions militaires ont été camouflées en droit d’ingérence et opérations humanitaires sous prétexte de défense des droits de l’homme. Les assassinats d’opposants ont reçu le beau nom d’éliminations ciblées. Les impôts sont souvent transformés en taxes ou en redevances, ce qui signifie normalement que c’est le prix d’un service rendu alors que l’impôt est général et non affecté. De plus la baisse des impôts au niveau national couvre en fait leur compensation par la hausse des impôts locaux. Les cotisations sociales sont des affreuses charges qui nuisent à la compétitivité de nos braves entreprises soumises à la concurrence internationale. le pacte de responsabilité cache un don de 40 milliards au MEDEF. Un accord négocié entre le pot de fer et le pot de terre est toujours gagnant gagnant. La rémunération au mérite est souvent une prime de lèche. Un plan de sauvetage de l’emploi se traduit par le droit de licencier à gogo. L’équité a remplacé la justice et l’égalité, l’assisté se substitue au nécessiteux, l’universalité des droits a cédé devant l’aide prioritaire aux plus démunis. Antisionisme, c’est antisémitisme, ce qui permet au pouvoir d’interdire le mouvement de boycott des produits importés en provenance du territoire palestinien et frappés de la marque Israël. Et tout va à lavement comme dirait Bérurier.
Les titres des fonctions sont devenus d’autant plus ronflants que leur rémunération diminuait: technicienne de surface à la place de femme de ménage, assistante au lieu de secrétaire, opérateur sur machine au lieu d’ouvrier de production, etc. Les statistiques sont imprégnées de litotes, par exemple, sans emploi à la place de chômeur. Le vocabulaire politique est devenu inconsistant et trompeur. La gouvernance a remplacé le gouvernement, la démocratie représentative a été raccourcie en démocratie tout court pour camoufler que celle-ci avait disparu au profit de l’expertise technique et de la technocratie, qui, notamment gouverne à Bruxelles. Le libéralisme est une tarte à la crème qui, en accordant seulement des prétendues réformes sociétales pour les moeurs, se montre en réalité comme l’hégémonie du capital dans tous les domaines. Le client-roi est une farce car les trusts, les cartels de prix et de quantité, les monopoles, la vente forcée ne sont plus que des « ententes ». Le communautarisme, qui divise la société en tribus et clans, est appelé multiculturalisme au nom du droit à différence. La hiérarchie des valeurs a été remplacée par leur relativisme qui veut dire que toutes se valent et doivent avoir pignon sur rue.
M. Vallse abuse des mots autorité et légalité. Il confond pouvoir et autorité, légalité et légitimité, Etat et pouvoir politique, Etat et gouvernement ou politicards élus, procédure électorale et processus démocratique, décision gouvernementale et intérêt général. Le malhomme ne sait pas que l’Etat n’existe pas car c’est une construction juridique pensée pour dire que le pouvoir politique n’appartient à aucune personne physique, ni à un corps de représentants élus. l’Etat n’est que la représentation imaginaire de la puissance du peuple sur lui-même, c’est-à-dire de la souveraineté. Cette puissance doit être organisée et actionnée, ce que fait le corps des élus pour le compte du peuple souverain. Il s’ensuit que les élus et les gouvernants ne sont jamais que les titulaires provisoire de la mise en action de la souveraineté du peuple; ils ne sont pas l’Etat, ils ne détiennent pas l’autorité de l’Etat, ce dernier n’étant constitué que des appareils administratifs, des gouvernants et des représentants, des institutions politiques. Or ces appareils ne sont que des moyens de mise en action de la souveraineté qui, seule, détient l’autorité légitimant les actes des élus et des fonctionnaires. Et les personnes physiques qui occupent les postes et fonctions d’exercice de la souveraineté ne sont que les détenteurs momentanés du pouvoir politique que la pensée libérale et moderne appelle Etat. Or il y a de multiples solutions de transformation de la souveraineté en pouvoir politique, l’Etat centralisé ou fédéral n’en étant qu’une forme particulière, la plus classique et la plus rétrograde.
M. Vallse ne cesse de dire qu’il faut obéir à la loi votée par le parlement car il détient légalement le pouvoir de le faire via son élection suivant les procédures en place. La rue ne peut se substituer aux représentants légaux du peuple, dixit le pouvoir d’Edam Le Rouge et de son valet Vallse. Si la légalité devient ainsi procédurale, comme émission du droit positif (en place, donc le droit sous Hitler était valide parce que légal!), il faut encore savoir si la substance même du système représentatif est légitime, ce qui suppose que la représentation soit isomorphe à la constitution sociale et sociologique de la société et ce qui implique que les représentants élus l’aient été sur la base de leur conformité à l’intérêt général. Or il n’est pas difficile de prouver que le système représentatif actuel, devenu purement procédural, n’a rien à voir avec les critères substantiels et normatifs d’une vraie démocratie. Il suffit de voir la proportion d’ouvriers et employés, de femmes, de descendants d’immigrés dans les chambres pour s’en convaincre. les mandats électifs sont trustés par une oligarchie dont les partis sont la pépinière de sélection en fonction des intérêts du parti et non de l’intérêt général. Et, surtout, la démocratie ne saurait être une procédure momentanée et periodique; c’est un système articulant des processus, des structures, des règles, des valeurs, des principes de légitimation, une architecture de relation avec la société civile et ses corps intermédiaires, une répartition des pouvoirs entre les acteurs de la société de façon que les élus des chambres n’aient pas le monopole du pouvoir et des décisions sur ce qui concerne la société tout entière. On voit aisément qu’aujourd’hui l’exécutif, fût-il détenu par une médiocrité comme Zizi Rider, a le monopole de l’exercice de la souveraineté; dans le meilleur des cas, il feint de consulter et d’associer mais il conserve le monopole de la décision, fût-elle illégitime eu égard aux besoins, valeurs et attentes de la société. Remplacer la légitimité, qui repose aussi sur des fondements moraux et des finalités comme la recherche du bien commun, par la légalité cache que la prise de décision politique relève maintenant d’un calcul coûts-avantages, d’une rationalité instrumentale, d’une approche réduite aux critères économiques.

