les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

De la désindustrialisation de la France

Classé dans : Non classé — 19 septembre, 2022 @ 11:08

Je viens de lire un bouquin sur le sujet par un certain Dufourcq, patron de la BPI et thuriféraire de Macronescu et du SLC. Cela ne veut pas dire que le livre est sans intérêt. Au contraire, il permet de comprendre le phénomène bien que l’auteur, ne se rende pas compte de ce qu’il explique pourquoi la politique de l’offre pro SLC ne marche pas. Certes, le livre donne aussi de bonnes idées sur les multiples raisons, fort imbriquées, de la désindustrialisation de la France. Mais il y a une cause fondamentale qui régit à mon avis toutes les autres : la contradiction permanente de nos élites politicardes qui veulent la mise en place du SLC en France dès 1983 (sous le francisquain Tonton) tout en freinant des 4 fers pour cause de peur de la réaction du peuple et, surtout, tout en y mettant eux-mêmes des obstacles insurmontables pour cause d’esprit purement fiscariote et pour conserver leur domination politique sur l’économie.
Alors que le SLC exige compétitivité (soit par les prix [productivité par les machines ou par le travail], soit par l’innovation liée à la recherche et à l’investissement), nos politicrads n’ont cessé de charger la barque à grands coups d’impôts et de cotisations, en veux-tu en voilà, dont les fameux impôts de production surtout perçus par les collectivités locales. Nos politicards n’ont pas arrêté de demander aux entreprises de courir en ayant de plus en plus de boulets accrochés à leurs pattes !
Nos politicards ont aussi surchargé la barque des réglementations, normes, contrôles de sorte que les entreprises ne pouvaient plus respirer sans demander l’autorisation aux administrations. Le pouvoir et son administration, celle-ci étant jalouse de son pouvoir de domination sur les entreprises et les gens, ont tué l’industrie et l’agriculture sous le poids de 200 000 normes alors que le SLC est fondé sur l’autorégulation et le moins de normes et de contrôles possibles. Pendant ce temps-là, la concurrence étrangère en faisait le moins possible, ce qui, du reste, a détruit la planète et la protection sociale.
Nos politicards ont très longtemps essayé de tenir la part égale entre les patrons et les syndicats, ce qui nous a donné un droit du travail exceptionnel et handicapant dans la concurrence mondiale ou européenne.
Nos politicards se sont imaginé que pour plier le peuple et les syndicats aux normes de compétition du SLC, il suffisait de faire jouer la contrainte extérieure (raison de l’acte unique de 1986 et du traité de Maastricht de 1992), à savoir les effets de la concurrence. Las, cela ne s’est pas produit tout simplement parce que les politicrads et l’administration impérialistes et technocratiques n’ont pas cessé d’augmenter les contraintes intérieures (fiscalité, normes, etc.). Nos politicards avaient oublié que le peuple français de révolutionnaires ne vendait pas sa peau contre des saucisses, des kartoffeln et des consolations luthériennes. Le Français est, certes, individualiste mais c’est pour pouvoir choisir la solidarité. Sauf chez les 15 % qui sont acquis au SLC (réussite individuelle et matérielle) et votent Macronescu. Le peuple francaoui n’a donc pas marché dans la combine de la contrainte extérieure.
Et, naturellement, le vice fondamental de pensée qui a fait tuer l’industrie française, c’est l’idée typiquement anglo-saxonne que les marchés étant « efficients », autorégulateurs, assurant la meilleure affectation des ressources comme meilleur monde possible, il était inutile de prévoir, de planifier, de programmer, d’aider et subventionner (ce qui était interdit par l’ordo-libéralisme tudesque implanté à Bruxelles) l’industrie, de former professionnellement ; résultat : vive les services auto-adaptatifs, le tourisme, la finance autorégulée, à bas l’industrie, le low cost des acheteurs des centrales d’achat des hypermarchés. Et rappelons aussi que nos technocrates libéraux préféraient la finance à la production : bien plus simple, proche de leur formation de base et où pantoufler pour de gros salaires. Et rappelons encore que les ingénieurs furent déclassés au profit du commerce, du management, du conseil, de la finance, que les filières de formation professionnelle furent abandonnées au profit du bac général. D’où une pénurie de compétences industrielles.

