les armes de la critique

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Présentation du blog

Classé dans : Non classé — 27 juin, 2009 @ 8:50

Le présent blog vise à réfléchir aux événements et questions d’actualité présentés par les faits et discours politiques ou économiques. Il émane d’un socialiste libertaire déjà bien rassis (65 ans), ex-militant syndical (CFDT puis CGT), chroniqueur au Monde Libertaire, intervenant dans http:/divergences.be. Il s’agit de décrypter les choses et d’en dégager la ligne générale derrière les discours plus ou moins mensongers et les pratiques réelles. L’auteur s’appuie sur sur une dizaine d’ouvrages de sciences sociales qu’il a pondus (sans succès) et sur sa bonne vieille expérience d’homme engagé. Le blog reprend  la vieille idée de Marx: substituer à la critique par les armes, les armes de la critique. tant pis si ses propos finiront dans la « critique rongeuse des souris ». L’auteur est un vieux disciple de Proudhon.

Le Roux pète et le PS itou

Classé dans : Non classé — 25 mars, 2017 @ 12:13

On y est: le PS a implosé, ce qui remet les exploits népotiques de le Roux à leur juste place: une chiure de mouche (pas fine) sur la page actuelle de l’histoire dudit PS. Les rats hollandais quittent le rafiot PS à qui-mieux-mieux, dont le sémillant sinistre de la Défense, le sieur le Drian pourtant breton comme Hamon élu candidat à la pestilentielle. Ce pauvre Hamon, sans commandement, voit fuir en masse les députés et ministres de Zizi Rider vers Maqueron et s’élever parallèlement les sympathisants de Méluche qui lui dispute la « gôche », ou ce qu’il en reste, avec succès. Hamon n’a plus qu’à bouffer le hareng de Baltic, le labrador de Tonton.
Les députains socialos, ne cherchant qu’à récupérer leur siège aux législatives, vont vers le marché le plus porteur, celui « d’en Marche » vers un libéralisme « à visage humain » qui n’a plus entre ses dents ultra brite qu’un couteau sans lame et sans manche. Ils ont du Blair et pourtant l’argent n’a pas d’odeur; en revanche, la merde si. n’ayant plus que le choix d’éliminer, les électeurs vont en effet être forcés de voter Maqueron qui sera sûrement présent au 2ème tour et pourra alors distribuer des investitures à ses futurs soutiens. Maqueron devrait se méfier car que vaut la parole de gens qui n’ont aucune conviction, n’ont pas d’honneur et ont perdu toute vertu républicaine (dévouement à l’intérêt général) et tout sentiment de honte. Et cela fait longtemps, ce qui signifie qu’enfin les choses sont claires sur la qualité du personnel politique socialo.
Le PS va sûrement éclater entre une droite libérale camouflée en socialisme, ralliée à Maqueron par opportunisme d’espoir d’acquisition d’un siège aux législatives, et les débris de ceux qui ont voté Hamon aux primaires socialistes. Débris car d’aucuns préfèreront rejoindre le parti de gauche de Méluche. Parallèlement Fripouillon battu va faire éclater les LR, dont une partie va négocier avec la Marine pour tenter de retrouver des sièges de députés; le centre va sans doute largement rejoindre les troupes de Maqueron.
Dans ce micmac, il est probable que le futur président n’aura pas de majorité pour obéir à ses 4 volontés; or la Ve ripoublique ne fonctionne que si le président dispose d’une majorité. On aura obtenu ainsi une grande performance: la mise au pas des partis verra apparaître à nouveau leur primauté dans le jeu politique avec des alliances à majorité variable. Mais on sera loin d’une entente de rassemblement pour gouverner telle qu’on en voit dans les pays européens du Nord, notamment en Allemagne. Dans ces conditions, le pays ne sera pas gouverné alors que sa situation est critique et nous n’aurons que “la politique du chien crevé au fil de l’eau”. Bon appétit, messieurs les dépités et les députés.

Faire société sans en passer par l’identité nationale?