Exit le Maqueron

Classé dans : politique — 1 septembre, 2016 @ 9:56

Ce ténia du socialisme en carton-pâte avait été infiltré par Flanby en personne pour faire une politique libéralo-capitaliste camouflée en action de « gôche ». Comme tout parasite (le gui est le parasite du chêne comme Pompidur celui de Charlot), ça profite comme un champignon sur le parasité en osmose avec lui. Puis le ténia devient trop long et se languit de l’étroitesse des entrailles présidentielles pas assez résidentielles pour ses vastes ambitions d’opportuniste et de carriériste calculateur. Avec ce malhomme (pourquoi toujours un bonhomme?), on ne sait quelle fable invoquer. Peut être: il court, il court le furet du bois maudit. Ou :o n a souvent besoin d’un plus petit que soi. Ou: tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. Ou: le lièvre et la tortue, le corbeau et le renard… Ou César et Brutus ou le traître en série qu’était Talleyrand, cette merde coulée dans un bas de soie (dixit La Paille Au nez Buonaparte)
Notre arriviste, perclus d’ambitions dévorantes et désireux sans doute de jouer aux portes tournantes entre la banque et le pouvoir, avait dit au Puy du Fou qu’il n’était pas socialiste. Avant qu’il n’était ni de droite ni de gauche, mais en marche; en réalité en marche arrière toute vers le 19ème siècle sans droits sociaux. Quelle révélation qui l’honore car Guimauve le Con Courant après un 2ème mandat n’a toujours pas avoué! Du reste, les socialos n’ont jamais fait, eux, leur Bad Godesberg à l’instar des sociaux-démocrates allemands. Il se justifie en jouant au rassemblement des centristes de droite et de « gôche » afin de pouvoir aller plus loin, plus bas, plus vite pour « moderniser » le pays pour le rendre compétitif dans la concurrence internationale. Car il note que la France est toujours en retard et que si elle échoue à suivre l’Allemagne dans le délire du marché et de la « concurrence libre et non faussée », c’est parce qu’elle n’a pas assez administré la potion néolibérale. A l’instar de Staline qui trouvait que si l’URSS ne rattrapait pas assez vite les USA, c’était parce qu’il n’y avait pas eu assez de socialisme. Cet transparent de le dire, même si on le savait déjà; au moins si Maqueron est élu ce ne sera pas sur la base de mensonges comme avec Fraise Des Bois. Maqueron a trahi Chamallow 1er, mais pas ses convictions. Or ce dernier l’avait mis dans la situation schizophrénique de les pratiquer en les travestissant. Maqueron est parti pour jouer solo et pour montrer qu’il n’était pas le chevalier d’Eon, Drag Queen de Louis XV. Maintenant, M. de Maintenons le cap à droite libérale toute est libre de vaquer à la promotion de l’ubérisation totale de la société. Tout le monde doit devenir auto-entrepreneur et s’assurer lui-même sur les confortables revenus que lui donnera le triomphe de la liberté d’entreprendre sans entraves, sans salaire et sans charges sociales comme les chauffeurs de VTC, le modèle implicite de Maqueron. Hollande se prenait pour César; il n’était qu’une Cléo (de 5 à 7) vêtue comme l’aspic et en fait suicidaire pour le pays et le socialisme.
En fait, Edam le Rouge, l’Ami Mollet car il a choisi lui-même son Guy, ayant manipulé (tout centurion commande un manipule) tout l’été en fonction des événements, se trouve fort dépourvu malgré la bise qu’il a claquée à tout le monde. Il a déjà perdu sa gauche avec les frondeurs; il vient de perdre sa droite. il ne reste plus qu’à faire tonner les foudres de l’ex-trostskard et repris de justice, Cambadélis: tous ceux qui donneront leur parrainage aux frondeurs ou à Maqueron seront exclus du PS et n’auront pas son investiture. Stratégie de cabinet car ne semble pas que le logo PS soit très porteur; tripoteur, oui. Et notre label de Cadix, à savoir Vallse, se frotte les mains car il pense pouvoir reprendre les rênes de ce qui restera du PS après la Bérézina de 2017. Il voit grand: il vaut mieux être le chef de quelque chose que de rien. Il pense refaire la cerise du PS sans voir que ce parti à lui tout seul représente moins de 20 % des votants et pas plus de 7 % du corps électoral (il y a 68 % d’abstentions, de blancs et nuls et de votants FN ou très à gauche°. Il y a du taf pour faire revivre le socialisme que les socialistes ont tué dès 1983. peut être que Vallse pourra être un bon candidat à 80 ans si le faux socialisme lui prête vie!
Et Vallse et les dinosaures du PS, les vieux fidèles de Flanby, crient à la déloyauté, à la trahison, au refus d’assumer l’intérêt général. C’est marrant que ceux qui ont trahi le socialisme et la justice jettent l’opprobre sur Maqueron. Cela tourne à la cour d’école primaire: c’est celui qui a dit qui a fait. Vallse, droit dans ses bottes, revêt la tunique de Franco et d’emballage en en appelant à l’autorité de l’Etat, chose qui n’existe pas. ce qui est matériel, ce sont les appareils d’Etat. Et Vallse confond l’autorité, qui émane d’en bas, qui est reconnaissance de la légitimité du droit de commander, avec le pouvoir qui est une force exercée d’en haut sur les assujettis. C’est une très vieille conception du politique comme domination camouflée en légalité en oubliant les questions de légitimité. Et cet apprenti démocrate nous a en outre éclairé d’un superbe: comprendre, c’est déjà justifier. Certes, Vallse n’a pas fait d’études de philosophie, seulement une maigre licence d’histoire en 3 ans. Je ne veux pas stigmatiser ceux qui n’ont pas fait de grandes études car on peut toujours apprendre après par des lectures, des cours du soir, « en limant sa cervelle contre celle d’autrui », en travaillant, en voyageant. Mais Vallse s’est lancé aussitôt dans la magouille politicienne et comme tous les politicards n’a vraisemblablement rien appris: agir, courir, ruser a remplacé travailler, échanger et apprendre. Ce qui fait qu’en général les politicards raisonnent avec 50 ans de retard et avec des lunettes partisanes qui les enferment dans un idéologie datée, soit le libéralisme de grand papa, soit le socialisme de Guesdes. Ou ils suivent les modes idéologiques des modèles sociaux ayant soi-disant réussi, par exemple celui de la flexisécurité du Danemark ou l’austéritaire inauguré par Schröder (lois Hartz en 2003/4) en Allemagne. Du coup, les politicards encroûtés, sans imagination, repliés dans leur parti-forteresse ont abandonné la notion de projet et jouent perso. C’est donc le triomphe du libéralisme individualiste et égoïste qu’ils montrent dans leur conduite, laquelle doit être justifiée auprès des électeurs, lesquels ont bien vu que la doctrine était devenue: faites ce que je vous dis, pas ce que je fais, moi d’abord (vous avez sans doute remarqué l’usage intensif du moi je et du on doit, y a qu’à, i faut qu’on, etc. chez nos politicards).
Le politicard en est resté à la pensée binaire (on ne peut être dedans et dehors cher à Flanby, vous êtes avec nous ou contre, il y a l’empire du mal et celui du bien). Or celle-ci sépare et divise en même temps que les politicards en appellent au rassemblement tout en excluant (ou en menaçant) les dissidents de la ligne du parti. Staline vit toujours dans les esprits des politiciens modernes. Vous avez sûrement noté qu’il y avait deux camps: celui de la modernité, du changement, de la « mondialisation heureuse », du risque, du mérite, etc. et celui des ringards, passéistes, dinosaures opposés à la construction européenne, assistés, irresponsables, faisant de la « résistance au changement ». C’était le leitmotiv de quasiment tous les politiciens et journaleux lors du TCE rejeté par les Français en 2005. Eh bien, cela n’a pas changé malgré la faillite démontrée de l’UE et de la zone euro. Les Shadocks ont gagné, les politicards continuent de pomper et appliquent leur maxime; plus on a échoué, plus on a des chances de réussir. Rien ne sert d’échouer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.

