les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

De la démocrassouille maqueronienne et des Gilets jaunes

Classé dans : politique — 18 décembre, 2018 @ 11:59

Mac-Tron, avec beaucoup de sens tactique et de chance et grâce à la débandade des vieux partis qui alternaient au pouvoir depuis plus de 40 ans, a su profiter au maximum de la lassitude des Francaouis et des facilités offertes par la constitution gaullienne. Cette victoire a en réalité signé la mort de la fausse démocratie représentative française et ni Maqueron, ni les fins analystes politiques qui pérorent dans les journaux et les chaînes d’info en continu, ne l’ont compris. Ceux qui l’ont compris, ce sont les Gilets Jaunes qui réclament une vraie démocratie participative. Ils ont compris, car ils le vivent en quelque sorte dans leur chair, que changer les convives autour de l’assiette au beurre électorale ne modifiait en rien la ligne politique SLC suivie depuis 1983 à partir du fameux « tournant de la rigueur » et encore plus avec l’acte unique de 1986 qui a installé dans l’UE la quadruple circulation sans freins du fric, des marchandises, des services et, moderato, des hommes (il faut attendre la directive de 1996 sur les travailleurs détachés ouvrant la route au « plombier polonais » et aux routiers d’Europe de l’Est). ls ont compris comment la « démocratie française » chère à Fiscart Déteint, fonctionnait réellement et ce qu’elle permettait de faire sans limites aux élus et, par dessus tout, à un pouvoir exécutif tout-puissant. Ils ont compris la mécanique de la confiscation de la souveraineté du peuple par une infime minorité de politicards installée en classe corporative de pouvoir politique se reproduisant à l’identique mais comme les pandas avec une très faible fertilité puisque les mêmes peuvent sièger pendant 5 ou 6 législatures. Et ils en ont pigé les conséquences sur la nature des lois votées par cette corporation et la ligne politique suivie de plus en plus libérale. Ils ont bien vu que la souveraineté absolue exercée par la caste politicarde était néfaste et illégitime en tant que monopole de la définition de l’intérêt général et en tant que contenu des lois votées.
La philosophie politique classique nous dit que la souveraineté, « c’est le pouvoir de donner et casser la loi » en vue de déterminer les décisions conformes à l’intérêt général et au bien commun pour une communauté politique sise sur son territoire. Depuis Rousseau, la souveraineté appartient au peuple; mais comme dans les sociétés étendues et complexes on ne pouvait songer alors (il n’y avait pas le net…) à la démocratie directe, le libéralisme s’en est remis à l’élection de représentants qui détiennent, non la souveraineté, mais son exercice. celui-ci n’est évidemment légitime que si les représentants respectent la souveraineté du peuple et votent des lois conformes à ses intérêts communs. Il y a donc une logique circulaire et vertueuse à mettre en place entre le peuple, l’intérêt général et la représentation. Celle-ci est vite apparue comme le maillon faible vis-à-vis des seuls intérêts es classes possédantes pouvant être bousculés par les élus de la « populace » et des « classes dangereuses ». les libéraux se sont alors évertués à vider le vote de ses éléments les plus dangereux via le vote censitaire et maintes règles permettant d’empêcher le peuple de bien défendre ses intérêts (dont le fameux équilibre des pouvoirs chers aux USA ou à Montesquieu). Ces combines n’ont pas touché à l’essentiel: absolutisme de la souveraineté indivisible et reliée à la pseudo unicité du peuple UN, monopole de la définition de l’intérêt général et communauté nationale. Cela permettait de donner aux politiques le monopole des décisions législatives sans tenir compte de la pluralité des groupes sociaux, ni de ce que, à cause de cela, la souveraineté devait être partagée entre les acteurs sociaux et en fonction des différents niveaux territoriaux. De plus, cette manoeuvre a achevé de construire un nationalisme de la communauté politique et un antagonisme plus que risqué entre les nations. La doctrine libérale a, « en même temps » érigé l’extériorité et la supériorité du pouvoir politique vis-à-vis de la société civile et, notamment, de l’économie, et la prétendue neutralité du droit et du pouvoir à l’égard des convictions, croyances, idéologies, représentations des groupes sociaux multiples et des conceptions afférentes. On pouvait donc laisser les puissances d’argent vaquer à leurs affaires, puisque cela ne concernait pas le pouvoir politique, tout en dirigeant la société tout-entière « par décrets ». Ne riez pas car c’est précisément l’approche du politique pour Mac-Tron. Et, naturellement, cette séparation entre l’économie et la politique était factice et la prétendue neutralité une blague car en fait les gouvernements n’ont cessé de faire de l’économie (en général libérale sauf de 1945 à 1975) et de représenter une vue vue libérale des choses, notamment avec la primauté de la propriété et de l’individu.
Ne reprochons pas à nos ancêtres d’avoir erré compte tenu de l’inexistence de disciplines apparues bien plus tard, comme la sociologie. Mais là où il y a faute, et cela à dessein, c’est de n’avoir rien révisé après l’évolution des savoirs et des circonstances. Et pour cause car l’enjeu pour les politicards était la justification de leur monopole. Les évolutions en tout genre ont éradiqué théoriquement l’absolutisme de la souveraineté, l’extériorité de la démocratie, l’unicité du peuple, la neutralité du pouvoir… Pas pour les politicards; cependant, pour des raisons économiques et pour favoriser le kapital, ils ont eux-mêmes détruit la souveraineté nationale via les traités et les « organes » internationaux comme l’UE, le FMI, l’OMC, etc. et l’unicité du peuple via le multiculturalisme destiné à diviser les populations en communautés juxtaposées pour régner.
La démocratie représentative a été captée par les puissances économiques très facilement car les politicards élus ont été formés (ENA et compagnie) à l »idéologie libérale et ont obéi aux normes individualistes et fricophones du SLC. Ils se sont mis sous l’emprise des lobbys et ont voté, munis de la toute-puissance législative, des lois de plus en plus favorables au kapital. La prétendue neutralité du pouvoir a donc été jetée par dessus bord depuis la révolution libérale de la fin des années 70.
Les Gilets Jaunes ont compris que le point nodal de leur situation de plus en plus dégradée était l’absence de démocratie réelle car cela donne le pouvoir souverain à des compradores du kapital ou à des représentants d »intérêts particuliers majoritaires à la chambre des députés. Cela pu advenir à cause du coût des campagnes électorales car les politicards sont allés chercher leur financement chez les riches et leur ont alors retourné des faveurs. De plus, les médias ont été achetés eux aussi par lesdites puissances d’argent. On ne peut donc lutter contre l’extension et la perpétuation du SLC que si on recrée la démocratie, ce dont, évidemment, le maquereaunisme ne veut pas, ni les autres politicards. Sire, c’est donc une révolution qu’il nous faut…

Clap de fin pour le duel Mac-Tron vs Gilets jaunes?

Classé dans : politique — 17 décembre, 2018 @ 12:14

Le mouvement social des GL est sur la fin entant que manifestation occupant l’espace public. mais cela ne veut pas dire que les choses sont terminées. Certes en tant que politicien consommé de l’ancien monde Mac-Tron a fini par bien le manipuler de façon à l’éteindre comme manifestation visible de la colère sociale des petites classes moyennes. C’est une victoire à la Pyrrhus après un mois de procrastination à la Zizi Rider.
Mac-Tron a réussi à diviser le mouvement en apportant des douceurs à ladite classe moyenne inférieure. Et tant pis pour la justice sociale générale car ont été oubliés les plus pauvres et les autres classes moyennes (moyennes moyennes, si j’ose dire, et moyennes supérieures) qui vont être les seules, avec les retraités suffisamment aisés, à payer les largesses du gouvernement qui ne fait que jouer aux chaises fiscales en transportant les charges des uns aux autres sauf pour le 1% les plus riches et les entreprises. Cela continue donc de diviser les populations afin de régner.
Le mouvement, grâce à la discussion et à la solidarité sur les ronds points, a fini par se concentrer sur deux problèmes majeurs glissés sous le tapis par les politicards depuis plus de 30 ans: la réalité de la démocratie et la justice sociale. Problèmes qui vont perdurer et ressurgir car les réformettes Mac-Tron n’y ont pas apporté de solutions. Sa défaite n’est que momentanée et provisoire. Dans les combines mac-troniennes et de ses alliés ou féaux il y a l’idée que les GL établissent une liste de candidats aux européennes de 2019. C’est pour enlever des voix à la Marine et à Mélanchthon. C’est cela le nouveau monde?
Sur la démocratie, les GL demandent la mise en place du référendum d’initiative citoyenne (RIC) car ils ont finement constaté et analysé que la démocrassouille francouie modèle 1958, aggravé notablement par le passage au quinquennat (Chiracos et le sous-marin trotskard Jospin) et à l’inversion du calendrier (pestilentielles avant les législatives), n’était plus représentative. Les élections de 2017 l’ont prouvé à l’envi: le Zident élu n’a eu que 18,5% des inscrits au 1er tour, les députés élus n’ont eu en moyenne que 15 % voix des inscrits au 2ème tour mais une épouvantable majorité à l’assemblée nationale avec zéro ouvrier et presque rien comme employés et agriculteurs. C’est cette absence de représentativité qui a permis à tous les pouvoirs de lancer la France dans le SLC dès 1983 en acceptant et même demandant une UE purement libérale, économique et concurrentielle. Puis l’horrible monnaie unique sans transferts entre pays et malgré leur hétérogénéité; l’euro devait amener leur convergence mais c’était un mensonge éhonté car on visait en fait l’extension de la concurrence en enlevant aux membres de la zone euro tous les moyens d’y faire face sauf celui du moins-disant fiscal et social. Et en 2008 malgré le rejet du TCE par référendum en 2005 on a eu l’application du traité rejeté! le gouvernement se dit prêt à mettre le RIC à l’étude; gageons qu’on aura une solution mi-figue-mi-raisin du genre du référendum d’initiative partagée inventé en 2008 par Tsarkozy. Ce dernier est soumis à des conditions si drastiques (nécessité d’approbation par 185 parlementaires et 4,5 millions de signataires) qu’il n’a jamais été appliqué! Gageons que son champ sera limité et ne contiendra pas la demande des GL du « révocatoire » des députés ayant trahi leur mandat et leurs promesses, ni de pouvoir modifier la constitution, ni les sujets chauds. De toute façon le RIC serait sans doute un petit début mais ne résoudrait pas beaucoup le grand manque de représentativité du système politique français; on resterait fort loin d’un fédéralisme intégral, de la base au sommet (vraie subsidiarité) et surtout tout à la fois économiques, politique et social. la demande de démocratie participative et vraiment représentative ne peut donc que revenir sur le tapis… Car le monopole de la définition de l’intérêt général et du vote des lois (en faveur du SLC) restera dans les mains du pouvoir légalement élu mais non légitime car non représentatif. On a vu du reste ce qu’a fait l’UE teutonifiée du vote des Grecs et maintenant des Italiens.
Sur la justice sociale, il apparaît que les réformettes Mac-Tron ne font qu’en déplacer un peu les bénéficiaires et laissent de côté la majeure partie de la population et surtout les plus pauvres et les classes moyennes aisées. Celles-ci finiront par en avoir assez d’être les seules à payer. De plus le tromblon de Mac-Tron est à un seul coup car la situation des satisfaits ne pourra que se dégrader vu que les pensions (ni les prestation sociales) ne sont plus indexées sur l’inflation et que es salaires restent soumis à la loi du moins-disant qui sévit toujours en Europe et dans le monde du SLC. La logique même du SLC est opposée à la justice sociale. En effet le SLC est en quelque sorte une machine thermique (soumise au 2ème principe de Carnot) dont le rendement dépend de la différence (de l’inégalité) de température entre la source froide, à savoir la « concurrence libre et non faussée », absolue et conduisant toujours au moins-disant et la source chaude, à savoir les inégalités de fiscalité, de modèle social et syndical, de normes environnementales (ou autres: santé, chimiques, médicamenteuses), de coût du travail. Il est exact que le SLC réduit les différences mais toujours par alignement sur le plus bas niveau et en outre à très long terme. De plus la concurrence entre pays amène les législateurs a sans cesse recréer des différences puisque le SLc est une course sans fin au moins-disant. le problème de la justice sociale ne peut donc pas être résolu dans le cadre SLC et des démocraties illibérales. Et comme Mac-Tron, en tant que représentant du kapital et en tant que voulant le leadership en Europe, ce qui veut dire être plus SLC que les autres chefs de gouvernement, veut accélérer la mise en place dudit SLC en France, il contribuera à aggraver rapidement la situation de ses victimes. La victoire du politicien Mac-Tron n’est donc qu’un armistice mais ce n’est pas la fin de la guerre contre le SLC et les injustices fiscales. Les gilets, un jour ou l’autre passeront au rouge, voire au noir.

