les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

De la victoire en cours de la novlangue sous Mac-Tron

Classé dans : politique — 20 février, 2019 @ 11:59

Les récentes péripéties des Gilets Jaunes, ce dernier samedi, ont été exploitées avec brio par les chaînes d’info en continu et l’oligarchie politicarde. Quelques exactions commises par quelques-uns ont été montées en épingle et sont passées en boucle sans discontinuer. Des commentateurs et autres experts, dont certains sont sortis de la naphtaline pour l’occasion, ont analysé les événements en stigmatisant le mouvement des GJ. On a crié haro sur le baudet qui avait manifesté sa haine de la république et de la démocratie et fait preuve d’une violence intolérable. Devant cet unisson des bien-pensants, devant cette agit-prop et cette propaganda staffel généralisées sur les ondes, on reste pantois. Jamais on n’a vu une telle récupération instrumentale des faits, certes déplorables, et une telle novlangue pour disqualifier l’adversaire. Sans doute pour rameuter tous les apeurés derrière la bannière de Mac-Tron et en appeler encore une fois au front républicain et à « l’union sacrée » contre les extrêmes. Ce qui est visé est un nouveau face à face RN vs LREM qui fera gagner d’office la cohorte présidentielle comme en 2017 ou en 2002. Las, la récupération semble ratée car in n’y a eu que 20 000 participants à la manif à Paris.
Les affronts à l’encontre de Finkielkraut, pour inexcusables qu’ils soient, ont fait l’objet d’un tsunami de protestations, de déclarations horrifiées, d’amalgames plus ou moins intentionnels et surtout de l’abus de ladite novlangue. Et, comme un seul homme, les partis ont appelé sur énoncé du PS qui excluait le RN à la grande manifestation contre l’antisémitisme mardi à 19 heures. Evidemment, aucun parti ne peut vraiment, dans notre cadre institutionnel, se démarquer de l’harmonie républicaine au risque de perdre des électeurs. Les insultes adressées à notre philosophe-académicien ont été traitées sur le mode de la novlangue, l’intéressé ayant lui-même déclaré qu’il n’avait pas entendu de propos antisémites et qu’il ne porterait pas plainte. Il a surtout été traité d’horrible sioniste et autres noms d’oiseau, terme aussitôt amalgamé à antisémite, ce qui est devenu un des fleurons de la novlangue politiquement correcte afin d’interdire toute critique de l’Etat d’Israël. Autrefois, si on s’en prenait à M. Dupont en tant que partisan du sionisme l’attaquant était qualifié d’antisioniste. Si on insultait M. Lévy, défenseur de l’Etat d’Israël, son agresseur était aussitôt qualifié d’antisémite. Maintenant, la novlangue ne fait plus le distinguo, les opposants étant devenus tous des antisémites. Pis, un député LREM a demandé qu’on pénalise d’office tout propos antisioniste qui serait, selon Bibi (le supposé ripou qui dirige Israël) suivi par Mac-Tron sans consulter qui que ce soit. C’est fabuleux : si je critique le Débry du Tchad, serais-je anti noirs ? De fil en aiguille pourra-t-on encore critiquer le néolibéralisme pour racisme anti occidental ? Ce serait commode car cela permettrait d’interdire toute parole communiste, anarchiste, socialiste et d’opposants au SLC. La démocratie, modèle Mac-Tron serait-elle en marche vers la démocrature illibérale ? Las, le pouvoir semble désormais reculer devant cette incrimination tout terrain.
On remarquera que l’antisémitisme bénéficie d’un privilège langagier au détriment du terme bien plus général de racisme (qui, du reste, ne devrait plus exister puisque le mot race a été rayé de la Constitution). Je ne pense pas que ce soit de bonne politique car cela laisse à penser aux victimes du racisme autres que les Juifs, qu’il y aurait une différence de traitement entre les différentes sortes de racisme. Cela ne peut que nourrir un certain complotisme à base de sentiment de favoritisme envers une population de 600 000 âmes, soit 1 % de celle du pays contre environ 5 à 6 millions de gens d’origine arabe. La bonne manif devrait être contre le racisme, dont l’antisémitisme.
On peut remarquer que cet élan s’attaque aux conséquences du racisme anti Juif mais certainement pas aux causes profondes. Or, il y a, entre autres, une cause essentielle qui provient de la conjonction entre les dégâts du SLC et un récent droit de l’homme, celui d’être reconnu dans son identité et sa dignité, tant comme personne que comme groupe ou communauté. Le SLC a dramatiquement accentué les inégalités, la précarité et la pauvreté pour les classes moyennes inférieures d’Occident qui ont été mises en concurrence sauvage (de même que les peuples de l’UE) et atomisées. Celles-ci en sont déboussolées par les incertitudes de leur situation en régime SLC ; elles perdent leur identité et leur statut social, elles ne sont plus reconnues comme pivot de la société. Or le besoin de reconnaissance, quand il est nié, suscite du ressentiment et une logique de bouc émissaire. La logique en est simple : d’un côté il y a, en macro analyse, le SLC qui nie les identités et crée des inférieurs, des inégaux et des exclus, de l’autre, en micro, les individus et les groupes qui excipent de leur droit à la reconnaissance, droit nié dans le SLC. Dans cette situation, qui se dégrade depuis 30 ans, chacun a deux mécanismes de défense de sa dignité bafouée : trouver quelqu’un estimé comme encore plus inférieur afin de conserver un minimum d’estime de soi puisqu’il existe plus bas que soi dans l’échelle sociale ; projeter son ressentiment lié à la frustration sur un bouc émissaire, qui est facile à trouver compte tenu de l’histoire et des stéréotypes ou des événements. Le SLC divise, oppose, aggrave la lutte de tous contre tous et cela d’autant plus que la situation de dégradation du lien social perdure. Il n’est donc pas étonnant que la haine refasse surface et cela d’autant plus que l’insécurité entraîne des peurs irrationnelles et des mécanismes de défense psychosociologiques. Le SLC, mis en place par les politiciens, atomise (individualisme) et « molécularise » (communautarisme facilité par lesdits politiciens afin de diviser pour régner) le corps social et amène une compétition généralisée entre acteurs sociaux. Il ne faut donc pas s’étonner qu’il débouche sur la guerre de tous contre tous. Le plus extravagant, c’est que les mêmes politiciens qui ont fait détruire la cohésion sociale en appelle maintenant à l’unité, à la république unie, à la nation indivise ! Las, cela peut encore marcher et cela fera sans doute les choux gras du mac-tronisme aux européennes de mai 2019. Mais ce sera alors le chant du cygne et le signe du début de la fin de notre démocrassouille ripoublicaine. La réunion de tous les partis à la manif ne montre qu’une chose : il ne s’agit pas de sauver la république mais de conserver le pouvoir en tant que caste inamovible et protégée par des institutions en acier inoxydable qui le permettent contre la souveraineté du peuple.
Le pouvoir nous a ressorti le bilboquet de l’autorité de l’Etat. 1) l’Etat n’existe pas ; ce qui est, c’est le pouvoir politique, le gouvernement et son appareil d’Etat. 2) l’autorité n’est pas une propriété, encore moins constante, de qui que ce soit ; c’est la reconnaissance, attribuée par le bas, du droit de diriger. 3) Ce qui compte, c’est sur quoi l’autorité s’exerce ; cela doit être pour l’intérêt général du peuple tout entier et non pour l’intérêt particulier du kapital ou de certains thuriféraires du SLC ; si non il y a illégitimité de l’exercice de l’autorité car la confiance au nom de laquelle elle a été attribuée a été abusée. Il ne faut pas amalgamer, comme le fait Mac-Tron ou ses copains la légalité et la légitimité. Du reste, qui fait la loi, comment et pour qui ? La novlangue politique n’a de cesse d’assimiler trompeusement la légalité à la légitimité. C’est ce qu’ont très bien vu les Gilets Jaunes. D’où la hargne du pouvoir et cela par tous moyens : la répression et l’intimidation, la stigmatisation, la censure de la parole, l’appel aux forces réactionnaires, le mensonge de l’union sacrée. Cela fonctionne de moins en moins.