Les burkini-fachos

Classé dans : politique — 29 août, 2016 @ 11:42

Et nous voilà dans la nouvelle querelle politico-politicarde consistant à surenchérir en matière d’identité nationale, de sécurité soi-disant anti-terroriste, de division du peuple en dressant une fraction de la population contre les autres. Comme s’il n’y avait rien de plus important et de plus pressé. Au lieu de concevoir un programme anti-libéralisme concurrentiel, de restauration de la production, de lutte contre le chômage, les inégalités, la précarité, les injustices, de sauvegarde de la planète et de l’agriculture, les partis veulent se différencier sur l’identité « nationale » en espérant siphonner des voix au Mouvement Bleu Marine, ex-FN. Lequel a ajouté à sa panoplie démagogique le vieux programme socialiste jeté aux orties par le PS et restauré par Méluche et les frondeurs.
O divine surprise, le burkini est arrivé sur nos plages. Haro sur sur ce vêtement pris comme symbole du salafisme ou islam politique, réclamant officiellement la liberté (les Etats occidentaux ne partagent-ils pas cette valeur universelle) de leurs pratiques et vêtures et, in petto, la supériorité de la charia sur les lois de la république. Comme a dit le philosophe chinois: quand on lui montre la lune du doigt, l’imbécile regarde le doigt. Comme fait l’ivrogne ayant perdu ses clefs, on cherche sous le lampadaire parce qu’il y a là de la lumière, ce qui, effectivement, manque à l’ENA et dans nos grandes écoles bien qu’elles produisent des têtes d’ampoule. So what car on ampère son latin?
Eh bien, on prend le signe pour le signifiant, on attaque la liberté des personnes pour viser autre chose, ce qui les amalgame en faisant passer tout croyant sincère et pacifique pour un adepte du salafisme, du wahhabisme, des frères Musulmans ou de tout autre mouvement fondamentaliste, ce qui rabat l’Islam de M. ou Mme tout-le-monde, sur ses versions politiques tant pacifiques que militantes voire offensives. Rappelons-nous la description du gouvernement pas Proudhon dans L’idée générale de la révolution au 19ème siècle: en gros le gouvernement peut tout contre le peuple, c’est même à cela qu’on le reconnaît ainsi que ses agents (ministres, députains, hauts fonctionnaires, politicards, journaleux et médiatiques aux ordres et allant à la soupe). S’en prendre à des porteurs de vêtement évite aussi de s’attaquer aux causes profondes de l’existence d’un Islam de combat et surtout à ses véhicules, qui ne sont pas des idées, mais les porteurs virulents de celles-ci en les poussant aux extrémités les plus rigides et potentiellement violentes. Quelles sont donc les causes profondes de l’apparition de l’Islam rigoriste des origines en France?
*au départ, largement une immigration sur demande du capital en vue de lui fournir des travailleurs bon marché. Puis une immigration incontrôlée au nom tant du travail low cost que du regroupement familial. par incontrôlée, j’entends une immigration, soi-disant fondée sur l’intégration, mais pour laquelle les gouvernants ont laissé les commandes au seul marché et cela sans régulation permettant de s’assurer de bonnes conditions d’insertion dans le pays. Je subodore aussi que les pouvoirs politicards ont passé des deals avec leurs anciennes colonies devenues indépendantes: la France y conserve de l’influence, genre Foccart, mais elle laisse sa porte ouverte aux émigrants de ces pays. le deal se fait en faveur des puissants de l’ex-colonisateur à des fins économiques et politiques (la France-Afrique). C’étaient les « 30 glorieuses » et la France avait besoin de travailleurs. Puis se fut l’amorce du libéralisme pur et dur, à savoir on abandonne le plan et on laisse tout diriger par les forces du marché.
*cette immigration, cumulée sur plus de 30 ans, a fait boule de neige au point de faire atteindre la masse critique au-delà de laquelle les immigrés et leurs descendants de 2ème et 3ème génération estiment devoir et pouvoir être visibles dans la société. Ils y sont encouragés par le multiculturalisme régnant qui proclame le « droit à la différence », le relativisme des cultures, le primat de l’identité de chacun ou chaque groupe. Et le multiculturalisme se transforme rapidement en communautarisme quand il y a des concentrations de population à forte densité relative. Cette désastreuse concentration de gens de même culture, malgré le discours officiel de la mixité, a été le fruit d’une politique du logement totalement libéralo-capitaliste laissant les pauvres se regrouper dans des cités où on pouvait retrouver le soutien des ethnies et religions. La chose a été naturellement aggravée par l’effondrement, dû au libéralo-capitalisme européen et mondial, des Etats-Providence et de la croissance économique. De moins en moins d’intégration en a été le résultat, d’où un repli communautariste, religieux et identitaire facilité par les relents de racisme et de colonialisme et la montée du FN, laquelle, du reste, a été organisée par Tonton pour des rasions électorales.
*une dynamique d’action-réaction parfaitement compréhensible. Laquelle? réduit à la pauvreté et à la précarité, mais en plus discriminé par l’environnement, stigmatisé pour son origine ou sa religion, on se réfugie dans « la distinction », ce qui est naturellement exploité par « les entrepreneurs de religions ». La distinction ne peut que séparer et suscite l’accroissement du rejet par les autres pour lesquels se distinguer, c’est implicitement se situer comme meilleurs qu’eux; cette augmentation du rejet se combine avec la stratégie du bouc émissaire montée par le FN: c’est l’immigration qui est la cause de la situation des « petits blancs ». Alors qui n’en est rien: la cause fondamentale, c’est 30 ans de libéralo-capitalisme, conduit par les élites de droite et de gauche, qui a ruiné le pays et détruit l’emploi des moins qualifiés et des plus isolés dans les espaces rurbains ou ruraux. le durcissement réactionnel, associé au ressentiment des classes en déshérence, amène en retour une activation supplémentaire de la distinction. Alors, la mécanique action-réaction ne peut que monter sans cesse en tension communautaires. Notons que la distinction a été notablement encouragée par les lois mémorielles et « la repentance » du pays. Séparons-nous d’un pays qui a si mal agi dans le passé. Certes, ce n’est pas le seul (en fait tout l’Occident) et ce n’est pas le pire (ce sont les USA, l’Allemagne, l’Angleterre) mais il nous impose sa loi contre celle de Dieu. Pourquoi la France est-elle le pays le plus attaqué? C’est dit ci-dessous.
*l’exploitation par les « entrepreneurs de religion des bons aspects du libéralisme. car il ne faut pas confondre la République libérale (égalité, liberté, solidarité, universalité des droits, laïcité) avec la démocratie libérale qui ne repose que sur une procédure de vote, n’est fondée que sur les libertés et les droits théoriques (formels) et admet les inégalités même les plus criantes. les islamistes n’ont évidemment pris que les facilités de la démocratie, à savoir pouvoir faire ce qu’on veut; beau retournement des valeurs démocratiques contre la démocratie et surtout contre la république. Car la république est laïque et universaliste. Or, se distinguer, c’est par construction se positionner comme particularité et non comme universalité. car la république, c’est normalement le primat de l’intérêt général et non la réduction de celui-c à une résultante des compromis entre singularités comme dans le monde anglo-saxon. Celui-ci admet en G-B que les affaires familiales entre musulmans soient réglées par des tribunaux coraniques! Pitié pour les épouses si on leur applique la charia, ce que la république refuse… De même, l’islamisme peut aisément exploiter les thèses des « droitsdel’hommisme » contre les démocraties en leur disant d’appliquer à tous ce qu’elles affichent comme valeurs. Il en est de même pour les aspects économiques: traitez nous comme les autres. Ce qui est amusant c’est que cet appui sur les valeurs républicaines-libérales (et en fait contre elles via la doctrine de la « dissimulation) s’est fait au moment même où les socialos étaient en train de les saborder en catimini en se lançant à fond dans l’Europe ordo-libérale et concurrentielle.Et la schlague libérale est effectivement appliquée à tout le monde même si ce sont les plus défavorisés (la clientèle salafiste) qui en souffrent le plus. Car la crise économique a aggravé et accéléré les exclusions sociales, ce qui a nui davantage aux populations d’origine immigrée.
*l’électoralisme qui a fait que les politicards ont accordé des « accommodements raisonnables »: non-mixité des horaires de piscine, non-étourdissement des animaux avant égorgement rituel, visite médicale par un toubib de même sexe, yeux fermés sur la polygamie, les mariages arrangés (souvent à l’étranger, ce qui nous amène un nouveau ressortissant), CFCM bizarrement élu, prières dans la rue. Ils ont aussi toléré l’importation d’Imams étrangers et parfois extrémistes à cause de leur volonté de bonnes relations avec les émirs pétroliers, la kleptocratie algérienne, le « Commandeur des croyants », de même que le financement extérieur de mosquées. Toton est même allé jusqu’à embarquer les populations d’origine maghrébine dans ses manipulations électoralistes: marche des beurs, « touche pas à mon po(s)te ». Flanby a refait le coup en 2012 avant de perdre l’électorat d’obédience musulmane avec le mariage pour tous.
*le récent discours politique de la droite classique qui ne cesse de jeter de l’huile sur le feu pour piquer les électeurs du FN, ce qui ne peut qu’accentuer les tensions sociales et encourager l’expression des distinctions et des réactions à celles-ci.
On voit donc qu’avant de faire de la métonymie, façon cuirassé Potemkine, en s’en prenant aux symboles et aux personnes, il vaudrait bien mieux s’attacher à résoudre les vrais problèmes. mais comme ce n’est pas envisagé puisque tous les politicards français communient dans le libéralo-capitalisme et l’électoralisme sans principes ni valeurs, la seule solution est de jouer sur les énièmes dérivées de la différence électorale. Moins facho que moi, tu meurs.