Un gouvernement européen peut-il desserrer l’étau du SLC de l’UE?

Classé dans : politique — 16 décembre, 2018 @ 11:49

Et tout en y restant. La réponse est oui et il suffit d’un peu de courage politique; ce qui montre que si le gouvernement ne fait rien pour empêcher une concurrence de plus en plus déloyale et une course incessante au moins-disant c’est qu’il est lui-même un chaud partisan du SLC et de l’ordolibéralisme tudesque. je vais me contenter ici de donner quelques exemples de ce qu’il est possible de décider sans « frexit ».
* on peut déjà abaisser très fortement la pression extérieure des « marchés » sur le pays et se ficher des agences de notation de la dette publique. Comment ? En remboursant une très grosse partie de celle détenue par l’étranger. Celle de la France (quasiment 100 % du PIB, soit dans les 2 300 milliards) est détenue à 66 % par l’étranger; c’est l’inverse pour l’Italie (130 %) et le Japon supérieure à 200 %) n’a pratiquement aucun prêteur étranger. Comment rembourser? Fastoche: créer un emprunt perpétuel forcé sur tous les patrimoines de plus, par exemple, de 400 000 euros au taux de l’inflation plus 1 %. C’est à ces messieurs de Bercy de calculer le seuil d’imposition en visant les 2/3 de 2300 milliards. Ensuite, s’interdire tout emprunt à l’étranger. cette pression extérieure est le moyen que les gouvernements français ont trouvé pour forcer le pays à se convertir au SLC et aux normes teutonnes.
* limiter la libre circulation des capitaux en freinant au maximum la fuite des ressources francouies. Comment? En créant une banque nationale mais socialisée (indépendante de l’Etat et des puissances d’argent) gérant une monnaie parallèle à l’euro: le Proudhon-euro de même valeur que l’euro. Il s’agit d’une monnaie d’échange et de crédit à utiliser dans un vaste réseau de fournisseurs et d’acheteurs à l’instar de la banque WIRT de la Suisse. Ce réseau est fondée sur la solidarité mutuelle car tous les échangistes s’engagent à n’avoir des transactions qu’avec les membres du réseau et à utiliser pour régler leurs comptes le proudhon-euro. A cet effet, la monnaie peut être figurée sous forme de lettre de change escomptable à la Banque du Peuple. Les exportateurs s’engagent à verser leurs euros à la BDP contre des proudhon-euros; les importateurs (il restera nécessaire d’importer tant que le pays n’aura pas retrouvé une industrie suffisante) se fourniront en euros à la BDP. Les dépôts des particuliers (et évidemment des membres du réseau) seront facilités par une rémunération analogue à celle du livret A) ce qui fera un vrai concurrent (rappelez-moi qui est pour la concurrence… à condition qu’elle soit oligopolistique?) aux banques privées de façon à peu à peu les éradiquer. Munie de ces dépôts et d’un capital propre amené par souscription nationale d’obligations, la BDP offrira du crédit à bas taux pour toute création d’entreprise, notamment en privilégiant le secteur coopératif, mutualiste, associatif, le commerce de proximité, les solutions innovantes ou économes en énergie et les petites boîtes de réparation; les TPE, PME, PMI sont évidemment concernées; tous les crédités sont engagés, naturellement, à faire partie du réseau d’échange. Il s’agit de retrouver des capacités de production en France pour créer de l’emploi non délocalisable et hors concurrence étrangère, ce qui permettra aussi d’augmenter les salaires. Quand la BDP n’a pas assez d’euros dans ces caisses, les importations ne peuvent qu’être arrêtées, ce qui restaure une sorte de contrôle des changes. La BDP est chargée de gérer les emprunts d’Etat auprès du public français (monopole actuel des banques privées puisque le Trésor ne peut plus le faire depuis Fiscart Déteint). Elle peut faire des avances au budget de l’Etat. Cela ne saurait être interdit par l’UE (norme actuelle) car la BDP n’est pas la banque centrale mais une banque socialisée. on interdira en même temps les taux d’usure supérieurs à 4 %.
* arrêter les conneries de CIR, CICE, suppressions ou diminutions de cotisations sociales pour toutes les entreprises même non exportatrices voire n’innovant que pour diminuer l’emploi. On rendra seulement les cotisations sociales déductibles à l’exportation et payables à l’importation au même taux. Ce sera une sorte de TVA sociale ou de droit compensateur des différentiels de protection sociale dans l’UE (et ailleurs), donc pas un droit de douane. Si l’UE moufte, politique de la chaise vide et non versement des sommes colossales versées par la France à l’UE (en solde). On sait par ailleurs que la suppression des cotisations sociales en-dessous ou au niveau du SMIC crée une trappe à bas salaires.
* sortir de la dette ou n’y pas compter tous les investissements d’avenir: écologiques, services publics (dont le rail), financement de la recherche et de la création d’industries. Renationaliser les autoroutes. Arrêter les grands travaux de bétonnage (Europa city, tunnel Lyon-Turin, contournement de Strasbourg…) qui sont en fait des subventions aux grands du BTP, la mise en place d’hyper marchés qui vident les centres-ville ou de centres de loisirs (type Roybon) qui tuent la nature ou d’aéroports. redonner toute leur place au transports ferroviaires et fluviaux contre les camions, les cars Mac-Tron, la bagnole. Financer sérieusement la petite agriculture biologique contre l’industrielle chère à la FNSEA. Créer une filière bois afin d’utiliser la forêt française (biomasse, énergie, dont gazogènes, plastiques issus de végétaux, meubles, maisons en bois. interdire les modes de pêche destructeurs dans les eaux territoriales françaises (les deuxièmes du monde): filets dérivants qui raclent les fonds marins et ramassent tout (la moitié de la pêche est ensuite rejetée morte à la mer!) ou la pêche électrique chère aux Pays-Bas. Tout bateau contrevenant sera immédiatement détruit après pompage de son gasoil et évacuation de son équipage.
* instaurer une taxe carbone en fonction du nombre de km parcourus par les produits (y compris en France pour les produits francouis) afin de favoriser les circuits courts et éviter d’acheter des fraises du Chili en hiver. Taxer non le kérosène ou le gasoil (il est trop facile de se fournir à l’étranger) mais les passages dans les aéroports ou, pour le gasoil des bateaux, dans les ports. Surtaxer le carburant des réservoirs des camions étrangers empruntant nos routes et autoroutes au même niveau que les routiers français. Car notre pays étant mal placé, tous les camions d’Europe du Nord le traversent pour aller au SUD et cela sans bourse délier alors qu’un camion de 40 tonnes use la route 10 000 fois plus qu’une bagnole!
* sortir les frais de publicité et de communication des dépenses d’exploitation des entreprises qui diminuent les bénéfices tout en étant payés par les consommateurs pour se faire entuber. Elles seront à payer sur le bénéfice après impôt sur les sociétés. Obliger les entreprises à indiquer l’origine des produits et composants de même que la composition desdits produits. Rendre l’affichage Nutriscore obligatoire pour les produits alimentaires. Car le consommateur doit savoir ce qu’il achète et à qui malgré les interdictions de l’UE. De même, sortir l’attribution des AOP de la cogestion avec l’industrie agro-alimentaire afin de ne pas labelliser, par exemple, les faux produits de terroir comme le fait Lactalis. introduire dans toutes les négociations entre centrales d’achat des chaînes de supermarchés et les fournisseurs un représentant indépendant pour l’Etat et les consommateurs afin d’éviter les manipulations de prix d’achat à la baisse comme le pratiquent actuellement lesdites centrales.
* imposer une taxe compensatrice des nuisances chimiques et médicamenteuses à tous les produits dangereux (notamment pesticides, fongicides, etc.) afin que, enfin, les auteurs de la création de maladies « du progrès » soient enfin les payeurs. Car ce sont les conséquences de ces produits qui, in fine, sont socialisées par la Sécu, donc payées par les cotisations sociales. La Sécu recevra l’intégralité de ces taxes. Tout accident chimique ou autre (genre AZF ou Médiator) sera indemnisé illico par l’entreprise-source et cela sans la moindre procédure judiciaire (vive la simplification juridique).
* retrouver du « pognon de dingue » pour financer justice sociale, écologie et évolution du pays. Rendre l’IRRP bien plus progressif avec une tranche à 60 %, doper l’impôt sur les successions au-delà de 300 000 euros par légataire, imposer les multinationales sur leur bénéfice consolidé au prorata du chiffre d’affaires réalisé en France, requérir que les « exilés fiscaux » demeurent au moins 9 mois à l’étranger pour être exonérés d’impôt en France, leur supprimer le bénéfice de la protection sociale française. Supprimer toutes les niches fiscales qui diminuent l’impôt au profit des riches ou créent des rentes. Exemple: les lois qui offrent des réductions pour investir dans la pierre ou le cinoche; on ne voit pas pourquoi subventionner la culture des riches (notamment l’opéra) et pas la pétanque. Ne pas donner de réductions d’impôt pour les fondations d’entreprise ou de rupins. Re-taxer les revenus des capitaux au niveau des tranches de l’IRPP. Installer enfin la fameuse taxe sur les transactions financières. Taxer enfin correctement les grands utilisateurs de l’eau (agriculture intensive, industriels producteurs chimiques…). Taxer lourdement toute délocalisation d’usine, interdire le départ de son matériel à l’étranger. Rajuster les taux de TVA en vue de plus de justice sociale: 0 % pour les produits de nécessité (eau, énergie, téléphone, transports, livres, produits alimentaires de base…), 100 % pour les produits de luxe, 50 % pour les produits peu écologiques…
* revenir à l’égalité de traitement pour les travailleurs détachés et les routiers: salaires et cotisations sociales français pour supprimer la concurrence déloyale installée par l’UE
* se déclarer neutre, remplacer l’armée par une force de coopération et d’aide au développement, remettre notre droit de veto à l’ONU aux membres suppléants du conseil de sécurité, ne plus intervenir où que ce soit, arrêter les ventes d’armes…
Ce ne sont que quelques idées à compléter, notamment avec celles des Gilets Jaunes et des écologistes ou des économistes atterrés. Natürlich, l’UE va ruer dans les brancards du SLC, mais comme dit un proverbe arabe: à pisser contre le sirocco on se mouille les babouches. Laissons la gueuler, sanctionner, donner des amendes. Et on ne les paiera pas; il est peu probable qu’elle nous vire car ce serait sa fin. Parallèlement, la France organise une fédération des pays d’Europe du SUD à associer avec ceux de la Méditerranée. Et, bien sûr, chaise vide ou veto permanent à toutes les initiatives SLC de Bruxelles comme les traités internationaux de commerce ou les faibles normes de pollution diesel.