About the death of the Queen

Classé dans : Non classé — 18 septembre, 2022 @ 11:02

Depuis que la reine du Royaume Uni et patronne du Commonwealth a cassé sa pipe sur cette terre, nous avons droit à un extraordinaire et incessant battage médiatique ; la messe (anglicane…) et l’enterrement de demain vont en être l’apothéose. On félicite les millions d’anonymes qui font la queue pendant des heures devant le royal cercueil. The Queen était aimée même par les victimes de la maladie de Charcot ; pourquoi pas ?
On peut saluer cette énorme opération de diversion : un deuil magnifique et coûteux alors que tant de problèmes assaillent la planète. Un dérèglement climatique accéléré, la guerre en Ukraine, ouverte là, et larvée ailleurs, les prix de l’énergie, les pénuries alimentaires, la mort programmée du SLC, le retour aux nationalismes exacerbé par le retour des raretés (avec sans doute des rationnements) avec en prévision la future guerre de tous contre tous pour l’accès aux ressources, notamment à l’eau, l’inflation galopante, la baisse drastique des PIB.
Mais plutôt que de réfléchir et d’examiner comment faire face, nos élites et autres autorités autoproclamées se vautrent dans le mémoriel et le compassionnel.
Pourtant ces multiples crises, que les pouvoirs tentent de glisser sous le tapis en offrant du spectacle aux peuples à la place de solutions autres que les vieilles recettes du SLC, devraient être la meilleure occasion de tout repenser à nouveaux frais. Par exemple, on devrait enfin comprendre que l’énergie est un bien commun, comme l’eau, qui ne peut être géré avec une logique de marché. C’est un bien qui réclame des investissements à long terme, des choix technologiques et collectifs assumés (énergies fossiles, renouvelables, nucléaire, hydrogène, etc. ; quels types de transports et pour qui ? ; quel mode de consommation ? ; quelles normes environnementales et sociales ?, etc.), une planification, une organisation, une gestion partagée et décentralisée.
Eh bien, en face de tels problèmes qui demandent une autre forme de démocratie, une autre culture ou mode de vie, un autre style de rapports sociaux, une autre façon de produire et de consommer, etc. nous n’avons que diversion, spectacle, gain de temps momentané. Why ? C’est parce que nos élites politiques et administratives sont toujours dans le logiciel SLC, c’est parce que les banques et les industries sont engluées dans le dopage aux énergies fossiles et la logique du profit à court terme, c’est parce que les gens sont déboussolés et ont peur de l’incertitude et se raccrochent aux solutions connues du passé, c’est parce que les forces sociales sont sur la défensive et ne cherchent qu’à sauvegarder leurs intérêts, c’est parce que l’individualisme a ruiné l’esprit de solidarité… Les causes sont multiples et sont imbriquées les unes dans les autres et qu’on ne sait comment sortir de cet écheveau. L’hystérésis du passé et des ressources de court terme n’est plus de mise ; la société ne voulant pas mourir finira par s’adapter. Las, la transition risque d’être fort longue et pénible car les intérêts en place sont énormes et car les dépositaires du pouvoir (économique, politique) feront tout pour le conserver afin de défendre leurs privilèges.
Il faudra donc les combattre avec vigueur, ce qui ne veut pas dire les zigouiller pour sortir du SLC. Non, on les fera crever à petits feux en leur enlevant leurs sources de profits et de domination et en leur faisant concurrence : en commençant par travailler pour nous et pas pour eux. On refuse la logique de la concurrence sans fin en consommant et en produisant local, durable, recyclable, économe en énergie et en transports. On nie la logique de l’accumulation et du profit en nous organisant nous-mêmes dans des coopératives, des associations de gestion de biens communs (forêts, lacs, zones de pêche, pâturages, alimentation en eau, etc.), des mutuelles. On sort du travail subordonné, plus ou moins dirigé verticalement d’en haut, soumis aux horaires contraints, surveillé et noté pour travailler pour nous. Contrairement à la doxa macronienne et libérale, les Francaouis aiment le travail à condition qu’il soit autonome et bien fait. C’est, du reste, ce qui explique le succès de l’artisanat de luxe français.

Valeur, richesse et écologie

Classé dans : Non classé — 12 septembre, 2022 @ 8:28

Depuis des décennies, le système libéralo-capitaliste (SLC) est parvenu à substituer la notion de valeur à celle de richesse. Il ne s’agit évidemment pas de la valeur morale (par exemple de chaque personne comme dignité irremplaçable) mais de la seule valeur monétaire, financière, celle qui fait les choux gras des calculs de PIB. Par exemple, on se demande pourquoi la Russie, dont le PIB n’est que de 2 % de la somme des PIB occidentaux de 2, ne s’effondre pas. C’est simple : les PIB sont factices et sont fondés sur des valeurs surévaluées (spéculation) alors que la Russie est riche : ses terres, ses céréales, son gaz, son pétrole, son uranium, ses terres rares, sa population bien formée et patiente, etc. De toute façon, le SLC a clairement exclu toute considération morale car il se présente comme une science économique objective, neutre, purement factuelle et technique, apolitique. Le SLC ne peut pas prendre en compte les richesses détenues par la nature tout simplement parce qu’on ne sait pas les valoriser financièrement. Et aussi, et surtout, parce qu’il s’agit de l’exploiter sans payer les externalités négatives de l’accumulation capitaliste sur elle (ou sur les gens, les personnes, les communautés). Si vous voulez négliger un vrai problème et cacher une des sources de vos profits, le plus simple est naturellement de ne pas le prendre en compte.
Las, la question écologique, posée depuis plus de 50 ans et négligée fort longtemps par des politicards au service des industries, est venue perturber le pacte SLC-démocrassouille représentative. Quel est ce pacte qui a enfermé les peuples dans des espérances illusoires ? C’est celui de l’abondance couplée avec la liberté (Titre récemment paru du philosophe Charbonnier), celui du progrès incessant de la consommation et de la production associé à la Sécurité sociale et à l’assurance de la promotion sociale pour tous grâce à la croissance et à la baisse des prix amenée par le progrès technique et la concurrence. Contre le bonheur matériel et la croissance illimitée, les peuples ont accepté (ils n’avaient guère le choix) de faire confiance à leurs politicrads stipendiés par les puissants et légalement élus. C’est cela le vrai libéralisme : l’étau de fer du travail pour consommer contre les libertés formelles de la démocrassouille libérale. En outre, le néolibéralisme y a ajouté un gros mensonge car l’abondance a été réservée à la seule demande solvable (les salaires baissant), ce qui, en réalité, consiste à valoriser la rareté et même à l’organiser pour les pauvres ! Le vrai mot du néolibéralisme, c’est la rareté, pas l’abondance malgré le gaspillage des ressources et le pillage de la nature.
Las, il est désormais prouvé, et les catastrophes écologiques ne cessent de le faire, que l’accumulation capitaliste ou industrialiste à la soviétique indéfinie et perpétuelle est impossible car les richesses offertes, soi-disant gratuitement, par notre planète sont limitées et non renouvelables au rythme où elles sont consommées, car les risques de la surexploitation sont devenus énormes et sans doute ingérables, car l’incertitude casse toutes les fausses certitudes assurées par la science et la technique. Autrement dit, face à la crise écologique, les sources réelles de la richesse du monde (son patrimoine naturel, sa biodiversité, son autorégulation, etc.) n’ont plus de valeur calculable et assurable sous forme de pognon. C’est ce qui fait du problème écologique une réalité à affronter dans toutes les dimensions qui sont percutées par la catastrophe à venir si rien n’est fait très rapidement.
Or, les domaines impactés par la crise écologique sont fort nombreux et sont surtout interdépendants. Il nous faut réviser nos rapports : à la nature (à protéger ou à exploiter ?), au temps et à l’avenir (temps linéaire du progrès sans fin ou temps des mutations aléatoires ?), à la vérité scientifique (absolue ou relative) et à la place éminemment politique de la science et des savants dans les controverses démocratiques, au mode de vie et de consommation, à la protection sociale et aux assurances (que peut-on assurer dans l’incertitude radicale ?; l’assurance privée fondée sur la responsabilité individuelle, tarte à la crème du « postsocialisme ou postlibéralisme » doit-elle remplacer les assurances sociales qui font « des assistés » irresponsables,), au pouvoir politique (démocratie réelle ou passage à la technocratie savante ; pouvoir partagé ou absolutisme), au territoire (ouvert, fermé, poreux, protégé ou mis en concurrence ?), etc. Les néolibéraux ont déjà leurs réponses : la responsabilité individuelle et l’assurance (rationnelle et individuelle) contre les risques (plus d’assurances ni de protection sociales), la dynamique concurrentielle des prix internalisant les nuisances (genre taxe carbone) : cela revient à marchandiser encore plus le social et à promouvoir les inégalités d’accès aux ressources, à soigner le mal par le mal. Les conservateurs misent sur le retour à la terre et à une forme de monarchie, les fascisants s’en remettent au pouvoir absolu chargé de tout prévoir, répartir et contrôler avec l’aide de scientifiques et de technocrates ou techniciens aux ordres. On sent des tentations de soumettre les peuples au nom de l’écologie (punitive ?) et de leur faire payer les dégâts ou les investissements tout en conservant la folie du SLC concurrentiel, accumulateur et mu par le profit. On s’attend à une espérance hyper technicienne qui inventerait les bonne solutions pour sauver le climat. Bref, au lieu de s’occuper des équivalences et interdépendances entre nature, social, politique, économique, démographie, géopolitique, etc., on continuerait dans les séparations : politique vs économique, national vs international, nature vs industrie, etc. Oremus.

