les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

L’affaire Mélenchon

Classé dans : politique — 20 octobre, 2018 @ 10:49

Mélenchon a surréagi aux perquises menées chez lui, au siège de la FI, chez des responsables de la FI… Ne nous mélenchons pas les pinceaux et distinguons la forme du fond. Car, après sa sortie spectaculaire, médiatique et communicationnelle, Mélanchthon a fait l’objet d’un raz de marée dans les médias qui ont hurlé haro sur le baudet partout, en groupe et à qui mieux mieux au non-respect des institutions. Certes, je n’aime guère Mélenchon qui est un diplodocus de la politique et un exemple manifeste de ce que j’appelle le pouvoir néolithique, celui qui est vertical, descendant, monopolisé et doté de la plus grosse Massu. Les ex-trotskards ne se refont pas et sa conversion à l’opposition est récente; il a bien profité, tel le francisquain Tonton, des institutions de la Vème Ripoublique et ce n’est certes pas un perdreau de l’année. Il n’empêche: avant de critiquer quelqu’un qui s’en prend auxdites institutions, même vertement et outrageusement, il faudrait commencer par se demander si elles sont légitimes et respectables. Or elles ne le sont pas:
* un système électoral pour lequel les élus le sont avec 15 % des inscrits et disposent pourtant d’une majorité absolue n’est pas respectable car il n’est pas représentatif. Ce qui est redoublé par le fait que cette majorité est essentiellement constituée de partisans du SLC, cultivés et bien placés socialement alors que le petit peuple (ouvriers et employés, soit plus de 50 % de la population) n’est quasiment pas présent à la chambre des députés. Ce qui permet de rappeler que Mac-Tron n’a été élu que par suite de l’épouvantail FN monté en épingle, notamment par les médias, et de la disparition en flammes de Fripouillon dénoncé à partir de sources mystérieuses où il faut peut être voir la main des groupes médiatiques possédés par les copains de Maqueron.
* une pratique qui consiste à détourner la loi ou/et à ne pas l’appliquer n’est pas reluisante et truque l’exercice de la démocratie; les lois sont travesties par les décrets d’application et les arrêtés préfectoraux; de plus leur application est de moins en moins contrôlée par des services de l’Etat amenuisés et souvent priés par le pouvoir de ne pas intervenir (exemples les « travailleurs détachés montés à plus de 500 000 en France, contrôles sanitaires remis à la bonne foi des entreprises comme Lactalis, trucage des appellations protégées, briquets explosifs en provenance de Chine, enfants sans mains ou bras près de Lyon…)
* un régime politique où la presse et les médias ne sont pas indépendants des puissances d’argent, où la technocratie décide de tout, tant en préparant les dossiers, qu’en faisant les règles d’application des lois, où les lobbys ont leur rond de serviette jusqu’au plus haut niveau de l’Etat (et trouvent des députés pour défendre leurs « cavaliers législatifs), où le pouvoir est détenu par un groupuscule de féaux et de copains du chef de l’Etat n’est pas légitime. C’est comme pour la politique; tout est de plus en plus régi par l’argent vu que les campagnes électorales coûtent « un pognon de dingue ».
* une situation où les corps intermédiaires, les collectivités locales, les confédérations syndicales sont méprisés et laminés, où les structures socialisées sont en passe de passer sous l’emprise étatique (Sécu, chômage, FPC, HLM…) n’est pas acceptable.
* un Etat où la Justice n’est qu’une autorité, où les magistrats du parquet sont amenés à le cirer parce qu’ils sont nommés par le pouvoir et en dépendent, où l’Etat se juge lui-même dans sa justice ad hoc (tribunaux administratifs constitués de juges-fonctionnaires nommés par le pouvoir) n’est pas légitime. C’est ce qui explique tant de situations de deux poids deux mesures; exemples. Fillon a eu droit à des, par les perquises ordonnées par un juge d’instruction (du siège, donc presqu’indépendant mais faisant gaffe à son avancement) alors que Mélanchthon est poursuivi dans le cadre d »une enquête préliminaire menée par le seul Proc de la Ripoublique, enquête discrétionnaire et sans communication des pièces aux avocats du poursuivi. rappelons qu’un Proc avait commencé par un non-lieu pour Ferrand qui avait tripatouillé au profit de sa compagne. Rappelons que LREM, qui a bénéficié d’une sous-facturation pour des meetings via une société copine de Côlon à Lyon, n’est toujours pas poursuivie, etc. On observe aussi que l’on cherche des poux dans la tête de LFI pour des sommes ridicules eu égard au montant total des dépenses de campagne, soit plus de 10 millions. On constate de plus en plus que les magistrats appliquent formellement un code (auquel cas on pourrait les remplacer par un ordinateur) au lieu de profiter de leur pouvoir (et de leur devoir) d’interprétation au cas par cas, exemple: la juge qui bêtement a demandé que la Marine soit envoyée devant un psy pour sa publication de meurtres de Daech (c’est la loi pour les abrutis qui envoient du gore sur les réseaux sociaux). S’il n’y a plus d’interprétation des textes, c’est la jurisprudence qui va disparaître en tant qu’une des sources du droit!
* un régime où la télé publique est aux ordres du pouvoir (car c’est lui qui tient les cordons de la bourse et en nomme les dirigeants via le compradore CSA) via un organe bidon dont les membres sont par lui nommés, où les gros médias sont tous dans la pogne de capitalistes amis du SLC et soutiens de Mac-Tron n’est pas convenable.
* un système où les organes statistiques principaux dépendent du pouvoir n’est pas légitime non plus. Car il obéit à l’aphorisme de Churchill: les seules statistiques fiables sont celles que j’ai truquées moi-même. rappelons que statistique vient du doryphore staatisch, relatif à l’Etat…
L’illégitimité du régime se voit de plus en plus à la progression de l’abstentionnisme lors des élections et aux progrès des votes « populistes ». Elle est aussi caractérisée par la disparition des débats et de l’argumentation sur la place publique, par le camouflage de la presse d’opinion, par l’intimidation de la presse d’investigation, par l’envahissement de tous les médias par la publicité. Les politiques font du buzz au lieu de programmes sérieux; de façon que la politique, loin de s’occuper de l’intérêt général, est fondée sur des polémiques absurdes et éphémères. C’est ce qu’a fait Mélanchthon et ce par quoi les partisans de Mac-Tron lui ont répondu en amplifiant le buzz. Au passage, le pouvoir camouflait l’insuccès de son remaniement en forme de village à la Potemkine. Dans ce contexte où l’oligarchie élitiste se coupe de plus en plus des préoccupations des gens du peuple, je parie que Mac-Tron sera le dernier président « normal » et je crains pour la suite. Comme disait Marceau Pivert: tout est possible. Même le pire…

Soyons populistes!