Il faut achever l’euro pour séduire Mac-Tron

Classé dans : Non classé — 18 février, 2019 @ 3:47

C’est la dernière production de M. Quatremer, journaleux à Libé, baveux passé de l’extrême gauche au néolibéralisme, notamment en insultant en 2005 ceux qui avaient voté contre le TCE, et spécialiste des questions européennes. Le sieur Quatremer intitule son bouquin avec achever, ce qui en bon français veut dire en finir avec ou finir. Chez le malhomme cela signifie parachever. Tromperie sur la marchandise afin d’écouler le pensum chez les anti euro ou simple non-maîtrise de la langue par un eurolâtre hyper libéral, pro SLC et qui ne s‘exprime sans doute à Bruxelles qu’en globish ? Bon, prenons la deuxième acception.
Notre sweet homme a pondu plus de 600 pages pour nous convaincre que toutes les récentes vicissitudes de la monnaie unique venaient de ce qu’on n’avait pas obéi aux consignes des concepteurs, à savoir que ladite monnaie ferait converger les économies à condition d’aller vers l’union politique et que, in fine, c’était le moyen de peaufiner l’atteinte du but final d’organisation politique et fédérale de la zone euro et de l’UE, ce qui suppose des abandons de souveraineté. Notre homme, visiblement, ne fait guère la différence entre une déclaration d’intention et la réalité de la logique de la situation objective du problème. Car la construction même de l’UE pousse à la concurrence entre pays et certainement pas à la convergence d’économies bien trop hétérogènes, ce qui été aggravé volontairement avec l’arrivée massive de pays de l’Europe Centrale et Orientale (PECO) dès 2004. Et on nous avait servi le même couplet à la création de l’UE en 1957 avec l’argument imparable de la paix par l’union commerciale conduisant peu à peu à l’union politique. Il suffit de voir le résultat : l’UE est aujourd’hui une cohue de pays nationalistes en concurrence totale.
Quatremer, surtout la Baltique, surfant sur les « eaux glacées du calcul égoïste », nous dit qu’il n’y a pas de monnaie sans Etat, ce qui est faux (voir les monnaies parallèles et les cryptomonnaies) et que les pères de l’euro voulaient une convergence économique et «en même temp » politique pour assurer sa pérennité (avec un budget commun et un gouvernement d’ensemble, donc une union politique). Sans doute, mais il ne faut pas oublier comme le fait notre homme, que la monnaie dépend de l’économie, sinon on sombre comme lui dans le monétarisme qui consiste à dire que la monnaie est « le premier moteur », de tout à condition de l’enlever aux Etats, thèse de Friedman-Chicago.
On a plusieurs versions de ce monétarisme démentiel. L’’hyper libérale à l’anglo-saxonne supprime les Etats et confie l’ordre des choses aux seuls marchés. Suprême ânerie car l’économie demande des règles et c’est justement le rôle du politique d’en fixer de communes. Pas de pouvoir politique signifie donc que ce sont les « marchés qui donnent les règles. Mais il n’y a pas de marchés ; il n’y a que des « organes » de marché, qui n’ont rien de spontané et d’autorégulateur, comme les multinationales, les grandes industries ou les boîtes, notamment celles du numérique, les banques et assurances, les fonds d’investissement et de pension, soit des baleines bleues face aux consommateurs qui ne sont que du krill. Las, 30 ans de néolibéralisme ont fait que ce sont ces organes qui gouvernent le monde par gouvernements interposés et compradores dans une démocratie en trump-l’œil et à la Potemkine ou en forme de Canada Dry. Ce qui met Mac-Tron à sa juste place, celle d’un « fondé de pouvoir du Kapital », d’un dogmatique du SLC.
Il y a celui des banquiers, des comptables énarchiques (qui, du reste, sont en osmose) qui croient qu’avec qu’un petit tableau Excel sur la monnaie (taux de change, masse monétaire, taux d’intérêts, dette, déficit, taux d’inflation…) ils peuvent diriger un pays, voire l’UE et même le monde à partir de leur bureau. C’est du reste ce qu’a confirmé le francisquain Tonton en leur confiant les clés du pays, via la création de l’euro, de la BCE teutonnisée, du « pacte de stabilité » issu du traité de Maastricht (les fameux critères de convergence : dette à 60 % du PIB, déficit budgétaire inférieur à 3% ; critères renforcés par le TSGC Merkel-Tsarkozy puis par les paquets réglementaires et financiers de Bruxelles, le 6 packs puis le 2 packs qui donnent à la Kommission le pouvoir de surveiller ex ante les budgets des pays et de punir les déviants.
Il y a l’ordo-libéralisme tudesque, suivi par l’UE, qui dit qu’il suffit d’avoir des règles quasiment constitutionnelles, gravées dans le marbre, intangibles pour coordonner l’économie et la finance. Le rôle du politique est alors de leur obéir et de s’y adapter ; il n’a qu’à s’occuper de ce qui lui reste de pouvoir : la fiscalité, le droit du travail, la protection sociale, le coût de la « force de travail », le logement, la politique sociale ; bref de ce qui fait les différences exploitables par le moteur thermique SLC fondé sur la concurrence. C’est absurde car les peuples ne se contentent pas de règles, ni de fric, car aucune règle ne peut être fixe perpétuellement par suite des évolutions auxquelles il faut faire face. Quatremer se contente de nous décrire les péripéties de l’euro sans jamais se demander à quelle forme de monétarisme il renvoie. C’est pourtant clair : à l’ordo-libéralisme doryphorien, lequel était manifesté par le TCE de 2005, le traité « constitutionnel » européen. Le seul mérite des 650 pages de Quatremer, c’est la description technique des avatars de l’euro et des palinodies de ses dirigeants sans explorer la logique profonde des choses.
5océan oublie totalement les relations entre l’économie et la monnaie commune. Les traités économico-commerciaux de l’UE (notamment avec « l’acte unique » qui a installé la libre circulation du fric des produits et services, des personnes, pondu en 1986 et mis en place totalement en 1992) ont créé l’étau des règles (directives et règlements appliqués et même au-delà par la CJCE, devenue CJUE) qui ont mis en « concurrence libre et non faussée » les économies des pays européens pourtant hétérogènes et même très hétérogènes avec l’admission de 10 PECO. Il est arrivé ce qui se passe en concurrence illimitée entre le taureau et le ciron : le premier a gagné. Et l’Allemagne en a rajouté dès 2003/4 en jouant à la déflation compétitive, non coopérative (lois Hartz sous Schröder, puis 3 % de TVA sociale » sous Merkel) contre ses voisins afin de ruiner leur industrie. D’autres pays ont joué sur le différentiel de fiscalité et leur rôle de paradis fiscal : Irlande, Pays-Bas, Luxembourg, Belgique. On s’est retrouvé avec une mise en concurrence des peuples et de leurs modèles sociaux et on a eu droit à la guerre économique violente à la place de la guerre tout court. Ce n’est guère mieux et tôt ou tard la guerre économique finira par une nouvelle « der des der ».
Mais il restait encore quelques armes de souveraineté pour se battre dans la guerre économique. C’est ce que le francisquain Tonton fit disparaître. Le mythe errant voulait à tout prix mettre la France sous la contrainte extérieure, car son peuple, non luthérien, résistait massivement au néolibéralisme. Il camoufla ce projet derrière l’arrimage de l’Allemagne réunifiée à l’Europe. Pour ce faire, il demanda la mise en place de la monnaie unique, ce dont les dirigeants et le peuple allemands ne voulaient pas par peur des manipulations monétaires gouvernementales et de l’inflation. Le compromis fut trouvé aux conditions teutonnes : BCE indépendante (et toutes les banques centrales), pas de prêts d’icelle aux pays, rôle limité à la surveillance de l’inflation (moins de 2 %, mais uniquement sur les salaires et les prix et en oubliant les valeurs mobilières et immobilières), austérité budgétaire. Le résultat fut que les pays de la zone euro furent privés de leurs derniers atouts pour être compétitifs : taux de change, politique monétaire, taux d’intérêts, emprunts internes. Cela aggrava les différences et inégalités structurelles (dont la balance commerciale allemande bien trop excédentaire), prix réels des emprunts (taux unique ou presque européen mais avec l’inflation en plus très différentielle, par exemple pour la Grèce ou l’Espagne, d’où les prêts des banques allemandes et françaises à ces économies et la vente de bagnoles allemandes, entre autres, à crédit à ces pays…). La compétition en fut accrue de façon drastique et amena la fureur des populations laminées par la logique du système, ce qui créa des mouvements anti européens, des populismes, des anti euro chez les perdants de cette UE et de la zone euro. Et c’est à cause de ces déséquilibres économiques que les spéculateurs s’en prirent aux pays endettés et amenèrent la crise des dettes publiques et de l’euro en 2010. Or le vrai problème était la dette privée (individus, banques, promoteurs immobiliers) car l’excès de dettes publiques provenait du krach de 2008. A cela, la réponse fut à la sauce tudesque : austérité, équilibre budgétaire, mort des services publics, rognage des pensions et des salaires.
L’intérêt du pensum de Quatremer réside dans la description du tohu-bohu de la zone euro et dans celle de la mainmise progressive de l’Allemagne sur toutes les institutions de l’UE et de la zone euro. Ce que notre finit par découvrir dans ses toutes dernières pages ! Mais il a raison de dire que cette domination allemande est avant tout l’abandon par les autres pays de leur souveraineté en faveur de la Teutonie.
Il conclut en nous proposant sa maigrelette solution pour parachever l’euro. C’est marrant elle est sœur siamoise de celle de Mac-Tron : gouvernement et président de la zone euro, parlement élu, budget commun pour des aides, transferts et investissements porteurs (numérique, écologie). Cela nous ferait une drôle fédération. Disons plutôt une confédération unie par la seule finance alors que l’UE continuerait d’^ter déchirée par la compétition économique sans freins. La solution n’est évidemment pas là ; elle réside dans un fédéralisme intégral (économique, politique, juridique, social). Mais cela n’arrivera que quand les causes de la rivalité nationaliste entre pays auront été éliminées. Or ces causes viennent en droite ligne de l’ordo-libéralisme économique ayant installé en Europe un SLC encore plus délirant que celui des USA. En outre, y parvenir suppose que la domination tudesque et de son modèle socio-économique ait été éradiquée. Oremus.