Problèmes d’immigration sous-estimés par Mac-Tron et ses prédécesseurs

Classé dans : politique — 15 décembre, 2018 @ 10:19

On a eu droit à des « fake news » à propos de l’accord de Marrakech propulsé par l’ONU pour rappeler les règles et principes de l’immigration. Ce texte, signé par 150 pays n’est pas coercitif, contraignant; ce qui veut dire que nombre de réactions extrémistes ne sont pas fondées. Mais la gentillesse de bien d’autres n’est pas méritée non plus. Ces braves gens oublient qu’un tel texte, s’il n’est pas législatif et porteur de sanctions, est normatif. Il indique ce qui doit être fait et permet ainsi des analyses et comparaisons permettant de stigmatiser les mauvaises pratiques, ce qui ne peut que nuire à l’image des pays déviants, notamment à la prétendue « patrie des droits de l’homme » si elle ne le respecte pas. Un tel texte justifie aussi un esprit, une attitude, qui a vocation à se développer et donc à encourager les critiques, notamment celles de la camarilla « droitdel’hommiste », lesquels droits de l’homme sont pour eux réduits aux droits personnels et individuels au détriment des droits collectifs, porteurs d’une inflation incessante au nom de la diversité et encourageant la division à l’infini des sociétés en communautarismes en conflit ou juxtaposés. le texte n’est donc pas anodin et mérite une réflexion approfondie avant signature. ce que n’a pas fait Mac-Tron qui l’a fait signer bien que les pratiques françaises dévient trop souvent de la norme présentée. Des verges pour se faire battre? Une signature pour museler les opposants à de meilleures pratiques? Un moyen de forcer le pays à plier devant une doxa internationale facilitant la propagation du SLC?
Rappelons que beaucoup de causes de l’immigration sont liées à l’impérialisme et à l’impéritie des puissances occidentalisées; réchauffement climatique, guerres locales, économies sous-développées par suite de l’emprise du commerce international soumis au moins-disant, exactions des multinationales pour s’approprier les ressources minières ou les payer en roupies de sansonnet… Ce qui signifie que, tant qu’il n’y aura pas d’aides très substantielles aux PVD (pays en voie de développement) et aux PMA (pays les moins avancés) pour leur développement et pour le combat écologique, les pays industrialisés ne sont pas moralement habilités à refuser l’immigration. Que, du reste, les industriels et financiers du SLC encouragent afin de limiter salaires et protection sociale en créant artificiellement « une armée industrielle de réserve ». Il ne faut pas non plus déshabiller Pierre pour vêtir Paul en attirant ou en laissant entrer les immigrés très qualifiés qui alors feront défaut à leur pays d’origine. Enfin, il ne saurait y avoir de flux migratoires sans moyens d’accueil, non pour intégrer, encore moins assimiler, mais pour une vie satisfaisante des nouveaux venus. Il faut donc établir une politique et ne pas se laisser aller comme « le chien crevé au fil de l’eau » si cher au SLC qui prétend que le marché est efficient », ce qui dispense le pouvoir de toute régulation et préparation. On a déjà constaté cette imprévoyance voulue, cette impéritie, avec une volonté de limiter les flux sans jamais parler des effets stock: 150 000 immigrés par an, cela fait 3 millions au bout de 20 ans, auxquels il faut rajouter les naissances. Et on a refusé de voir que les immigrés n’apportaient pas que leur personne; ils amènent aussi leur culture qui peut devenir dominante dès le dépassement d’un seuil de stock. D’où la nécessaire mixité des lieux de vie, dont le pouvoir a beaucoup causé sans la réaliser car il a laissé faire les mécanismes de marché immobilier et de transport au nom des « harmonies spontanées » de la concurrence.
La dimension culturelle est essentielle et a été passée à l’as depuis plus de 40 ans. Il faut analyser le contenu des cultures d’origine avant d’ouvrir les vannes sans régulation. Certes, toutes se valent mais certaines sont directement opposées au modèle sociopolitique du pays. On ne peut pas accepter, sauf à torpiller le pacte républicain du pays, certaines pratiques: excision, mariage forcé, machisme, inégalité femmes/hommes, anti mixité et séparation des sexes, supériorité des lois divines sur les civiles, égorgement d’animaux sans étourdissement préalable, visage masqué, obligations de comportements (vêtements, séparation des genres, consommations « impures » comme la musique, y compris pour les gens n’appartenant pas à cette culture…) qui incarnent ces cultures et servent de porte-drapeau, de signes de ralliement et d’allégeance et participent souvent d’un test politique: aller le plus loin possible et si le pouvoir recule, aller encore plus loin. Or, on a observé, par peur d’être taxé par exemple d’islamophobie ou de racisme et par pur électoralisme ou par idéologie relativiste et humanitariste (souvent un camouflage, une fausse justification), un laxisme permanent des autorités. Bien pis: alors que les membres de ces cultures ont tendance à se fondre dans la masse tout en s’appuyant sur la solidarité des déjà là (ce qui est tout à fait normal comme l’a montré l’école de sociologie de Chicago dès 1920), on a laissé venir des religieux prosélytes et hostiles et financer des lieux de culte et autres organismes de concentration et surtout de normalisation des immigrés. Pourquoi? Pour le pétrole et le gaz, pour des ventes d’armes et de produits, pour de bonnes relations avec d’ex-colonies, pour avoir de la main d’oeuvre low cost, par sentiment de culpabilité envers les ex-colonies… Il serait donc temps de rompre avec ces pratiques qui installent un communautarisme de très mauvais aloi pour la cohésion sociopolitique et culturelle. Il faut arrêter l’arrivée de religieux et de financements étrangers. Il faut installer une vraie mixité culturelle dans les immeubles et les localités. Il faut sévir contre toutes les pratiques non conformes à notre culture sans proscrire des choses tout à fait banales et normales comme le port d’insignes religieux, ce que font toutes les religions. Celles-ci ont le droit d’être dans l’espace public mais pas celui de s’opposer à l’instance politique qui, elle, doit organiser la coexistence pacifique de tout le monde, de transcender les divisions et non de les juxtaposer comme dans le multiculturalisme anglo-saxon et si favorable au SLC inégalitaire.
La dimension des moyens à mettre en oeuvre pour une bonne installation des immigrés dans le corps social et le pays est aussi essentielle et le flux d’immigration doit être adapté aux moyens disponibles et vice versa, sans évidemment les restreindre hypocritement pour les limiter. Il faut au contraire les développer mais sans créer de distorsion entre les populations, ce qui est injuste par rapport aux personnes et familles déjà là. Bref, il faut une politique d’ensemble, notamment avec la formation nécessaire des arrivants à notre langue et à notre modèle social. Il n’est pas acceptable de laisser le SLC faire les ajustements nécessaires en fonction des marchés, ni de laisser les politicards instrumentaliser le problème. En commençant par le respect de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat. Cette loi interdit que la religion impose ses normes, non seulement à ses fidèles, mais encore à ses non-pratiquants et encore moins à l’ensemble de la société. Le sens de cette loi est non à la monopolisation de l’espace politique et amène à ne pas confondre cet espace avec le domaine social ou public. Public, c’est ouvert à tous, politique, c’est ce qui est commun à tous comme normes de vie en commun et de participation à la chose publique, générale, universelle dans un pays.
C’est pourquoi on peut interdire tout signe ou toute pratique qui signifie que l’on s’oppose à l’espace politique qui est celui de la recherche de l’union dans le pluralisme sociétal. Cela n’autorise pas le pouvoir à s’occuper des cultes; c’est leur problème. En revanche, le pouvoir politique est habilité à surveiller les menées séparatistes des religieux et à les sanctionner, à commencer par l’usage d’une langue étrangère dans les lieux religieux. On attend toujours les préconisations de Mac-Tron pour l’immigration et les cultes. Serait-ce que les réguler empêcherait de SLC de continuer à diviser pour régner, à détruire les espaces nationaux, à remplacer le politique par le libre-échange généralisé, à favoriser les religions capitalistes friendly car elles ne s’occupent d’égalité que dans l’autre monde?