Classé dans : politique — 17 octobre, 2018 @ 11:10

Contre le courant dominant, les élites bruxelloises, les énarques, les bobos, les partis de reproduction de la rente électorale et du statu quo, les experts économiques du SLC, les journaleux stipendiés par le kapital et le Pouvoir, les prophètes de la fin de la politique, de l’histoire et des nations, des frontières, de la post-démocratie… nous devons être « populistes » même si beau mot est devenu une façon de nous classer ipso facto comme fachos, racistes, rétrogrades, beaufs machos et homophobes… Tous ces gens ne sont en fait que le faux nez du SLC qui peut ainsi prospérer sur de faux antagonismes montés en épingle pour faire oublier les inégalités et la mort programmée de la planète.
Rappelons déjà que dans démocratie il y a demos, c’est-à-dire le peuple. Il s’ensuit que tout démocrate réel est aussi un partisan du peuple, donc un populiste. La démocratie classique, celle inventée par les Grecs il y a plus de 2500 ans, est fondée sur la souveraineté du peuple, la recherche du bien commun et de l’entente, la poursuite de l’intérêt général. la démocratie repose sur une politeia, à savoir une communauté sociopolitique occupant un territoire. Une telle communauté a créé et recrée en permanence un langage commun, une mentalité, des moeurs, des représentations et conceptions du monde, des finalités pour le vivre-ensemble et la définition de la volonté collective, un système de relations entre ses membres, des traditions, une « common decency » et un « sens commun »… qui lui confèrent des caractéristiques propres, donc une identité singulière. Et chaque membre de cette communauté porte aussi en lui dans son identité personnelle une empreinte de la personnalité et de la conscience collectives. C’est ce qui nourrit la cohésion sociale et l’adhésion libidinale à la « mère-patrie ». Comme l’avait bien vu Aristote pour la Cité et ensuite Montesquieu pour la république, une telle communauté ne peut perdurer que si la valeur princeps des citoyens est la « vertu » (authenticité, honnêteté, courage). Cette communauté, comme tout groupe ou personne morale ou tout vivant tend à « persévérer dans son être » et est munie d’un « instinct vital », d’un conatus porteur de désirs et de finalités. Voilà ce qu’on peut appeler une démocratie républicaine ou une république démocratique. Elle est donc fondée sur la solidarité entre ses membres. Mais, en tant que communauté-peuple, elle risque de créer une division, un séparation, une exclusion vis-à-vis de ceux qui n’en font pas partie; c’est cela qui est exploité par le populisme de droite.
Il faut y ajouter qu’une telle communauté est rapidement minée par l’extension des inégalités ainsi que l’avait dit Platon. Et, même si la démocratie est attachée à un territoire, cela n’empêche pas de lutter, comme la Révolution française, pour l’universalisme des principes qui la fondent. Cela peut nourrir l’internationalisme, dont Kant fut le précurseur, à cela près qu’il faudrait que le monde ne soit pas divisé en nationalismes rivaux, ce qui est de plus en plus le cas aujourd’hui à cause de la sanglante compétition économique véhiculée par le SLC. On ne peut manquer de l’observer dans l’UE. Cette conception de la communauté a été portée au pinacle par les Romantiques du 19ème siècle et, il faut l’ajouter, par bien des opposants à l’universalisme des Lumières et de la Révolution française. Je suis prêt à abandonner la démocratie sur un territoire donné pour une communauté singulière à condition de la retrouver totalement dans une union internationale, voire mondiale. mais l’exemple même de l’UE montre que ce n’est pas demain la veille. En attendant, seule la démocratie dans une patrie peut protéger les citoyens contre l’internationale des partisans du libre-échange sans frontières.
Cependant cette conception de la démocratie assise sur une politeia renferme des dangers, dont le pire est le nationalisme fermé; mais il y a aussi l’idée sous-jacente du peuple « UN » et de sa souveraineté absolue, laquelle est reprise par les gouvernants qui l’exercent soi-disant au nom du peuple. Contre cela, il faut soutenir que le peuple est multiple, divers, fractionné, pluriel et que la souveraineté doit être partagée entre tous les acteurs dits de la société civile. Ces acteurs doivent être tous représentés et pouvoir défendre leurs intérêts dans le concert sociopolitique du pays. Ce que seul un « fédéralisme intégral » (économique, politique, juridique, culturel, social) peut permettre. L’idée est d’immerger le pouvoir politique dans l’ensemble de la société civile au lieu de le placer au-dessus de celle-ci. Il en découle que le suffrage doit être fondé sur les intérêts particuliers à mettre face à face et à exprimer et négocier pour en dégager l’intérêt général (IG). C’est tout le contraire de la démocratie libérale et représentative qui postule que l’électeur vote pour ledit IG alors qu’il ne le fait que par rapport à la représentation qu’il en a et qui réduit le vote à une procédure atomistique par séparation du votant de tout son contexte social. En réalité les intérêts sont forgés par les groupes d’appartenance et de référence auquel l’électeur appartient de fait. Il en découle que les candidats à la représentation doivent émaner desdits groupes et non être désignés par des partis « nationaux ».
Au contraire, la démocratie libérale considère le peuple comme une collection de personnes atomisées et totalement libres (Thatcher: there is no thing as a society) qui votent périodiquement lors d’une simple procédure électorale à fréquence donnée; les gens ne sont donc amenés à donner leur avis que par tête de pipe et à éclipses; dans l’intervalle les élus peuvent faire ce qu’ils veulent en exerçant la souveraineté « qui consiste à donner et à casser la loi ». En faveur de qui? Sur quelles pressions? La réponse du SLC actuel est claire: c’est en faveur du kapital que les lois sont votées. Ces lois sont établies par des experts technocratiques (d’où la profusion « d’agences indépendantes ») qui, de fait, détiennent la détermination de l’IG entre deux élections. Et les alternances ne changent plus rien depuis longtemps puisque les socialos, depuis le francisquain Tonton, se sont ralliés au SLC. On a ainsi réalisé la démocratie libérale qui ne s’occupe que des libertés subjectives (transformées en « droits de l’homme » universels) et aucunement de la solidarité, des relations et de la cohésion sociales ou de la culture commune. La démocratie libérale fonde tout sur les libertés (ou droits subjectifs; non des droits collectifs ou sociaux)) et laisse de côté les inégalités et la justice. C’est une bonne façon de détruire tous les groupements (y compris la nation) en faveur du libre-échange sans frontières. Un des tours de passe passe consiste à transformer les entreprises en « personnes morales  » munies des mêmes droits subjectifs que les individus. Ce qui signifie que juridiquement les baleines ont les mêmes droits que le krill. Dès lors, l’extension indéfinie des « droits de l’homme » individuels et universels (hors contexte social, géographique et historique) fait qu’il se développe une « lutte de tous contre tous » pour avoir ses droits personnels. Ce combat est nécessairement gagné par les baleines morales contre les krills personnes physiques. Et cela d’autant plus que lesdits droits subjectifs ne sont que théoriques (des droits de, comme celui de travailler, et non des droits à, comme celui au travail ou au logement). Et par dessus le marché, pour faire valoir ses droits un quidam ou un groupe est forcé d’aller devant les tribunaux avalisés par le pouvoir libéral et au nom des lois libérales votées sous ce pouvoir et en faveur désormais du kapital et des baleines. Ce faisant le plaignant, « en même temps » légitime lesdites lois et se bat contre le pouvoir qui les a institués tout en le reconnaissant puisqu’il este à l’intérieur du droit « positif » et de la hiérarchie des normes juridiques en place! il s’adresse au pouvoir même qui a fait qu’il doit se présenter à une justice légale et peu légitime. De plus le droit libéral s’est « rationalisé » en se situant en dehors de toute morale ou convention sociale ou tradition. ce qui va dans le même sens que le remplacement de la politique par le calcul et du gouvernement par la gouvernance. La démocratie libérale instaure ainsi une dictature du droit positif (légal, établi par le pouvoir) tout en feignant de partir des droits individuels alors qu’ils ne sont que théoriques!
La démocrassouille libérale a transformé le droit en instrument au service de la propagation du SLC. Le droit a été privatisé et individualisé avec des démarches utilitaires et procédurales. le droit substantiel s’est réduit aux seuls droits individuels au détriment du droit social ou collectif. Cela permet d’écrabouiller toutes les communautés soi-disant « primitives » (et celles qui ne sont pas dans la ligne) en les privant de leurs traditions, de leurs semences, de leurs plantes médicinales, de leurs terres appropriées sans vergogne car elles sont des « communs » sans titre de propriété individuel. la démocrassouille libérale est devenue un totalitarisme des droits subjectifs de l’hommisme, lesquels sont de plus en plus fondés sur les droits de propriété en tout genre (des entreprises par les actionnaires, des brevets sur le vivant et des productions intellectuelles).
On voit donc aisément que le populisme n’est démocratique que s’il est fondé sur la fédéralisme intégral, lui même assis sur le pluralisme sociétal et que le libéralisme n’est démocratique (de respect de la volonté du peuple) que s’il est lui aussi fédéral. dans les deux cas, alors, ce qui prime c’est le bien commun pour et par le peuple et non une gouvernance efficace sur des critères purement économiques. La démocratie doit respecter le peuple sans en faire un grand UN et sans le diviser à l’infini par l’extension continuelle de droits spécifiques et atomistiques.

Avanti vers la retraite pas points en 2025!