Encore du blablabla mac-tronien sur la supériorité du privé sur le public

Classé dans : politique — 13 février, 2019 @ 12:32

Journaleux, experts et politicards libéraux, largement mac-troniens, nous ressortent le couplet bien dépassé sur les avantages du privé sur le public, le privé étant plus dynamique, réactif, novateur et surtout moins coûteux que la gestion publique. C’est une vieille lune des saintes écritures libérales fondée sur la concurrence qui ferait baisser les prix car elle pousse à améliorer la productivité afin de baisser ses prix vis-à-vis des autres producteurs du même créneau. Mais naturellement ce discours est depuis longtemps controuvé par la réalité analysée par des études empiriques, par des comparaisons et par le raisonnement.
On sait que la gestion de la santé aux USA, gestion très largement privatisée (sauf pour des embryons comme medicaid) coûte 18 % du PIB contre 12 en France avec la sécu publique. On sait qu’en France les compagnies des eaux, privées mais concessionnaires par décision publique, opèrent un racket permanent et coûtent bien plus cher que la gestion en régie. On sait que le prix de l’électricité en France est inférieur à celui des firmes privées (cependant c’est au prix d’une technocratie impérialiste et du choix du tout-nucléaire qui est devenu plus que douteux). Certes un monopole public peut rançonner ses clients mais c’est parce que les pouvoirs politiques le laissent faire ou le détournent à leur profit. Et si ce monopole est privatisé (par exemple ; les autoroutes francouies dont la privatisation fut lancée par le trostkard Jospin puis réalisée par l’hipponyme Galouzeau de Villepin)) c’est encore pire car il faut cracher de la « valeur pour l’actionnaire ». Quant à l’innovation, il faut bien voir que les boîtes privées ne financent pas la recherche fondamentale à la fois coûteuse, aléatoire et loin d’être applicable brut de fonderie.
Dans la comparaison public/privé on ne tient compte que d’un calcul coûts/bénéfices alors que le système d’information est biaisé ; en effet il ne tient pas compte ni des aspects qualitatifs, ni des nuisances, dégâts et autres « externalités négatives ». Certes rien ne garantit qu’un service public étatisé, voir l’ex-URSS, fera mieux mais c’est plus probable en régime démocratique. Intégrer le coût des externalités négatives reporté sur les autres acteurs ou les avantages non payés des externalités positives (éducation, transports, communications…) dans les résultats du privé ne manquerait pas de dégrader leur situation relative par rapport au public.
Par construction, un service privé coûte plus cher qu’un public ou un coopératif car il y a tout bonnement le profit en plus. Mais les libéraux peuvent se targuer d’un fait : les prix ont effectivement baissé. Mais tout le mérite n’en revient pas à la concurrence ; il y aussi les progrès technologiques et des tas de combines pour produire ou acheter moins cher, combines auxquelles un service public fonctionnant correctement et sur une logique non capitaliste ne peut recourir : délocalisations, sous-traitance dans des pays low cost, achats itou à l’instar de Wal Mart, suppressions d’emplois, tricheries diverses comme les cartels de prix ou de quantités, optimisation fiscale, exploitation des fournisseurs, transformation de salariés en « auto entrepreneurs », ubérisation, spéculation financière et activités de crédit et de leasing, contrefaçon, vol de brevets, OPA sur les concurrents, LBO… Et on se doit d’observer que si les prix ont baissé, c’est loin de la diminution potentielle permise par ces opérations. Car la majeure part de la baisse potentielle s’est en réalité transformée en hausse de la rentabilité et des profits ; il suffit de voir la prospérité des hypermarchés avant que le e-commerce ne monte en puissance. Cela ne condamne pas la concurrence qui est, comme disait Proudhon « la possibilité de se passer des services de quelqu’un qui les surfait », mais cela impose de la réguler et de la contrôler. Or cela fait déjà des années que les gouvernements ont laminé les moyens de contrôle et d’étude indépendante et se sont lancés dans l’auto contrôle par le privé lui-même comme chez Lactalis ou Spanghero. Et Mac-Tron leur a même donné un droit à l’erreur !
La supériorité du privé sur le public est très loin d’être établie et cela encore moins en univers de libre-échange généralisé et dérégulé. Il n’empêche que le public peut très bien faire pis s’il est étatisé et transformé en vache à lait, en lieu de placement des affidés et des « fils de », en instrument du pouvoir gouvernemental. Il faut donc pour les services publics éviter tant le privé, espace des voraces et des coriaces, que l’étatisé, lieu des prédations gouvernementales. La solution est « la compagnie ouvrière » socialisée, chère à Proudhon : autogérée par ses travailleurs mais mise sous le contrôle d’un conseil d’orientation et de surveillance multipartite : associations de consommateurs, représentation des collectivités locales, syndicats, représentants politiques. La compagnie ouvrière est une propriété inaliénable et hors d’atteinte du privé car elle est possédée « en mains communes » par les communes, les départements, les régions et le pays. Il faut aussi souligner la particularité des coopératives et du secteur social, dont les mutuelles qui, normalement, ont une logique de gestion démocratique et solidariste. Pour les mutuelles, c’est en voie de disparition parce que Bruxelles, via une directive leur a imposé la logique privé la tarification unique quel que soit l’âge et le risque. C’est que le SLC imposé partout par l’UE ne supporte pas la concurrence des modes de gestion alternatifs et anti capitalistes. D’où le sabordage des services publics et du secteur socialisé. On attend la politique de Mac-Tron sans se faire d’illusions : c’est pro buzyness privé.

Les « fake news » chez Mac-Tron

Classé dans : politique — 11 février, 2019 @ 4:59

Notre bon prince a déjà fait votre un texte contre les fake news lors des élections, texte peu applicable et qui laisse pointer le bout de l’oreille du malhomme. Il serait désormais question de créer un conseil de déontologie des médias, conseil naturellement truffé de sbires nommés par le pouvoir. Il n’y a pas déjà le CSA ? Le Zident s’est plaint des chaînes en continu qui auraient monté les Gilets jaunes en épingle. Sans doute au début mais c’était un phénomène extraordinaire. Elles ont changé ce cap depuis, par exemple en diffusant totalement les 6 ou 7 heures d’interventions de Mac-Tron, qualifiées de débat alors qu’il ne s’agit que de questions-réponses juxtaposées. Et en mettant en valeur les exactions de quelques excités pour disqualifier les GJ, faire peur pour faire bien voter ensuite, louer le comportement exemplaire des « forces de l’ordre ». En ce moment, le pouvoir, aidé par ces mauvais médias, est en train de créer un écrin magnifique pour la perle noire de l’incendie de la résidence secondaire du maréchal Ferrand. Notons que les incendiaires furent bien maladroits puisqu’ils ne firent cramer que l’entrée de derrière. Ce qui permet de tenter l’hypothèse que ce « cramage » qui fait tant de ramage pourrait être une petite manipulation gouvernementale ? Mais la Justice va s’en occuper derechef (d’heureux chefs) tout en laissant traîner le délit en col blanc de M. Ferrand qui a fait cracher les Mutuelles de Bretagne au profit de sa compagne… Où en est l’instruction que le parquet de Nantes avait aussitôt refusée, ce qui a amené un dépôt de plainte par partie civile, procédure à mener par un juge d’instruction, indépendant, lui. Serait-ce qu’un délit en col blanc commis par un représentant politique élu est moins nocif pour l’ordre public que de petits incendies d’un bien lui appartenant ?
Mais, au fait, qui sont les champions des fake news et des informations truquées ou pêchant par omission volontaire ? Réponse, c’est souvent le pouvoir lui-même afin de cacher son obédience SLC. Donnons en quelques exemples récents :
• M. Darmanin s’est lancé dans une attaque contre les niches fiscales qu’il faudrait raboter ou mettre sous condition de ressources car elles coûtent 14 milliards au fisc. Objection : il y a 478 niches qui coûtent plus de 100 milliards ; les 14 du sinistre Dard-Malin ne concernent que les particuliers et les 86 manquant sont à porter au crédit des entreprises et autres patrons. Rappelons que l’évasion ou l’optimisation fiscale, évaluée à 80-100 milliards, est le fait essentiellement des boîtes et des riches. Soulignons que les entreprises ont dans les 200 milliards d’exonérations sociales et fiscales. Et qui attaque-t-on ? Les seuls quidams ! Darmanin nous fait savoir que ces 14 milliards profitent aux 10 % les plus riches (le premier décile…) ; mais pour le gouvernement on est riche à 3 000 euros pour un type : en fait Darmanin occulte le vrai problème les 1 % les plus riches (premier centile) ! Il tente donc dresser les classes moyennes supérieures contre les inférieures, celles des Gilets jaunes !
• On continue de nous parler des dépenses publiques (57 % du PIB) en amalgamant les dépenses sociales (fondées en général sur des cotisations comme celles pour la retraite), qui font plus de la moitié desdites dépenses publiques (1300 milliards) et les taxes ou impôts étatiques ou des collectivités locales. Itou pour le taux de prélèvement obligatoire (46 à 48 % du PIB selon les statistiques…) qui fait la même confusion. Or les dépenses sociales sont en fait de la redistribution et non de la recette étatique !
• On persiste à traficoter ou à présenter de façon biaisée les chiffres du chômedu, qui montrent pourtant, via une analyse sérieuse, que le chômage global se maintient à plus de 6 millions de personnes et qu’en fait il y a un transfert des CDI vers des CDD ; le sous-emploi se maintient à un niveau très élevé et apporte une flexibilité inouïe.
• On nous parle d’une évolution positive du pouvoir d’achat. Mais il s’agit d’un truc global et en moyenne. Il faudrait plutôt faire des études par catégories de population, ce qui montrerait que les 1 % s’enrichissent de façon dingue, que les retraités aisés en prennent plein la gueule comme les classes moyennes aisées, que les 10 % de base stagnent de même que les plus pauvres. De l’art d’interpréter les chiffres en sa faveur et de mentir par omission.
• M. Philippe, se prenant pour Alexandre, semble avoir oublié dans ses statistiques des accidents de la route mortels, et cela afin de prouver l’excellence des 80 km.h uniformes sur toutes les routes, les DOM-TOM. Si on les rajoute à la métropole, les chiffres augmentent. Manipulation à prouver mais rien ne peut étonner de ce gouvernement.
• On met sur le même plan les blessés GJ et ceux des forces de police ; mais il y a de petits détails qui devraient l’empêcher si on est honnête : les flics sont payés pour courir des risques mais pas les GJ et encore moins les quidams blessés bien que ne manifestant pas. Ils sont armés et caparaçonnés. Ils sont là pour le maintien de l’ordre et non la provocation.
Et comme dirait Bérurier : tout est à lavement.