Le gauleiter Macronescu

Classé dans : Non classé — 7 septembre, 2022 @ 4:57

Notre bon prince s’avère être du dernier bien avec M. Scholz, chancelier tudesque. Ils viennent de promettre de s’entraider : du gaz francaoui contre de l’électricité teutonne cet hiver. Macronescu a souscrit à la demande européenne, propulsée par la doryphore Ursula (3615) Von Leyden, de baisser partout de 15 % les achats de gaz russe. C’est marrant car il se trouve que l’Allemagne importait plus de 40 % de ses besoins en gaz de Russie. La mettre comme les autres à 15 %, c’est en fait lui accorder un privilège consistant à lui demander moins d’efforts qu’aux autres pays eu égard à ses engagements précédents. Macronescu en rajoute une louche en lui promettant du gaz (contre de l’électricité) venant de France après avoir été acheté à prix d’or ailleurs.
Macronescu, visiblement, n’a toujours pas compris que l’Allemagne défendait avant tout ses intérêts et qu’il était plaisant que la France subordonne les siens propres à ceux-ci. L’esprit de Vichy n’est pas mort bien que les carottes de l’énergie pas chère soient mortes. Macronescu vient de se rebiffer contre Lévy, patron d’EDF, en oubliant que cela fait 30 ans que la France saborde cet EPIC (et s’en sert comme moyen de sa politique de pouvoir d’achat) pour obéir aux préconisations « teutonnes » de l’UE et se fondre dans le marché (autorégulé qui vient de passer de 100 euros le MWh à 1 000) européen de l’électricité. Pour complaire à l’UE et à ses « Grünen », la France avait fermé FESSENHEIM ; l’Allemagne, elle, va maintenir en service 3 centrales nucléaires qui devaient fermer !
Ou bien, c’est encore pire : Macronescu range volontairement notre pays sous la bannière tudesque. Ce n’est pas ignorer les volontés de puissance, les intérêts et les rapports de force ; c’est abandonner la partie et se soumettre au plus fort. C’est redevenir un gauleiter !

Les gogols libéraux sont arrivés à pied par la Chine

Classé dans : Non classé — 4 septembre, 2022 @ 11:08

Les USA ont pris la tête d’une croisade contre la puissance de la Chine, puissance devenue considérable et qui s’affiche sans vergogne dans le monde : route de la soie, îlots occupés en mer de Chine, hurlements contre des voyages de parlementaires US à Taïwan, reprise en main de Hong Kong, génocide des Ouïghours, phagocytage de l’ONU, etc. La Chine va devenir très bientôt la première puissance économique sur ici-bas. On comprend que les USA se rebiffent car ils perdent peu à peu leur leadership mondial et leur statut de première puissance mondiale. Action-réaction entre nationalismes, tel est ce qui dicte la géopolitique sur cette terre, ce que Macronescu n’a pas encore compris en voulant faire de la France à nouveau une puissance alors qu’elle compte pour des nèfles.
Avant de bander leurs muscles, les USA feraient mieux de se demander comment il se fait que la Chine, misérable et dépecée par l’Occident au XIXe siècle, soit devenue aussi puissante et … polluante ? Élémentaire, my dear Watson : suivant le mot de Lénine, le capitaliste est enclin à vendre la corde avec laquelle on va pouvoir le pendre. Il y a une quarantaine d’années, l’Occident, piloté par les USA et les Anglo-Saxons, dont l’Allemagne, s’est voué au libre-échange sans limites. Dans ce cadre, les capitalistes ont vite compris qu’on pouvait faire fabriquer en Chine pour beaucoup moins cher ; cela permettrait de faire baisser les prix et ainsi empêcherait de faire monter les salaires car les prolos pouvaient acheter moins cher. Au passage, les capitalistes empochaient la plus grosse part du différentiel des coûts de production. Et les politicards étaient contents car si les salaires stagnaient la consommation se développait. Ces couillons de capitalistes n’ont pas compris que les Chinois, issus d’une civilisation bien plus ancienne que l’Européenne, seraient tout à fait capables de voler ensuite de leurs propres ailes après avoir copié les techniques occidentales, que, du reste, nombre d’industriels leur ont fournies gratos sur un plateau d’argent (bagnoles, avions, trains centrales nucléaires…). C’est ce qui arrive maintenant car la technologie chinoise est désormais aussi performante que l’Occidentale. Cela a été facile car les Occidentaux ont accepté des « joint-ventures » avec les Chinois. Au bout de peu de temps, le partenaire occidental est viré et ses brevets sont volés.
La solution est évidemment de ne plus rien acheter à la Chine au fur et à mesure que l’Occident peut rapatrier des industries, ce qui n’est pas toujours évident car la Chine s’est adjugé des quasi-monopoles, par exemple pour les terres rares. Mais l’obstacle principal n’est pas là ; il est dans la division des firmes et Etats capitalistes : certains veulent continuer à acheter car ils vendent beaucoup (pour l’instant ; ô court-termisme financier, quand tu nous tiens !). C’est évidemment le cas de la Doryphorie qui est un Etat mercantiliste et veut vendre ses Mercédès et BMW et produit chimiques aux riches Chinois. Pour acheter le moins possible à la Chine, on peut établir une liste de produits inutiles, néfastes, substituables et les restreindre par des normes drastiques (environnementales, durabilité, toxicité, utilité, etc.). Comme, notamment, les Teutons refuseront ces normes, il faudra remuscler la douane française afin d’éviter que les produits nous reviennent avec une étiquette UE. On peut aussi imposer aux firmes importatrices des critères de décision autres que purement financiers : sur les emplois (nombre, localisation, volontaire, assortis de conditions sociales) , l’impact environnemental, l’utilité… On peut déjà proscrire les jouets, les smartphones, les meubles (on exporte notre bois et on importe des meubles chinois !), les textiles (des tissus en lin alors que le lin est importé de France !).
Il faut aussi montrer à la Chine qu’elle doit respecter les autres, par exemple Taïwan. Pour ce faire, la France pourrait vendre à ce pays une partie de ses sous-marins nucléaires afin de faire comprendre à la Chine (dissuasion) qu’envahir Taïwan lui coûterait fort cher. La Chine n’est forte que de notre esprit mercantile qui fait obstacle à toute morale et de nos renoncements afin de conserver des bonnes relations commerciales avec elle. On pourrait aussi couler tout navire de pêche chinois (surpêche, prises de requins pour leurs ailerons, etc.) s’aventurant dans les zones d’exclusivité des pays ayant une surface maritime (comme le Sénégal dont les zones de pêche sont dévastées par d’énormes chalutiers industriels, notamment chinois ou japonais ou norvégiens).
Et, une fois de plus, on constate l’hypocrisie US et occidentale qui fait se plaindre de ce qu’on a soi-même créé ! Cette hypocrisie se voit aussi dans l’accusation portée conter la Chine d’être devenue le pays le plus polluant du monde. C’est exact mais on oublie de dire que c’est parce que la Chine importe la pollution en produisant pour l’Occident !