LE bignole de l’Elysée pignole quelques Francouis dans le sens du poil

Classé dans : politique — 13 décembre, 2018 @ 10:55

Traduction: le concierge de l’Elysée branlotte certains Français. C’est ce qu’il faut retenir de son intervention à la téloche suivie par 24 millions de téléspectateurs. C’était un foutage de gueule plein d’enseignements. On note d’abord une empathie grimaçante: visage et regard figés (sur le prompteur), emploi majoritaire du Nous au lieu du Je quand il y avait « repentance » pour les oublis de catégories sociales et le mépris du peuple. Maintien de la ligne générale de la politique de l’offre et de la détaxation des plus riches . Annonce de vastes consultations auprès des corps intermédiaires en région pendant 3 mois, histoire sans doute de « donner du temps au temps ». le discours et les mesures mac-troniennes sont pleines d’entourloupes, de non-dits, de tromperie langagières. Voyons donc ces choses-là.
*le hausse du SMIC de 100 euros: cela a surpris et le gouvernement a dû préciser l’oracle de Jupiter. En fait, il s’agit d’une augmentation du pouvoir d’achat d’une partie des smicards, d’économies par baisse des cotisations sociales (20 euros par mois pour un smicard) et montée illico de la prime pour l’emploi à 80 euros par mois. Ce sont deux mesures déjà programmées (et réalisée pour la 1ère dès novembre); la seconde étant simplement accélérée car le passage à 80 euros de plus était étalé sur le quinquennat. Il est à observer qu’en fait la prime pour l’emploi est modulée suivant la taille de la famille, son revenu, son accès ou non aux APL. De plus, cette prime est refusée à ceux qui touchent moins de 600 euros (par exemple un CDI au SMIC et à mi-temps). Surprise, Mac-Tron a refusé sa compassion aux plus pauvres contrairement à sa ligne politique au profit de la classe moyenne inférieure travailleuse. C’est là qu’on voit que pour obtenir l’oreille du pouvoir il faut installer un rapport de force suffisant pour être entendu et redouter des conséquences électorales, d’où le ciblage précis des mesures sur la sociologie des Gilets Jaunes. C’est vraiment du « nouveau monde ». On aura aussi noté que ces mesurettes, enjolivées à souhait, sont l’objet de nouvelles usines à gaz peu susceptibles d’amener la diminution de nombre de fonctionnaires affectés au contrôle de leur attribution. Le Zident-Bignole a exclu des 100 euros de gain de pouvoir d’achat la revalorisation du SMIC de 1,8 %, soit inférieure à l’inflation prévue par le budget pour 2019. De façon plus générale, on voit que les personnes ou familles concernées sont ciblées sur la classe moyenne basse: rien pour en-dessous, ni pour les justes au-dessus du SMIC.
* le retrait de la hausse de la CSG pour les retraités ayant moins de 2 000 euros. Là, il faut se souvenir du piège monté lors de la taxation (plus 1,7 points, soit plus de 23 % d’augmentation) au-dessus de 1200 euros. La hausse de la CSG était annoncée dans le programme de Mac-Tron, ce que ses thuriféraires ressassent à l’envi. mais chez le malhomme le diable est dans les décrets d’application et les détails concoctés par Bercy pour lésiner ou impacter plus qur prévu. En fait, ce fut calculé sur le revenu imposable; par exemple dans un couple ayant 1200 pour l’un et 1500 pour l’autre, ce qui dépassait le seuil du revenu imposable mensualisé, les deux furent taxés. C’était sans doute trop simple et pas assez juteux d’exonérer l’un, celui en-dessous des 1200 euros. Rappelons que la CSG est légalement un prélèvement sur chaque cotisant et non sur les couples. Il y a avait donc détournement de la loi et cela ne faisait pas partie des annonces avant les élections! Eh bien la farce continue même si désormais le seuil pour un couple sera de 2750 euros.
* Mac-Tron n’a rien cédé sur l’ISF ni sur la flat tax (uniforme et unique) à 30 % des revenus du capital (sous Zizi Rider, le niveau de l’IRPP incluait les revenus financiers qui étaient taxés au niveau de la tranche atteinte par l’ensemble des revenus du contribuable, ce qui pour les très riches était 45 % plus CSG et compagnie; là c’est 30 % tout compris et c’est un énorme cadeau pour les riches rentiers des capitaux capiteux). A quoi il faut ajouter la disparition de « l’exit tax » qui rapportait aussi du pognon à la Sécu et, de même, de la taxation sociale de l’intéressement et de la participation. C’est du Mac-Tron comptable: déshabiller Pierre, la Sécu, pour habiller Paul, le financier. On sait aussi que la fin des cotisations chômage et maladie avantage les hauts revenus car ces taxes leur sont proportionnelles; nouveau coup dur pour la Sécu. Et la suppression des cotisations sociales sur les heures.sup (de même pour les caisses de l’Etat, celle des impôts sur icelles) fait 4 milliards de manque à gagner pour la Sécu. Et Mac-Tron s’est bien gardé de signaler que la loi travail permet aux boîtes de diminuer la rémunération des heures.sup… On risque d’en faire beaucoup pour des roupies de sansonnet « en même temps » que cela ne va pas faciliter l’embauche. Mac-Tron, l’illusionniste, joue au bonneteau et au sapeur Camember
* les combines mac-troniennes touchent de plein fouet la Sécu qui est privée de ressources au profit du capital et des actifs; il n’est pas sûr que la hausse de la CSG, désormais diminuée, suffise à compenser, cela dit en supposant que l’Etat n’en garde pas une grosse partie car c’est devenu un impôt quasiment national. Pas de problème, pour retrouver l’équilibre, qui venait juste d’être atteint, il suffira de diminuer la valeur des actes payés suivant la fameuse T2A, l’astuce consistant depuis longtemps (et Mac-Tron n’y a évidemment rien changé) à voter le budget de la Sécu-maladie en le diminuant via la baisse de la T2A, ce qui force les hôpitaux à multiplier les actes (chose bien plus pratiquée par les cliniques). Il suffira aussi de reporter la générosité étatique sur les mutuelles qui finiront par augmenter leurs tarifs ou réduire leurs services.
* Mac-Tron a prié les boîtes de donner une prime aux salariés ayant moins de 2500 euros, prime sans cotisations sociales ni impôts. Super, à votre bon coeur. Bien sûr, les patrons pro-Maqueron (ou dépendant des commandes publiques) vont se faire un plaisir d’y aller car cela diminuera leurs bénéfices (ce qui veut dire qu’ils économiseront 330 euros sur une prime de 1000) et ne leur coûtera pas le double en charges sociales. Cette mesure de pure aubaine va immédiatement cliver les salariés entre ceux des boîtes puissantes et riches et ceux des petites qui vivotent souvent au bord du dépôt de bilan. C’est comme pour le autres dispositions: rien ne va dans le sens de l’égalisation des conditions et de la justice réclamée par les GL. Il a convoqué les banques qui ot annoncé faire un énorme effort: plafonnement des pénalités à 25 euros par mois pour les ric-rac (ce qui fait 300 par an, soit 2 000 ex-francs). Rappelons que les gouvernements successifs n’ont rien fait contre les taux usuraires des crédits à la consommation qui atteignent souvent plus de 17 %, le taux légal d’usure, pourtant déjà fort élevé (dans les 11 %), se trouvant alors explosé.
* Mac-Tron va continuer son programme d’étatisation déjà annoncé pour l’assurance-chômage. La retraite par points a pour enjeu caché, non identifié par les journaleux, d’abolir les organes de retraite complémentaire et d’assujettir la Sécu-pensions aux décisions étatiques. En outre, l’Etat pourrait faire main basse sur les 38 milliards de réserves des retraites complémentaires. Il en découle que l’ensemble de la protection sociale francaouie serait étatisé afin d’aller vers un système anglo-saxon étatisé (au lieu du système assis sur des cotisations et géré par les partenaires sociaux). L’idée de long terme est de réserver ce qui deviendra seulement les aides de l’Etat financées par l’impôt aux seuls plus pauvres avec un fort mince filet de sécurité comme chez les Gibbys. Ceux qui en auront les moyens pourront toujours souscrire des assurances privées. Et cela n’empêchera pas les multinationales de verser des superbes « retraites chapeau » à leurs chers (au sens de coûteux) dirigeants…
Il se confirme donc que derrière des mesures d’ajustement, largement liées au contexte social du pays, Mac-Tron prend toutes les commandes du pouvoir pour rejoindre le clan hyper libéral du SLC en Europe. Ce qu’il appelle les « progressistes » contre « les conservateurs ». Une promesse quand même: taxer les GAFA même si l’UE, soumise à Berlin (go vers le SLC austéritaire), ne le fait pas.