Vers une démocrature à la sauce Mac-Tron

Classé dans : politique — 5 février, 2019 @ 12:34

Le malhomme sait très bien qu’il ne tirera rien du grand débat, dont, du reste, les participants n’ont pas grand-chose de représentatifs. Il compte bien faire passer ses propres idées sans toucher au fond de sa politique SLC et ne méconnaît pas que ce replâtrage ne résoudra pas les problèmes structurels du pays. Mais il gagne du temps et compte bien rallier d’importantes fractions de la droite conservatrice à son panache déplumé. Pour ce faire il accentue encore et encore le caractère peu démocratique de la Vème république et joue sur la peur des citoyens conformistes apeurés par les violences que sa police contribue à susciter suivant le bon vieux principe action-réaction. Il est très net que la nature policière du régime s’aggrave afin de remporter dans les rues la victoire que ne lui donnera pas le peuple révolté.
On voit les paroles provocatrices du ministre de l’intérieur qui fut dans son jeune temps un pré-délinquant. Cela nous rappelle Vidocq. On sait que la police ne maîtrise pas toujours ses pratiques. On sait aussi que parfois les manifestants ne peuvent pas obéir à un ordre d’évacuation tout simplement parce qu’elle bouche les issues… Il semblerait que les choses soient faites pour faciliter la prise de belles images destinées à la télé et faites pour apeurer le bourgeois. Il s’agit de pousser les électeurs vers le parti de l’ordre en montant en épingle les « forces de l’ordre » (lequel, de qui ?) qu’on devrait plutôt appeler les forces du pouvoir. Tout cela fait signe vers une répression accrue, largement montrée par le nombre de blessés dont une vingtaine gravement.
Parallèlement, le pouvoir a pondu une énième loi sécuritaire dite anti casseur et directement extraite d’une proposition de droite au Sénat faite par M. Retailleau. Même des députés LREM se sont insurgés contre ce projet liberticide qui restreint le droit de manifester (droit constitutionnel et liberté fondamentale) et confie aux préfets (au lieu de l’institution judiciaire) le pouvoir d’arrêter des manifestants potentiels à l’instar de la prévention du crime dans Minority Report. Avec ce projet on risque fort de s’en prendre à toute manifestation d’opposants au régime de Mac-Tron, ce qui supprimera cette liberté fondamentale liée à la démocratie. Car celle-ci ne consiste pas à voter tous les 5 ans mais à faire usage des libertés d’expression, d’association, de manifestation… qui sont des droits individuels et collectifs destinés à assurer le débat démocratique.
Mac-Tron n’a pas du tout rendu la justice indépendante et garde la haute main sur le parquet. On en a des exemples récents. Le procureur de Toulon a refusé de poursuivre le flic gradé qui avait molesté un individu déjà neutralisé. C’est le préfet qui a sévi… Hier, le parquet de Paris a lancé une enquête préliminaire contre Médiapart avec perquisition à la clé, perquise refusable et refusée par Médiapart car elle n’avait pas été soumise au juge des libertés. Il faut se rappeler que ces enquêtes préliminaires par le parquet et non un juge d’instruction (indépendant, lui) interdisent toute intervention des avocats et nient donc les droits de la défense au profit d’une procédure totalement arbitraire. De plus, cette initiative destinée à sauver Benalla et son mentor laisse augurer une atteinte sans précédents aux droits de la presse. Mac-Tron a du reste déjà commencé à s’en prendre à elle avec son projet anti fake news en période électorale. On peut redouter une offensive plus grave à l’exemple de celle menée contre la liberté de manifester. Mac-Tron suit ses prédécesseurs tout en aggravant ce qu’ils avaient déjà fait. On en est à plus de 12 lois sécuritaires en 15 ans, notamment les lois de Zizi Rider qui avait rendu l’état d’urgence permanent ou celles de Tsarko qui avaient imité le droit américain : plaider coupable et peine plancher pour la récidive. Cela dit au passage, on va vers une justice à la carte, punissant les intentions présumées sans début d’exécution et reposant sur l’aveu comme au Moyen-Age. Demandez-en des nouvelles à M. Ghosn au Japon dont la justice fonctionne largement sur les normes US…
Mac-Tron, sans consultation du parlement, s’en prend à Maduro, certes peu défendable même par Mélanchthon, alors qu’il s’en rapproche de plus en plus dans la Démocratie illibérale. Il devient de moins en moins différent de ce qu’il reproche, comme l’UE, aux gouvernements populistes de l’Est (Pologne, Hongrie…). Ces convergences gouvernementales, de « droite » ou de « gauche » dans la limitation de la démocratie viennent de ce que celle-ci s’est démonétisée en se mettant totalement au service du SLC. Et de ce que ledit SLC est à bout de souffle et réagit violemment, par le biais de ses propagateurs politiques, à sa mort prochaine. La répression et le rognage des libertés fondamentales sont alors conçus comme un moyen de ralentissement des dégâts du SLC et de sa mort programmée. C’est mathématique : plus les inégalités, la précarité, la pauvreté s’accroissent, plus la répression judiciaire et policière augmente et plus les libertés diminuent. Les pouvoirs feront ainsi, s’il en était encore besoin, la démonstration que le pouvoir politique s’est mis au service du kapital et que la démocratie représentative qui le permet n’est plus qu’un paravent. Tout cela incite à un optimisme à long terme : les carottes vont finir par être totalement cuites.