Comment la production allemande se développe au détriment de ses voisins

Classé dans : politique — 25 août, 2016 @ 11:27

Il ne faut pas voir dans la domination allemande (montrée par exemple par l’excédent de sa balance commerciale de 145 milliards dont 70 % sur l’UE) une stratégie montée dès le départ de la construction européenne en 1957. Ce serait donner à ses dirigeants des qualités de pythonisse et de stratèges hors du commun. Mais, cependant et par suite d’un enchaînement d’événements dont elle a tiré le meilleur parti en fonction de ses intérêts, qu’elle est le seul pays à défendre avec constance et intelligence alors que les élites francaises n’y ont vu que du feu quand elles n’ont pas démissionné comme en 40, l’Allemagne a réussi à tirer les marrons du feu. Evidemment en profitant des abandons d’autres pays, menés par des sortes de gauleiter et de collabos libéraux et défaitistes à l’instar de Flanby planqué dans les jupes d’Angela, et en s’appuyant soit sur des pays reconnaissants de leur entrée dans l’UE grâce à elle, soit sur des pays du Nord partageant la même idéologie libérale et le même credo luthérien.
Tout commence avec la mise en place dès 1957 d’un cadre institutionnel et réglementaire fondé sur l’ordo-libéralisme (ou gouvernement sous la domination de règles formelles instituées et gravées dans le marbre). Cela arrangeait les vrais maîtres des choses, à savoir les USA, car c’était libéral de chez libéral. Cela arrangeait les invertébrés de la IVème ripoublique qui y virent une façon d’imposer l’ordre mercantile et capitaliste à un pays divisé et rétif (déjà la « contrainte extérieure) avec près de 30 % de votes communistes et une puissante CGT associée à un fort PCF. En gros l’OL signifie faisons un cadre légal perpétuel qui donne les règles du jeu économique et laissons faire la boutique. Et le problème n’est pas tant de violer la démocratie en faisant pondre ce cadre par des experts et des élites que son contenu. Car ce dernier n’envisageait rien sur les autres dimensions du sociétal, dont le volet social. En gros, l’idée est: pays, observez les seules règles communes et d’obédience seulement économiques, et pour le reste vous êtes libres. Or, on ne peut pas faire de social dans un cadre hyper libéral et outrancièrement concurrentiel. Et cela le curé Delors, soit ne l’a jamais compris, soit l’a caché pour faire gagner son libéralisme camouflé en socialisme francisque à la Tonton. Je penche pour la 2ème hypothèse car le mensonge est le sérum de vérité des socialos. C’est la méthode La Ballue: ce cardinal séditieux avait été enfermé par louis XI dans « une fillette », cage à claire-voie où on ne pouvait se tenir ni debout ni couché. Louis XI allait périodiquement se moquer de La Ballue et lui demandait que veux-tu? Réponse invariable, une cage plus grande. Eh bien, la cage des pays de l’UE, ce sont les directives de Bruxelles, issues de l’ordo-libéralisme tudesque. la cage, étant là, les gouvernements n’ont plus qu’à agir avec les maigres pouvoirs qui leur restent, dont la répression.
Avec l’acte unique de 1986, les Allemands comprirent tout de suite que la libre circulation des capitaux était le moyen d’obliger leurs partenaires à tenir leur budget pour cause de surveillance par les marchés financiers internationaux. Puis avec Maastricht en 1992, les Germains purent imposer des règles budgétaires sévères (dites ensuite « de convergence » lors du « pacte de stabilité » pour préparer l’euro: pas plus de 3 % de déficit par rapport au PIB, dette publique inférieure à 60 %. Et quand Tonton proposa la création de la monnaie unique (euro), ils virent aisément que cela pouvait se faire à leurs conditions; BCE indépendante, réduite au rôle de surveillante de l’inflation (seulement des prix et des salaires, pas des actifs mobiliers ou immobiliers, ni des taux d’intérêt; pas de prêts de la BCE, ni des banques centrales aux Etats). les Allemands comprirent illico qu’ils échangeaient leur mark fort contre un euro plus faible, ce qui permettrait de doper leurs exportations.
Les Allemands comprirent rapidement (pas de complot, pas de projet mais une saisie efficace des possibilités offertes par le carcan bruxellois, lequel était renforcé par la cour de justice de l’UE [CJUE, ex-CJCE]), que dans la cage La Ballue on ne pouvait plus jouer sur le taux de change, ni sur une fiscalité créant des subventions cachées. On pouvait faire de « la désinflation compétitive » en diminuant tous les coûts sociaux. Ce furent alors les lois Hartz sous le « socialiste » Schröder (ensuite vendu à Gazprom) qui furent équivalentes à une dévaluation de 10 % afin de vendre dans l’UE sans respecter le fond des règles, seulement la forme. Et Angela en rajouta une couche avec une TVA sociale de 3 points, ce qui facilite les exportations (la TVA est remboursée à l’export) et renchérit les importations, soit l’équivalent d’une dévaluation interne de 3 %. Cette stratégie est tout simplement celle d’un passager clandestin, d’un easy rider qui ne paie pas sont ticket d’entrée dans le club. Mais Flanby, lui, ne saisit pas les opportunités; il n’est que Zizi Rider. il n’a pas non plus l’humour de Marx (Groucho, car Fraise Des Bois, visiblement, ne connaît pas l’autre)) qui n’entrerait pas dans un club qui l’accepterait.
Pourquoi les autres pays n’en firent-ils pas autant? Parce que ce serait débuter une course générale au moins-disant créant une énorme déflation en Europe. Et surtout parce que tous les autres peuples ne sont pas soumis au pouvoir en tant que bons luthériens qui ne songent qu’à parfaire leur spiritualité chez eux (Bildung) et laissent à César, ce qui est à César. L’ordnung peut régner, l’obéissance est sacralisée et on a vu ce que cela a donné de 1933 à 1945. Il est clair que si le gouvernement français avait fait cette brutale opération les chassepots seraient partis tout seuls. D’où la démarche en crabe des politicards français: des petits pas homéopathiques, des glissements progressifs de déplaisir pour le peuple, en espérant que celui-ci peuple ne verrait pas trop vite (avant les élections) la « solution finale ».
Et puis, sur demande US relayée par la Gibbye et l’Allemagne, l’élargissement, sans approfondissement, de l’UE aux ex-pays de l’Europe Centrale et Orientale (PECO). Demande US pour éviter que l’ex-URSS ne se reconstitue. L’Allemagne y vit tout se suite la possibilité de reconstituer son ex-hinterland d’esclaves 39:45. D’ailleurs, l’Allemagne, en solo, a reconnu tout de suite la Croatie où avait sévi Ante Pavelic allié d’Hitler, lors de l’éclatement de la Yougoslavie. On a vu arriver ainsi dans l’UE une masse de pays très low cost. C’est dans ce contexte-étau institutionnel que la production allemande a pu dominer toute l’UE. Elle a été prodigieusement avantagée sans que Bruxelles réagisse, ni les collabos français, fussent-ils socialistes. Voilà une liste de quelques avantages:
*la délocalisation, la sous-traitance, l’achat low cost dans les PECO; c’était permis et même conseillé par la « concurrence libre et non faussée » qui ne fonctionne bien pour faire baisser les coûts que s’il y a des différentiels (de droit social et syndical, de coût de la vie, de cotisations sociales, etc.) importants; Ainsi le Made In Germany a été remplacé par le Made by Germany (assemblage du produit fini après découpage de la chaîne de valeur en fonction des « avantages compétitifs » des différents Pecos. Plus fort encore: avec l’euro l’Allemagne gagne en plus sur les taux de change des monnaies de ses fournisseurs déjà low cost et hors zone euro! L’automobile française, surtout Renault firme détenue à 20 % par l’Etat!, a imité ce modèle d’extension du lebensraum de l’Allemagne vers l’EST. La Suède fit de même avec les pays baltes. il est à noter que ces merveilles ne sont possibles qu’avec des pays proches, sinon les frais de transport viennent trop alourdir la facture. Hélas pour eux, les pays d’Europe du Sud n’ont pas d’hinterland de proximité.
*la subvention de la production industrielle par le secteur des services; en effet les lois Hartz ont créé 7,5 millions de « mini-jobs » à temps partiel à 400 euros par mois pour les travailleurs peu qualifiés et surtout les femmes. C’est le secteur services qui a, et de très loin, créé ces petits boulots, ce qui a drastiquement diminué le coût de leurs prestations à l’industrie. Le poids du temps partiel fait qu’en réalité on travaille en moyenne moins longtemps en Allemagne qu’en France, ce que cachent les statistiques compradores qui disent le contraire.
*des tarifs de l’électricité bien plus faibles pour l’industrie que pour les usagers domestiques qui subventionnent ainsi l’industrie ; l’usage à marches forcées des centrales au lignite en vue d’une électricité nationale et moins chère quoique fort peu verte. Au passage les fumées et pollutions partent vers l’Europe de l’Ouest mais sans que l’Allemagne pays pour ces nuisances chez les autres. Il faut dire qu’en Allemagne la législation permet, afin d’exploiter le sous-sol, notamment le lignite, d’exproprier, de détruire des villages et même leur cimetière. Là encore, en France les escopettes et les tromblons partiraient tout seuls. En Allemagne, on se réfugie dans la lecture de la bible au lieu de luther.
*l’usage massif de « travailleurs détachés » (directive ad hoc de 1996) dans l’agriculture; travailleurs à 4 euros de l’heure, logés dans des hangars sommaires et payants, sans heures.sup car elles ne sont pas comptées. Ajoutés aux ex-kolkhoses de l’ex-RDA (fermes de 3 000 hectares) élevant des milliers de porcs, de poules, de vaches pour faire du bas de gamme (l’Allemagne n’a pas d’AOP et se bat du reste pour leur disparition), on a une bouffe low cost, ce qui permet de moins payer les travailleurs ainsi que l’avait bien vu Ricardo. En outre, l’Allemagne est moins regardante que la France sur les règles sanitaires et de toxicité. Tout cela alimente la surproduction à bas prix, ce qui a, par exemple, facilité la crise du lait en Europe et en France. Usage aussi massif d’immigrés avec ou sans papiers. Avec les délocalisations et autres et les travailleurs détachés, l’Allemagne a pu se constituer une cour de féaux-PECO, qui la suivent aveuglément à Bruxelles.
*de faibles impôts locaux, dus au manque d’entretien des infrastructures et aux jobs à 1 euro de l’heure que les chômeurs doivent avoir dans les collectivités locales (ou associations) pour toucher leurs indemnités; une grosse baisse des retraites et des cotisations sociales qui diminuent largement les charges pesant sur les entreprises; vive la concurrence libre et non faussée.
*l’aide des banques régionales, où figurent les collectivités locales et les länder, qui prêtent à bas taux d’intérêt aux entreprises intermédiaires. Ces banques ne sont pas solides et c’est la raison pour laquelle l’Allemagne les a fait exclure de l’union bancaire européenne. mais cela explique partiellement le bon financement des grosses PME allemandes alors que les banques françaises préfèrent la spéculation et les produits financiers dérivés.
*une aide solide aux trusts chimiques (Bayer, BASF, etc. , ex-fleurons du zyclon B) et automobiles pour limiter au maximum la réglementation européenne contre la toxicité des produits (dont pollutions au diesel). Récemment un groupe ad hoc à Bruxelles a décidé, avec le vote favorable du représentant de la France, quoiqu’en dise la menteuse Ségolène, de ne pas fixer des normes diesel trop élevées et de donner un important délai d’adaptation aux firmes tricheuses, dont la célèbre Volkswagen. L’Allemagne, cependant, menait le bal des hypocrites.
*une politique du logement à bas coût, ce qui diminue la pression sur les hausses de salaires. la chose, fondée sur le primat de la location et des logements sociaux-publics, est bien facilité par la démographie en berne de l’Allemagne. La France au contraire a abandonné l’aide à la pierre (surtout construction publique) pour l’aide à la personne afin de faciliter la résolution du problème du logement par le seul marché.
Le lecteur aura remarqué que j’ai abandonné les épithètes (doryphores, schleus, etc.). Est-ce que cela change quelque chose au fait que l’Allemagne s’est vue accorder par les autres pays le droit de faire la pluie et le beau temps en Europe? Il est vrai que l’Europe du Sud était devenue très minoritaire dans une UE à 27 (28 maintenant) regroupant les PECO, les pays d’Europe du Nord luthériens de même idéologie que celle de l’Allemagne et la Grande-Bretagne hyper libérale. La bonne nouvelle est que le Brexit va diminuer le poids du néolibéralisme dans l’UE. Si Flanby veut en profiter… Pour envoyer la puissance allemande à la niche, c’est simple: menacer celle-ci d’un Frexit.