Classé dans : politique — 13 octobre, 2018 @ 10:44

Le gouvernement vient de dévoiler un soupçon d’info sur son projet de réforme des retraites. Avec la bonne vielle tactique politicarde de l’ancien monde, il en révèlera davantage… après les élections européennes de mars 2019, de façon que les chassepots ne tirent pas avant celles-ci. Cela fleure bon les stratégies de pissotières des urophiles y laissant des mouillettes… Le discours préparatoire st lénifiant: c’est pour l’égalité et la justice contre les énormes disparités actuelles des 42 régimes, dont les spéciaux. Super, mais il faut savoir que chaque fois qu’est dit quelque chose dont on ne peut pas dire le contraire il y a un loup. Par ailleurs Mac-Tron nous a déjà habitué à des jongleries entre l’ordonnance, les lois et les décrets d’application et avec dépôts d’amendements pirates (des « cavaliers législatifs » inspirés à des députés par des lobbys lors des discussions au parlement). Il faudra donc attendre les lois votées pour savoir vraiment à quelle sauce les retraités vont être mangés et cela d’autant plus que le gouvernement entend a minima réformer à budget constant (en réalité à budget minoré). On sait aussi le sens qu’a pris le mot réforme dans notre monde de SLC triomphant et porté par le pouvoir depuis 30 ans. En outre, Mac-Tron nous engage pour 2025 alors qu’il y a de fortes chances qu’il ait disparu d’ici là…
Rappelons qu’un régime universel de retraites par points comporte d’énormes dangers: l’individualisation contre la solidarité, l’incertitude sur le montant de la pension (prestation indéfinie) au moment de la mise en activité, la baisse des prestations et le maintien d’inégalités majeures pour toutes les victimes d’accidents de carrière, du chômage, des contrats courts et revolving, de la pénibilité, de la disparité des salaires en fonction des territoires et des boîtes ou du « genre », de la mort du conjoint, de l’espérance de vie (un ouvrier vit 7 ans de moins qu’un cadre). Là aussi, le pouvoir a prononcé de belles paroles rassurantes, lesquelles seront à vérifier de façon précise car chez Mac-Tron, encore plus qu’avant, le diable se cache dans les détails. C’est pourquoi, comme je suis partisan de l’égalité réelle quoique méfiant, comme ici je me situe dans le courant mainstream (dont je suis un opposant résolu mais je voudrais monter que même dans une optique libérale on peut faire des choses plus justes), je vais faire des propositions correctrices des intentions plus ou moins claires du gouvernement. Le but est de contrer une approche purement comptables des choses, ce qui est la grande spécialité de la technocratie qui nous gouverne. Car la spécialité de ce gouvernement est de transférer les charges entre budgets et entre contribuables ou cotisants; par exemple la baisse des cotisations sociales va reformer tantôt le trou de la Sécu…
1) assurer la prévisibilité du montant des pensions car avec le projet Mac-Tron il est impossible de savoir ce qu’on va toucher avant la liquidation de la retraite. On y est dans l’incertitude totale, ce qui est sans doute le meilleur moyen de pousser les riches à compléter leur retraite par des assurances privées, lesquelles seront investies au profit du kapital privé à financer. Fastoche: il suffit d’associer le point à une valeur monétaire en euros et de revaloriser celle-ci en fonction de l’inflation; au moment de la liquidation, il suffit de totaliser les montants annuels de points acquis. Cette indexation, en outre, permet d’ajuster les pensions au coût de la vie, ce que le gouvernement prévoit in petto d’annuler. Ainsi, on aura à la fois cotisation et prestations définies et calculables ex ante. On aura aussi adaptabilité évolutive au cours du temps au lieu d’être figé sur une totalisation théorique et formelle de points fictifs car non monétarisés.
2) assurer la solidarité collective entre futurs pensionnés, ce qui va à l’encontre du projet Mac-Tron de tout individualiser. Pour ce faire, on crée un fonds de compensation des aléas de la vie (périodes de chômage, maladies, accidents et de la carrière), alimenté par une part des cotisations afin de racheter les points manquants et d’assurer à chacun une retraite similaire à celle de tous. Maintenir aussi les pensions de réversion avec ce fonds. Cela amène « en même temps » une sécurité pour les victimes des aléas. Ce fonds alimentera aussi une pesnion minimale pour tous ceux dont les difficultés ne seront pas traitées par le dispositif de solidarité vu supra.
3) laminer les inégalités. Les points feront l’objet d’une péréquation tenant compte des écarts de salaire à fonction égale (dans une petite boîte de province on gagne bien moins que dans une grosse dans une « métropole; idée simple moduler le point par l’écart au salaire médian de la fonction), des différences d’espérance de vie, de la pénibilité afin que les travailleurs concernés puissent partir plus tôt avec une pension complète, des écarts de salaire femmes/hommes, des très grosses rémunérations dont les points sont à minorer ou à plafonner. Cela permettra donc une égalité bien meilleure que dans le système actuel tout en profitant des avantages d’un système de répartition que, dans les faits, le projet Mac-Tron annule au profit de l’individualisation par capitalisation personnalisée des points.
4) une intention bien mal cachée de Maqueron est d’enlever totalement la gestion des retraites aux partenaires sociaux. Il est donc nécessaire de donner la gestion du système à une instance multipartite indépendante de l’Etat, du pouvoir, des lobbys… Cette instance socialisera la gestion des pensions au lieu de l’étatiser ou de la « nationaliser ». Cela contrera la volonté maquereaunienne de remplacer l’intervention humaine dans le problème des retraites par un ajustement automatique (la liquidation est prévue pour que les pensions versées soient à l’équilibre par rapport aux cotisations; en clair la valeur du point sera ajustée mécaniquement sur cet équilibre). La retraite, c’est comme l’antibiotique, c’est pas automatique, ni comptable!
Evidemment, il serait étonnant que Mac-Tron adopte ces mesures car l’intention est justement de faire baisser les retraites. Cela est mécanique puisque les pensions sont lissées sur toute la carrière au lieu des 6 derniers mois (fonctionnaires) et des 25 meilleurs années (privé). Cela fait un mix qui ne tient pas totalement compte des évolutions de carrière et qui ne peut satisfaire, si j’ose dire, que ceux qui n’en auront aucune. Cela fera un grand écart de niveau de vie pour ceux qui auront eu une belle carrière. L’idée cachée est de les forcer à prendre des assurances privées. Ah, SLC quand tu nous tiens!

Société civile, communauté politique et Etat

Classé dans : politique — 3 octobre, 2018 @ 10:04

Mac-Tron se réclame de la société civile; ce qui est curieux car ses députés sont à 60 % des gens qui appartiennent aux seuls classes sociales « in » dans le SLC, les petites classes, si j’ose dire pour singer Blanquer, ayant été proprement quasiment éliminées de la représentation nationale dans des proportions inédites sous la V ème ripoublique. Ces députés n’ont, du reste, eu que 15 % des voix des inscrits au premier tour des législatives… Il convient donc de spécifier sérieusement ce que signifie la société civile, travail, que naturellement, les journaleux main stream ne font pas. En ce qui me concerne je vais poursuivre les considérations d’Hegel qui, dans les tout premiers, a parlé de ladite société civile (SC).
La SC est l’espace des individus et des groupements dans leurs activités et fonctions sociales de production, consommation, circulation, relations sociales. On y trouve donc les associations (dont syndicats), les entreprises ou organisations quelles que soient leur forme (privées, publiques socialisées comme les mutuelles et les coopératives ou les entreprises d’insertion…), les « corporations », les collectivités locales, les groupes confessionnels, les structures de formation, les services publics, les familles et les individus comme les travailleurs indépendants ou salariés, les « corps intermédiaires »… Tous ces groupes ou individus sont en relation permanente par suite de la division du travail (DDT; technique, du travail et sociale) et des nécessités de la vie. Ils ont ainsi, comme disait Durkheim, « une solidarité mécanique » car la DDT rend toutes les activités interdépendantes. Mais la SC est aussi le lieu des divisions et des conflits entre tous ces acteurs sociaux, conflits d’intérêts, de valeurs morales, de représentations religieuses, idéologiques ou intellectuelles, de conceptions du monde et de « la vie bonne », de finalités pour la société ou les groupes. Qu’on le veuille ou non ce pluralisme conflictuel de la SC pose le problème de la cohésion sociale, de la résolutions des conflits, des finalités communes de la société tout entière. L’espace de la SC n’est pas unifié et la compétition y règne.
Emerge ainsi le problème de la communauté d’ensemble (communauté politique, CP) qui regroupe tout le monde sur un territoire donné: à quoi sers-je, où cours-je, dans quel état j’erre? C’est ce problème que doit résoudre le politique dont le but primordial est de fixer des finalités communes, ce qu’on appelle bien commun ou intérêt général. le but à poursuivre est celui de la paix civile, de la cohésion sociale, de l’ordre public, de la ligne générale de la politique (économique, sociale, culturelle…) pour la société tout entière. Il s’ensuit que le problème de la communauté politique est celui de la cohésion, de l’union (je n’ai pas dit l’unité qui mène tout droit au nationalisme) des diversités dans un vivre-ensemble stable et reconnu par tous. Pour cette raison, le politique, dimension qui régit la communauté éponyme, est un espace transcendant (au sens de l’immanence du dépassement des divisions et des conflits sociaux, au sens de commun à tous et respecté par tous) qui se différencie du domaine de la SC qui est celui des conflits entre acteurs pour leur vie propre et aussi la détermination de la direction (au double sens de destination et de gouvernement) à prendre pour la société tout entière. Il y a donc une relation à établir entre la SC, la CP et le pouvoir politique. Ce problème a reçu, historiquement et géographiquement, bien des solutions.
Voyons un peu: celle de celui qui a la plus grosse matraque (la solution Massu de Charlot en 1968), celle des sociétés sans Etat (palabres démocratiques et chef n’ayant qu’un pouvoir symbolique) décrites par Pierre Clastres (solution aussi usitée longtemps par les tribus germaniques), celle des monarchies de droit divin où le roi détenait la souveraineté sur le peuple grâce à son onction par des curetons de tout poil au nom des préceptes divins, celle de la démocratie représentative où le peuple est souverain mais où l’exercice de laquelle est confiée à des représentants élus. Dans pratiquement tous les cas, les solutions ont installé extériorité et supériorité du pouvoir politique (devenu Etat) sur la SC dans une relation de domination et de pouvoir descendant du haut vers le bas. C’est ce que j’ai appelé une conception « néolithique » du pouvoir, solution qui demeure celle de Mac-Tron à la différence que la technocratie y supplante le parlement. Le politique, qui est demeuré toujours plus ou moins théologique, a considéré, que les gens et les groupes étant soumis à des passions dissolvantes et prompts à entrer en conflit ouvert, il fallait un pouvoir politique (PP) au-dessus d’eux qui garantisse l’ordre et la sécurité. De par la nature pécheresse des hommes, Dieu avait créé le pouvoir politique; ce fut la position de St Augustin puis de St Thomas d’Aquin, position reprise par la plupart des « démocrates » contre la populace puis les classes dangereuses (d’où le suffrage censitaire, l’interdiction des « coalitions » et des grèves, le musellement des médias). Solution hobbésienne: la SC étant le lieu de « la lutte de tous contre tous », il faut une autorité souveraine absolue qui assure la protection de chacun et de ses biens. Le PP, extérieur et supérieur à la SC a oublié que celle-ci lui était antérieure et était son mandant; même en démocratie, le PP a été conçu comme hiérarchique et top down, la communauté politique comme un tout, un « UN » construit par ledit PP contre la pluralité de la SC. Qu’ils soient « unitaires » ou fédéraux (en fédéralisme seulement politique), le PP est devenu Etat centralisé ne concédant aux parties inférieures que ce dont il ne voulait pas s’occuper (la subsidiarité à la sauce européenne alors que cela devrait être l’inverse: les communautés de base ne donnent au PP que ce dont elles ne peuvent pas s’occuper; subsidiarité d’auteurs chrétiens comme Marsile de Padoue en 1324 dans « Le défenseur de la paix).
Une autre solution a été de dire: il ne faut plus d’Etats, rien qu’un grand marché mondial. Comme solution intermédiaire, on a l’Etat libéral qui se réduit aux fonctions régaliennes (sécurité, défense, justice, monnaie). Ce qui exclut tout interventionnisme étatique dans la SC. Le problème à résoudre est celui de l’interface entre la SC et la CP qui sont normalement des instances sociales horizontales. L’interface, la médiation des rapports SC/CP, c’est devenu le PP. Celui-ci est resté néolithique: pouvoir hiérarchique, quasi absolu, descendant autoritaire. C’est le deus ex machina de la société qui, bien au-delà des fonctions régaliennes, même dans les prétendues démocraties libérales, organise, conduit, dirige, fait exécuter. Et aujourd’hui cela consiste à déléguer le vrai pouvoir législatif aux lobbys et à la technocratie, à se servir de la toute-puissance de l’Etat propriétaire de la souveraineté (qui consiste à « donner et casser la loi ») pour mettre en place des lois, des normes, des codes, des logiques de décision et d’action calquées sur les besoins du kapital et la logique de gestion du privé. Or, s’il est vrai que toute société ou tout groupe a besoin d’un PP, on ne peut en conclure que celui-ci soit autre chose qu’une force de régulation, d’animation, d’impulsion, de coordination et cela ne justifie pas qu’il soit au-dessus de la société et la commande de l’extérieur et en surplomb.
C’est pourquoi le PP doit être immergé dans la société et réparti entre tous les acteurs sociaux au lieu d’être un monopole de représentants, qui plus est aujourd’hui asservis à la logique du kapital. C’est le sens profond du « fédéralisme intégral » de Proudhon, fédéralisme qui est tout à la fois économique, politique, juridique et social et qui donne à chaque groupement la plénitude des pouvoirs de décision et d’action qui le concernent et dont il est le seul à connaître les déterminations et les conditions car il les vit sur le terrain et non dans un bureau à Paris. Proudhon fait disparaître l’absolutisme du PP et de la propriété en les généralisant à tous les acteurs sociaux.
Reste que pouvoir et propriété ne suffisent pas pour assurer la cohésion sociale de la CP même fédérative. Il y faut aussi des valeurs communes, « transcendant » toutes les particulières. Ce sont des valeurs sociopolitiques: neutralité des décisions par rapport aux conceptions particulières du monde (qui, plus la liberté des religions, assure la laïcité), primat du bien commun et de l’intérêt général sur les intérêts particuliers, respect mutuel pour un vivre-ensemble pacifié et tolérant de la diversité, dialogue social et négociation, égalité de participation à la chose publique (droits-participation), respect de la dignité de tous (ce qui suppose des moyens de vie digne d’être vécue; droits-créances), liberté des acteurs (droits-libertés), « éthique de la discussion et de la communication », égalité réelle de tous dans la conduite des relations entre acteurs, mise générale en débat entre les acteurs sociaux avant toute décision afin de dégager démocratiquement les lignes de l’intérêt général. C’est cela la république démocratique tout à la fois assise sur le bien commun, des valeurs partagées et la démocratie fédérale réelle.