Les nouvelles combines du Zident Mac-Tron

Classé dans : politique — 3 février, 2019 @ 12:12

Mac-Tron a enfin compris que son opposition entre les progressistes pro européens et les conservateurs nationalistes ne fonctionnait pour les européennes de mai 2019. En effet, les mouvements et partis « populistes » sont devenus trop forts et les Gilets Jaunes lui ont prouvé qu’une large partie de la population française ne voulait plus de cette Europe du SLC. Pour des raisons purement électoralistes, il lui fallait changer de braquet et tenir un autre discours. Pur blabla car rien de qu’il propose n’est en fait réalisable. Mac-Tron voudrait désormais axer ses dires politiques sur deux points essentiels : la souveraineté de l’Europe et l’avancée vers une autre modalité de la concurrence dans l’UE. Voyons pourquoi il ne s’agit que de promesses verbales à l’instar de la réduction de la « fracture sociale » par Chiracos en 1995.
Il n’y a pas de souveraineté de l’Europe qui n’est qu’une cohue de nations en compétition et une entité administrative régie par la technocratie de Bruxelles et dirigée par le Conseil Européen des chefs d’Etat et de Gouvernement qui sont de fait les vrais décideurs politiques mais faisant porter le chapeau à la grosse Kommission de l’UE. Celle-ci n’est pas une fédération d’Etats autonomes car ils sont tous prisonniers du carcan des mêmes règles ordo-libérales teutonnes qui imposent à tous une concurrence commerciale interne démentielle et une ouverture totale à l’étranger au nom de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée. La Kommissaire à la concurrence est même en train d’essayer d’annuler la fusion Siemens-Alstom dans le ferroviaire et cela au grand plaisir de la Chine. Elle s’est toujours opposée à la constitution de grandes entreprises européennes au nom de la lutte contre les monopoles pendant que le reste du monde favorisait ses champions nationaux tout en affichant un libéralisme idéologique et mensonger. C’est donc plutôt une confédération où la seule chose commune est la libre circulation du fric, des marchandises, des services et des hommes (là, si peu sauf pour les travailleurs détachés). Et c’est pire dans la zone euro dont les dirigeants ne sont nullement élus ni institutionnalisés et qui pourtant y imposent la monnaie unique, les règles budgétaires, la politique monétaire et l’austérité suivant les règles tudesques. Cette politique sempiternelle de l’UE depuis l’acte unique de 1986 sous le curé Delors (en barre) ne sera pas modifiée ; on verra ensuite pourquoi. Nous restons sur la souveraineté pour l’instant.
L’absence de souveraineté de l’UE arrange beaucoup de monde. Les USA qui s’emploient sous Trump à torpiller l’UE qui pourrait, si elle était souveraine, c’est-à-dire avec un gouvernement unique résultant d’élections européennes unissant les 28 pays, lui tailler des croupières et contrer son impérialisme, d’autant plus virulent qu’il est en fin de course et battu en brèche par la Russie, la Chine et les grands pays émergents. Trump a intérêt à avoir une Europe émiettée car il eut y jouer son bilatéralisme pays par pays. La Chine itou qui compte sur la division des Européens pour faire passer ses produits, voler les brevets, exporter du frelaté et contrefait, piller nos technologies. On l’a déjà vu sur les panneaux solaires, sur l’acier ; les trains à grande vitesse, les autos et les avions été copiés… L’UE laisse faire tout simplement parce que maints pays préfèrent le parapluie US, le commerce avec les USA en dollars, le low cost chinois… L’Allemagne et ses alliés luthériens d’Europe du Nord et ses affidés des pays d’Europe centrale et orientale (PECO) qui lui doivent tout via l’extension de l’UE vers eux en 2004 (la Doryphorie visait leur main d’œuvre low cost pour y délocaliser des éléments industriels de sa chaîne de production ; en retour les PECO avaient des emplois et pouvaient exporter leurs travailleurs comme détachés) ne veulent en aucun se fâcher avec les USA de peur, par exemple, de ne plus y exporter les grosses berlines. Les petits pays d’Europe du Nord, eux, veulent exporter car les moyens actuels de production (technologie) sont bien trop puissants pour leur marché local ; ils ne veulent donc pas froisser la Chien et les USA et s’allient à l’Allemagne pour ce faire. Ils ne veulent pas taxer les GAFA de peur de mesures de rétorsion et veulent continuer d’attirer des capitaux et des sièges sociaux avec une fiscalité très faible (la fiscalité sur leur petit nombre de nationaux ne suffisant pas à remplir leurs caisses). La cohue d’intérêts contraires n’est donc pas près de finir. Ce qui empêche l’apparition d’une Europe fédérale. En parallèle, Mac-Tron essaie de se mettre sous l’aile pourtant malveillante pour cause de défense de ses intérêts) de die Grosse Angela.
D’où le nouveau traité d’Aix La Chapelle (SLC). Il ressemble fort à l’entente cordiale avec la Gibbye sous Napoléon III et au pâté d’alouette : un percheron allemand et un roitelet français. Ce traité encourage une convergence des économies teutonne et francaouie comme si on ne savait pas que la convergence entre l’aigle surpuissant tudesque et le coq gaulois déplumé les pattes dans le fumier fera que ce sera ce dernier qui s’alignera sur le premier ; surtout dans le domaine social des réformes Hartz sous Schröder. Cerise sur le bavarois : la Doryphorie rappelle son appartenance indéfectible à l’OTAN ; ce qui ne va dans le sens d’une armée européenne unifiée demandée par le Zident. Yes Maqueron est pour la souveraineté… allemande ayant avalé la française.
On ne touchera pas davantage à la concurrence tout simplement parce que c’est le moteur de l’UE et du SLC. Or tout moteur thermique a un rendement qui dépend de la différence de température entre la source chaude et la source froide (deuxième principe de la thermodynamique science ignorée par les économistes SLC qui lui ont préféré la mécanique de Newton. Or la mécanique classique a été fichue en l’air par la physique moderne : quantas, relativité, théorie corpusculaire ou ondulatoire, phénomènes dissipatifs, bifurcations, émergence…) ; En économie SLC, la source chaude, ce sont les différences (de fiscalité, de droit social et du travail, de protection sociale ou de l’environnement, de normes en tout genre, de salaires…) et la source froide ce sont les conséquences, les résultats « en moyenne » (tricherie car ça évacue les différences réelles, par exemple de pouvoir d’achat). L’UE a été construite et étendue pour maximiser les différences afin de faire tourner le moteur capitaliste ; quand les différences s’atténuaient (ce à quoi conduit la concurrence à très long terme par nivellement vers le bas, de même que le thermique finit dans l’entropie, donc la mort) ses dirigeants en ont inventé d’autres, par exemple son extension dès 2004 (sous pression teutonne) sans approfondissement à 10 PECO’s de très faible niveau économique pour le plus grand bonheur du low cost. On a fait exprès de mettre les économies en concurrence, ce qui a fini par y mettre aussi les modèles sociaux, les classes sociales et les pays tout entiers. D’où la transformation du Conseil européen en cohue de nationalismes défendant leurs intérêts. Construire l’UE par la seule voie économique et par, in fine via les directives ou les règlements de la Kommission et les arrêts de la CJCE, pour, soi-disant, converger et amener à l’union politique a produit le contraire : la lutte de tous contre tous, les populismes, le Brexit et l’impuissance de l’UE dans la compétition internationale véhiculée par le SLC mondialisé.
Pour en finir avec cette concurrence endiablée et mortifère, il faudrait que les pays s’unissent, comme fait semblant de le prôner Mac-Tron. C’est chose désormais impossible à cause de la lutte entre pays. La seule convergence atteinte est l’impossibilité de réformer l’UE « ne même temps » que l’impossibilité de la quitter sans dégâts encore plus grands. Ce qui prouve que Mac-Tron brasse du vent pour remonter sur le pavois. Il ne lui reste plus qu’à se réfugier chez l’abbé raisiné de la répression, voire dans le communautarisme religieux.

Le Barnum du grand débat et « en même temps » le saccage continue

Classé dans : politique — 29 janvier, 2019 @ 12:30

Il semble bien que le grand débat (GD) ne soit qu’une façon de gagner du temps et de se refaire la cerise en attirant les votes d’une partie de LR. Le GD regroupe les déplacements en province du Zident, où il rassemble 600 maires d’une région, maires dont on ne sait pas comment ils ont été recrutés (sans doute largement triés sur le volet avec quelques opposants pour faire plus vrai). Ce qu’on appelle là débat n’est en fait qu’un échange de type questions-réponses laissant la part belle au rhéteur qui, il faut le reconnaître, possède à fond ses dossiers quoique de façon orientée. Nous avons en outre les «cahiers de doléances » recueillis en mairie sans qu’on sache comment cette information, largement dispersée et atomisée, sera synthétisée et par qui. Il y a en outre les « débats républicains » ou citoyens menés par des compradores du pouvoir et des maires, sans que l’on voie si dialogue il y aurait vraiment ni comment, là encore, cela sera regroupé, filtré et synthétisé. Nous avons la consultation par internet. Là, c’est un sommet de manipulation car les questions sont fixées et aux 4/5èmes fermées sans que l’on puisse exprimer un point de vue élaboré nécessitant une argumentation construite et assez longue. On ne sait comment opèrent les chargés du filtrage et de la synthèse ; c’est cohérent avec le fait que c’est celui qui organise la consultation qui décide de tout sans contrôle sérieux. Certes le pouvoir a nommé 5 garants qui ne font que contrôler la procédure dont on vient de voir qu’elle est largement viciée à la base. De plus, ces garants sont des notables bien installés dans les arcanes du pouvoir et non des arbitres indépendants. La durée (2 mois) de la procédure (on ne peut pas dire processus) n’est pas un gage de réflexion approfondie ni de discussions argumentées réelles. Il s’agit donc bien de politique spectacle dans laquelle le pouvoir a monopolisé tant la procédure que les conclusions à en tirer. Ce sera d’autant plus facile que les Gilets jaunes sont entrain de se diviser et sont toujours incapables de pondre un programme politique structuré ; on assiste à une infinité de petites propositions, souvent contradictoires, et qui surtout ne font pas un projet de changement construit contre le SLC qui est à la source de tous les maux depuis 30 ans. C’est du reste la raison pour laquelle le pouvoir a soigneusement exclu du GD tout ce qui touche à l’UE et à as politique ultra libérale Dans ce hourvari de propositions non hiérarchisées ni organisées le pouvoir se contentera de faire son marché et de lâcher quelques broutilles et picaillons sur le vieux thème : il faut que tout change (apparemment) pour que rien en change.
Le fait qu’il s’agit de poudre aux yeux se voit dans ce que « en même temps » le pouvoir continue d‘avancer vers le SLC et agit en loucédé. Exemple 1 : un décret du 28 décembre 2018 (eh oui pendant les fêtes de fin d’année) a largement durci les conditions d’indemnisation des chômeurs (durée des pénalités et suppression au lieu de suspension des indemnités) ; de plus l’Unédic se voit confier de fait la définition d’un boulot acceptable sachant qu’en outre il n’y a plus de condition de salaire. Les contrôleurs de l’Unédic seront donc munis d’un pouvoir discrétionnaire d’appréciation ! Exemple 2 : le pouvoir a modifié par décret la procédure des enquêtes publiques : consultation par internet (ce qui élimine ceux qui ne l’ont pas ou ne savent pas s’en servir et ce qui est manipulable à souhait par l’organisateur), une réunion publique animée par le demandeur du projet nécessitant enquête publique (!) sous le contrôle d’un « garant » ne regardant que la procédure. On voit dès lors que les déclarations d’utilité publique deviendront un jeu d’enfant, ce qui, cela dit au passage, annule totalement le rôle de l’autorité du débat public présidée par Mme Jouanno. En outre, comme les protestataires ne seront pas entendus, il faut s’attendre à de violentes ZAD modèle Nantes ou Sivens. Ce pouvoir néglige volontairement que ce qui ne peut être discuté dans des instances ad hoc de démocratie participative le sera dans la rue. Exemple 3 : un arrêté a été préparé pour autoriser la chasse aux oies cendrées (et autres volatiles en voie de disparition) bien que ce soit une espèce protégée même par Bruxelles ! Et le fiscariote est déjà en train de chercher de nouvelles taxes ou impôts pour combler l’accroissement du déficit amené par les 12 milliards déjà donnés aux gilets jaunes GJ) et sans doute les 15 milliards de plus à donner à la suite du GD.
Pis, « ne même temps », la police aux ordres du pouvoir fait dans la provocation, l’huile sur le feu, l’agression, ce qui a pour but de nourrir la violence lors des manifs de GJ ; cela fait de belles images à la télé et permet de ramener au bercail macronien les électeurs de droite apeurés et qui vont abandonner le vote LR pour LREM aux européennes. Parallèlement, on espère avoir un confrontation LREM avec le RN, sur le thème éculé votez front républicain pour faire barrage à l’extrême droite. Et cela va marcher car les forces de gauche sont éparpillées façon puzzle et le LR ne soit plus où il est. Bien creusé, jeune taupe, mais après tout cela, les problèmes resteront : ce sera une victoire à la Pyrrhus.