Drame de l’énergie et décisions politicardes néolibérales

Classé dans : Non classé — 2 septembre, 2022 @ 11:15

Toute société ou civilisation a besoin d’énergie pour vivre et se développer. Le système libéralo-capitaliste (autant que l’industrialisme soviétique) a exploité ce besoin à mort au détriment de la planète, des populations, de la protection sociale, des services publics. Et, on sait depuis 1972 que cette trajectoire est insoutenable : pollution, changement du climat ; à quoi s’ajoute la raréfaction des ressources (gaz, pétrole, charbon) et le renchérissement des coûts d’extraction. On sait depuis toujours que l’électricité en très gros ne se stocke pas, que la produire nécessite de gros investissements à long terme (y compris pour le renouvelable), que la transporter sur de grandes distances est coûteux. Donc, on sait depuis longtemps que l’énergie est un problème permanent et que l’électricité (énergie secondaire) est un bien indispensable dont les caractéristiques font qu’elles ne peuvent faire l’objet d’un marché comme celui des savonnettes. Eh bien, non : les politicards néolibéraux ont fait de l’énergie et de l’électricité un marché d’offre et de demande à court terme. C’est ainsi que le prix (spot, sur les marchés instantanés, ce que ne disent pas les journaleux) du MWh est passé de 85 euros à plus de 1 000. Saluons l’intelligence des autorités françaises qui ont sabordé EDF (sous pression de l’UE impulsée par les Doryphores) depuis 30 ans et qui ont obligé EDF à vendre un quart de sa production nucléaire à ses concurrents (loi tsarkozyste ANRH), ce que le pouvoir macronien a augmenté d’un quart pour faire face à la hausse des prix de l’énergie pour les Francaouis ! Résultat : un concurrent (du privé) d’EDF peut lui acheter à moins de 50 euros le MWh (tarif imposé par le pouvoir et en dessous du coût de production ; au départ, c’était 42 euros) et le revendre maintenant 1 000 sur le marché européen. C’est plus fort que le miracle de Cana et que la rente perpétuelle.
Tout a été fait pour nuire à EDF et laisser le marché de l’énergie au privé. Par exemple, la filière de surgénérateur Astrid (à neutrons rapides, par fusion au lieu de fission nucléaire, qui produit plus de plutonium qu’elle n’en consomme, qui ne fait pas de déchets radioactifs, qui vise des petites centrales de 6 00 MWh [on peut faire à 300] contre les 1 300 de l’EPR) a été abandonnée par le pouvoir dès 2010 et oubliée par Macronescu qui veut faire construire des petits réacteurs de fission et 6 EPR (avec le succès que l’on sait, celui en Finlande ayant été livré à la production avec 13 ans de retard et à 4 fois son coût initial de 3 milliards ; itou pour celui de Flamanville). EDF a été soumise à la valse-hésitation du pouvoir : on ferme ou on fait du nucléaire ? Du coup, EDF n’a plus recruté ni formé les compétences nécessaires, d’où son incapacité à gérer les sous-traitants de Flamanville et à surveiller l’état des vieux réacteurs (32 en rade). EDF (lire le pouvoir) n’a pas investi dans le nucléaire car il fallait se verdir. On a fait fermer les centrales à charbon, certes fort polluantes mais c’est parce qu’elles n’ont pas été dotées de coûteux dispositifs de captage du CO2en sortie des cheminées : c’était moins cher d’acheter beaucoup de gaz et de pétrole, par exemple à la Russie comme la Doryphorie.
On n’a pas établi de normes précises (par exemple hors zones de pêche ou pour protéger les zones habitées) pour les éoliennes, d’où des conflits pour les implantations et on a abandonné leur construction au privé. Tout cela parce que nos politicards ont l’œil sur le court terme des élections, la baisse des coûts censée doper le pouvoir d’achat et croient que les marchés résolvent automatiquement tous les problèmes du mieux possible « dans le meilleur des mondes possibles ». Vive Pangloss !
Pendant des lustres, rien n’a été préparé, étudié, fait l’objet d’investissements : filière hydrogène, filière biomasse, usines marémotrices ; tout a été laissé aux solutions et techniques néolibérales dégageant du profit : éoliennes, voitures et véhicules électriques (très polluants), photovoltaïque ; on s’est déchargé sur la Chine pour la production salissante et polluante des composants. Pendant des décennies, on a appliqué la logique libérale : diviser les populations, atomiser le corps social, d’un côté, découper les problèmes en rondelles séparées, de l’autre, donc sans vue d’ensemble et globale, réagir à court terme au coup par coup au lieu de prévoir, préparer, organiser, planifier. Or le problème écologico-énergétique est d’emblée un problème systémique complexe demandant une approche totalisante et interdisciplinaire. On ne peut organiser une transition en la matière sans s’occuper « en même temps » de mode de vie et de consommation, d’agriculture, d’économies d’énergie, d’énergies (primaires ou secondaires) nouvelles, de commerce international ou local et de transports, d’urbanisme, etc. Las, c’est trop compliqué pour un énarque et pour la pensée néolibérale qui se caractérise par son simplisme et son court-termisme. Le néolibéralisme est une paresse de l’esprit et un laxisme des « autorités ». Les petits Macron libéraux au pouvoir se sont vautrés dans l’insouciance (que maintenant ils reprochent au peuple) en se reposant sur le volcan de l’énergie fossile pas chère tout en ignorant les signaux et les avertissements car cela faisait de la croissance et des profits.
Après 30 ans de néolibéralisme énergétique (comme pour tout, du reste), les problèmes étaient déjà fort lourds mais Poutine les a aggravés, ce qui a cependant le mérite d’en faire prendre encore plus conscience. Que fait le pouvoir ? Multiplier les rustines à court terme et les solutions en forme de rondelles de saucisson, sans cap. Or, comme disait déjà Sénèque : il n’y a pas de vent favorable pour qui ne connaît pas son port. Las, il est probable que 2023 montrera toute l’inanité de ces politiques du chien crevé au fil de l’eau. Le jeune Macronescu est arrivé au pouvoir avec de trop vieilles idées et il est incapable de sortir de leur formatage tété à l’ENA et dans les « séminaires de l’aristocratie ». Le logiciel néolibéral de Mac-Tron est obsolète mais il n’en a pas d’autre. C’est pourquoi il s’agite comme un diable dans un bénitier, sans savoir où il va et même, ce qui est pire, sans savoir où il veut aller. En fait, le fond de la pensée libérale, c’est après moi le déluge et moi d’abord. Oremus.