Pourquoi le SLC durera, résistera et ses partisans vont se défendre à mort? Comment l’abattre à petits feux?

Classé dans : politique — 11 décembre, 2018 @ 12:00

Comme on l’a déjà vue le SLC est un « phénomène social total » (Mauss) et a envahi et dominé toutes les sphères de l’action sociale, politique, économique, culturelle et juridique. Il constitue « un bloc historique » (Gramsci) articulant l’exploitation économique, la domination politique et l’hégémonie culturelle et idéologique. il est la « triple alliance du sabre, du coffre-fort et de l’autel » (Proudhon). En tant que système social global, on ne peut l’attaquer par petits bouts, ni par petites étapes sans but final à atteindre et affiché (réformisme), ni de front ni par une révolution seulement politique et menée d’en-haut qui ne faut que changer ses (nos) maîtres comme l’a montré le dégagisme maqueronien. Il dispose, de structures, d’instances de diffusion, de moyens de reproduction, d’une logique aliénatrice car faisant appel au sens commun par lui propagé qui font que le plus grand nombre lui est assujetti. Il repose sur une base sociale de profiteurs étroite mais très puissante. C’est pourquoi Mac-Tron se berce d’illusions en pensant restaurer la calme par du dialogue et des roupies de sansonnet et les Gilets Jaunes se berlurent en s’adressant à celui qu’ils jugent responsable de leur situation. Que nenni, Mac-TRon n’est que l’incarnation physique et momentanée du SLC, lequel en repose pas sur la communication mais sur la trilogie exploitation, domination et hégémonie. En fait Mac-Tron et les Gilets Jaunes par leur attitude mutuelle ne font qu’éviter de mettre en cause le SLC. En réalité, c’est bonnet blanc et blanc bonnet pour sauver le SLC.
Dans l’armada des soutiens au SLC nous trouvons, sans prétendre être exhaustif, les acteurs suivant: le monde de la phynance (banques, assurances, fonds de pension par capitalisation, fonds d’investissement), les organes mondiaux (BM, FMI, BRI, OCDE, largement l’ONU, l’OMC, les G quelque chose, l’UE et die grosse kommission de Bruxelles, la BCE); la plupart des politicards d’obédience libérale qui sont devenus les « fondés de pouvoir » du kapital, y compris les socialistes en peau de lapin, les grands médias propriétés d’industriels ou de financiers, les « Think Tanks y compris soi-disant socialos, les boîtes d’audit et de conseil, genre KPMG, les agences de notation, les organes mondiaux de comptabilité et de statistiques, les communicants, les publicitaires, les avocats d’affaire, les grandes firmes (et leurs managers) et leurs lobbys, les universités et leurs économistes distingués ou leurs sociologues libéraux et d’individualisme méthodologique, les « fondations » largement détaxées… Cela fait du monde qui a tout intérêt à maintenir ses privilèges, l’exploitation des travailleurs, la domination politique camouflée en démocratie représentative et la destruction de la planète. Il faut insister sur le rôle des appareils politiques d’Etat qui font les lois favorables au kapital, les lois répressives et détiennent les « forces de l’ordre »et l’armée « en réserve » de la ripoublique, actionnent la justice contre les opposants et pour les capitalistes, manipulent les organes de statistiques et de comptabilité nationale, construisent les programmes de formation en vue de la propagande en faveur du kapital et du SLC, tiennent les cordons de la bourse via le ministère des finances et l’impôt, peuvent organiser le système électoral pour perpétuer la toute-puissance de la classe politicarde. Cette formidable armée ne peut être combattue de front car sa riposte, et elle en a les moyens, peut être terrible.
En face, nous avons une population atomisée par suite de la culture SLC qui a tout individualisé ou communautarisé (donc le tissu social est réduit à des atomes et à des molécules, ce qui permet de diviser pour régner); le règne de la consommation individuelle et ostentatoire qui est établi via la publicité et le crédit (on ne peut guère manifester ou faire grève quand on doit honorer ses crédits), via la téléréalité abrutissante et la « société du spectacle ». Les syndicats ont été très affaiblis à la fois par l’énorme diminution de la partie ouvrière des travailleurs et par l’émission permanente de lois anti syndicales et la répression des mouvements sociaux. Dans cette population, la part de la petite classe moyenne (celle des gilets jaunes, GL) n’a cessé d’être laminée par le SLC (délocalisations, sous-traitance, importations low cost) et les évolutions techniques qui détruisent toutes les fonctions susceptibles d’algorithmes informatiques. De plus les pouvoirs libéraux ont chargé sa barque par les impôts et taxes en détaxant les riches, le kapital et en n’aidant que les plus pauvres.
Le SLC dispose de tels moyens de rétorsion que les révoltes, sauf à être suicidaire, ne sauraient le combattre de face. De ce fait, il est inefficace de s’en prendre à lui ou à ses partisans politiques ou autres, de front. Il faut au contraire le combattre indirectement, quoique dedans, en construisant localement, par action directe autonome, par expérimentation, par fédération progressive une contre-société, des anarcho-structures dont la logique est opposée à la sienne et le videront de son contenu et des moyens. L’idée générale est que comme le SLC est fondé sur le fric, il faut lui couper les vivres et que comme l’Etat est son bras armé, il faut s’en passer et lui sucrer des ressources alors que les GL en appellent à lui. Voyons quelques exemples de ce qu’on peut faire pour détruire peu à peu le SLC tout en continuant d’y vivre (on n’a pas le choix de faire autrement) et tout en faisant semblant de respecter ses institutions et prétendues autorités:
* dès qu’on touche son pognon, même bien maigre, le retirer des banques sauf prélèvements programmés; substituer à la monnaie ayant cours légal et officielle, des monnaies parallèles mises en réseau de proximité pour échange mutuel de services; ça fera perdre la TVA à l’Etat. Le pognon liquide (retiré des banques) en monnaie officielle est mutualisé dans des petites agences locales de crédit coopératif et ces agences sont peu à peu fédérées pour constituer la « Banque du peuple » chère à Proudhon (j’ai déjà décrit la logique et le fonctionnement de cette banque).
* acheter le moins possible dans le commerce officiel genre super marchés; créer peu à peu des ateliers de réparation, des circuits d’échange et de distribution les plus courts possibles, des applications de mise en commun de moyens (bagnoles, logements, outils, fabrication de gazogènes, de petites éoliennes, de panneaux solaires, ateliers de tissage et de tricotage,…) au lieu du modèle VTC ou Deliveroo; créer des coopératives de consommation se fournissant auprès d’AMAP et de producteurs locaux (fromages, fruits, légumes, conserves…). Monter du covoiturage et des transports en commun par minibus au gazogène ou à l’hydrogène.
* se passer des distractions commerciales (cinoche, DVD, musées, opéras, théâtres…) en montant des fêtes de voisinage te locales, en mettant en commun livres et DVD déjà possédés, en projetant des films dans les villages et les quartiers…
* organiser des « communs » autogérés comme, par exemple, des étangs communautaires piscicoles ou des petits bateaux de pêche ou des conserveries, des structures d’irrigation, des grands jardins « ouvriers, ou des ateliers de tissage, de menuiserie-ébénisterie, de théâtre… Des communs aussi pour gérer la biomasse (y compris déchets ménagers) et en tirer de l’énergie (chauffage, gazogène, électricité) et du bois de construction, transformer, quand nécessaire, les végétaux en matières plastiques recyclables. Faire aussi des coopératives de construction sans béton (bois, paille, torchis, chaume). On fera des isbas et des yourtes, etc.
On laisse tomber usines et bureaux pour travailler ensemble, les fruits étant répartis par décision démocratique et payés en monnaie locale fondée sur le temps passé et non la qualification. Les salaires ayant disparu, plus de cotisations sociales étatisées, ni d’impôts et taxes.
* organiser la formation des enfants et la formation professionnelle continue avec les personnes qualifiées faisant partie des communautés locales associées en « communs ». Se passer, donc, des lieux de transmission de l’idéologie étatique et SLC, par exemple en montant aussi des bibliothèques, ludothèques, pédagothèques locales. Idem pour la création de dispensaires de soins courants locaux.
* les chômeurs et pauvres devraient quitter les villes et s’installer à la campagne où on trouve des maisons ou fermes pas chères; ils y vivent en commun en mutualisant les moyens comme lave-linge, cuisines, moyens de transport… Ils y tiennent des jardins potagers et fruitiers, des élevages de poules et lapins, des moyens de tissage, de poterie, de fabrication de produits laitiers. Ils mutualisent les RSA perçus (et autres allocations), ce qui assèchera les finances locales ou étatiques. Certes il y a eu ces choses après mai 68 mais elles ont échoué par suite de l’individualisme forcené de l’époque et de la domination de petits chefs d’origine socialo ou trotskiste ou maoïste imbus de leur petite personne et qui, du reste, ont généralement finis dans les fourgons de la social-démocratie et maintenant dans le SLC mac-tronien (Exemples; Goupil, le bien nommé, et Cohn-Bendit ou July). Ils n’ont fait que changer de dogmatisme, celui du marché au lieu du faux marxisme.
Vous pouvez compléter cette petite suite d’exemples possibles d’action directe t démocratique. Le résultat final sera la mort du SLC qui ne vendra presque plus rien, ds banques sans clients et de l’Etat sans ressources. Et si l’Etat SLC essaie de s’en sortir en taxant ces activités, alors il restera la grève générale des membres des communs. Le SLC ne veut pas de nous; tant mieux, on s’en retire et on s’auto-gère directement et démocratiquement.