Les ennemis des Lumières favorisés par les gouvernants

Classé dans : politique — 23 janvier, 2019 @ 11:50

Certains mouvements « modernes »ont entrepris de critiquer notre pacte sociopolitique issu des Lumières du XVII ème siècle, celles-là mêmes qui voulurent le progrès, le primat de la raison sur la foi, la démocratie et la liberté d’expression, l’égalité de tous devant la loi quelles que soient les appartenances (sociales, ethniques, culturelles), les références (religieuses, idéologiques, politiques) ou les prétendus sexes. Furent oubliées les femmes pourtant la moitié du genre humain pour cause du machisme de l’époque.
Certes les Lumières se sont trompées en croyant trop à la raison, à la science, à l’éducation, à leur universalité pour tout le genre humain, à leur excellence. Elles n’ont pas empêché les horreurs du colonialisme et du racisme, de l’imposition des religions et des moeurs des colonisateurs, du mépris des peuples soi-disant arriérés, de l’exploitation éhontée des indigènes prétendûment pour les convertir à la modernité et au progrès. les Lumières ont facilité le développement inconsidéré du scientisme et, dans le domaine économique, d’un capitalisme sans foi ni loi. Elles ont négligé le sort des animaux considérés comme des choses. Elles ne sont pas les seules à s’être fourvoyées car, hélas mais factuellement, il n’y a pas de système de représentation du monde qui ne soit exploité et instrumentalisé pour abolir les oppositions. Ce qui est en cause, c’est davantage l’usage qui en a été fait par les dominants que leur contenu. Et il ne faut pas négliger du tout ce qu’elles ont apporté: les droits de l’homme, la liberté de penser contre les despotismes et les dogmes (droit d’expression, de manifestation, de publication, d’association, de vivre sa vie…), la démocratie représentative, hélas transformée en Canada Dry par le SLC, le développement de la science, la promotion de l’éducation, la primauté du droit sur les croyances, la séparation du politique et du religieux, la prévalence de la dignité et de l’intégrité humaines. Elles ont surtout libéré les forces de l’évolution contre les conservatismes en tout genre.
Tout cet héritage est jeté par dessus bord par certains entrepreneurs d’exploitation des catastrophes racistes et colonisatrices. Ou il est surexploité par les tenants de la liberté absolue, de la suprématie du contrat sur les institutions qui l’utilisent pour annuler le politique au profit du libre-échange sans frontières et sans régulation. Là, on sombre dans le droitdel’hommisme qui multiplie les droits individuels au détriment des droits sociaux et collectifs. Et qui entraîne une compétition sauvage entre droits à la reconnaissance et à l’identité parce que le SLC en dérive son diviser pour régner et refuse lui-même tous lesdits droits collectifs qui font opposition à son expansion continuelle. OK pour tous les nouveaux droits individuels, notamment en matière sociétale, mais sans en profiter pour chasser les droits sociaux comme le fait Mac-Tron.
Les positions des tenants de la thèse de la rémanence du racisme et de l’esprit colonial s’en prennent surtout aux pays occidentaux qui furent effectivement très colonialistes. Il reste à prouver que 60 ans après la décolonisation et 160 après la fin de l’esclavage (Schloecher 1848) que la France est globalement raciste, que les descendants sont coupables des crimes de leurs anciens. Et pourquoi arrêter l’histoire? la France en pourrait-elle pas attaquer l’Italie à cause des conquêtes romaines? Et pourquoi oublier que les rois Noirs participèrent activement à la traite de leurs sujets et de leurs prisonniers? Et pourquoi ignorer que les pays islamiques ne furent pas en retard pour pratiquer l’esclavage et la traite des Noirs? Les attaques desdits tenants sont justement autorisées par les libertés sociopolitiques issues des Lumières. Leur liberté d’expression, d’organisation et de manifestation ne les autorise cependant pas à négliger l’Histoire, ni la situation d’autres pays que leurs attaques ne visent pas lors qu’ils font encore pire que la France aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire que ce pays est inattaquable car ce n’est pas parce que d’autres pays font pire qu’elle saurait être habilitée à les imiter; c’est pourtant ce que fait sans cesse le « benchmarking » SLC avec ses comparaisons destinées à ramener tout le monde à des standards de pratiques.
On a aussi et surtout tous les entrepreneurs de courants fondamentalistes qui utilisent les libertés offertes par les Lumières et la démocratie pour insinuer peu à peu des conceptions socio-politiques qui prônent l’absolutisme, le primat de la loi religieuse sur la loi civile, la soumission de l’Etat aux religieux, la fin de libertés comme celle d’apostasier, d’être athée, de blasphémer (les religions pas les croyants), la mort de l’égalité femmes/hommes, le droit à différentes possibilités de sexualité. Qui, s’ils l’emportaient imposeraient des normes obligatoires pour se vêtir et se nourrir, se marier, traiter les femmes…Or, pour des raisons bassement politiciennes (et commerciales: soigner les pétromonarchies ou la kleptocratie algérienne pour avoir du pétrole et du gaz), les pouvoirs depuis 40 ans ont laissé s’implanter des idéologies d’essence dogmatique qui ont pour but ultime de renverser totalement le modèle sociopolitique issu des Lumières. In fine, le pays pourrait devenir une dictature où les individus auraient perdus leurs droits individuels et s’alignerait sur les pires théocraties ou monarchies théocratiques. Ce qui est en cause n’est nullement l’égalité des religions, des cultures, des ethnies devant la loi, ni les mêmes libertés pour tous; ce sont des pratiques et des mouvements qui visent justement à la supprimer. Des lois récentes ont proscrit le racisme, l’antisémitisme, les atteintes aux groupements culturels ou ethniques, la négation de faits historiques… (Lois dites mémorielles). Mais pourquoi ne s’appliqueraient-elles pas aux extrémistes qui s’en prennent aux autres (antisémitisme, racisme anti Blancs) tout en se réfugiant derrière, par exemple, l’islamophobie ou la compensation des horreurs subies dans l’histoire? heureusement la très grande majorité des gens issus des minorités refusent le contre-modèle tyrannique et ne soutiennent pas les extrémistes. Qu’attend le gouvernement pour s’appuyer sur eux? Ce n’est pas l’immigration qui pose problème ni que les gens vivent leur culture; c’est la libre entrée et le non-contrôle de fondamentalistes plus ou moins radicaux qui manipulent les autres pour imposer leurs vues. Ce n’est pas que les personnes et les groupes soient libres; c’est que les fondamentalistes veuillent les en empêcher en imposant à tous leur propre culture. Ce n’est pas qu’il y ait différentes conceptions du monde; c’est que certaines sont totalitaires et directement contraire à notre pacte social issu des Lumières.
Il ne faut pas jeter la raison avec les Lumières. Certes la raison n’est pas infaillible, certes, elle est loin d’être seule à guider nos conduites et nos idées, certes la raison individuelle doit composer avec la raison collective. Certes, il n’y a pas un modèle standard de rationalité. Mais la raison demeure encore la seule possibilité de tenir des débats constructifs entre thèses plus ou moins opposées et d’exclure de la politique des discussions portant sur des sujets indécidables comme les différentes fois. Il nous faut continuer la ligne générale inaugurée par les Lumières; pas en revenir aux guerres de conceptions, ni au despotisme quel qu’il soit. on développera la raison critique et non dogmatique par l’éducation ouverte et non par la formation instrumentale, ni par l’enseignement de règles civiques surtout axées sur la conservation de notre fausse démocratie et de notre ordre public injuste qui, du reste, forme le terreau des ressentiments exploités par les fondamentalismes.