Logique capitaliste VS logique des « communs »

Classé dans : Non classé — 29 août, 2022 @ 4:47

La logique du système libéralo-capitaliste domine maintenant le monde sous forme de néolibéralisme depuis plus de 30 ans. Cette logique conduit à la destruction de la planète, des systèmes de protection sociale, des démocraties et des Etats. En face, s’est dressée une logique des communs (voir par exemple Via Campesina, le mouvement des sans-terres au Brésil, les ZAD, les logiciels libres, les mouvements altermondialistes, les mouvements anti privatisation de l’eau, l’agro-écologie, etc.).
Qu’est-ce que la logique SLC ? :
• C’est une logique propriétaire et individualiste. Tout repose sur la propriété privée soit de personnes physiques (vous et moi) et de personnes « morales » (les entreprises). L’enjeu essentiel est constitué par « les droits de propriété », au départ sur les biens ou ressources matériels, maintenant avant tout sur les biens « immatériels » (connaissances, savoirs, symboles, etc.) qui sont, grâces aux lois votées par des politicards favorables au SLC, défendus par des brevets et autres protections de la privatisation de toute source de profit. La logique SLC est celle de l’appropriation, de l’accaparement, de la privatisation contre les biens publics, collectifs, communs. Aujourd’hui, cet accaparement concerne l’immatériel mais aussi les terres, les gisements, l’eau … Toute forme d’exploitation en commun par des communautés ou des collectifs de travail est répudiée par les nouveaux accapareurs protégés par les gouvernements libéraux. Une conjonction crapuleuse entre l’INRA, la FNSEA et les firmes de production a fait établir une liste de semences ou de pesticides autorisés pour exclure les semences ancestrales mais réutilisables ou les produits naturels (engrais ou pesticides comme le purin d’ortie) ; la privatisation du monde entier est en cours. C’est aussi un effet de la concurrence mondiale
• C’est une logique purement quantitative. Elle exclut par construction tout ce qui est difficile à mesurer (les relations, le qualitatif, le beau, la nature, les externalités positives [ce qui est procuré par la puissance publique, comme la formation ou les infrastructures ou négatives est considéré comme gratuit] ou négatives [les nuisances ou dégâts ne sont pas facturés à leurs auteurs], etc.). C’est un logique fondée sur la valeur (la chose a un prix monétaire) et non sur la richesse ou le patrimoine (la chose existe, est disponible et sert à la bonne vie).
• C’est une logique financière et monétaire axée sur le calcul coûts/bénéfices en vue de prévoir et de mesurer le profit. Ce qui n’est pas « monétisable » n’est pas compté. Le but permanent est de maximiser les profits. Ce qui entraîne une recherche permanente de la baisse des coûts de production et de circulation-distribution. On visera en premier lieu les charges de main-d’œuvre, d’approvisionnement et d’achat, de fournitures ou de services, etc. D’où la course aux délocalisations, aux externalisations, à la sous-traitance, à la mise en concurrence des fournisseurs, au travail immigré voire clandestin. Les pouvoirs publics ont laissé s’installer cette logique car elle améliorait le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires vu que les achats étaient alors moins onéreux. C’est du reste ce que préconise le libre-échange depuis Ricardo : la concurrence mondiale fait baisser les prix. Objection : en partie seulement car l’essentiel du différentiel de coûts va dans la poche des boîtes, d’où les profits exponentiels des multinationales. Sur les salaires, il est plaisant de voir le pouvoir aider à leur abaissement (notamment par la hausse du temps de travail) et « en même temps » de prôner de travailler plus pour gagner plus. Ce qui revient à dire : travaillez plus, car cela permet de baisser les salaires horaires et de ne pas augmenter les mensualisés.
• C’est une logique de normalisation, de standardisation car pour produire moins cher il faut produire en grandes séries, ce qui implique une production standard. C’est une logique de concentration car pour bien se situer dans la concurrence, il faut être plus compétitif, ce qui s’obtient partiellement par la taille qui permet des économies d’échelle (d’où la course aux fusions, aux absorptions aux cartels, aux ententes). C’est une logique de codification entre un bien qui a un nom et son coût, à l’instar de la triste T2A lancée dans les hôpitaux.
• C’est une logique d’accumulation et de gaspillage permanent car pour dégager des profits, il faut vendre, ce que font faire la publicité, la consommation ostentatoire, la mode, l’obsolescence programmée, bref le gaspillage des ressources et la surexploitation de la planète. Et pour vendre il faut produire plus. Beau cercle vicieux.
• C’est une logique autoritaire de commandement et de pouvoir verticalisé et descendant, dominatrice, anti-démocratique, centralisatrice, anti-travail collectif autogéré. Ce sont les dirigeants d’entreprise qui fixent les buts à atteindre, qui plus est en dehors de toute considération morale et de respect pour les employés. Ce sont eux qui définissent les indicateurs d’efficacité et mesurent les performances grâce à un système d’information ad hoc à leur seul service et construit pour. Ce système d’information est « ne même temps » un système de contrôle de plus en plus automatique grâce à des algorithmes « d’intelligence artificielle ».
• C’est une logique automatique, mécanique qui s’impose à tout le monde à commencer par les industriels eux-mêmes qui doivent s’y conformer. La seule échappatoire est l’innovation qui fait conférer un monopole temporaire. Le SLC est un fatalisme qui a remplacé la divine providence. De ce fait, c’est une logique envahissante qui fait que le kapital veut bouffer tous les endroits susceptibles de créer un espace de profit. À commencer par la Sécu à remplacer par des assurances privées et les retraites par répartition à transformer en capitalisation. On supprime peu à peu tous les services publics pour donner leurs activités au privé. C’est oublier qu’un service public gratuit car payé par les impôts de tous est un outil de justice sociale puisque tout le monde y a accès. C’est oublier que la gestion publique (quand elle n’est pas détournée par les politicrads qui y placent leurs copains et qui s’en servent de vaches à lait ou de moyen de transferts de charges comme ce fut le cas dans des EPIC comme EDF) est moins chère que la privée vu qu’il y a le profit en moins et, par exemple, des frais de com. et de pub en moins.
• C’est une logique réelle mais camouflée par des théories mensongères sur les bienfaits du libre-échange, de la « concurrence libre et non faussée », du ruissellement des richesses vers le bas si on laisse le haut s’engraisser. Les pays champions du libre-échange sont en fait les premiers à mettre des protections (certes de moins en moins tarifaires mais il y a par exemple les normes qui sont très efficaces pour interdire des concurrents). Les champions de la libre concurrence sont les premiers à accaparer des monopoles par exemple en transformant en brevet les connaissances des indigènes ou le vivant, par exemple les semences. La doxa nous prétend tous libres alors que nos actions et nos pratiques sont formatées et orientées dans une seule direction, consommer. Sous couvert de liberté individuelle, c’est un système totalisant pour ne pas dire totalitaire.
• C’est une logique unidimensionnelle et réductrice de tout ce qui bouge ou existe au pognon comme seul critère de prise de décision d’investissement ou d’action.
Je vois que j’ai déjà abusé de votre temps. Alors pour décrire la logique des communs, je me contenterai maintenant et ici de dire que c’est tout le contraire. Macronescu a choisi la logique SLC. Et vous que choisissez-vous ?