Les habits neufs du Zident MAC-TRON

Classé dans : politique — 1 octobre, 2018 @ 9:13

Par suite de sa descente à 29 % d’opinions favorables dans les sondages, de son image de président des riches (très dixit Zizi Rider), de son langage brutal (illettrées, les moins-que-rien, les Gaulois réfractaires, traversez la rue pour trouver un emploi, travaillez pour acheter un costume…), le Zident a décidé de changer de style. Tout sur l’empathie, la compassion, la « pédagogie » (sans doute que les andouilles que nous sommes comprendrons mieux sa politique et ses décisions si on nous explique longtemps et avec des dessins). Il faut que pas grand chose change, surtout dans la parole, pour que les Francouis acceptent enfin le progrès (lire les régressions par le changement brownien). C’est pourquoi il convient de faire à Mac-Tron (qui va à Mach 4 et nous prend pour des pieds sans intelligence à l’instar de Ludovic Tron, le piedophile) et à ses communicants envasés un petit cours ancestral et non 4.0 de psychologie: quelles sont les différences entre attitudes et comportements?
Une attitude est une tendance ou un penchant, profond, latent, spontané (quand il s’exerce) et permanent de la personnalité et s’actualise lors des situations rencontrées. Cette actualisation-réaction aux stimuli rencontrés lors des circonstances sociales est le comportement, lequel est observable alors que l’attitude ne l’est pas. Exemple concret pour la comprenette énarchique du Zident. Un Blanco raciste (attitude) grand et puissant voit à Evry un Noir malingre s’occuper des poubelles à 6 heures du matin en sortant de chez lui; le Noir le bouscule légèrement et présente des excuses; le Blanc l’insulte quand même: ça, c’est son comportement. Supposons que le Noir soit un grand costaud et le Blanc un freluquet comme le Zident. Notre blanc pensera in petto sale Noir mais ne dira rien car le comportement raciste est alors risqué. Le comportement est donc une réaction stratégique souvent calculée de mesure des risques en situation. Le comportement est un calcul utilitariste et « conséquentialiste » d’intérêts (sauf si notre Blanc est bourré ou drogué ou hyper frustré et plein de ressentiment) alors que l’attitude ne se mesure pas. Tout cela pour vous faire comprendre, cher Zident, que même si vous changez de langage en fonction des circonstances et de l’intérêt à le faire pour des raisons d’image, votre attitude profonde de mépris vis-à-vis des prolos, des conservateurs résistant au changement, des sédentaires, des peu qualifiés et cultivés… persistera. Comme pour le scorpion de la fable, c’est dans votre nature élitiste, aristocratique et méritocratique. Comme disait Proudhon, les Grandes Ecoles sont « des séminaires de l’aristocratie. Et, du reste, Bourdieu a largement montré qu’en sortir n’a pas un si grand mérite vu que les dés de l’enseignement sont pipés en faveur des classes sociales supérieures. Et être diplômé, comme Guimauve le Concurrent, de 3 grandes écoles ne prouve rien car c’est la même formation (HEC, Sciences.Po et ENA) sous 3 espèces.
En approche de psychologie sociale, Mac-Tron oublie qu’il n’y a pas de « résistance au changement » (vieille ânerie de Crozier) en quelque sorte habituelle ou innée: les gens ne résistent qu’aux changements négatifs, ce qui invalide tout le blablabla sur le progrès par des réformes systématiquement SLC. Car les gens s’en tiennent à 2 choses essentielles: l’espérance (pour eux et surtout leurs enfants) et la sécurité de leur situation. Or, c’est justement ce que le SLC tue dans l’écart énorme entre ses promesses et ses résultats. Du coup, la confiance s’évanouit et le ressentiment grimpe. Les gens son toujours pour le changement s’il est positif. Mac-Tron n’est qu’un comptable, un techno, un logiciel de calcul de quantités et de pognon, un microcéphale (au sens de PC); il n’a aucune formation en matière de sciences humaines et sociales. Quand un économiste meurt, il devient comptable…
Il vous faudrait aussi faire un peu de sociologie pour comprendre les décalages, perçus par les électeurs, entre la pensée (ou l’attitude) et le discours et entre les paroles et les actes. Quand les décalages deviennent évidents et « too much », les électeurs comprennent vite que vous avez « la langue fourchue » et faites passer les vessies pour des lanternes. Vous verrez en outre que ce qui est vu et ressenti, ce ne sont pas les mots lénifiants, bienveillants et doucereux mais les effets réels des décisions prises et des actes réalisés. Comme disait Lincoln : on peut tromper toute le monde quelques temps, quelques uns tout le temps mais pas tout le monde tout le temps… Vous comprendrez que les gens voient rapidement où sont leurs intérêts et comment ils sont mis en péril par votre politique, celle que vous n’avez pas l’intention de modifier. Car, figurez vous qu’il n’y a pas que le culturel et l’idéologique dans la vraie vie; il y a aussi les intérêts à défendre et les rapports de force pour ce faire. Il y a des structures persistantes, des « ‘habitus » qu’on ne peut pas changer par ordonnance ou décret. En réalité, vous croyez faire du Gramsci (comme la Marine…) en pensant que la victoire procède essentiellement de la culture et de l’idéologie. Or Gramsci a parlé de « bloc historique » où il y a système qui se forme entre l’exploitation économique, la domination politique et l’hégémonie culturelle, laquelle ne peut rien sans le concours des deux autres dimensions de l’état d’une société. Gramsci n’a jamais dit que l’hégémonie emportait le tout sociétal. Ce sont les libéraux à la Hayek et à la Friedman qui, eux, l’ont dit et fait faire. Vous êtes fort en richards Ricoeur de lions, mais pas du tout en gramscisme. C’est pourquoi votre volonté de subvertir la culture et le modèle français ne peut que voir des résistances survenir, notamment à cause du gap entre promesses et résultats. En fait, si vous ne retenez que la variable culture pour forcer le changement, c’est que vous ne voulez rien faire de sérieux contre l’exploitation SLC et que vous ne voulez pas perdre votre domination politique à base de pouvoir descendant et monopoliste et de gouvernance technocratique. Vos nouveaux habits, en réalité, vous montrent nu comme dans le conte d’Andersen (superbe livre de Roland Gori: la nudité du pouvoir).