Le problème majeur des libéraux à la Mac-Tron: la démocratie…

Classé dans : politique — 21 janvier, 2019 @ 10:10

La philosophie des Lumières a permis d’installer dans la culture occidentale le primat de la démocratie comme mode de gouvernement d’une société. C’est une conquête du libéralisme politique, conquête que pour ainsi dire les libéraux soucieux de préserver la propriété, puis le capitalisme, ont toujours vu avec suspicion ou opposition. C’est ce que j’appelle le libéralisme économique, dont on verra qu’il n’est pas du tout libéral contrairement à son référencement idéologique et permanent au libéralisme politique.
La philosophie politique des Lumières, qui avait fini par admettre la souveraineté du peuple chère à Rousseau (chez Locke prétendu pape du libéralisme politique, c’était seulement celle des propriétaires, y compris d’esclaves) et sa représentation à égalité (une personne, un vote… sauf pour les femmes, les SDF, les dingues, les étrangers, et les mineurs) par des délégués élus (démocratie représentative et non directe) quelles que soient les positions sociales, les religions, les ethnies, les « races »… Les faux libéraux y virent tout de suite un danger pour les classes possédantes, savantes et pour les titulaires du pouvoir. Ils s’employèrent donc, afin d’éviter que « la populace » ne finisse par diriger le pays en faveur des ses intérêts qualifiés de grossiers et particuliers, à limiter l’accès au suffrage. Ils installèrent donc le suffrage censitaire dont le seuil était fixé pour chasser les non-possédants. Le raisonnement pour ce faire était simple: ceux qui ne possèdent pas grand chose ne savent pas gérer leurs affaires et en prendre soin (et pour cause vu qu’ils n’ont rien) et encore moins celles de l’Etat et sont donc irresponsables. Ils vivent dans le présent immédiat et n’épargnent pas, ils préfèrent être assistés et vivre ainsi aux crochets des riches. Ils forniquent comme des lapins (Malthus et consorts; ce qui est aujourd’hui prêté à l’Afrique) sans se préoccuper de la suite. Ils ne comprennent rien à l’économie dont la logique veut que tous les coûts soient serrés, à commencer par celui du travail, à la politique qui ne doit travailler que pour l’intérêt général, lequel est bien mieux compris par les propriétaires.
Las, à la suite de révolutions et de la constitution du salariat en classe organisée, nombreuse et capable d’un rapport de forces efficace, les libéraux économiques durent se résoudre à accepter le suffrage universel, y compris pour les femmes qui avaient été exclues par l’esprit patriarcal et machiste des premiers libéraux.
Après la 2ème guerre mondiale qui vit éclore tous les « welfare states » (Etats de bien-être ou « providence ») par suite du primat de la demande suivant Keynes, de la démonétisation de toutes les élites politicardes ayant sombré généralement dans la collaboration, du sentiment d’horreur vis-à-vis de tous les fascismes qui avaient conduit à la catastrophe, de la nécessité de la reconstruction ne pouvant se faire sans l’adhésion des peuples, les libéraux économiques au service du Kapital constatèrent la baisse de la rentabilité des fonds investis par suite de l’augmentation incessante de la part du travail dans la répartition du PIB. Enfer et damnation pour le monde de la libre entreprise, qui plus est menacée par le communisme. Que faire comme disait Lénine?
Dès l’entre-deux guerres, nous eûmes 3 écoles libéralo-capitalistes qui se dégagèrent lors du colloque Lippman à Paris en 1938. L’école tudesque de l’ordolibéralisme (OL) qui consiste à imposer par la constitution du pays des règles de marché concurrentiel intangibles. C’est un gouvernement du pays par des règles à condition que celles-ci soient celles du capitalisme de libre-échange. Pour savoir ce que c’est, il faut lire le TCE rejeté en 2005 et remis en place par le traité de Lisbonne adopté en 2008 en France. C’est c’et ordolibéralisme qui a présidé aux directives européennes de « concurrence libre et non faussée ».
Nous eûmes aussi la régulation étatique à la française via la planification (planisme interventionniste) étudiée et discutée entre parties prenantes (à l’origine sans le patronat bien trop collabo pendant la guerre), orientée par les experts et décidée par le pouvoir politique. C’était du Jean Monnet qui fut eu à peu démonétisé pour faire de l’OL. C’était en partie la politique de régulation mise en place par le New Deal de Roosevelt.
Et, naturellement, le libéralisme pur de type anglo-saxon (LAS): ce sont les marchés libérés de toute contrainte qui font la meilleure politique à condition de n’être pas entravés par les gouvernements. il faut donc limiter l’Etat au domaine régalien et mettre en priorité numéro un et dans tous les autres domaines la liberté d’entreprendre sans contraintes. Lors de l’entrée de la Gibye dans l’UE en 1973, OL et LAS s’entendirent comme larrons en foire car, en fait, ils aboutissent au même résultat: la concurrence über alles. Et les gouvernements français ne cessèrent d’abandonner leurs propre conception (planification plus services publics plus Sécurité Sociale) pour se fondre dans l’OL-LAS.
Aux USA, avec le monétarisme de Friedman (lutte contre l’inflation, interdiction fait au pouvoir de manipuler la monnaie et le crédit), les « marchés efficients d’Eugen Fama, l’école du Public Choice de Buchanan et consorts, il y eut une attaque en règle contre tout interventionnisme étatique, contre le welfare state déresponsabilisant les assistés, contre la démocratie qui faisait que les politiciens voulant être réélus cédaient aux demandes sans cesse croissantes du populo et des groupes sociaux en tout genre, ce qui créait déficit et inflation et ponctionnait le kapital au profit, si j’ose dire, de l’assistance sociale, contre les territoires nationaux qui tendent à se fermer afin de défendre leur modèle de welfare. Avec les élections de Thatcher puis de Reagan fin 1979 et début des années 1980, ce programme fut mis en place avec un succès mondial et accéléré quand le système communiste de l’URSS s’effondra dès 1989. le SLC n’eut alors plus de concurrent le LAS mena le bal évidemment appuyé et permis par l’OL. Il fallut donc laminer l’Etat-Nation, limiter le pouvoir politique, casser les régulations étatiques, empêcher les contestataires de s’emparer du pouvoir tout en faisant de la démocratie du Canada Dry ou un village à la Potemkine. Ce masque était nécessaire pour que le populo ne perçoive pas que désormais le vrai pouvoir résidait chez les capitalistes et les financiers. C’est ce qui donna le SLC que Mac-Tron veut imposer maintenant en France au moment même où il est en recul et démonétisé par la crise énorme de 2008. Comment les libéraux-capitalistes procédèrent-ils, notamment via des cercles réactionnaires comme la Trilatérale ou le groupe de Bilderlberg?
* Casser les frontières et les territoires nationaux par le mondialisation économique, le libre-échange, la concurrence entre Etats, les traités et espaces commerciaux internationaux type CETA, ALENA, TIPP. Casser les monnaies nationales en les rendant flottantes ou en les remplaçant (exemple: l’euro). Diviser les populations en favorisant une immigration massive de gens appartenant à des cultures différentes, en facilitant le communautarisme et l’individualisme. La société se retrouve atomisée en individus et molécularisée en communautés. Ce qui permet de diviser pour régner avec le gouvernement comme seule force de coordination et de répression des opposants. Et quand il n’y a plus de frontières, la politique disparaît et le pouvoir n’a plus qu’à gérer les affaires courantes. La démocratie s’évanouit mais doit être maintenue comme masque. Ce sont alors les marchés, surtout le financier, qui gouvernent automatiquement et imposent « une contrainte extérieure » aux gouvernements. Ce fut l’objet de l’acte unique de 1986 dans l’UE. Rendre aussi les multinationales maîtresses des chaînes de production afin d’obtenir que toutes les économies soient interdépendantes, ce qui enlève le pouvoir de les réguler aux gouvernements.
* Eroder puis privatiser les services publics afin de transformer les usagers en clients faisant des choix individuels, « libres » et rationnels (changement de culture vers l’individualisme et l’esprit calculateur et commercial, faire des partenariats public/privé, supprimer les transferts collectifs égalitaires, diminuer la charge (donc en parallèle les impôts pesant sur les riches, le privé et le kapital; introduire dans ce qui reste du public et l’administration la logique gestionnaire du privé (RGPP, New Public Management, calcul coûts/bénéfices…) qui se fonde sur le calculable et le rentable et transforme le gouvernement en gouvernance technocratique à base de chiffres.
* Mettre en place des « organes » internationaux (OCDE, OMC, UE, G7…) ou les faire tourner (FMI, banque mondiale, BRI, BCE) en faveur du SLC. Ces organes imposent à tous les règles internationales de bonne conduite libéralo-caitaliste. Ils inventèrent le « consensus de Washington » (dont la suppression des droits de douane, ce qui assèche les finances des PVD et PMA et les oblige à s’endetter) comme règles de soumission des pays en difficulté aux normes du SLC.
* Donner la primauté à des agences expertes: notation, cabinets de gestion genre KPMG, normes de comptabilité, organes de comparaison et de statistiques unifiées et aux critères purement quantitatifs et surtout aux données collectées en faveur de la gouvernance capitaliste (exemple: statistiques de l’OIT sur le chômedu).
* Gagner la bataille idéologique: Think Tanks, fondations, formations utilitaires et standardisées (d’où le système LMD) et médias possédés par les hommes d’affaires et régis par l’audimat publicitaire, mettre au pas les universités (nids de contestataires et de cocos) en marginalisant et chassant les opposants, primat de l’économie libérale dans les facultés. Empêcher les populations de réfléchir et de s’engager via la consommation et le crédit, via les médias de divertissement (dont télé-réalité) et le sport-spectacle.
* Détruire les solidarités collectives par la promotion de droits subjectifs (individuels) à l’infini au nom de « droits de l’homme » purement personnels, par la casse du droit et des protections sociaux, par la lutte antisyndicale. Ce qui contribue à l’atomisation du corps social. Favoriser les religions qui promettent un monde meilleur dans l’au-delà et encouragent le repli sur soi et la communauté.L’extension des droits purement individuels ou communautaires permet la compétition absolue entre prétentions à la reconnaissance et à la différence. Psychologiser tous les phénomènes sociaux afin de rendre les individus responsables de leurs choix quelles que soient les situations et les contextes ou les moyens disponibles pour eux. Les gens doivent se lancer dans le sport, la recherche du bien-être et de l’épanouissement personnel, le yoga, le bouddhisme ou toute religion y compris les sectes, le coaching… Ce qui va avec le développement des assurances et des retraites individuelles, de même qu’avec la participation et l’intéressement pour rendre les salariés loyaux envers leur entreprise et le capitalisme des fonds de pension et des fausses mutuelles privées.
* faciliter l’extension du chômage et de la précarité par les délocalisations, les externalisations, les importations low cost; cela crée une « armée industrielle de réserve » qui diminue la combativité ouvrière et fait baisser les rémunérations et les avantages sociaux. Cela permet aussi une faible baisse des prix (faible parce que l’essentiel des gains de compétitivité va au kapital) afin de conserver le pouvoir d’achat. Enfermer les gens dans le crédit afin là encore de les rendre passifs.
Après 30 ans de ce traitement, le SLC a gagné la bataille contre toute régulation du libre-échange sans limites. Las, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse: de nombreux mouvements et organisations ont été suscités par le SLC accumulateur sans fin et promoteur d’inégalités: écologistes, associations de défense des consommateurs, partis nationalistes et démagogiques, remise en place du thème de la nation protectrice, mouvements anti traités internationaux… Le SLC est donc sur la sellette et c’est le moment même où Mac-Tron choisit de l’imposer brutalement en France. D’où les Gilets jaunes. Il pense contrer le mouvement par son grand débat public. Mais l’essentiel en est exclu, à savoir les méfaits du SLC et la façon dont il a été implanté. il se contente de faire monter le Front national, ce qui lui vaudra le retour du front républicain. Et il pense qu’il va rallier à sa casaque le gros des électeurs LR affolés par les casseurs et de même idéologie que lui. C’est ainsi qu’il va sans doute remporter les européennes de mai 2019. Ce sera une victoire à la Pyrrhus car tous les problèmes de fond, non abordés dans le grand débat, resteront non traités… Et pour cause puisque Mac-Tron veut défendre son modèle SLC.