Classé dans : politique — 19 mars, 2017 @ 10:34

On est toujours chez les politicards dans les grands mots: nation, Etat, patrie, unité, souveraineté indivisible et absolue, intérêt général. C’est vide de sens soit parce que les entités concernées n’existent pas (la nation en tant que corps social unifié ou l’Etat qui n’est qu’une forme juridique…), soit parce que c’est présupposé: la délégation de souveraineté du peuple aux représentants légalement élus leur donne le monopole de la définition de l’intérêt général alosr qu’il s’en servent pour le libéralo-capitalisme (les seuls intérêts du capital) ou pour eux. De plus, en France, l’électeur est censé voter pour l’intérêt général, ce qui est une ineptie qui permet cependant de justifier que les représentants soient en quelque sorte un petit clone de la nation. Ce qui frappe dans cette conception ad hoc (faite pour tromper et faire croire à la démocratie), c’est le fantasme de l’Un, le postulat de l’unité et de l’homogénéité du pays, la volonté de toute-puissance des politicards. Et que l’Etat soit unitaire ou fédéral comme les USA, la Suisse, le Nigeria ou l’Allemagne n’y change pas grand chose.
Tout cela ne tient pas debout. Il y a belle lurette que les pays sont sociologiquement pluralistes, divers, peuplés de communautés et de cultures différentes (comme les ex-provinces basque, bretonne, corse, etc.). A quoi s’est ajoutée la multiplicité des cultures apportée par l’immigration et l’apparition de communautés organisées pour défendre leurs droits. il n’y a aucune difficulté pour reconnaître cette diversité dans la société car c’est une réalité sociologique. Mais qu’il y est une différenciation sociale n’implique pas une ventilation juridique communauté par communauté. C’est ce qui pose le vrai problème quand on ne confond pas abusivement ce qui relève du sociologique et ce qui appartient à la sphère politico-juridique. Cette confusion, cet amalgame, entretenus par les fondamentalistes et intégristes de tout poil qui en appellent au multiculturalisme ou au communautarisme de groupements dotés de leurs propres droits au nom de la « discrimination positive », ce qui se traduit par un corps social émietté en groupes juxtaposés sur le territoire amènent à fusionner tous les espaces: culturel, géographique, privé, public, social, politique. cela tombe bien pour le fondamentalisme religieux qui, justement, veut unifier tous ces espaces sous la férule de ses dogmes unitaires. Quand le religieux commande tout, dirige le politique, standardise le socio-culturel alors on passe dans un système théocratique qui réduit l’universel à sa seule conception du monde. Cette confusion, propagée par les politicards et exploitée par les fondamentalismes religieux, détruit le pluralisme socio-politique et, partant, toute démocratie fondée sur la diversité et la régulation politique et pacifique des conflits liés audit pluralisme. La société est alors unifiée mais elle devient atone et amorphe; c’est ce qui a tué la « Sublime porte » et tue à la longue toute société totalisante, absolutiste, plus ou moins totalitaire.
il faut donc admettre et même encourager le pluralisme et la diversité socio-culturels. Mais en même temps, il faut faire société car une entité territoriale et politique ne peut durer que si elle repose, non sur l’unité mais sur un permanent processus d’union, de fédération, de développement de ce qui peut être commun. par exemple, le principe de justice, ce que Proudhon a magnifié en écrivant: là où est la Justice, là est ma patrie. Celle-ci ne peut donc être essentialisée, ni la nation, ni l’Etat. Celle-ci est une co-création des acteurs sociaux et cela ne peut se faire que s’ils participent tous à armes égales à la définition du bien commun, des règles du jeu social, des finalités à poursuivre, des valeurs sociopolitiques à respecter. Et cela dans tous les domaines. C’est pourquoi le fédéralisme de Proudhon n’est pas que politique (solution « hamiltonienne » des USA): il est tout à la fois économique, culturel, juridique et politique; il est une structure et un processus institués d’émergence et de régulation des conflits, de partage des pouvoirs, d’expression des intérêts afin d’aboutir à un intérêt général commun et ascendant et non présumé, monopolisé et descendant, de négociation entre acteurs.