Attitudes des multinationales, des gouvernants et des riches à l’égard du climat

Classé dans : politique — 28 septembre, 2018 @ 9:58

Force est de constater que, malgré les grandes discours de tous et les envolées lyriques de Maqueron (la France est très loin de tenir ses engagements écologiques: pesticides, CO2,, qualité de l’air et des eaux, pollutions diverses…), les engagements (en trump-l’oeil) de la COP 21, rien n’est vraiment fait contre la dégradation de la planète. Pourquoi?
Pour les multinationales, les trusts, les grosses firmes, la phynance, c’est que lutter serait contraire à la logique du SLC: accumuler sans fin et maximiser capital et profit. Par ailleurs la concurrence internationale mise en place grâce aux décisions politiques des gouvernements inféodés au capital depuis 30 ans interdit à quiconque de prendre des initiatives qui nuiraient à la compétitivité de leurs boîtes ou de leur pays, ou alors il faudrait que soit trouvé un accord international. De plus, les riches, habitant des endroits protégés et paradisiaques, ne perçoivent guère les dégâts de leur conduite et réclament au contraire les plus gros efforts aux pauvres. Les riches ont toujours été des partisans de la fête continuée sur un volcan car ils ne voient que leurs intérêt à court terme et ils pensent qu’ils vont s’en sortir grâce à leurs moyens. Après nous, le déluge, disait le régent… Et 1789 leur a pourtant prouvé que c’était un raccourci saisissant, si je puis me permettre cette pique.
Les gouvernements se sont mis au SLC à cause du lien entre élections, soi-disant démocratiques, croissance et chômedu. En effet, conséquence perverse de l’économisme ambiant auquel il se sont ralliés, pour faire vivre la population il faut de la croissance, de quoi vivre et espérer, du pouvoir d’achat, il faut suffisamment d’emplois et de richesse pour garder les trous de nez des pauvres au-dessus de la fosse à purin. Il faut aussi, grâce à la croissance, que la taille du gâteau augmente afin d’accroître un peu la part de chacun sans modifier les règles de répartition de celui-ci entre les parties prenantes: la plus grosse part pour les riches et le reste à partager entre prolos. C’est lié à la nécessité de susciter de l’espoir pour maintenir la cohésion sociale. Las, cette approche n’est plus durable compte tenu de la démographie galopante dans les pays pauvres et de la raréfaction des ressources de la planète, tant fossiles que renouvelables. C’est aussi lié au vieillissement des populations et aux effets sur la santé des produits chimiques déversés dans la nature; cela augmente sans cesse les charges afférentes au point que les actifs sont de moins en moins à même de les assumer. Heureusement, le capital, les firmes et les riches ont des solutions à long terme, dont l’essentielle est de laisser courir à la catastrophe environnementale pour de bonnes raisons (de leur point de vue). Attendons car « il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre ». Pas besoin de projet car le SLC fonctionne tout seul pour amener au meilleur des mondes possibles.
Les riches, le kapital et les politicards pensent toujours que la science et la technologie apporteront des remèdes, tôt ou tard, « aux dégâts du progrès ». Le scientisme habite toujours leur esprit de lucre et de survie. Ils pensent que leurs moyens et leur richesse leur permettront de trouver des lieux préservés des catastrophes; il s’adonnent, du reste, aux croyances dans le « transhumanisme » et les progrès dans la bionique, qui seront réservés par construction aux seuls riches et même très riches. Ils auront la possibilité, déjà usitée, de se retrancher dans des endroits protégés et de l’entre-soi, à l’instar des « gate cities » qui font déjà florès. Certains pensent même migrer vers la lune ou la planète Mars devenue rose; c’est en cela que Elton Musk est un visionnaire. Esprit (en tant que white spirit) es-tu Tesla?
Ils sont partisans de « la stratégie du choc ». Le réchauffement climatique résoudra le problème démographique par la température invivable, la sécheresse (ou les cyclones), la mort des océans, la pénurie alimentaire. On sera débarrassé des populations ennuyeuses, remuantes et promptes à immigrer vers des cieux plus cléments; cela nous fera bien moins de Chinois, d’Arabes, de Latinos, de Noirs qu’il faut assister et nourrir en permanence bien que leur pauvreté résulte de nos prédations. Vous me direz que la famine n’arrivera pas d’un seul coup. Certes, mais c’est prévu: espionnage, surveillance des communications, police aux frontières et surtout les moyens considérablement meurtriers des armées modernes. Ce n’est pas pour rien que les budgets militaires sont astronomiques, à commencer par celui des USA (vers les 600 milliards de dollars). Le plus drôle, c’est que ce sont ces cons de prolos qui les payent car nous sommes détaxés et envoyons notre pognon dans des paradis fiscaux. Et pour que les riches puissent bouffer, respirer et boire? Fastoche: on aura de gigantesques serres alimentées par l’électricité nucléaire qui, en outre, pourra casser la molécule d’eau en hydrogène et oxygène et transformer l’eau salée en eau potable. Avantage: on pourra se passer du pétrole et du gaz que Dieu a malencontreusement placés chez nos ennemis. C’est pourquoi la recherche nucléaire continue sous prétexte d’être moins productrice de CO2; de plus une centrale nucléaire est bien plus facile à protéger qu’un pipeline ou un gazoduc. Et tout cela alimentera en énergie de gigantesques bulles autonomes et automatisées car pilotées par ordinateur et coupées de l’extérieur devenu invivable.
Mais comment aura-t-on ensuite assez de travailleurs? C’est prévu: les robots, l’intelligence artificielle, l’automatisation généralisée remplacera les travailleurs sans faire grève. De plus les robots peuvent boulonner n’importe où, même en enfer. Pour les activités non mécanisables, nous aurons toujours assez de gens soumis pour être nos esclaves domestiques; il suffira de les « surveiller et punir ».
Reste le problème le plus difficile. S’il n’y a plus assez de consommateurs comment pourra-t-on assurer l’accumulation du kapital et l’exponentiation du profit? Eh bien on pourra y renoncer car dans notre monde futur on n’aura pas besoin de monnaie; seulement des ressources que produiront des robots infatigables pour les « happy few ». Ce monde sera celui des loisirs perpétuels et ce n’est plus de la science-fiction… De plus, enfin l’égalité sera réalisée et la démocratie enterrée car il n’y aura rien à décider: ce sont les robots qui feront tout.