Compléments sur le PIB et le trucage des statistiques ou leur mésusage

Classé dans : politique — 23 août, 2016 @ 11:29

Le PIB camoufle des transferts d’activités en montant en épingle le total plutôt que la répartition entre secteurs et la façon dont il se forme ou est constitué. Depuis la mise en place du néolibéralisme, il y a déjà 30 ans (1983 en France sous Tonton et avec le curé Delors, le pape du libre-échange dans l’UE et le toutou caché de l’ordo-libéralisme teuton associé au libre-échangisme anglo-saxon), les entreprises, libres de transférer leurs capitaux et de courir après la maximum de profit réclamé par la finance, les fonds de pension en capitalisation, la valeur pour l’actionnaire, ont à la fois sous-traité et délocalisé. La sous-traitance (par exemple des activités de nettoyage, de gardiennage, de sécurité, de la comptabilité ou de l’informatique, contentieux, etc.) a fait passer des activités de la valeur ajoutée industrielle (car comptées dans la VA de la production manufacturière) vers le secteur des services. Ce qui explique en partie la baisse de la part de l’industrie dans le PIB puisqu’elle a rejoint la part des services. Parallèlement, le secteur des services s’est gonflé de toute une série de fonctions parasitaires comme la publicité, la communication, la promotion des ventes et le marketing, etc. La moindre des choses voudrait que ces activités soient exclues des dépenses d’exploitation des entreprises et ne soient payées par elles que sur le bénéfice après impôt sur les sociétés. Le secteur des services ayant ainsi doublement gonflé, cela crée un effet d’optique: la place relative de la production dans le PIB régresse même si elle reste la même en valeur absolue, voire progresse.
Les délocalisations d’entreprises (ou la sous-traitance d’activités industrielles à l’étranger) ont aussi fortement contribué à la diminution de la VA productive car les usines (investissement direct à l’étranger) ont été largement transportées ou créées à l’étranger pour profiter des pays low cost (salaires charges sociales, contraintes de sécurité et d’environnement). Au passage, on se débarrassait des syndicats puissants de la vieille Europe, des contraintes écologiques (ce qui explique que la Tudesquie pollue de moins en moins hormis ses centrales au lignite), de » la gestion des déchets » (sous-traitée à la mafia napolitaine), etc. La chaîne de valeurs était découpée en rondelles de sous-traitance en fonction des coûts de production ici et là et on faisait le montage au pays. C’est le remplacement du made in Germany par le made by Germany. Or si cela accroît les importations, cela conserve la valeur du produit tout entier puisqu’il est vendu et exporté par celui-ci. En revanche, la VA industrielle reste dans le pays où elle est produite et disparaît du pays qui a délocalisé ou sous-traité. Cela explique que le PIB nominal soit inférieur au potentiel si l’industrie était restée en Allemagne. Par ailleurs, celle-ci se targue d’avoir encore 25 % de son PIB dans l’industrie; ce chiffre mirifique ne doit pas faire ignorer que cette part n’est que relative puisqu’il faut la comparer à celle des services. Or si ceux-ci ont augmenté en volume, la valeur n’a pas cru dans les mêmes proportions car les salaires dans ce secteur ont été laminés par les lois Hartz (2003/4) qui ont fait créer 7,5 millions d’emplois à temps partiels payés 400 euros par mois. CQFD: le PIB ne dit rien des évolutions et des raisons de celles-ci dans les différents secteurs.
Le PIB fait l’objet d’analyses dites de partage de la valeur ajoutée entre le travail et le capital. En gros, en France on est passé de 70 % pour le travail (salaires, primes et cotisations sociales) à 60. Et itou à peu près pareil dans tout l’Occident. le chiffre de 60 % est par ailleurs abusivement gonflé parce que on a inclus, grâce aux gouvernements, dans le salariat des activités appartenant an fait et auparavant au capital: avocats salariés au lieu d’être associés, disparition des agents de change qui se sont retrouvés salariés dans les banques, rémunérations des PDG transformées pour une bonne part en salaires et primes (ce qui, évidemment, diminue le bénéfice imposable). Il y aurait donc à distinguer entre la part des salariés lambdas et celle des dirigeants et autres fonctions du capital. On peut le compléter par la comparaison des évolutions du salaire médian (celui qui partage la population en 2 moitiés égales) et du salaire moyen (le PIB par habitant en donne une bonne image). Force est de constater que l’écart entre les deux a énormément grandi, ce qui signifie que les inégalités ont augmenté drastiquement. En effet, le salaire moyen, contrairement au salaire médian n’est qu’une moyenne comme dirait La Palisse. On nous bassine avec le progrès du salaire moyen sans différencier entre catégories sociales. La différence entre moyen et médian est illustrée par la blague de Bill Gates entrant dans un bar où il y a 30 buveurs: le revenu moyen grimpe de façon astronomique, le revenu médian, lui, ne bouge pas.
Voilà comment on trompe le peuple en interprétant faussement les statistiques et en choisissant les indicateurs susceptibles de le tromper. Et en ne construisant les systèmes d’information que sur les données intéressant le pouvoir et le capital et pouvant berner le peuple. Et en laissant des journaleux compradores se livrer à des interprétations faussées et oiseuse à partir de statistiques tronquées et biaisées.

Zizi Rider, chanoine de Latran au Vatican-(yes I)can

Classé dans : politique — 22 août, 2016 @ 11:15

Flanby est allé réclamer l’absolution (pas le consolamentum des Cathares) au bon pape François. Il pouvait être reçu car il n’est ni gay, ni divorcé, ni défroqué. Chamallow 1er a toutefois toujours vécu dans le pêché car il ne s’est jamais marié bien qu’ayant plombé 4 polichinelles à Ségolène. Ce qui suggère que son engagement pour la France ne serait pas très solide; il est déjà du dernier bien avec la Teutonie et flirte depuis longtemps avec les USA. Et on sait jusqu’à quel point notre François Francaoui est un jésuite confirmé aussi pugnace que Loyola. Et il est jésuite, ce qui facilite la compréhension mutuelle. rappelons que 2 jésuites ne peuvent pas se rencontrer sans rigoler…
L’affaire Sauvage vient nous le rappeler. Le malhomme, toujours aussi Normand (pas Viking), avait pris une décision de grâce partielle, mi-chèvre, mi-chou, mi-figue, mi-raisin, mi-compassion-mi-raison d’Etat vu le caractère emblématique du crime Sauvage ayant assassiné un mari violent et violeur de ses filles pendant 47 ans. L’opinion publique ayant pris parti pour la meurtrière, Flanby devait faire quelque chose mais sans trop vexer la corporation des magistrats. D’où une demie décision de remise de 18 mois de peine devant permettre une libération anticipée. Las le juge de l’application des peines a fichu en l’air cette brillante stratégie de François le Mirifique. Les « petits pois » ont de la mémoire et la rancune tenace. Cette affaire a réveillé les instincts humains de BB, instincts longtemps cachés par sa dévotion aux causes animales plus qu’humaines ou sociales. BB a donc demandé à Guimauve le Concurrent d’assumer maintenant une grâce totale pour Mme Sauvage. Cela va être dur pour notre président bifide: voyez mes ailes, je suis oiseau, voyez ma peau, je suis souris (chauve surtout comme chez la Fontaine), de prendre une décision qui risque de queuillir à froid une partie de l’opinion alors que tous les votes vont compter pour ne pas arriver 3ème aux pestilentielles de 2017. Car Edam le Rouge est la réincarnation du petit père Queuille qui a prononcé cette immémoriale sentence: il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre. C’est du reste le fond de la doctrine néolibérale: la société avance spontanément et toute seule vers le mieux à condition que les gouvernants ne s’en mêlent pas. En réalité, la « main invisible » du marché a reçu un solide coup de pouce: ce sont les gouvernants qui en tout dérégulant ont permis son expansion; le vase des toilettes étant la planète tout entière.
Le but de cette visite était évidemment très intéressé; il s’agissait de se rabibocher avec la Catho après l’épisode du mariage pour tous (sauf pour lui). Papoter avec la papeauté pourrait ramener quelques électeurs dans le giron socialiste. On ne sait pas si la mission a réussi et on se demande ce qu’il en reste une fois le Pape ôté?
Le jésuite, en tant que Lying Dutchman, envoie son sbire, l’ex-trostskard et ex-repris de justice Cambadélis, faire sa course aux présidentielles. Camba s’est félicité de ce que le Monte-En-L’aire de Frangy se porte candidat. Il espérait que ce serait aux primaires car le mol Edam le Rouge ne peut que bénéficier d’une dispersion des candidatures, ce qui, en montrant la divison du PS, fait passer Malborough II, maréchal de la lapalisssade, comme l’homme du rassemblement et surtout le seul candidat ayant assez de potentiel « suffragique » pour se placer dans la course contre Tsarko et la Marine. Las, Monte-en-L’air, le haï du rose PS légitimiste, n’a pas dit s’il participerait à la primaire bidon des socialos. Il n’y a aucun intérêt car en perdant contre le France-Ouais il serait obligé ensuite de le soutenir. Or il ne peut que perdre car la primaire, comme chez LR, sera organisée pour. Seul, notre nouveau et apprenti baron de Münchhausen, est pourtant incapable de se soulever lui-même dans les sondages car la place est déjà prise par Méluche. La « gôche », dont l’électorat potentiel ne dépasse pas 36 % des exprimés, est totalement éparpillée et ne montre que la lutte des Ego dressés sur leurs ergots (ergo sum, mais pas cogito). La moindre des choses, si on fait un peu de politique sérieuse, serait que les Duflot, Méluche, Montenbourg, Hamon (commandement) et autres futurs aspirants à la notoriété (le fameux quart d’heure de célébrité) s’allient pour faire front et, placés ainsi en position de force, négocient un ticket avec le Néerlandais: lui président, un des autres premiers ministre, sur la base d’un vrai programme socialiste de changement contre l’Europe hyper libérale et teutonisée. Si non, le capitaine de pédalo ne sera que 4ème et Tsarko vaincra. Pauvre France! Mais quand les jésuites font de la politique, c’est le seul résultat à attendre en 2017.