La question principale est comment faire société quand on élimine les idées fausses de nation, d’Etat, de patrie, d’identité ou de communauté nationale en tant que véhiculant la prétention de l’unité. Ces idées, en fait, reposent sur les postulats de l’unicité du peuple, de la neutralité-séparation du pouvoir politique par rapport à la société et aux conceptions du monde, de la nécessité d’un pouvoir politique supérieur et extérieur à la société, pouvoir qui unit d’en haut et au besoin par la force, pouvoir généralement centralisé et détenteur de la toute-puissance de la société sur elle-même (ou souveraineté). A quoi s’ajoutent chez les libéraux qu’il n’y a que des droits individuels et chez les socialistes collectivistes que les droits de la société tout entière. Par construction, le pouvoir unitaire au nom de l’unité du corps social, ne peut supporter l’autonomie des communautés de second rang par rapport à la « communauté majeure » régie par le soi-disant Etat. Mais comme la réalité fait qu’elles existent et réclament leurs droits à la différence, il s’ensuit que les politicards continuent d’afficher les principes d’unité et d’identité tout en faisant des « accommodements raisonnables » pour des raisons bassement électoralistes. Par ailleurs, ils maintiennent la fiction de la souveraineté une et indivisible, absolue sur le territoire national, alors qu’ils l’ont abandonnée à des instances internationales. C’est qu’ils préfèrent les signes du pouvoir à son exercice et que leur statut est juteux,tant directement par ses multiples avantages que par suite de leur corruption par les puissances d’argent qui les récompensent d’avoir promu le libéralo-capitalisme über alles. En parallèle et comme conséquence du communautarisme que les politicards encouragent, la société est réduite à une atomisation d’individus libres et à une molécularisation en groupements juxtaposés et de plus en plus hostiles les uns aux autres car il s’agit de se différencier au maximum en affichant son identité et en jouant sur les droits de chacun ou de chaque groupe à être singulier. Il en découle que la prétendue unité est plus que jamais une fiction et que le corps social est dispersé en molécules rivales et en individus égoïstes. Du reste, c’est un prérequis du libéralo-capitalisme qui a intérêt à l’émiettement du corps social, à l’individualisme et au repli de chacun sur ses petites affaires ou sa communauté.
Pourtant, on peut faire société à condition de bien distinguer le socio-culturel, d’un côté, et le politico-juridique de l’autre. Etre différents sur le plan social ou sociologique, n’implique pas que l’on ne puisse pas atteindre l’union (et non l’unité fantasmée) dans la sphère politique. cela réclame:
1) des institutions réellement démocratiques pour faire émerger l’intérêt général de la mise en débat des finalités et des buts défendus par les acteurs sociaux au lieu de remettre le monopole de leur définition à un corps de représentants coupés desdits acteurs. C’est le sens fondamental du fédéralisme de Proudhon qui est une structuration démocratique d’expression et de négociation de tous les intérêts de façon que le pouvoir politique soit inclus dans la société et non situé au-dessus.
2) un projet, des finalités (le bien commun, l’intérêt général), une vision pour le futur; donc quelque chose de mobilisateur pour tous, ce qui suppose que ce soit coconstruit de façon démocratique et participative.
2) des valeurs sociales partagées: la justice en tant que recherche de l’égalité la plus grande possible, en tant que respect de la dignité de chacun et de chaque groupe, la liberté d’expression et de conduite tant qu’elle ne détruit pas celle des autres, la solidarité, la laïcité, à savoir la tolérance bienveillante mais neutre vis-à-vis des convictions d’autrui, l’égalité hommes/femmes, le droit à la vie privée sans pression des autres, le droit de changer de confession et de se marier librement, le droit à l’intégrité corporelle.
3) des principes sociopolitiques communs: neutralité du pouvoir politique vis-à-vis des conceptions du monde, égalité de participation aux élections et aux décisions politiques, primauté de la mise en débat par rapport à toute forme imposée, liberté des médias et de la presse, primauté de la négociation pour résoudre les conflits, tolérance des autres et de leurs positions, primat de la communication entre acteurs, décentralisation au niveau des acteurs de base, etc. Donc des principes directement sociopolitiques et transversaux aux acteurs et aux conceptions du monde.
Ces conditions permettent de se passer des absolutismes de la nation, de la souveraineté, de l’unité; ils facilitent la cohésion sociale d’une communauté politique globale et dynamique. Sur le plan social et culturel, le pluralisme différentielle st de mise; sur le plan politique, il y a un processus permanent de recherche de la cohésion et de l’union. Et cela est immanent au lieu d’être régi par des dogmes ou imposé par le pouvoir.