La propriété, c’est le vol

Classé dans : Non classé — 28 août, 2022 @ 11:13

C’est ce qu’avait dit Proudhon, ce qui lui avait valu les hurlements des propriétaires, des économistes libéraux, des gouvernants et autres politicards. Et pourtant il avait parfaitement raison. Déjà, à son époque, il était facile de voir que la colonisation avait pour but de voler les terres des indigènes colonisés, que les Indiens d’Amérique (sud et nord) s’étaient fait voler leurs terres sous prétexte qu’il n’y avait pas de propriétés individuelles à leurs yeux (c’était des « res nullius », à savoir des terres n’appartenant à personne et donc libres d’accès ; donc on pouvait aussi les massacrer s’ils résistaient à leur expropriation), que « les communs » (ressources communales libres d’accès aux membres des communautés villageoises et autogérées) avaient été expropriés au profit des « landlords » (les fameuses enclosures) pour une exploitation privatisée. Et cela ne s’est pas amélioré car maintenant le kapital peut voler les savoirs et connaissances ancestraux des indigènes sous prétexte qu’ils ne sont pas reconnus par la science officielle, car le patron peut s’approprier l’invention de ses collaborateurs (logiciels ou brevets), car les droits d’auteur rançonnent les clients (films, livres, etc.). Des potentats locaux peuvent vendre les terres collectives (ou leurs gisements ou ressources) de leurs communautés à la Chine ou aux Emirs ou à des multinationales sous prétexte qu’il n’y a pas de titres de propriété. Celle-ci est « en même temps », l’assassinat puisqu’on peut zigouiller ceux qui veulent défendre leurs ressources. Mais c’est aussi le viol car le machisme individualiste de la culture SLC veut, à l’instar des cultures moyenâgeuses, que la femme soit la propriété de l’homme. Cela renvoie à une tendance des humains à garder leur estime de soi, même minimale. En effet, quand on est au bas de l’échelle sociale hiérarchisée du SLC, il faut trouver quelqu’un qui vous soit inférieur de façon à conserver sa fierté : l’étranger, l’autre, la femme et, in fine, son chien. Actuellement, la dynamique « propriétaire » en est à l’accaparement, à l’appropriation, à la privatisation de tout ce qui n’est pas encore dans la sphère marchande de la demande solvable : services publics (santé, transports, énergie…), connaissances collectives (tout tend à faire l’objet de brevets privatisant les savoirs)…
Comme l’avait génialement vu Marx, le kapital par l’expropriation des communaux au profit de la gestion privée permet de remplacer le cycle premier Marchandise-argent-marchandise ‘, qui est économe de la ressource car il ne dégage pas de profit et ne pousse donc pas à exploiter sa propriété à fond, par le cycle du rendement financier : argent-marchandise-argent’. Un salopard néolibéral (Hardin) a essayé de détruire les « communs » qui seraient le lieu de la surexploitation des ressources et des « passagers clandestins », des « assistés ». Or, il a été démontré que ce n’étaient pas les communs en Angleterre qui avaient surexploité forêts et pâturages mais, à l’inverse, les landlords qui devenus propriétaires desdits communs par les « enclosures » se sont mis à courir après la maximisation de leur profit individuel alors qu’avant la logique de mise en exploitation était coopérative et collective et préservait la ressource.
Mais pour quelle raison, cette logique individualiste et privative, quantitative et financière de la propriété privée s’est-elle installée ? C’est par la convergence d’intérêts entre des classes sociales de puissants.
Les curetons de toute obédience avaient besoin de faire croire au peuple que le salut était individuel, qu’il dépendait de la providence divine au lieu du travail libre et collectif, que c’était le travail individuel qui faisait mériter le paradis au ciel et la propriété ici-bas. En outre, par exemple aux Amériques, se trouvaient la nouvelle terre promise et des populations à évangéliser, voire à zigouiller en cas d’incroyance.
Les propriétaires voulaient avoir davantage de terres à exploiter pour leur profit individuel ; ils s’opposaient à toutes formes de travail collectif et de communauté susceptibles de se coaliser contre eux. Les travailleurs devaient être atomisés pour vendre leurs services un par un. Ce qui, du reste, est toujours à l’œuvre dans les entreprises modernes où les syndicats sont à proscrire car ils organisent une résistance contre la toute-puissance des patrons.
Les politicards avaient intérêt à pulvériser les différents corps sociaux collectifs afin d’installer le suffrage purement individualisé et de diviser pour régner en atomisant les rapports sociaux. Et tout ce beau monde avait aussi intérêt à un monde hiérarchisé, inégalitaire et obéissant car individualisé de façon à avoir d’un côté une nuée de zéros face à quelques individus alliés pour conserver tous les pouvoirs. Pour ces brutes machistes et mégalos, tout ce qui est commun, démocratique, coopératif, autogéré, auto-organisé est l’ennemi.
C’est pourquoi il nous faut aujourd’hui considérer que le seul mode de production valable (démocratie, solidarité, respect des droits fondamentaux, partage des ressources et des produits, etc.) est celui fondé sur le commun et non l’individualisme, sur l’utilité sociale et non le profit privé, sur les besoins et non l’ostentation, sur la possession collective et non la propriété individuelle, sur la justice et l’égalité d’accès et non la demande solvable.