Les droits de l’homme chez les libéraux et le SLC

Classé dans : politique — 26 septembre, 2018 @ 1:40

L’idée de cette chronique m’est veneu en lisant l’excellent dernier livre de J-C Michéa (Le loup dans la bergerie)où il montre comment les « progressistes de gauche », envahis par l’idéologie libérale des droits de l’homme, ont facilité l’implantation du SLC en France, notamment en substituant les questions sociétales aux problèmes sociaux et à la lutte contre le capitalisme néolibéral.
Pour comprendre comment le loup libéral est entré dans la bergerie des socialistes en peau de lapin, il nous faut partir de l’analyse du contenu précis du droitdel’hommisme cher à Kouchner et à ses sacs de riz. Le libéralisme des origines s’est concentré sur ce que les juristes appellent les droits subjectifs, autrement dit les droits purement individuels à sauvegarder contre les religions, les idéologies, le pouvoir politique. Mais quels droits? Michéa reprend la formule de Marx: liberté, égalité, propriété et Bentham (c’est-à-dire utilité, intérêt; rappelons que pour Bentham l’utilitarisme consiste à faire le bonheur du plus grand nombre; l’utilité sociale n’y est donc pas qu’individuelle puisqu’il s’agit d’un bonheur collectif en tant que totaliisation des bonheurs indivduels même si, oh horreur, des individus peuvent être sacrifiés pour la maximisation du bonheur collectif). Les philospophes libéraux considéraient ces droits de l’individu comme des « droits naturels », ce que l’anthropologie moderne a totalement controuvé. Il faut noter en premier que ces droits sont individuels et présentés comme universels tant dans le temps que dans l’espace. C’est déjà faire fi de ce que les juristes du 16ème siècle appelaient le « droit des gens », c’est-à-dire des groupements humains. On peut aussi ergoter sans problème sur la promotion de la propriété en droit naturel ou de l’utilité-intérêt comme moteur permanent et plus fort que tout autre motif des motivations humaines. L’universalisme des droits libéraux de l’homme apparaît comme hors sol, incrée, indépendant des cultures, des situations, des conditions de vie, de l’histoire et des évolutions sociales. On comprend aisément qu’il s’agit d’un universalisme bourgeois et occidental qui a fini par largement s’imposer, les armes aidant, sur une très grande partie de la planète. On comprend aussi que la théorie économique libérale a besoin de ce faux universalisme pour justifier la promotion d’un capitalisme fondé sur l’unicité, la grande similitude des besoins de consommation gérés par le même contenu de l’utilité (ou valeur d’usage) chez tous.
Ces droits sont « formels », théoriques; ce sont des « droits de » et non des droits à (par exemple, le droit de travailler mais, dans la réalité concrète, pas le droit au travail ou le droit de se loger mais pas d’avoir un logement); c’est pour cela qu’ils sont égaux, en principe, pour tous, ce qui est justifé par le droit à l’égalité que montre la nature humaine. Mais, attention: ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas effectivement réalisés qu’ils sont sans effet; car, comme disait Kant, ils ont le mérite d’être des « principes régulateurs », c’est-à-dire des normes à viser et des références d’évaluation des pratiques et des réalités, au nom desquelles on peut critiquer l’état réel des situations.
Le droit à la liberté libérale fait que la liberté de chacun s’arrête à la même liberté pour les autres, à ce que sa liberté propre ne nuise pas à autrui. C’est « la liberté négative ». L’utilité est l’intérêt personnel car, comme l’a écrit Adam Smith, nous n’attendons pas notre dîner de la bienveillance du boucher.
Et, in fine, il faut bien comprendre que dans une philosophie sociopolitique qui part des droits individuels absolus et perpétuels, la liste des droits possibles est illimitée. les évolutions en tout genre des sociétés libérales font que la liste des droits personnels n’est jamais close. Ce qui est l’exact pendant, versus économie, de l’accumulation sans fin entraînée par le système capitaliste pour lequel le profit doit toujours croître encore et encore et doit être capitalisé à son tour pour en obtenir encore plus en entassant des biens, des investissements et des capitaux. On voit là que le libéralisme « culturel » (ou sociopolitqiue) fait système avec la logique économique unidimensionnelle du capitalisme pour nous orienter vers le « toujours plus » cher à Walter de Closets (qui applique ce slogan aux seuls ouvriers et syndicalistes. Ce libéralisme des droits de l’homme et de l’accumulation de capital (si utile pour la croissance qui est l’alpha et l’omega des politiciens libéraux puisqu’elle suscite l’espoir de progresser pour tous sans modifier les règles de répartition d’un gâteau de plus en plus gros) est un système social total (Mauss disait un phénomène). Ce système est une cage de fer à la cardinal de La Ballue: on y est libre comme le hamster dans sa roue parce que le mode de vie attendu pour tous, et les comportements conformes eux aussi, est fixé par le SLC. En revanche, l’individu peut choisir son « style » de vie, par exemple acheter un berline teutonne ou une petite bagnole francouie; l’important est de travailler pour consommer et même d’emprunter pour ce faire. Vous pouvez être « vegan » puisque de toute façon le quinoa vous sera vendu par le kapital. Libéralisme idéologique et logique ou pratique SLC sont donc indissociables comme les doigts de la main et c’est cela que les socialos ont accepté en France depuis 1983 sans analyser le système, ni proposer une alternative comme autre projet de société. C’était trop facile et rentable de se la couler douce (fric, honneur, pouvoir) dans le moule. Le socialisme social-démocrate à la Blair, Schröder, Maqueron… n’est qu’une moule accrochée au rocher SLC. C’est plaisant de remarquer comment l’énorme majorité des radicaux de mai 68 sont devenus das aficionados du SLC; c’est normal car ils ont substitué le dogmatisme du marché et des droits de l’homme à leur pensée maoiste ou trotskiste tout aussi dogmatique. On peut aussi observer que les droits de l’homme sans limites entraînent inéluctablement la guerre de tous contre tous, chacun excipant de son droit coomme devant être accepté par les autres.
La théorie des droits de l’homme, les hommes étant ainsi arrachés à toutes les structures collectives de référence, réclame que le pouvoir politique et le droit soient « axiologiquement neutres », c’est-à-dire que l’Etat et la loi soient conçus en dehors de toute morale, religion ou conception particulière du monde. Ce qui introduit aisément des demandes individuelles (qui, naturellement se regroupent en collectifs de pression sociétale) non reconnues par la culture, la morale, les références dominantes dans un pays ou de l’époque. La porte est ainsi ouverte à l’illimitation des demandes de droits nouveaux qui, à la longue, ne peuvent être refusées car ce serait contraire aux droits égaux et universels, notamment celui pour chacun « de vivre selon sa nature ». Au passage, la société », qui pour durer a besoin d’une langue et de normes communes, se trouve atomisée en individus et molécularisée en communautés. Et c’est tant mieux car ainsi le même SLC peut régner partout sans frontières, ni Etats. La coordination par le marché mondial suffit à coordonner les attentes réciproques des uns et des autres dans le monde fermé du SLC et de la dépendance de tous envers tous. Chacun, ou groupement, peut être libre pourvu qu’il continue d’adorer Mammon. Et comme le marché repose sur la division internationale du travail tout le monde est interdépendant et alors règne « la solidarité mécanique » chère à Durkheim. Eh bien, visiblement cela ne suffit pas puisqu’on assiste au regain de la religiosité, de sectes, des philosophies ataraxiques, des conseils de psy pour être bien dans sa peau et devenir « entrepreneur de soi-même ». Plus les associations en tout genre pour être reconnu dans sa dignité et son identité. Ne reste guère que le contrat que les libéraux suppose être conclu entre 2 êtres théoriquement libres malgré l’inégalité des pouvoirs et des ressources; ce cher contrat commercial étendu à tous les rapports sociaux de façon que toutes les relations sociales soient rabattues sur une forme unique de type capitaliste!
Devant cette atomisation des cadres sociaux et de la société qu’amenait cette vision purement individualiste des droits de l’homme, les penseurs et politiciens, le bec dans l’eau, ont cherché un moyen d’empêcher l’éclatement de la société, de refaire « société », d’empêcher la « déliaison sociale ». Comte a pondu une « sociâtrie », Feuerbach a divinisé l’humanité, St-Simon a inventé une nouvelle religion comme Robespierre. Mais les économistes ont remporté la mise: le « doux commerce », l’échange, la « main invisible du marché » feraient que les « vices privés deviendraient des vertus publiques ». C’est ainsi qu’une philosophie politique droit de l’hommiste a fait le lit du SLC. Et ce dernier a triomphé sans partage quand les cocos se sont écroulés en 1991. Ne reste plus que la croissance et la bonne gouvernance technique de l’économie.
Pourtant, years ago, les socialistes utopistes ou libertaires du XIXème siècle avaient eu une bien autre conception des droits humains car la nature humaine n’est pas figée et est façonnée par la culture; elle n’est qu’un potentiel actualisé par les différentes cultures et époques. Ils étaient réels et collectifs. Ils étaient fondés sur la justice et la solidarité. La liberté des uns y était renforcée par la coopération avec celle des autres. La liberté individuelle n’était donc pas en conflit, mais « en combinaison » avec celle des autres et n’était en rien opposée à l’égalité puisque pour coopérer librement il faut que les partenaires soient égaux de façon que le contrat bilatéral, si cher aux libéraux, soit équilibré et non léonin. Les droits des collectivités,, des groupements sont reconnus et mis en relation dans un système fédératif qui « va de bas en haut et de la circonférence au centre » de façon que la subsidiarité vienne de ce qui est accordé au sommet par la base et non octroyé de haut en bas comme dans l’UE ou le maquereaunisme. La propriété individuelle est complétée par la sociale (mutuelles, coopératives, associations) et la publique socialisée, non « nationalisée » encore moins étatisée pour ce qui relève des services publics (« les compagnies ouvrières de Proudhon)… La valeur d’usage consacre la définition des besoins, non la valeur d’échange.