Minority report chez Mac-Tron

Classé dans : politique — 10 décembre, 2018 @ 11:50

Le journée de samedi 8 décembre 2018 a montré que notre système répressif est devenu très moderne et est en train de réaliser les vues de science fiction apportées, years ago, par le film Minority Report. 1984 d’Orwell est bel et bien déjà là et même dépassé quant aux ressources disponibles pour calmer la population. il suffit de voir et d’écouter les (é)mictions familiales des chaînes d’info en continu qui s’appliquent à affoler la population pour constater l’usage qui en a été fait par la maison Pouleman.
On a donc vu en action la récente loi sécuritaire maqueronienne qui a rendu permanentes des dispositions réservées à l’état d’urgence, la proclamation d’icelui ayant été rendue ainsi inutile bien que des gugusses aient réclamé la chose. On peut donc faire des « arrestations préventives » sur simple mandat général de la prétendue autorité judicaire (au lieu du cas par cas) et ainsi empêcher les gens visés d’aller manifester, ce qui est un droit constitutionnel. On peut arrêter au pif toute voiture et la fouiller pour chercher des instruments interdits d’aide à la manifestation; les occupants vont en garde à vue s’ils détiennent des boules de pétanque, des masques à gaz (fort utiles contre les bombes lacrymogènes des pandores), des Opinel (pour trancher votre saucisson en rondelles car vous n’avez pas les moyens d’aller au resto à « 200 euros pour 2 sans le vin » , etc. On voit donc que la garde-à-vue est utilisée comme moyen de garde à vous si vous circulez muni de trucs considérés par la maison poulaga comme pas très catholiques. rappelons que les voix qui s’étaient élevées contre cette loi ont été renovyées à la niche car elle devait améiorer la sécurité. On voit qu’il s’agissait surtout de celle de la maison Royco. ne lui jetons pas la pierre car elle ne fait qu’appliquer la loi voulue par les politicards cherchant à protéger leur « monopole de la violence légitime » pour défendre leur « ordre public » avec des ordres ad hoc pour les « forces de l’()eur ordre ».
Il est donc devenu patent que ce qui domine n’est pas du tout la fameuse « présomption d’innocence » mais celle de culpabilité avant même toute procédure judiciaire. Et cette présomption de culpabilité repose évidemment sur la pifomètre des poulets et sur des signes apparents: possession de gilet jaune (pis s’il est revêtu), faciès patibulaire, covoiturage dans une vieille diesel immatriculée en province… On voit que l’on peut être arrêté sur la seule base d’intentions présumées comme si la flicaille était devenue spécialisée en psychologie des profondeurs même sans analyse plus ou moins freudienne. Il est confirmé que l’un des vieux principes généraux du droit (ne sanctionner que des actes) a été jeté aux orties ainsi que celui de la présomption d’innocence dont la pouvoir et les journaleux se gargarisent dès qu’un grossium est arrêté, tel l’apatride fricophone Ghosn. Citoyens, vous savez ce que vous devez faire: restez chez vous sinon il peut vous en cuire. Vous pouvez comparaître en « comparution immédiate », ce qui limite drastiquement un autre principe de droit, à savoir celui du débat contradictoire en audience publique et avec un avocat ayant eu le temps d’analyser le dossier. Vous pouvez « plaider coupable », ce qui donne un pouvoir discrétionnaire au procureur et interdit à l’avocat de vous défendre (il n’est là que pour contrôler la procédure en observant). Vous me direz que ce n’est pas nouveau mais le pouvoir Mac-Tron est en train d’en profiter à tutti gambi. Naturellement, ces procédures ne s’appliquent pas aux huiles; comme disait le bon la Fontaine: selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Si vous êtes friqué, vous serez blanchi comme le phanérogame, ithyphallique, libidineux et priapique DSK.
Maître Moro-Gaffieri doit bien rigoler dans sa tombe, lui qui avait obtenu l’acquittement d’un quidam accusé de tentative de vol. Le bonhomme avait été surpris par les Hirondelles devant un vitrine de bijoutier muni d’une pince monseigneur planquée dans son sac. Moru-Gaffieri avait ainsi plaidé: j’ai sur moi tous les instruments du viol, puis-je pour autant en être accusé? Eh bien maintenant on peut arrêter et sans doute condamner sur la base des intentions cachées mais devinées par des flics munis d’une boule de cristal. Cela nous promet de belles nuits…
Il reste un problème: comment prévenir la dangerosité des mal-intentionnés à coup sûr et non au hasard de fouilles au faciès? L’Intelligence Artificielle est entrain de résoudre le problème. Des algorithmes sont en cours de mise en place pour établir, via une batterie de signes comportementaux observables par des caméras disposées dans les rues et tout endroit ad hoc, l’imminence du passage à l’acte. Enlevez, c’est pesé. Et l’IA permettra aussi d’appliquer automatiquement un barème de sanctions préétabli par des experts… Dans l’immense démocratie libérale qu’est la Chine, on peut déjà, grâce à la profusion de caméras de surveillance, établir le profil des mauvais citoyens et les ficher: jeter une cigarette ou papier dans la rue, cracher, ne pas respecter les règles de conduite (automobile ou autres) vous classe d’office dans les « classes dangereuses ». En France, le pouvoir tsarkozyste avait imaginé de détecter et de ficher dès la prime enfance les signes de promesse de problèmes. Cela reviendra car « on n’arrête pas le progrès ». Le siècle progresse, quel joli mot qui rime avec graisse, disait Stendhal! Eh bien ça progresse car toute invention est utilisable à partir du moment où elle rapporte du « pognon de dingue » ou elle permet de « surveiller et punir » la population non conforme. Mac-Tron va mettre son pendule à l’heure de Jean-Pierre Foucault.
Conclusion: il faut tout un chacun résister afin d’éviter la petite histoire suivante: un jour on a arrêté à l’aube mon voisin, puis mon voisin syndicaliste, puis mon voisin opposant politique ou écolo, puis mon voisin lanceur d’alerte, puis mon voisin musulman, puis mon voisin gay… Je n’ai rien fait car je n’étais ni l’un ni l’autre. Et quand on est venu m’arrêter, il n’y avait plus personne pour me défendre. Il va de soi que je ne demeurais pas dans la même « villa » sécurisée que la famille Tsarkozy.