O culture que de crimes Mac-Tron commet en ton nom!

Classé dans : politique — 17 janvier, 2019 @ 12:18

La macronie a décidé qu’il n’y avait pas de culture française, ce qui justifie de ne rien faire pour maintenir la spécificité du pays dans le concert international. Ce qui justifie aussi de laisser mettre en place communautarisme et/ou multiculturalisme afin d’imiter le monde anglo-saxon. Ce qui permet « en même temps » de prétendre intégrer la communauté musulmane dans le pays au même titre que toutes les autres au nom de la « laïcité positive ». Commençons par quelques distinctions de base, que les journaleux et autres politicards ne font jamais au nom du « padamalgame »; celui-ci est énoncé pour éviter toute accusation de phobie de quelque chose.
Déjà, qu’est-ce que la culture? Certainement pas les paillettes de M. Lang qui entend globalement par là tout ce qui est artistique et aligne le rap sur Trenet ou Brassens ou la musique classique… La culture relève d’une définition sociologique ou anthropologique: c’est l’ensemble des us, coutumes, traditions, représentations et savoirs, références collectives de perception et de compréhension du monde (dont conceptions de celui-ci), façon de penser et logiques de raisonnement, pratiques sociales et de relations entre acteurs sociaux, normes, valeurs et idéaux de conduite, bref tout ce qui forme « les patterns » ou « culture de base » des gens appartenant à une communauté historiquement et géographiquement formée comme espace d’appartenance et d’attentes mutuelles. Cette conception montre à l’envi que la France n’est pas uniculturelle; elle est plurielle et diverse, ce qui ne donne que très partiellement raison à la macronie qui, en même temps, refuse l’unicité de la culture et prône l’unité et le rassemblement du peuple tout entier sous sa bannière SLC.
Certes, le pays recèle des cultures « provinciales » (Bretagne, Catalogne, Pays Basque, Corse, Alsace-Lorraine, Languedoc…), des cultures « corporatives » (dont celle de l’énarchie qui a mis le pays au service du SLC et fait promouvoir son champion, Mac-Tron, à sa tête), des cultures situationnelles (culture paysanne, culture syndicale, culture rurale ou urbaine…), des cultures de groupes en tout genre (Gays, LGBT, écolos, végans…), des communautés religieuses ou ethniques, des cultures individualistes (dont SLC et anarchistes à la Stirner) ou sociales, économiques ou politiques ou sociales. La question est donc bel et bien de coordonner tout cela sans rabattre cette diversité sur un culte de « l’UN, de la souveraineté absolue et indivisible, du primat du politique sur la société civile, de la prépotence de l’Etat extérieur et supérieur à la société. C’est ce que préconise la fédéralisme intégral de Proudhon…
Il faut aussi considérer que les différentes cultures sont « en même temps, en concurrence et en union, autonomes et interdépendantes, sectorielles et transversales, simples ou unitaires et complexes. Ce qui réfute le simplisme communautariste ou multiculturaliste que semble partager Mac-Tron. Les deux ne sont pas équivalents. Le communautarisme est prosélyte, envahissant; il tend à imposer ses normes aux populations qu’il prétend réunir et même dans les cas extrêmes les imposer à tous sur le territoire qu’il domine. Etendu à l’espace d’un pays, ce communautarisme se mue en nationalisme avec tous les dangers que l’on sait. Le communautarisme porte le danger de l’opposition entre communautés du conflit. Il divise et fait éclater le corps social en communautés de chiens de faïence. Le multiculturalisme ne découle que sur la juxtaposition pacifique de groupes culturels différents et voulant vivre leur identité propre dans le concert social sans envahir l’espace public au détriment des autres groupes. Cela dit, il porte potentiellement le risque de sa transformation en communauté fermée voire offensive. Ces deux situations sont de fait et sont un des signes du pluralisme sociétal. Mais il convient de ne pas encourager leurs dérives potentielles comme le font les gouvernements plus ou moins mactroniens afin de diviser pour régner ou par pur électoralisme façon Tonton. Ils ne sont à proscrire que s’ils contribuent à détruire ce qui fait d’une pluralité sociétale une union politique consentie via des valeurs sociopolitiques transversales à tous les groupements sociaux.
Ce qui nous amène à dire que contrairement à la position de Mac-Tron il y a bel et bien une culture commune même si elle ne porte que sur ce qui fait un communauté politique de citoyens prenant ensemble en mains leur destin. C’est ce qui fait que les diversités et les identités tiennent ensemble au lieu de s’opposer. Quelles sont ces valeurs transversales, c’est-à-dire au-dessus des particularités, qui font que l’on puisse faire société malgré les différences. Et je dirais à cause d’elles car l’uniformité n’existe pas et serait mortelle, car d’emblée nationaliste ou absolutiste et fondée sur un seul aspect du social (par exemple la religion ou l’économisme unidimensionnel ou le pouvoir politique). Ci-dessous, je vais énoncer quelques valeurs unificatrices mais sans culte de l’UN.
La neutralité de l’espace politique vis-à-vis des religions, conceptions du monde, idéologies… C’est ce que viole Mac-Tron en voulant imposer au pays son SLC unidimensionnel d’obédience purement libérale à base d’homme rationnel, calculateur, individualiste et amoral. Certes, le pouvoir politique n’est pas neutre mais il ne peut légitimement adhérer à autre chose qui fasse consensus dans l’espace politique. Attention: ne pas confondre l’espace public (rues, etc.) avec l’espace politique comme le font certains laïcards voulant proscrire tous le signes religieux partout. Ce qui implique en sens inverse le respect des lois si celles-ci sont justes et respectent « la décence commune » de même que le rejet de la violence, de la force, de l’autoritarisme. A condition que tous les points de vue soient considérés à égalité sans privilèges pour le pouvoir, la richesse ou l’expertise.
La laïcité entendue comme tolérance mutuelle vis-à-vis de toutes les croyances et conceptions, comme respect de toute vie, de sa digité et de son intégrité. La recherche permanente de plus de justice comme nécessité de la cohésion sociale et de l’adhésion à la communauté politique (une politie en grec)
Le primat des lois votées au nom de l’intérêt général sur les normes particulières, notamment religieuses. C’est aussi violé par Mac-Tron qui remplace l’IG par la promotion des seuls intérêts des capitalistes. Les lois immanentes et provisoires d’un pays ne seraient être refusées au nom d’une conception particulière des choses ou d’une transcendance quelconque.
La recherche de l’entente et du consensus par l’expression de tous, la discussion et la négociation. Ce qui exclut d’emblée le monarchisme technocratique macronien. Il doit y avoir une « éthique de la discussion » encouragée par le système politique et surtout par le fait qu’il serait lui-même une structure et un processus d’élaboration démocratique des décisions en tant que structure démocratique réelle de mise en expression, de débat et de négociation entre intérêts et entre groupes sociaux. L’entente est facilitée par la mixité sociale, c’est-à-dire une situation de mélange social et de réciprocité de points de vue.
L’égalité de tous devant la loi et la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers. L’universalité de la loi au-dessus de toutes les différences. Evidemment cette égalité vaut quels que soient le sexe, la religion, la culture, l’ethnie, la position sociale, les conceptions sociopolitiques ou économiques. Ce qui suppose égalité des droits et des devoirs pour tout le monde et pas seulement pour les pauvres.
Le respect mutuel des uns envers les autres, des groupes entre eux, la reconnaissance de la dignité de chacun, individu ou groupement. La reconnaissance de ce que tout travail doit donner les moyens de vivre dignement. Le primat de la formation pour élever chacun au maximum de son potentiel et garantir la justice dans la reconnaissance du mérite.
La recherche de la solidarité et de la coopération au lieu de la compétition chère à Mac-Tron; la justice sociale conçue non comme égalité des situations, mais comme tendance à leur égalisation, fondée sur une vie digne et munie des moyens nécessaires pour chacun. Ce que nie tout simplement la politique anglo-saxonne donc Mac-Tron fait ses choux gras d’imitateur.
La méritocratie réelle récompensant chacun en fonction de ses contributions effectives à l’intérêt général et de ses moyens ou efforts.
La participation de tous à égalité pour la définition du bien commun, ce qui implique une démocratie réelle loin de la monarchie mactronienne ou des démocraties illibérales.
Il apparaît donc facilement que tout pays cohésif dispose d’une culture sociopolitique, à la fois morale et civique, dominante. de ce point de vue il y a bel et bien une culture française initialisée par la révolution de 1789. Cela ne veut pas dire que ses principes soient réalisés. Mais cela indique au moins, en tant que principe régulateur, l’orientation à prendre et donne une norme d’évaluation des pratiques politiques de nos gouvernants. L’exercice de passer le macronisme à la moulinette de cette culture devient alors assez simple et plein d’enseignements. Dire qu’il n’y a pas de culture française, c’est en fait fermer le débat et interdire toute référence d’évaluation du macronisme. Celui-ci n’a qu’un critère: le succès économique dans le grand concert mondial du SLC concurrentiel et quantitatif-monétaire.

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