Abondance et insouciance, c’est fini, dixit Macronescu

Classé dans : Non classé — 25 août, 2022 @ 11:06

Voilà, parti des ors bien chauffés ou réfrigérés de l’Elysée, le dernier oracle de notre prince ripoublicain. Dire des choses pareilles, alors que nous payons 40 ans de politique néolibérale et que nous avons au moins 8 millions de personnes en souffrance (économique, sociale, climatique…), montre à quel point les politicards qui vivent à nos crochets sont éloignés des réalités et ne se situent que dans leurs croyances au lieu de réfléchir.
Qu’est-ce qui vraiment insouciant ? C’est la position politique néolibérale. Elle est fondée sur une conception économique parfaitement mécanique (la pseudo science économique relève de la mécanique de Newton). Cela consiste à prétendre que des lois économiques, analogues à celles de la physique, régissent les économies. Ces lois montrent (à ceux qui y croient) que les marchés sont efficients si on laisse fonctionner librement leurs automatismes, qu’ils sont autorégulés, qu’ils réalisent les meilleurs résultats dans le meilleur des mondes possibles. Par exemple, si vous ne taxez pas le capital et ses revenus, alors leur richesse ruissellera sur le peuple ! Dans cette perspective, il est rigoureusement inutile – et même contre performant – d’anticiper, de prévoir, de planifier, d’organiser quoi que ce soit. On empêcherait la réalisation d’équilibres automatiques (sans se demander du reste si cet équilibre est optimal).
Ce qui est absolument frappant, c’est de constater, des années après leur apparition et les sonnettes d’alarme afférentes tirées par des lanceurs d’alerte (la crise du climat a été analysée dès 1972), l’état actuel « d’abondance » du pays. On est au bord de la ruine dans tous les domaines : manque de 8 000 chauffeurs de bus scolaires, manque de crèches, manque de soignants dans les hôpitaux et les EHPAD, pas assez de places en zonzon, ni de matons, rails ayant plus de 30 ans, centrales nucléaires en rade, pas assez d’enseignants (il en manque déjà 4 000 pour la rentrée de début septembre), sécheresse et manque d’eau, forêts en feu et en danger (scolytes et compagnie), pêche moribonde, pénuries industrielles faute de production nationale, bientôt absence de produits agricoles, énorme déficit de la Sécu, du budget de l’Etat et dette exponentielle, etc. Le bilan est catastrophique et résulte de 40 ans d’impéritie, de laxisme, de clientélisme, d’absence de projets. Qui disait que « gouverner, c’est prévoir ? ». Maintenant, c’est attendre que les marchés résolvent les problèmes mais on se sait quand et il faut faire appel à des industriels supposés bienveillants et philanthropes. Ce qu’ils font souvent mais en entraînant le pays, ce qui n’est jamais dit, vers le moins-disant et la mort de son système social.
C’est à cette idéologie que Macronescu adhère et son propos, qui vise la prétendue insouciance du peuple alors que les problèmes viennent des politiques suivies depuis très longtemps, de l’égoïsme des riches et surtout de la logique financière du néolibéralisme. Macronescu voit la paille dans l’œil du pauvre mais pas la poutre qui barre le sien. C’est la faute des autres ou, dans le meilleur des cas, à pas de chance. C’est le peuple qui est responsable (par ses pratiques pourtant imposées par les règles du SLC) et coupable (son « insouciance »), pas le kapital, ni les politicrads, ni les affairistes.
Que faire pour faire changer le point de vue de Macronescu (et de tous ses copains) ? Réponse, on ne peut rien car cela relève de la croyance et de la foi. Les analystes politiques et les idéologues, y compris à la Mélanchthon, oublient toujours qu’on ne peut rien contre une croyance ancrée chez un individu car ils ne s’intéressent pas du tout à la psychologie humaine. Or, c’est simple, pourtant. Une croyance fait partie de la structure permanente de la personnalité. Perdre cette ossature, c’est pour l’individu détruire cette personnalité qui fait l’identité à laquelle il tient plus qu’à toute autre chose. C’est pourquoi quand les faits démentent la croyance, il se produit avec « cette dissonance cognitive » un raidissement de la croyance car on ne peut abandonner ce qui vous a fait et vous constitue, ce qui serait une mort symbolique inacceptable. Toute secte millénariste, lorsque le monde continue après la date fatidique, se réfugie dans un délire paranoïaque et rigidifie sa croyance afin de ne pas perdre son identité et ainsi mourir. Festinger a établi cette analyse depuis plus de 60 ans et cela n’est toujours pas entré dans le cerveau, même énorme, des politicards à la Macron, le génie qui en fait ne sait pas grand-chose à part les saintes écritures du néolibéralisme.
Donc, ne nous battons pas contre les croyances de Macron et consorts ; construisons autre chose contre. Appliquons un autre logiciel qui doit être antilibéral. Il doit remplacer l’insouciance libérale de nos politicards par la prévoyance anti providentielle du peuple. Qui accumule des noisettes pour l’hiver ? L’écureuil. Qui ne prévoit rien et se contente de bouffer l’écureuil ? Le coyote prédateur comme Macronescu.