Les significations profondes du mouvement des gilets jaunes

Classé dans : politique — 9 décembre, 2018 @ 12:12

Comme d’hab, les politicards et les journaleux se livrent à des interprétations fausses, spécieuses et surtout superficielles. Il ne s’agit pas de jacquerie, encore moins de peste brune ou de révolte de gus « qui fument et roulent en diesel. Il s’agit d’une mouvement de fond qui vient de loin et couvait depuis longtemps. Mais pour quelles raisons? Là, il faut distinguer entre la théorie fondatrice du système libéralo-capitaliste (SLC qui est au coeur de la pensée t de l’idéologie maquereaunienne), qui contient des contradictions non tenables à long terme, et les pratiques du pouvoir et des puissants qui l’imposent (et Mac-Tron s’est cru autorisé à accélérer) à un peuple français qui n’en veut pas et qui tient à son vieux modèle social de solidarité et de communauté axé sur la justice.
* les contradictions de la théorie libérale SLC:
Le SLC est fondé sur la croissance du gâteau, de façon que la part de chacun grossisse sans toucher aux règles de répartition, et sur le bien-être par la consommation. C’est une belle promesse qui demande réalisation. Or, justement, les Gilets Jaunes (GL) ont vécu depuis déjà de nombreuses années que la réalité ne confirmait pas pour eux la promesse du SLC. De plus, la croissance sans fin suppose un monde naturel infini, ce que la crise écologique et la raréfaction des ressources contredit. Les GL, pris dans cette double contradiction, s’en tiennent pourtant à la promesse et, de ce point de vue, on peut dire que c’est un mouvement conservateur d’un monde et d’une logique qui ne peut fonctionner et qui est déjà mort même si Mac-Tron ne le sait pas encore. On peut même dire GL et MT même combat d’arrière-garde sauf que le 2ème a adopté une politique dont il croit qu’elle va faire renouer le pays avec la croissance: c’est le fameux ruissellement issu de la politique de l’offre qui ne marche que pour les riches et le capital. Les GL veulent donc une autre politique pour enfin consommer mieux et comme les autres. Car la richesse ostensible des uns suscite l’envie des autres. Ce n’est donc pas avec eux qu’on vaincra le SLC dont ils ne voient pas qu’il est le vrai responsable de leurs malheurs!
Le SLC est fondé sur la liberté individuelle, la responsabilité et la dignité y associées. mais c’est oublier qu’en fait la liberté sans régulation fait la joie des plus puissants car il n’y a pas de liberté sans moyens d’agir et plus on en a plus on est libre. Sauf si on s’associe mais alors il ne s’agit plus seulement de liberté individuelle mais collective. Le SLC individualiste ne peut marcher car rien de valable pour tous ne peut être réalisé sans la coopération au sein de collectifs. L’individualisme SLC pousse de plus à la compétition alors qu’il voudrait la cohésion sociale même si ce n’est que via la consommation suffisante pour chacun. Et visiblement les Gl n’ont pas grand chose contre cet individualisme de compétition.
Le SLC repose aussi sur le pluralisme sociétal. Mais sa logique même de concentration et de critères de réussite purement économiques et unidimensionnels conduit à l’uniformité des comportements sociaux, tous polarisés par le calcul coût-efficacité et les résultats quantitatifs et monétaires. Cette logique est devenue hyper majoritaire et conduit à la disparition du pluralisme des principes, des valeurs et critères d’évaluation de la vie bonne et du bien commun. On voit bien qu’il y a d’un côté ceux qui sont « in » car ils adhérent à ces critères et ceux qui sont « out » car ils les refusent comme les GL qui restent partisans au vieux modèle francoui de solidarité, d’intérêt général et de services publics. Ils demeurent partisans de l’Etat mais à condition qu’il leur assure en quelque sorte « la sécurité sociale », la justice et la solidarité, qu’il défende l’intérêt général. Les Gl demandent donc, non la limitation de l’Etat mais sa ré-extension au domaine social.
Le SLC affirme la démocratie comme mode de régulation des rapports entre sujets libres mais aux intérêts divergents. Las, il n’a produit que la démocratie représentative alors que celle-ci est « introuvable » et fait en permanence courir les risque d’être monopolisée par les représentants à leur profit ou, pis, à celui des puissants qui peuvent les acheter par mille moyens sans même parler de corruption. Les GL ne veulent qu’une restauration de la démocrassouille représentative et ne voient guère en quoi consiste une vraie démocratie.
Le SLC n’est pas contre la république, c’est-à-dire le bien commun et l’intérêt général. Mais il le considère comme une résultante de la combinaison des intérêts des individus libres. ce qui fait qu’il ne peut se dégager qu’ex post et ne peut provenir de l’affichage ex ante de buts communs de nature politique. La quetion devient qui définit l’intérêt général, comment, avec qui, pour qui? Réponse: les représentants. Mais alors on un bouclage indéfini entre la démocratie et la république qui fait que la démocratie sans la république n’est pas la démocratie et la république sans la démocratie n’est pas la république. La solution SLC, c’est de choisir la démocratie qui ne s’occupe pas d’égalité plutôt que la république qui risque de tuer la liberté. Les GL préfèrent la république à la liberté SLC sans limites mais ils ne comprennent pas que le SLC fait disparaître toute république en tant qque corps politique national.
Le SLC veut « ne même temps » la priorité du pays et l’abolition des frontières; c’est impossible d’avoir les deux et c’est pourquoi le SLC se fond dans le seul internationalisme du marché et de la libre circulation de tout. Au niveau politique dans l’UE le multilatéralisme est une ânerie car le SLC a fini par y imposer une sorte de confédéralisme (avec comme seul intérêt commun l »économie) au lieu du fédéralisme tout terrain.
* les pratiques des partisans du SLC:
Bien que le SLC regorge déjà de contradictions structurelles dans les théories qui le fondent, les dirigeants et autres élites à la tête des pouvoirs économique, politique, médiatique ont profité de leur position et avantages dus à la révolution hyper libérale lancée par Thatcher et Reagan pour se lancer dans une course folle à la concurrence sans limites via la libre circulation de tout au sein d’un marché mondial libéré de toute entrave. Ils ont mis les peuples en concurrence, détruit les souverainetés nationales, installé des règles de plus en plus favorables au kapital, accéléré la financiarisation de tout, négligé la croissance exponentielle des inégalités, de la précarité, de la pauvreté, détruit l’industrie, fait monter le chômedu, etc. Ils se sont servis de la toute-puissance de l’Etat pour imposer le SLC contre les modèles sociaux locaux, ont truqué la démocrate au point de la faire devenir illibérale, ont éradiqué la république en réduisant l’intérêt général à la seule économie et aux seuls puissants en ce domaine. Ils ont favorisé l’individualisme et le communautarisme afin de diviser pour régner. De même, ils ont accru toutes les fractures sociale, culturelle, territoriale. Ils ont remplacé les questions sociales par les sociétales au nom des droits individuels de l’homme. Ils ont détruit peu à peu le droit social, le droit syndical et les droits collectifs (dont les services publics socialisés) au profit de droits personnels individualisés. Ils ont favorisé l’immigration pour faire diminuer les salaires. Ils ont en quelque sorte privatisé l’Etat en alignant ses règles de gestions sur celles du privé. Ils ont réduit la protection sociale à un maigre filet de sécurité, selon le modèle anglo-saxon que Mac-Tron veut implanter en France en étatisant les retraites et l’assurance-chômage (la Sécu, c’est déjà fait par la loi de finance, les ARS, la T2A et la CSG). Et ils ont facilité la destruction de la planète par leur engagement permanent en faveur de la croissance, la consommation et l’accumulation.
Les GL ont parfaitement constaté les dégâts de ce système; ils y vont vu l’injustice, le manque de respect et leur Mort programmé en tant que groupe social reconnu. Mais ils n’ont pas assez analysé sa logique structurelle et mécanique, ce que j’ai fait ici dans des textes antérieurs. Je résume: le SLC est une sorte de machine thermique automatique dont le rendement dépend de la différence de température entre la source froide (la concurrence mondiale) et la source chaude (les différences de législation sociale, de fiscalité, de lois environnementales, de coût du travail, de protection sociale…). le kapital va toujours à où il y a assez de moins-disant en ces domaines, d’où le grand succès de la Chine. Et ce qu’il y a de merveilleux c’est que si les choses s’égalisent à long terme il y a la possibilité légale pour les politicards de recréer des différences; d’où la course permanente et généralisée au moins-disant, notamment dans l’UE qui a été construite suivant cette logique de cercle vicieux et d’étau invincible. C’est évidemment l’intérêt des plus puissants économiques qui peuvent se concentrer et éliminer la concurrence. C’est devenu aussi l’intérêt des politicards qui sont financés par les précédents (campagnes électorales et propagande médiatique) et qui y pantouflent ou font des allers-retours juteux entre le politique, l’administration et le privé. Or ce sont les politicards qui font la loi; ainsi le cercle infernal est bouclé. Les GL voient bien que ce système est illégitime car contraire à l’intérêt général et à la survie de la planète. Mais ils ne savent pas comment cela se fait. On ne saurait le leur reprocher quand on voit le niveau d’analyse socio-économique des politicards, des journaleux et… des analystes patentés.
Démunis, du reste comme Mac-Tron, d’une analyse sérieuse des causes de l’injustice du système, les GL ne veulent pas changer ce système. Ils n’entendent que le faire réformer et pour ce faire ils s’adressent à Mac-Tron, se disent respectueux de la démocratie, de la république, des institutions qu’il suffirait de modifier pour les améliorer. Mauvaise pioche car ce système est indécrottable, pourri jusqu’à la moelle, illégitime et incapable de se modifier car il est automatique, car ses bénéficiaires, politicards en tête, ne veulent nullement renoncer à leurs privilèges, car le pays n’a plus la liberté de décider vu que tous ses pouvoirs sont passés dans l’UE et les traités internationaux. Le pays n’a conservé que le droit d’adapter ses législations internes (fiscales et sociales) à la « concurrence libre et non faussée » et de réprimer les opposants. Sans pouvoirs réels, Mac-Tron n’offre que du dialogue et des allocutions familiales.
Louons les Gilets jaunes d’avoir par leur révolte mis en grande lumière que les institutions sont pourries, ce que les autres acteurs (syndicats, partis, médias…) n’ont pas fait car ils sont intégrés au système et en profitent. D’où leur refus de ces acteurs pour aider leur mouvement de peur d’être récupérés et, in fine, muselés et oubliés après quelques mesurettes. saluons cette petite classe moyenne qui a montré que l’empereur était nu. Lequel n’ a même pas compris qu’en fait les GL s’adressaient à lui en sauveur et que c’est cette classe moyenne qui ferait ultérieurement les élections car la base électorale actuelle de Mac-Tron (les 15 % de « In ») est bien trop faible et qu’il ne dispose pas de réseaux localement implantés.
Du reste, Mac-Tron, s’il voulait résoudre le problème des GL, ce qui est contraire à son idéologie, devrait commencer par lutter pour créer enfin l’Europe sociale, cette vieille lune du curé Delors (en barre) au lieu d’ y attiser une fracture entre « les progressistes et les conservateurs ». Il aurait des alliés dans l’Europe du Sud contre l’étau actuel mis en place par les Teutons et les luthériens du Nord et soutenu par les prébendiers de l’UE, à savoir les PECO(s) qui lui lèchent les ripatons.