Le messie-Jésus Maqueron s’érode et se dirige vers les poubelles de l’histoire

Classé dans : politique — 24 septembre, 2018 @ 10:01

En 2022, Maqueron pourra chanter: je suis la poubelle pour aller valsser peut être dans les hautes sphères de l’UE. La baudruche est en train de se dégonfler avec maintenant 29 % d’opinions favorables chez les Francaouis. Rappelons qu’il n’a eu la majorité aux pestilentielles de 2017 que parce que les électeurs ont été victimes du voter utile contre la Marine et de la débandade des partis de « l’establishment ». Aux législatives les députés LREM n’ont eu, en moyenne, que 15 % des électeurs inscrits. La majorité législative (312 députains LREM plus 45 Modem ) est une cohue de bric et de broc largement constituée de transfuges du PS et du tsarkozysme. Cependant, sa composition sociologique fait la part très belle à la seule « France d’en-haut », diplômée, bien installé dans les facilités du SLC, celle d’une prétendue société civile réduite aux « winners » et comportant fort peu de représentants des classes sociales populaires. Rien n’unifie cette cohue d’opportunistes sauf leur acceptation par le prince (cooptation des candidats) et leur mécanisme d’appartenance à une foule massifiée décrit par Freud: des individus atomisés réunis par leur même identification à un même idéal du Moi, à savoir le Lider Maximo. Cette agglomération d’egos est en train de se fissurer pour la « lutte des places » (mairie de Paris, élections européennes de 2019, municipales de 2020). Parallèlement, le mécontentement et le populisme font la petite bête qui monte, qui monte. Maqueron ne dispose pas d’un vrai parti bien organisé et unifié par un projet, ni de relais ailleurs, ni de corps intermédiaires institués, ni de majorité électorale, ni de réseaux locaux. Du reste, les aficionados de Maqueron ne savent toujours quelle est la ligne politique du chef. Mais la dispersion, façon puzzle, de l’opposition de droite ou de gauche nous annonce de belles corridas électorales pour le futur proche.
Maqueron a voulu courir deux bestioles à la fois (« en même temps »), celle du lièvre SLC dynamique et qui court très vite vers le moins-disant permanent, et de la tortue de l’équilibre budgétaire statique et gravé dans le béton teuton. Las, la tortue est moins rusée que celle de La Fontaine (Oskar). Il a donc commencé par libérer le kapital et les riches des charges qui pesaient trop, empêchaient « le ruissellement « de la richesse vers l’activité et nuisaient à la compétitivité de l’industrie française. Connerie car la course à la compétitivité-coût est perdue d’avance (pays low cost, y compris PECO(s)) et surtout surenchère sans fin car si vous améliorez la vôtre, les autres vont illico faire encore mieux et vous expédier des « travailleurs détachés ». D’où une course perpétuelle au moins-disant dans l’UE et partout. Ce qu’il faudrait, c’est de la compétitivité-qualité ou de niche, ce qui suppose d’investir comme en Doryphorie. De plus, le fric n’a pas ruisselé; il a servi aux dividendes, aux paradis fiscaux, au rachat de ses propres actions et à l’achat de berlines tudesques de luxe. Donc, Maqueron a commencé par libérer l’offre, ce qui a dégradé le déficit budgétaire car la croissance prévue pour ce faire n’est pas arrivée comme le chevalier-sauveur pour soeur Brigitte, la douairière Maqueron casernée dans les tours du château. Solution: pour rétablir l’atteinte de la promesse de moins de 0,3 % de déficit annuel par rapport au PIB, je taxe les retraités et j’augmente les impôts sur les carburants, le tabac… Du coup, la jambe gauche est atrophiée et le pouvoir d’achat plonge d’autant plus que l’inflation grimpe à 2,3 % par an et que la croissance pâtine. OK, M. le comte de MON-MIRAGE? Ou alors, il faut amaigrir l’Etat: moins 2600 profs dans le secondaire (les restant feront des heures-sup détaxées) mais pas touche à la « noblesse d’Etat » d’où vient le Zident qui favorise ses ex-copains de bancs à l’ENA. Rappelons que la baisse des services publics et des investissements éponymes a puissament conrtibué à faire diminuer la croissance, donc les recettes de l’Etat… On pense irrésistiblement au sapeur Camember qui creusait un nouveau trou pour combler le précédent.
Maqueron avait promis une république « exemplaire ». Que voit-on? Une camarilla d’affidés, de prébendiers, de courtisans, de féaux, une garde rapprochée au-dessus des lois, des ripous ou des copains promus. Maqueron voulait restaurer le « dialogue social » pour plus démocratie en faveur de la société civile. Qu’a-t-on (l’ancien?) eu?Une gouvernance verticale, top down, hiérarchique, l’assassinat des collectivités locales, l’abaissement des syndicats, le serrage du kiki des associations privées d’emplois aidés et de subventions, le contrat (synallagmatique »?) entre le renard et la poule (exemples: la feuille de route pour l’assurance-chômage: 4 milliards à économiser en 3 ans, sinon je légifère à votre place; le contrat avec les collectivités locales: tu signes ou je ratiboise tes dotations), la centralisation de tout par une gouvernance comptable et technocratique.
Maqueron a promis de résorber le chômage et de récompenser l’activité. Las, ça coince car l’investissement ne ruisselle pas et la croissance s’étiole.Mais, en fait, Maqueron, c’était l’endive masquée car il n’avait pas dit que les nouveaux emplois seraient à temps partiel, précaires et mal payés dans les services, ce qu’avait déjà fait Schröder et qui était prévisible. C’est pourquoi il a réformé le code du travail et va imposer que l’assurance-chômage n’indemnise plus ceux qui refuseraient une 3ème offre d’emploi « raisonnable ». Contrairement à la récompense des actifs on aura en fait des travailleurs pauvres comme en Fridolie. Maqueron ignore visiblement que toute personne a besoin d’espérer, d’être sécurisé, d’être reconnue dans sa dignité. De toute façon toutes les aides sociales sont calculées pour que les minima sociaux soient inférieurs au seuil de pauvreté (1050 euros par mois pour une personne seule). On n’aura pas la flexi-sécurité danoise (4 % du PIB pour traiter le chômage) mais seulement l’aspect flexi. Cela se voit: le budget 2019 ampute la politique de l’emploi de 2,5 milliards d’euros! « L’Etat-providence du XXIème siècle » ressemblera fortement à celui des Rosbifs: un très maigre filet de sécurité pour les seuls plus pauvres. Ce qui explique largement l’extension du domaine de la lutte aux populistes anti SLC.
Maqueron a pris la tête d’un combat électoral (européennes de 2019) entre « progressistes » et conservateurs peu ou prou nationalistes. Déjà, les citoyens soumis au rouleau aplatisseur du SLC de l’UE ne voient guère comme progrès ce qui appartient à des régressions en tout genre sous prétexte de modernité et d’adaptation à la concurrence internationale. En face, les « conservateurs » ont compris que les citoyens veulent garder leur culture et leur identité et veulent des repères, de la stabilité et de la sécurité. Ce qui est tout le contraire du bougisme SLC, lequel est sans projet et pur mouvement brownien tout simplement parce que sa doctrine c’est « wait and se » vu que l’économie et les marchés sont parfaitement efficients et vont toujours vers le mieux. Mais à long terme, nous serons tous morts (Keynes). Donc, « en même temps » Maqueron pousse les feux du SLC qui détruit tout avenir prévisible et toute sécurité au profit du risque (supporté par qui?) et fait monter le populisme de ressentiment contre l’UE et veut s’opposer aux populistes qui prospèrent grâce au SLC! C’est perdu d’avance…à long terme. Et Maqueron fait du SLC son alpha et omega (que l’on vous montre) alors même que celui-ci est démonétisé. Quel sens de la prospective dans un rétroviseur: c’est cela le progrès… D’où le discours populiste: vade retro satanas.
Maqueron n’a toujours pas conduit de réforme de l’Etat, ce qui supposerait une analyse en profondeur de ses missions et des moyens nécessaires; cela risquerait de froisser l’énarchie qui a besoin de grandes troupes pour afficher sa grande valeur. En attendant, il bricole et « rustine » le budget 2019 où il prévoit une croissance présomptueuse de 1,9 %. Il y fait surtout des transferts de charge, par exemple en supprimant le CICE (budget de l’Etat) au profit d’une baisse permanente des charges sociales (budget de la Sécu) des entreprises, même celles qui ne sont pas en concurrence avec l’étranger. C’est la vieille technique du déshabiller Pierre pour vêtir Paul, ce qui ne va sûrement pas bien fonctionner!
Maqueron nous refait le coup du « réarmement moral » par le travail, la réussite, l’engagement individuel, la charité… C’est amusant parce que dans le libéralisme il est prescrit que le politique et l’économique sont indépendants de toute morale, religion, conception du monde… Las, le populo, lui, garde une morale: la « common decency, le travail bien fait et stimulant, la solidarité, l’honneur, la honte… Cela va « clasher » un jour ou l’autre entre des Winners sans vergogne et égoïstes et des Losers attachés à leurs valeurs. Maqueron veut, in pétaud, changer la culture populaire; le pays n’en veut pas et ce sera aussi une des causes de la chute de la maison Macaron et de sa splendeur.

République et démocratie

Classé dans : politique — 22 septembre, 2018 @ 11:18

Pour y voir clair dans les oppositions entre conservateurs et progressistes (versus Maqueron), « populistes » de droite et de gauche, souverainistes et partisans de l’internationalisme du marché, jacobins et partisans du régime parlementaire, il faut savoir de quoi on discute, à commencer par les différences entre république et démocratie.
La démocratie actuelle, dite libérale et représentative, n’est jamais qu’une procédure censée procurer au pays un corps de mandataires représentant bien le peuple afin d’une manifester une image correcte pour la définition du bien commun. Par cela même, déjà, la démocratie n’a pas de finalité affichée, de norme substantielle pour construire l’intérêt général: celui-ci n’est qu’une résultante a posteriori des décisions prises par la majorité parlementaire légalement élue. Ainsi, les démocraties à l’anglo-saxonne peuvent se contrefoutre depuis toujours d’une fin commune et permanente, celle de l’égalité et de la justice. Cela ne peut être recherché que si la majorité électorale se prononce pour comme ce fut le cas avec des gouvernements travaillistes. Encore faut-il que les représentants et gouvernants se concentrent sur la définition de l’intérêt général, ce qui n’est aisé que s’ils sont indépendants des puissances d’argent. Si non, les représentants ne représentent pas l’intérêt commun pour le peuple tout entier mais deviennent facilement « les fondés de pouvoir du kapital » car ils détiennent la souveraineté à la place du peuple, c’est-à-dire « le pouvoir de donner et casser la loi ». Le problème réel est donc qui définit la loi. C’est ce qui est advenu dans les divers pays de l’UE depuis 30 ans car leurs dirigeants et ceux de ladite UE ne se préoccupent que d’économie et de finance en vue de la croissance au sein d’un libre-échange généralisé installé par les directives européennes et contrôlé par la Cour de Justice de l’UE (CJUE, ex-CJCE). Pourquoi? Parce que la croissance est le moyen de faire en sorte que le, gâteau s’arrondissant de plus en plus, la part de chacun grossisse sans qu’on modifie les règles de répartition du PIB entre les acteurs. Donc tous les pays se battent entre eux pour leur croissance même au détriment de celle des autres comme l’a fait dès 2003 le chancelier doryphore Schröder. La possibilité de faire la loi légalement en faveur des puissances d’argent a été grandement facilitée par le coût des campagnes électorales qu’elles se font le plaisir de financer; en effet cela leur permet de diriger de fait le pays avec des hommes de paille, c’est-à-dire derrière le masque maintenu de la démocratie et, naturellement sans assumer la responsabilité des décisions prises par les politicards à leur solde. Et par l’institutionnalisation des partis qui sont ainsi devenus des organes de sélection (et évidemment d’éviction des hors partis officiels) des candidats ad hoc. Et, pis, en France la démocratie a été réduite à l’élection du Zident muni des pleins pouvoirs via une majorité parlementaire à sa botte. Du coup, encore plus, la démocratie devient intermittente avec une fréquence de 5 ans et rien entre deux présidentielles!
Actuellement, en France cette démocrassouille repose en fait sur deux approches partisanes: celle des internationalistes du marché et du SLC à l’instar du Maqueron et des socialos depuis 1983 et celle de centristes ou souverainistes (plus ou moins nationalistes) plus attachés aux intérêts propres du pays comme l’inénarrable Dupont-Aignan.
En face nous avons les républicains: la république est le centre de tout car elle est l’espace de la justice, de l’égalisation des chances et des conditions, de l’aide universelle (protection sociale et services publics ouverts à tous) à tous les citoyens et de l’intérêt commun pour la communauté politique du pays. Mais les républicains se divisent facilement en catégories différentes. Les uns sont axés sur la nation en tant que communauté globale des citoyens; ce qui verse aisément dans le nationalisme du RN et autres partis souverainistes, l’exclusion des non-nationaux et autres immigrés (Veau-Quiet et La Marine). D’autres sont attachés au bien public mais réservent sa détermination à la technocratie (comme sous Charlot et, maintenant, en partie chez Maqueron; la différence est que Charlot était souverainiste alors que le Zident actuel est un internationaliste du SLC uniquement préoccupé de gouvernance à la sauce UE). Souvent, le républicain est dirigiste et veut faire le bonheur du peuple suivant une ligne que seul les politiques sont capables de définir. On a ainsi des sortes de léninistes au petit pied, tels Mélanchthon et les sectes trotskardes. Ces autoritaires s’accommodent fort bien de la démocrassouille libérale qui leur permet de gouverner sans consulter les peuple démocratiquement; ce fut déjà le cas du francisquain (combinaison de François et de francisque) Tonton. Et surtout il faut combattre en permanence les vices structurels cachés de la république: le fantasme de l’UN, l’absolutisme de la souveraineté et la toute-puissance de l’Etat qui monopolise la construction du bien commun par les politicards et les technocrates.
Il apparaît ainsi clairement que la république sans la démocratie réelle est une dictature potentielle et que la démocratie sans les finalités de la république n’est qu’une démocrassouille achetable par les puissances économiques. Evidemment, la république (dont la neutralité vis-à-vis des opinions religieuses ou idéologiques doit être conservée) est la bonne optique à condition qu’elle soit vraiment démocratique car, dans le cas contraire, le résultat ne sera ni elle ni la démocratie. En aucun cas les dirigeants (démocrassouille ou ripoublique) ne doivent avoir le droit de définir seuls l’intérêt général et de faire la loi. la république doit être fédérative en tant que processus et institution permanents de la participation de tous les membres du peuple (pluralisme des individus et des groupements de la société civile) à la préparation et à la prise des décisions à tous les niveaux de « la constitution sociale » (Proudhon) du pays. Las, nous ne trouvons dans le panorama politique actuel aucune prise de position assurant un socialisme libertaire ou un libéralisme sociétaire vraiment internationaliste et accueillant.