Affaire du burkini de Sisco: les politicards font tout pour minimiser

Classé dans : politique — 20 août, 2016 @ 11:18

Le procureur de Bastia, non indépendant du pouvoir comme tous les magistrats du parquet, a annoncé triomphalement que cette affaire n’avait rien de religieux: c’était une rixe provoquée par des Maghrébins afin de privatiser une petite plage. Cette affaire, plus les propos de Vallse et du Che sur la discrétion de l’Islam, a semé la confusion, qui est entretenue par les politicards afin de ne pas être accusés d’islamophobie tout en ayant l’air de répondre aux attentes, en général de droite, de certains des Francaouis. Remettons un peu d’ordre et de distinction des dimensions en jeu dans ces problèmes d’identité culturelle et de communautarisme anti-universalisme républicain.
En premier lieu, il y a à séparer la religion de ses acteurs. L’Islam est comme toutes les religions qui, par essence, donnent des règles de bonne vie aux gens. Or dans une société moderne, plurielle, tolérante, égalitaire (en principe), acquise aux libertés individuelles d’expression, de pensée et de pratiques, le pouvoir politique doit se méfier de toute conception du monde (religieuse ou idéologique) qui prétend détenir la vérité du bien et du mal, qui pousse à normaliser les comportements dans une seule direction, qui essaie de l’influencer pour transformer ses vues en normes sociales pour tous. C’est du reste pourquoi le sens profond de la laïcité est la neutralité du pouvoir politique et du droit vis-à-vis des conceptions du monde associée à la liberté individuelle de pratiquer sa religion ou de propager ses conceptions pour autant que cela ne détruise pas l’espace public. La seule spécificité de l’Islam est que sa doctrine ne sépare pas le religieux du politique, ni même le privé du public. Il est donc tout à fait légitime que le pouvoir et les citoyens veillent à éviter que cette religion ne phagocyte le politique qui doit rester indépendant de toute conception particulière du monde puisque sa finalité est l’intérêt général, le bien commun et public.
Remarquez que c’est là qu’est la trahison de leur mission par nos politicards depuis 30 ans: ils ont favorisé une conception spéciale du monde, à savoir le néolibéralisme économique, la concurrence sauvage, l’utilitarisme, la réduction de toute chose aux « eaux glacées du calcul économique ». D’où le fait que notre actuel président ne soit en fait qu’un comptable (de la Cour des Comptes). Ce qui fait forcément tâche d’huile: si le pouvoir politique admet qu’une conception particulière le domine, pourquoi pas celle-ci ou celle-là? Or il est assez facile de voir que les spiritualités religieuses ont un contenu bien moins matérialiste et réducteur que le néolibéralisme et sont donc perçues à nouveau comme bien plus légitimes que la démocrassouille libérale, sans principes substantiels, réduite à une procédure électorale périodique.
Ensuite, il convient de distinguer la religion de ses acteurs: individus, groupes culturels et cultuels, communautés organisées, entrepreneurs de religion, prêtres. On doit aussi discriminer entre la religion, son dogme, son contenu et les pratiques de ses porteurs ou véhicules dans les espaces sociaux. Il est clair que l’énorme majorité des croyants et pratiquants de l’Islam ne cherchent pas à imposer leurs vues, se concentrent, à l’instar des luthériens, sur leur formation morale personnelle, ne font pas de prosélytisme ni d’affichage ostentatoire de leur foi. Il est donc tout à fait inapproprié de faire porter aux croyants lambdas et à la religion une part de responsabilité pratique dans l’islamisme radical. Cela dit, bien qu’en toute innocence et au nom des libertés individuelles, certains revendiquent de pouvoir porter l’habillement de leur choix. Ils ne voient pas que cette attitude normale va être récupérée par les entrepreneurs de religion qui vont en faire un étendard pour avancer et pour crier à la discrimination religieuse. Ces entrepreneurs (car il y va non de la religion, mais de leur pouvoir et de leur statut y compris financier) exploitent avec bonheur les libertés qu’offre la culture occidentale des droits de l’homme et à la différence. Ils se servent de ces principes pour les retourner contre l’Occident pluraliste et démocratique. Une défense possible de nos libertés seraient d’exiger la réciprocité: burkini en France si bikini (en excluant la taule pour les porteuses) en Arabie Saoudite. Cela demanderait du courage à nos politicards.
Les responsables indirects mais en premier sont les communautés organisées, voire manipulées, de retour à l’Islam des origines: Salafisme, Frères Musulmans et autres courants puristes et rigoristes répandus en Europe par nos richissimes amis pétroliers et acheteurs d’armes via des fondations et des activités charitables. Ces communautés ne font aucune concession sur leur identité et tiennent à ce qu’elle soit visible; d’où les protestations de ceux qui disent qu’interdire le burkini c’est vouloir les rendre invisibles comme femmes musulmanes. C’est faire abstraction de ce que des dirigeants religieux et communautaires se servent précisément de cette ostentation pour faire avancer leurs pions de l’islamophobie. Cela n’induit naturellement pas le terrorisme et cela fait partie du programme identitaire consistant à obtenir par rondelles des concessions pour la visibilité sans cesse accrue de l’Islam puriste. Et les politicards, en faisant des “accommodements” raisonnables (dont l’insupportable droit d’égorger des animaux sans étourdissement préalable) à des fins électorales sont tombés dans le piège de la stratégie des petits pas, voire du salami chère à Staline: tout accommodement est un point de non-retour et la préparation du suivant. En outre, le burkini est loin d’être le seul signe de visibilité; d’autres existent déjà et sont parfaitement autorisés (voile, tenues masculines traditionnelles d’ordinaire pratiques là où il fait 45 degrés, ramadan, mosquées, nourriture halal, horaires hommes/femmes dans les piscines, prières dans la rue, etc.). Le burkini est potentiellement un signe religieux ostentatoire destiné par les entrepreneurs de religion à provoquer de façon à “étendre le domaine de la lutte”. Un pouvoir politique soucieux de cohésion sociale, d’universalité ne peut admettre une extension de la visibilité ostentatoire dont l’effet probable est de faire monter les tensions entre communautés et de faire revenir la société globale sur l’égalité femmes/hommes, sur le droit d’être homosexuel, d’être incroyant, de critiquer les religions, d’apostasier et même de blasphémer. Ce qui est alors exploité avec bonheur par les émules de Daech.
Le procureur de Bastia parle d’actes de petits caïds voulant monopoliser une plage et, au passage, il gomme le burkini en tant qu’ostentation identitaire. Il rabat le danger de son exploitation identitaire et religieuse sur un comportement mafieux. Ce monsieur n’a sûrement jamais vécu en Arabie, ni même dans un quartier communautarisé. Il saurait alors que la culture qui y règne fait fi des espaces communs et publics. Les individus n’ont de devoirs que vis-à-vis de leur famille, de leur tribu ou clan, de leur communauté; polluer ou gêner l’environnement et les autres habitants n’est pas condamnable; au contraire, c’est afficher l’existence du clan auquel tous doivent le respect malgré ses incivilités. C’est du reste l’explication principale de l’omerta de bien des Musulmans: même si on n’approuve pas, on ne va pas dénoncer un coreligionnaire, un membre de la communauté. Et quand les incivilités culturelles rencontrent la densité et la concentration d’une communauté dans un même lieu de résidence, alors tout est prêt pour le communautarisme, la vie à part, le succès des entrepreneurs de religion, lesquels sont pour la plupart pacifiques.
Et il y a encore un acteur; les frustrés, les stigmatisés dans leur amour-propre, les exclus de la consommation et même des cinglés. Il devient alors facile de rejeter ce qu’on aurait aimé et de s’exonérer de toute culpabilité en rejetant toutes les causes de sa situation sur la société. Cela tombe bien car elle est décrite comme raciste, colonialiste, islamophobe, impie, pourrie et dépravée par les Imams rigoristes et, naturellement, par Daech. Il devient donc saint de contribuer à faire exploser cette société, ce qui, au passage, rachète les péchés. On devient enclin à préparer une action d’éclat mais il ne faut pas se faire repérer. On pratiquera donc un art ancestral (et une recommandation en territoire hostile) de l’Islam: la dissimulation. Notons que cette stratégie n’est pas propre à l’Islam; c’est le fait de toutes les communautés persécutées. Il importe donc aux entrepreneurs de religion, ceux qui sont très minoritaires, violents que la société soit décrite comme discriminatoire même si ce n’est pas le cas. C’est le sens de tous les hurlements contre l’islamophobie française. Cela apporte aux potentiels révoltés et aspirants terroristes les justifications nécessaires pour passer à l’acte.
Il y a donc une espèce de continuum, d’enchaînement potentiel entre la visibilité revendiquée, l’attaque en règle de notre mode de vie, le refus de la laïcité, le communautarisme, l’entreprise de religion et les activistes dévoyés et instrumentalisés. C’est cette percolation entre les facteurs de conformation des comportements, cet enchaînement et cette interpénétration des causes que nos politicards ne voient toujours pas car leur seul but est de se faire réélire en racolant partout, y compris dans les communautés potentiellement créatrices de problèmes pour le vivre ensemble et notre modèle sociopolitique.