De profondis Macronibus

Classé dans : Non classé — 23 août, 2022 @ 11:07

Prenons quelques nouvelles du macrobe qui nous dirige encore malgré sa veste aux législatives. Déjà, il s’occupe des relations extérieures bien plus que de l’intérieur qu’il laisse volontiers à Mme Borne. Il va bientôt en Algérie (dont il a dit que les dirigeants exploitaient « une rente mémorielle », mais ça c’était avant de devoir quémander du gaz à cause de Poutine) pour 3 jours. Il téléphone à Poutine. Il s’est retiré du Mali avec Barkhane. On ne se souvient guère de sa présidence européenne de 6 mois. Il ne s’est pas encore rendu compte de ce que tous ses collègues mondiaux riaient sous cape de son rôle magistral dans les affaires planétaires.
Macronescu semble n’avoir pas de cap, de lignes directrices, de projet, de politique. Il navigue à vue, au coup par coup et dans l’urgence. Ce n’est pas étonnant car cette attitude empirique est dans l’idéologie libérale : il suffit d’attendre les réactions des marchés qui sont « efficients », spontanés, autorégulés et optimaux. Las, ce n’est vrai que pour le court terme (et encore, c’est à démontrer) et cela oublie tout ce qui n’est pas mesurable en pognon. Le Conseil National de la Refondation ne se mettre au boulot qu’en septembre et de façon modérée afin de ne pas « brusquer » la société française. En attendant on a des « missions flashs » alors que des études sérieuses et fort anciennes traînent dans des placards (voir la mission sur la santé et l’hôpital !). Et la planification, dirigée par Bayrou (de secours) n’a toujours pas fini son « état des lieux » ! Cependant, l’absence de lignes directrices ne doit pas nous tromper ; en silence et en loucédé, Macronescu continue de nous imposer sa politique libérale mais au coup par coup, par petits morceaux dispersés de façon qu’on ne puisse voir la ligne générale quand même suivie. Voyons un florilège de cette politique apparemment du « chien crevé au fil de l’eau » mais, en fait, de continuation de la mise en place du néolibéralisme en France.
Macronescu pense à nouveau réformer l’assurance-chômedu en s’inspirant des pires recettes anglo-saxonnes : forcer les gens à accepter n’importe quel emploi en leur coupant les vivres s’il y a des offres d’emploi, même inacceptables. Fastoche, il suffit de durcir les conditions d’accès aux indemnisations. Devant l’inflation qui mine le pouvoir d’achat, la solution est d’augmenter mais très en dessous de l’inflation. Devant la pénurie d’enseignants (misère des salaires, très mauvaises conditions de travail, absence totale de respect par l’administration, les parents et les élèves, etc.), la solution est de recruter des vacataires (à bac plus 2 alors que c’est bac plus 5 pour un titulaire) et de rappeler des retraités. Itou pour le ramassage scolaire. Bref, le seul critère de décision reste monétaire.
Comme tout bon clientéliste, démocrate et ripoublicain, Macronescu arrose ses amis, à commencer par les 4 millions de personnes impliquées dans la chasse qui s’est vue particulièrement soignée par le prince au pouvoir. Pour ne pas affoler les marchés extérieurs et ne pas endommager l’attractivité de la France, Macronescu ne veut pas taxer les superprofits des multinationales qui profitent des différentes crises (notamment pétrolière et gazière ou alimentaire). Il préfère de l’autorégulation bénévole desdites multinationales comme les largesses de Total. Il en appelle au bon cœur des entreprises pour lâcher des picaillons avec le triplement de la prime Macron (qui était à 1 000 euros avant mais la moyenne versée a été de 400 et cela n’a pas été du tout pour tout le monde ; donc prime bénévole, aléatoire et inégalitaire). La « renationalisation d’EDF » n’est qu’une opération de Bourse : le pouvoir rachète 3 fois moins cher les actions d’EDF vendues lors de la dénationalisation de 2005 qui n’était alors qu’une spoliation de la nation (le pouvoir vendait un patrimoine qui ne lui appartenait pas). Comme si avoir 100 % du capital au lieu de 84 changeait quoi que ce soit à la logique libérale !
Macronescu continue, comme Tsarko, de doper les heures supplémentaires au nom du travailler plus pour gagner plus ; vieille recette libérale qui continue d’encourager le chômage des exclus du travail et qui vide les recettes de la Sécu.
Suite à l’affaire du Koh Lanta à Fresnes, montée en épingle par la droite, Chez Macronescu, on fait de la surenchère avec Pompon-Moretti et Dard-Malin. Solution libérale : compenser les inégalités et la pauvreté par un plus de sécurité, simple emplâtre sur une jambe de bois. Et tout est à lavement : la liberté d’entreprendre, le productivisme, la croissance contre l’égalité et la Justice sociale…

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