La grande pauvreté du plan pauvreté de Maqueron 1er

Classé dans : politique — 19 septembre, 2018 @ 10:38

Enfin il est sorti du bois après avoir été reporté en juillet sous prétexte de coupe du monde de foot. En réalité parce que l’ensemble des groupements de collectivités locales avaient refusé de participer pour causes de baisse des dotations, de faux contrats à passer entre l’Etat (en réalité le gouvernement) et la collectivité, contrats du genre tu signes ou je te tue, d’envoi aux chiottes du plan Borloo.
Le plan pauvreté est déjà miséreux sur le versant financier: 8 milliards d’euros sur 4 ans, à comparer aux mêmes 4,5 milliards par an et dès 2018 pour les riches (dont suppression de l’ISF) et aux 4 du plan Borloo. Autres cadeaux à la finance et aux riches, le passage programmé de l’impôt sur les sociétés de 35 à 25 % et le petit taux unique sur les revenus des capitaux mobiliers.
Il se confirme que tout est orienté vers l’activité et le travail (à ajouter la suppression des cotisations sociales salariées sur les heures.sup). Les dépenses d’aides sociales (26 milliards mais le gouvernement entretient la confusion entre celles-ci, pea nuts, et l’ensemble des dépenses sociales (750 milliards, dont les retraites, l’assurance-maladie et l’assurance chômage ou les allocations familiales qui ne doivent rien à l’Etat car ce sont des cotisations qui les financent) doivent être « activées » vers le retour (ou l’entrée) à l’emploi. C’est pourquoi les aides sociales (par ailleurs récemment limitées pour 3 d’entre elles de grande importance à une augmentation de 0,3 % alors que l’inflation 2019 sera à 1,6) seront soumises à des « devoirs » de recherche active d’emploi comme si les chômeurs se complaisaient dans l’oisiveté grâce aux sommes « dingues » qu’ils perçoivent. On retrouve là la très peu moderne conception libérale du 19ème siècle, celle qui avait conduit les Rosbifs à créer des « Work Houses » à la place des lois sur les pauvres et les nazis à orner les camps de concentration de la devise « Arbeit macht frei » ou les soviétiques à créer le goulag pour réhabiliter les opposants par le travail. C’est évidemment à rapprocher d’une des rares augmentations prévues, celle de la prime pour l’emploi. On aura ainsi des bons pauvres, versus dames patronnesses, à aider et les mauvais à laisser en dessous du seuil de pauvreté (1050 euros pour une personne seule). Maqueron retrouve ainsi, 20 ans après en tant qu’étroit moustiquaire, le socialisme de Blair et de Schröder. La règle maqueronienne (obligation d’accepter le 3ème emploi proposé, ce qui est déjà le cas chez les Doryphores et les Gibbys) ne va produire que des travailleurs pauvres qui sont déjà 7 %). On note aussi que les retraités, les très pauvres y sont laissés pour compte. On observe encore que les minima sociaux, même ceux qui seraient mieux valorisés face à l’inflation restent largement en dessous du seuil de pauvreté.
Evidemment, le pouvoir ne dit rien sur la qualité des emplois (CDD très courts, revolving, temps partiel, intérim, à l’instar des fameux mini-jobs teutons ou des contrats zéro heure des Gibbys). Pour faire bon poids, il faut se connecter aussi à la décision d’augmenter massivement les postes de contrôleurs des chômeurs à Pôle Emploi « en même temps » qu’on diminue les postes de suivi. J’ai une de mes grandes filles qui est au chômedu par suite d’un accident de santé. Sa recherche d’emploi a été confiée à un sous-traitant de Pôle Emploi, Man Power. Cette boîte a proposé 3 emplois à ma fille (un en intérim qui n’a pas marché et Man Power s’est dispensé de la rappeler, un de nuit et un formellement contre-indiqué pour sa santé!). Et les lois Maqueron ne sont pas encore en place! « En même temps » qu’on stigmatise les fraudes au chômage (7 %), on ne fait pas grand chose contre les fraudes sociales aux cotisations et fiscales (dans les 100 milliards) et le pouvoir diminue même les effectifs consacrés aux fraudes fiscales. Quant au RUA, revenu universel d’activité, promis en fin de mandat, c’es tde la mauvaise et trompeuse copie du revenu universel pour tous et sans conditions. Par ailleurs, sa fusion de plusieurs aides a été mise en place en Gibbi et ça a foiré lamentablement…
Le pouvoir installe cependant quelques rustines judicieuses: plus de crèches en zones prolétaires, des petits-déjeuners, des repas à 1 euro à la cantine, le maintien de la garantie jeunes de moins de 25 ans (mesure de Zizi Rider), la formation pour les décrocheurs de 16 à 18 ans, le dédoublement des petites classes en zones de décrochage… Et les logements insalubres et surpeuplés où un enfant ne peut pas étudier? Et les transports, les livres, les ordinateurs, les aides aux élèves, notamment pour maîtriser la langue? Et le services publics (poste, télécoms, eaux…) chargés de fournir à tous les services utiles à « l’émancipation par le travail » ou les commerces de proximité qui facilitent la vie? Ou sont passés les bons vieux internats où un enfant des campagnes pouvait aller au lycée ou les salles d’étude où il pouvait travailler sans être aidé par les parents et dans de bonnes conditions? Ou en est le niveau ridicule des bourses dès le collège et la résolution des problèmes de logement des étudiants? Maqueron entend-il lutter contre l’inégalité des chances avec de telles mesurettes? Maqueron a depuis annoncé un plan santé valable pour 50 ans. Quel manque d’ambition car Hitler avait annoncé un Reich de 1 000 ans! Mais 50 ans, cela suffit: il en sera plus au pouvoir depuis longtemps et, ainsi, il ne paiera pas les conséquences de ses décisions riquiqui.
Tout cela n’est guère étonnant: Maqueron ressemble au tonneau des danaïdes car il veut compenser les destructions de l’emploi amenées par le SLC et les techniques modernes par un Etat-providence new look, ce qui ne peut produire que des emplâtres sur une jambe de bois et un rideau de fumée par rapport aux problèmes réels. Maqueron, partisan si libéral de l’égalité des chances, ne peut pas comprendre que celle-ci ne peut être assurée que par des conditions structurelles d’égalisation même minimale des conditions ou, à tout le moins, des compensations objectives des écarts de situation. Maqueron refuse de comprendre que dans le SLC les « winners » gobent tout et tatnt pis pour les autres s’il n’y a plus de pognon pour le social. La justice maqueronienne n’est que procédurale, très loin des normes substantielles qui permettraient d’assurer l’égalité des chances. Il se confirme que Maqueron en va pas laisser les cabinets (sauf ministériels) dans l’état où il les a trouvés car son résultat sera l’accroissement du volume de travailleurs pauvres.

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