Flanby, quand fais-tu revoir les indicateurs de richesse du pays?

Classé dans : politique — 15 août, 2016 @ 11:31

Sans doute jamais car ce serait empiéter sur la toute-puissance de l’administration énarchique, laquelle gouverne de fait à partir de sa forteresse technocratique et libérale de Bercy. Il en provient et, naturellement, ne saurait faire de peine à ses collègues qui alternent les postes dans le privé juteux (surtout bancaire, d’où le peu de considération de nos élites pour la production industrielle), la haute fonction publique et la politique politicienne. Or, cacher la réalité avec des statistiques truquées et des informations ad hoc construites pour le pouvoir et lui seul et ne donnant donc qu’une représentation tronquée de la réalité, est la technique la plus simple pour dissimuler la vérité et conserver le pouvoir: pas vu, pas pris.
Les indicateurs, informations et statistiques nécessaires à une bonne compréhension de la situation du pays sont de deux sortes: de flux et de stock. Sur le stock, c’est la bouteille à l’encre car il est fort mal connu, peu enregistré par l’Etat, sous-évalué par les collectivités locales, envoyé à l’étranger (on parle de 500 milliards d’actifs évaporés dans des paradis fiscaux). Le stock immobilier est par ailleurs souvent inestimable (châteaux de la Loire, par exemple, et tout bien historique et culturel acheté par les Emirs qui en retour nous achètent des armes, oeuvres d’art des musées), ce qui n’empêche pas le gouvernement de brader les bijoux de famille pour équilibrer son budget et réduire la progression du déficit. Le stock de valeurs mobilières est soumis aux fluctuations du marché boursier et par ailleurs la valeur d’une action n’est maintenant établie qu’en fonction de son prix de marché, lequel dépend des dividendes versés et des plus-values la concernant. Plus un pays est en crise plus la valeur de marché de ses actifs diminue et, donc, ces derniers peuvent être rachetés à bas prix par l’étranger. C’est ce qui arrive à la Grèce étranglée par les exigences austéritaires des Schleus. On peut même se demander si cette politique de mise à genou d’un pays n’est pas délibérée, justement pour permettre aux Doryphores d’acheter ces actifs bradés par suite de leur politique. C’est plus malin que de tout détruire comme en 39/45 et plus efficace. la Teutonie a inventé la bombe propre à neutrons financiers. C’est moins violent que de voler des tableaux comme Goering. On estime (pour l’instant car la Vert-De-Grisie amie des USA s’applique à tout torpiller) à 10 000 milliards d’euros les actifs des Francaouis, surtout constitués de biens immobiliers, de PEA, d’assurances-vie et de livrets A. Pour l’instant car la politique européenne, sous la direction de Die Grosse Angela, fait que l’Espagne, le Portugal [les immeubles vides de ces pays sont déjà rachetés pour une bouchée de pain par des Casques-A-Pointe], l’Italie et le France sont sur la liste des prochains pays spoliables par les Tudesques et leurs copains du Nord et de Wall Street. Il serait donc très urgent que Flanby réagisse contre cette Europe-là. Beaucoup d’actifs sont immatériels et peu évaluables car d’essence qualitative (les AOP et la qualité des produits, les logos, les labels, les réputations, le niveau de la recherche et de scientifiques, la qualité de vie, la culture…). C’est justement cela que Bruxelles se prépare à dynamiter avec le TAFTA avalisé en douce par Zizi Rider. La valeur de la richesse, exprimée à partir du stock d’actifs, est donc hautement problématique car elle ne dépend plus de leur intérêt historique et qualitatif et culturel mais de leur valeur de marché (comme pour les tableaux et les oeuvres d’art et cela depuis longtemps) et que cette valeur, devenue un prix, dépend des circonstances de la concurrence mondiale et de l’état du pays. La richesse du pays est par ailleurs diminuée par la dette privée et publique et augmentée par les créances et actifs à l’étranger, ce dont on n’a qu’une idée fort approximative car les statistiques d’Etat s’en moquent comme des premières chaussettes en soie rouge de Ballamou..
Sur le flux, on a le sacro-saint PIB qui mesure la richesse produite en une année et permet d’afficher le taux de croissance. Le PIB, c’est l’ensemble de la valeur ajoutée produite, vendue et achetée, mesurée en unités de compte monétaire. On voit que le PIB ne s’intéresse qu’à ce qui est marchandisé et valorisé; foin de ce qui n’est pas vendu comme le travail domestique, le travail clandestin au noir, le bénévolat. Foin, en principe, des trafics illicites qui permettent à bien des gens de survivre faute de travail. Encore que certains pays innovent en comptant la prostitution (officiellement en luthérienne Doryphorie, en loucédé en Gibbye). En France certains préconisent de légaliser la vente de cannabis; bravo car cela augmenterait le PIB. Ce dernier ne compte pas non plus les « externalités » positives comme par exemple la qualité des infrastructures ou de l’éducation et font des négatives un ressort de croissance: plus il y a de nuisances, de catastrophes, d’accidents à réparer, plus le PIB s’accroît. Le PIB ne dit évidemment rien sur la qualité de la vie, sur le bonheur réel, sur le bien vivre, sur les inégalités, sur la pauvreté. Heureusement des tableaux de bord en ces matières ont été conçus et mis en place notamment par le PNUD ou, en France le BIP 40, 40 indicateurs de pauvreté, créé par le Réseau Alertes Inégalités (RAI, réseau associatif car le pouvoir ne s’intéresse pas à ça). Et on est obligé de constater que le PIB compte la consommation, y compris celle de produits étrangers comme vecteur de croissance! C’est pousse au crime contre la planète et cela fait fi du déficit commercial qui dure depuis plus de 10 ans, ce qui se transforme en emprunts à l’étranger pour continuer de lui acheter à crédit. C’est l’astuce des Doryphores, celle qui a tué la Grèce par suite de la dette privée (notamment auprès des banques teutonnes qu’on a sauvées bien plus que la Grèce) devenue pourrie avec l’austérité tudesque.
le PIB ne permet pas de s’y retrouver en ce qui concerne la consistance réelle du flux de richesses car il met en quelques sorte toutes les activités marchandes sur le même plan dans un gigantesque fourre-tout où une chatte ne retrouverait pas ses petits. Et ile ne permet de s’y retrouver en ce qui concerne la circulation des flux économiques entre acteurs, ce qui nous fait régresser bien en deça du fameux tableau d’échanges économiques du physiocrate (avant 1789, imité de la circulation sanguine découverte par Harvey). N’étant ni physiocrate, ni technocrate, je vais me contenter de donner quelques principes de construction d’un véritable tableau de production, de circulation et de répartition de la richesse pour aujourd’hui.
* commencer par disqualifier le rabattement actuel du revenu national sur le PIB dont il serait l’équivalent comptable strict (ah! les eaux glacées du calcul égoïste cher à Marx). On doit, pour notre but de vérité de la répartition et de la grandeur réelle du flux de richesse, se concentrer sur une approche sui generis du revenu national.
* partir de la production, le vrai secteur de création des richesses et de la valeur. on doit donc commencer par totaliser les valeurs ajoutées produites dans les secteurs primaire (extraction minière, produits agricoles, pêche, forêt) et secondaire (transformation, produits manufacturés, produits agro-alimentaires). Et comme la production doit être livrée aux consommateurs pour conserver sa valeur, on ajoute la valeur ajoutée des transports et des activités de distribution Cela nous donne le revenu national primaire, le RNP. Les productions des établissements publics, industriels et commerciaux (EPIC) en font partie.
* calculer le revenu national secondaire (RNS): les services en concurrence internationale et exportables (logistique, ingénierie, NTIC, banque et assurance, téléphonie, cinéma et vidéos ou jeux, etc.). Cela pour moi ne concerne que les services qui sont un adjuvant à la production, à la productivité et qui sont sources de rentrées par exportation. Le RNS comprend aussi toutes les dépenses sociales et collectives faisant partie du financement des prélèvements « obligatoires » (Sécu, services publics). J’exclue donc tous les services à usage domestique comme la coiffure, les assurances privées, les services à la personne qui ne sont produits et consommables que localement. et qui surtout font partie de la dépense des revenus acquis dans le RNB. Si vous achetez une vidéo ou une place de cinéma ou de théâtre, c’est sur vos deniers personnels après avoir reçu votre revenu acquis dans le secteur productif.
* RNP plus RNS donne le revenu national de base brut (RNBB), c’est-à-dire l’assiette et la source de tous les revenus. Le RNBB est à examiner maintenant en fonction de sa répartition et de son affectation. le RNBB se ventile entre: les salaires directs et indirects (retraites et cotisations sociales payées par les entreprises), les profits (distribués ou dividendes et réinvestis, les rémunérations des dirigeants que les politicards ont laissé être assimilées à des salaires pour une bonne part), les impôts et taxes et cotisations sociales prélevées sur les revenus, dont CSG-RDS (les prélèvements dits obligatoires qui font actuellement 46 % du PIB), les redevances en tout genre qui sont des impôts déguisés, les frais bancaires qui sont considérables et toujours oubliés (agios, commissions, intérêts, soi-disant frais en tout genre; le pouvoir autorise depuis toujours une véritable rente des banques privées prélevées sur leurs clients). Pour plus de clarté, ajoutons que le RNBB, après déduction des seules impôts, taxes, cotisations, redevances (aux niveaux nationale et des collectivités locales), devient le revenu national de base net (RNBN).
* pour chaque catégorie d’acteur, on pourra ainsi calculer son revenu net et l’affectation de ses dépenses; par exemple pour un salarié: frais bancaires, assurances privées, services privés, achats divers… on voit bien ainsi que si les services privés et autres dépenses font partie du PIB, ils ne relèvent pourtant pas du revenu national, car ils ne sont qu’une affectation de celui-ci à la dépense ex post après son calcul dans le RNBN et sa formation dans le RNBB. C’est ainsi qu’on peut mesurer la formidable perte de flux de richesse du pays (perte qui s’accumule ensuite en stock car les effets des pertes sont cumulatifs dans le temps) depuis que les gouvernements ont abandonné l’industrie au profit de la finance, qui n’est qu’un prélèvement sur la richesse produite, et laissé le pays flotter aux vents mauvais de la concurrence ordo-libérale et tudesque qui sévit en Europe depuis 1957.
On comprend ainsi combien la structuration des statistiques officielles par le pouvoir politique et ses sbires est un enjeu politique; notre petite expérience de pensée, bien qu’approximative, a permis de lever le lièvre de la raison cachée pour laquelle le pouvoir (francaoui, européen, de l’OCDE, etc.) ne s’intéresse qu’au PIB. C’est pour se concentrer sur la croissance qui détruit la planète, ne prendre en compte que ce qui est valorisable et marchand et cacher les diverses prédations capitalistes et étatiques qui pèsent sur les salariés et les petites entreprises.