Guignol, Madelon, Gnafron et Pandore, c’est le système Mac-(e)Tron

Classé dans : politique — 4 décembre, 2018 @ 10:51

Marx a écrit que l’histoire avait une 1ère forme dramatique et se reproduisait en comédie; Mac-(e, pour électronique 4.0)Tron en ajoute une 3ème: la pantalonnade. Il est Guignol, avec son épouse Madelon, son grand ami Gnafron (Philippe) et Pandore le gendarme qui manie la massue. Ce n’est plus la carotte et le bâton; c’est la parole et le gourdin. Aux plaintes légitimes du peuple en gilet jaune, Mac-(e)-Tron offre maintenant du dialogue, de la concertation, des entretiens et de la répression en parallèle. Comme si le problème pouvait être résolu par de la discussion si chère au philosophe teuton Habermas pape de « l’éthique de la discussion ». Et le philosophe Maqueron se montre bon disciple de Ricoeur comme si une philosophie subjectiviste, spiritualiste, individualiste et intersubjective pouvait nous apporter des lumières sur un « phénomène social total » dont l’enjeu majeur est: quel modèle de société voulons-nous pour vivre en république (primat de l’intérêt général) et en démocratie (le peuple est souverain et décide en dernier ressort des finalités et des buts communs).
Ces philosophies du sujet, fondées sur l’individualisme libéral, enterrent les problèmes réels, à savoir que les hommes ne vivent pas seulement de spiritualité mais aussi de pain, pas d’esprit éthéré mais de relations sociales fondées sur la Justice, pas de dialogue mais de travail, de luttes et de rapports de force, pas de modernité et de progrès dans le brouillard et l’incertitude mais d’enracinement et de sécurité, pas de soumission aux forces du marché mais d’espérance dans un avenir préparé en commun, pas d’individualisme mais de convivialité, pas de promesses et d’allocutions familiales mais de réalisations vers la Justice… L’homme est un animal politique et la société n’est pas pure liberté d’atomes, de « monades »: c’est aussi des structures, des règles, des représentations et des modes de pensée (culture) de contraintes issues du passé et dont on ne peut faire table rase à partir de son beau bureau lambrissé et doré.
OK pour commencer par le « dialogue ». Mais on va causer de quoi (de détails ou des problèmes structurels?) et comment ( à égalité, avec tous les acteurs concernés ou de façon bilatérale et sur le mode de la négociation ou de la consultation, publiquement ou en secret?). On sait la pratique de la concertation maquereaunienne: un par un, sous délai réduit, avec objectifs imposés et couteau sur la gorge, simple consultation, avec des sbires-fusibles du gouvernement… C’est je vous écoute et je déciderai tout seul, cause toujours, mon lapin, chante fauvette, j’irai mon train, les chiens aboient, la caravane passe… Donc quand Mac-(e)Tron propose de dialoguer, méfiance car c’est truqué. Cela, la CFDT le sait depuis longtemps mais que ne ferait-elle pas pour mériter son statut de réformatrice en chef ayant l’oreille et la préférence du gouvernement? Ce qu’il y a de sur, c’est que le pouvoir n’entend nullement remettre en cause le contenu global et transversal du SLC et ne renonce pas à sa toute-puissance issue de la démocrassouille actuelle de la ripoublique en place, qualifiées généreusement d’institutions de l’ordre public alors qu’il ne s’agit que du désordre établi. L’essentiel de ce qu’il faudrait mettre en débat est donc d’office hors jeu.
Parallèlement, Guignol et Gnafron font jouer la répression judiciaire et les maisons Poule-Man, Poulaga et Royco (police, CRS, Gendarmes). Certains en appellent à la déclaration de l’état d’urgence, ce qui est idiot car celui-ci vient d’être introduit comme permanent dans la loi ordinaire. D’autres demandent l’armée comme Charlot qui était allé à Baden-Baden voir le général Massu en 1968. On est donc bien dans la configuration de la carotte et du bâton en tant que conception néolithique (à coups de massue) de l’exercice du pouvoir. Et Maqueron voudrait que les gilets jaunes qui veulent de la démocratie s’en contentent? Eh bien non car on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. Le chaos va donc continuer un bon moment car le pouvoir l’entretient et joue le pourrissement. Du reste, à qui incombe la responsabilité des violences? A Mac-Tron car quand on coupe toute possibilité de prise en compte des doléances, il ne reste plus que la rue pour s’exprimer. C’est un principe elementary my dear Maqueron… Eh bien, contre tes attentes, cela ne pourrit pas et la plupart des gens continuent de soutenir les gilets jaunes.
C’est fantastique: Mac-(e)Tron réunit en une seule personne les méthodes des principaux personnages francouis: Coué, Gribouille et le sapeur Camember, Queuille. Lequel s’est illustré par la phrase fameuse: il n’est point de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre. Queuille, de la IV ème ripoublique! Contre qui va-t-on le Troquer dans un ballet bleu horizon? On croyait avoir élu La Paille Au Nez Buonaparte au pont d’Arcole, on a l’abbé Rézina à trifouillis-les-oies. Maqueron, du haut de cette pyramide de débris, quarante jours vous contemplent. Que va-t-il se passer alors que l’ENA chie dans sa culotte de soie? Et l’arrogant et sémillant Mac-Tron qui devait sauver la planète est en train de faire se gausser grave ses collègues du leadership mondial: même pas fichu d’assurer l’ordre chez lui!

Qui a créé les gilets jaunes? Mac-Tron

Classé dans : politique — 2 décembre, 2018 @ 12:34

Le chaos hier à Paris et en province est un effet direct de la politique de fouteur de merde sociopolitique de Mac-(E)Tron. Mine de rien Mac-Tron est un des plus fervents populistes car il voulu instaurer un lien direct entre lui et le peuple en se passant des corps intermédiaires de représentation: syndicats, collectivités locales et mêmes députés largement coupés du terrain pour voter des lois à jet continu. Cela rappelle furieusement le plébiscite à la Napoléon III ou l’approche avortée de Boulanger. C’est aussi ce que fit de Gaulle mais n’est pas le général qui veut.
Un des problèmes, vu que Mac-Tron parle des rapports entre lui et « son peuple », est de savoir de quel peuple il s’agit. Il ne s’agit en aucun cas du peuple tout entier lequel n’a pas vraiment voté pour lui mais contre la Marine. Certes nombre de gilets jaunes ont voté pour lui puis ses députés mais, comme on le verra infra, c’est sur la base d’un malentendu et d’un sauve-qui-peut devant la piètre représentation monopolisée par des partis traditionnels à bout de souffle et qui ont été balayés au nom du dégagisme plébiscité par Mac-Tron. Le peuple qui soutient Maqueron est en fait très minoritaire. Cela est indiqué par l’élection des députés qui, en moyenne, l’ont été avec 15% des voix des inscrits compte tenu de l’abstention massive et des votes blancs ou nuls. Qui sont ces 15 % riquiquis? Ce sont les « bobos », les nomades, les « in » mobiles, diplômés, acquis au SLC, les habitants des grandes métropoles, les fanatiques de l’ouverture et de la diversité (ils ont besoin de domestiques immigrés payés au lance-pierre et précaires), les tenants des « minorités » en tout genre qui remplacent le sociopolitique par les prétendues avancées sociétales, les adeptes du multiculturalisme et du relativisme des valeurs, les « mondialisés » sans frontières et d’esprit apatride… Malgré une majorité législative légale ayant donné une « chambre introuvable » à Mac-Tron, on voit facilement que le reste du peuple, majoritaire, n’est pas représenté et que pourtant Mac-Tron excipe d’une légitimité dont il ne dispose pas. En particulier, notons qu’il n’y a pas un seul ouvrier à la chambre des « députains » (un général, des générés, un maréchal, des maraîchers, etc. comme ironisait déjà Boris Vian) alors que les ouvriers sont 25 % de la population (avec les employés pratiquement par représentés non plus, on dépasse les 50 % du peuple). Mac-Tron s’est réjoui d’effacer le clivage droite/gauche et de bâtir son imperium sur la « société civile »; yes mais c’est celle des 15 %. <malgré cette faible légitimité estimée en représentativité réelle, Mac-Tron a en outre imposé sa vision SLC contre les aspirations de la très grande majorité du peuple, ce qui fait du contenu même de sa politique quelque chose d'illégitime. Il s'en moque car grâce à la Constitution et aux "institutions" de la V ème ripoublique il dispose de tous les pouvoirs. Les gilets jaunes ont bien perçu que lesdites institutions n'étaient pas représentatives et que l'on n'était pas dans un Etat de droit ni en démocratie depuis des décennies. L'ordre public doit régner, dixit Philippe sans masse idoine de légitimité, mais un ordre illégitime et une autorité usurpée. Mac-Tron et ses acolytes ont oublié que l'autorité réelle vient du bas et est conférée par lui comme droit légitime de diriger; ils considèrent qu'ils la détiennent à partir d'eux-mêmes parce qu'ils ont été légalement élus.
Mac-Tron s'est drapé dans son bouquin programmatique (Révolution) dans la défense de la "France périphérique", celle qui constitue les troupes des gilets jaunes. Cela rappelle "la fracture sociale" dont s'était emparé Chiracos avant de la jeter derechef aux orties. Mac-Tron a été plus subtil car son idéologie SLC lui interdisait d'améliorer le sort de la France périphérique et c'est cela qui fait le malentendu car les gens n'ont pas pressenti que le SLC, doctrine pourtant affichée par le candidat et déjà pratiquée sous Zizi Rider, détruisait les classes moyennes depuis déjà longtemps et partout dans le monde occidental ex industrialisé. La politique de Mac-Tron, non perçue car largement cachée, consiste à rallier le modèle anglo-saxon: tout pour le capital et les capitalistes (politique de l'offre) et un maigre filet de sécurité accordé par l'Etat (modèle de Beveridge assis sur l'impôt au lieu du bismarckien francaoui fondé sur les cotisations sociales) aux seuls plus démunis; et, donc, abandon des petites classes moyennes laminées par le libre-échange et les évolutions techniques. Dès le début ce fut clair: grosse détaxation du capital, prime aux actifs (via le remplacement de cotisations sociales par 1,7 points de CSG; chose qui rapporte d'autant plus que le salaire est plus gros…), racket des retraités dès 1200 euros nets de pension malgré la suppression d'une partie de la taxe d'habitation (en dessous de 2500 euros mensuels de revenus pour un couple)… Blocage à 0,3 % d'augmentation des retraites (inflation 2018 à 2,3). mais toute petites hausses des minima sociaux (minimum vieillesse, allocation adulte handicapés… mais baisse des APL). En résumé: gros gains pour les 1 % les plus riches, quelques miettes pour les plus pauvres, taxation des classes moyennes aisées au-delà de 2500 euros (mais elles peuvent encore payer dès 4000 euros), attaques contre le pouvoir d'achat des petites classes moyennes. Devinez où sont les gilets jaunes?
Mac-Tron avait annoncé qu'il s'en prendrait aux "rentiers" mais les gilets jaunes ont fini par voir que les vrais rentiers c'étaient eux, surtout les retraités. Et le fiscariote Mac-Tron en a rajouté une bonne louche sur l'augmentation des taxes (plus de 15 milliards!) alors qu'il avait promis de baisser les dépenses publiques et les impôts qui ont augmenté sous son pontificat. Résultat des courses à Auteuil-Neuilly-Passy: les gilets jaunes ont répondu à l'appel de Mac-Tron: l'attaquer en tant que l'homme du rapport direct entre lui et eux. C'est ce qu'on appelle un effet boomerang ou de l'arroseur arrosé. Car Maqueron a ignoré que les intermédiaires filtraient les revendications, les ramassait en projet commun et, ainsi, modéraient les aspirations du peuple et lui donnaient des raisons d'espérer en organisant une riposte graduée et modérée. Alors,il est arrivé ce qui devait arriver: le roi est nu et tout seul face à la révolte des moins que rien, des sans-chemises, des sans-dents… Et bientôt sans culottes?

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