Adieu veau, vache, cochon, couvée

Classé dans : politique — 10 août, 2016 @ 10:44

Flanby, le laid au pot car il a eu le cul bordé de nouilles en 2012 (élimination du priapique DSK, détestation de Tsarko, ralliement des concurrents de gauche à sa candidature, dont Montebourg et Méluche), a un esprit libéralo-capitaliste qui le pousse à la fois à l’optimisme et à la politique du chien crevé au fil de l’eau (le wait and See). Guimauve le Concurrent pense que le capitalisme s’autorégule automatiquement et produit le « meilleur des mondes possibles » à condition de ne rien toucher à son évolutions spontanée, ce qui est la doctrine libéralo-capitaliste. Notre moderne Pangloss n’a vu dans la crise de 2008 qu’un avatar des tribulations d’un capitaliste en Chine, croit que le capitalisme est naturellement cyclique et qu’après une phase de déréliction il y a toujours une étape de reprise. Il suffit d’attendre et la croissance reviendra; et il suppose que ce sera avant la fin de son 1er quinquennat. Comme soeur Anne, cet âne attend, ce que lui disent aussi les charlatans de l’économie de l’offre comme Maqueron, la reprise pour rapiécer son manteau d’Arlequin et redorer son blason.
Las, notre Aliboron, enfermé dans son minaret élyséen et protégé des mauvaises nouvelles par ses sbires ne voit que la reprise qui merdoie et le concurrent Tsarko qui poudroie. Pas de croissance au 2ème trimestre, agriculture en berne, tourisme à la dérive, Brexit, crise chez les BRICS, concurrence exacerbée des « PIGS », attentats non stop, banques européennes en grandes difficulté, extension de la spéculation, menace d’une nouvelle crise économique et financière mondiale, afflux de migrants. Fraise des Bois comptait sur une victoire de la France lors de la coupe de foot européenne; c’est manqué. Les Francaouis au Brésil ont démarré les JO dans les choux, ce qui ne va pas lui profiter. Malgré les truquages des statistiques, les radiations, la formation annoncée de 500 000 chômeurs de plus (sans doute des stages parking car les moyens ne suivent pas; ce n’est pas trop grave car le but est de désinscrire les 500 000 soi-disant formés de Pôle-emploi) l’emploi continue de se dégrader. Mais maître Boronali continue de peindre l’avenir en rose car il pense disposer de martingales imparables dans le cirque électoral qui s’annonce. Il croit qu’il sera au moins 2ème aux pestilentielles de 2017, ce qui lui vaudra réélection (le retour de Martin Gale) par la grâce d’un n’importe qui sauf la Marine. Tsarko fait le même pari. Tant pis pour le pays et le socialisme: perinde ac cadaver pourvu que la Compagnie de Jésus perdure, pourvu que le social-libéralisme continue d’avoir les manettes avec moi à sa tête. Ce pari repose sur quelques données ou actions de regonflage:
*jouer le (faux) rassemblement des forces électorales de « gôche » via le vote utile sur le thème « avec moi, cela a été moins pire que si Tsarko avait été réélu ou s’il revient au pouvoir ». pour ce faire, on empêche les écolos d’avoir un candidat en divisant leur parti (ça, c’est déjà fait), on menace les frondeurs ou autres comme les amis de Monte En Bourg de n’avoir pas l’investiture du PS, on tente de séparer les Cocos du Front de gauche du camarade Méluche, on promet des postes aux amis comme les radicaux ou les Placé. Je parie qu’on augmentera le nombre nécessaire de parrainages pour se porter candidat afin d’éliminer les petits candidats qui grignoteraient des voix au PS. Il n’est pas sûr que cette ragoutante cuisine électorale fonctionne car la gauche tout entière plafonne aujourd’hui à 36 % des voix. il n’est pas impossible du tout que Méluche arrive 3ème en 2017. Adieu alors la couvée; il restera la cuvée du redressement de la droite alliée ensuite, aux législatives, au FN.
*jouer à fond le jeu sécuritaire, le père de la nation, faire don de sa personne à la lutte anti-terroriste; ça peut marcher car les grenouilles francaouie demandent un roi qui les protège, fût-il un soli-veau (un veau qui joue en solo). Continuer de faire la guerre à l’étranger avec les USA, genre Malbrough et maréchal de la Palisse afin de flatter le sens patriotard des Francaouis. Comme l’on sait, le maréchal un quart d’heure avant sa mort était encore vivant. Et voilà ce qu’il en est de la mort politique de Flanby. Plus de veau, etc. mais il conserve ses poulets
*faire semblant de demander à die Grosse Angela de donner son feu vert à une réorientation moins austéritaire et libéralo-capitaliste de l’UE; le Brexit permet cette manip qui serait appuyée par l’Europe du Sud. il s’agit de faire semblant car in petto notre roi Pétaud est un libéral forcené en total accord avec les prescriptions de Bruxelles (voir la loi El Khonery, par exemple, en tant que « réforme structurelle » du marché du travail exigée par l’ordolibéralisme tudesque). Cela afin de montrer une posture de gauche susceptible de contrer celle du FN et de récupérer les déçus du quinquennat, notamment au pays du petit Quinquin cher à Martine.
*lâcher du pognon ici et là dans la dernière ligne tordue ante électorale; on est fauché et le déficit s’aggravera mais ce n’est pas grave car Bruxelles fermera les yeux; du reste Chamallow 1er lui a demandé de ne pas sanctionner l’Espagne et le Portugal, ce qui a été accepté car toute le monde craint que le Brexit ne fasse des émules. Naturellement le fric atterrira chez ceux qui gueulent le plus fort plus une petite pincée pour les plus défavorisés et une décélération de la charge qui pèse sur les seules classes moyennes. Cela aidera à croire que le pays va mieux. Comme, du reste, une baisse factice du chômage de catégorie 1 via la formation déjà évoquée de maints chômeurs supplémentaires. On lâchera du lest et on assistera à 9 mois en ballon, le temps de la gestation du nouveau Flanby le reconquérant un nouveau mandat en évitant les mandales.
*monter en épingle la lutte contre la fraude fiscale; ce qui est facilité par un don gracieux d’une longue liste de fraudeurs effectué par le land de Rhénanie-Westphalie; évidemment en cachant qu’après seul Bercy est habilitée à lancer des poursuites pénales. On y préfère les transactions secrètes et à fort moindre rendement.
ETC. Voilà ce qu’est la politique de nos jours car le politique a été passé à l’as. C’est que le politique, c’est hard, demande des valeurs et un projet, requiert de la constance et une ligne directrice et ferme. Ce qui est en jeu, ce sont: un projet d’intérêt général, le pacte social dont les principes structurent la constitution et al république, les valeurs communes de justice, de solidarité, d’universalité d’accès à la vie bonne, la laïcité. Réponse de l’impétrant empêtré: what’s me worry.

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