Des petits arrangements entre amis au détriment des citoyens et des contribuables

Classé dans : politique — 11 mars, 2017 @ 12:24

27 communes du Val d’Oise (271 000 habitants), réunies dans le syndicat Emeraude pour le traitement et le ramassage des déchets, ce qui fait l’objet d’une très belle taxe au sein de la taxe d’habitation, viennent de passer la concession de service public à l’entreprise Derichebourg sur 7 ans et pour 80 millions. Cela fonctionne depuis le 1er mars et on observe déjà de nombreux dysfonctionnements et une dégradation du service rendu malgré un maintien du prix pour les habitants. Par exemple, les poubelles de déchets ordinaires (poubelle marron) sont enlevés une fois par semaine au lieu de 2. Quand les poubelsmen passent, qui plus est très en retard par rapport à l’ancien prestataire. La ville d’Ermont, qui a sans doute signé l’attribution du contrat à Derichebourg, vient de protester via son député, M. Portelli. C’est marrant: on signe et ensuite on gueule sans doute pour faire croire aux Ermontois que la ville n’y est pour rien. Cas classique de double jeu à la Hollande qui, côté cour, est pour la taxe Tobin sur les transactions financières et, côté jardin, fait tout faire pour la ratiboiser; ou des boues rouges d’aluminium: Mme Royal est contre mais M. Vallse donne l’autorisation.
Nos édiles auraient dû consulter internet et ils auraient alors vu que Derichebourg traîne déjà des casseroles. L’une d’elle est le marché des encombrants à Paris, sous Delanoix, le maire PS, rose très pale, des “bobos” et de “l’écologie”; une adjointe au maire a été condamnée pour favoritisme! Car le traitement des déchets continue dans la grande tradition de la corruption des maires achetés par Veolia ou Suez pendant des décennies. Au point que Paris a fini par remettre ses eaux en régie municipale. Mais en Ile de France, le cirque continue avec le SEDIF (syndicats des eaux d’Ile de France) présidé par M. Santini, élu bien connu de la filière corse du 92. C’est une belle entente cordiale entre des édiles et des concessionnaires aux frais des usagers qui paient l’eau, bien public de nécessité totale, au prix de l’or, notamment parce que le pouvoir en profite pour glisser des taxes indues dans la facture: par exemple la taxe sur les voies navigables payée par les usagers domestiques de l’eau en Ile de France! A Paris, l’ex-EDF paye à la ville une redevance de concession (pour la distribution d’électricité) de 60 millions d’euros, plus une taxe municipale et une taxe départementale (alors que c’est pareil), ce qui, avec la TVA sur les taxes portent celles-ci à 40 % du montant de la facture (sans compter la redevance de concession qui est noyée dans le budget d’ENEDIS!
Comment Derichebourg a-t-elle pu séduire les édiles du 95? Elémentaire mon cher Watson: promesse d’une réorganisation faisant baisser les coûts, ce qui permettrait aux édiles de moins payer sans doute en maintenant la facture pour les contribuables; plus sans doute des employés moins payés; plus, on s’en doute, une dégradation du service (qu’on constate actuellement). C’est en partie du dumping pour emporter un marché, pratique classique chère à John D. Rockfeller, le pape des « barons voleurs ». Les profits de Derichebourg se portent bien, merci et la boîte entend les faire grimper encore plus. On ne peut pas exclure, bien que je ne puisse pas le prouver mais c’est une pratique éprouvée dans ce secteur, que les attributaires d’Emeraude aient reçu rubis sous l’ongle une petite compensation sonnate et trébuchante.
Il ne faut pas s’étonner non plus de ce que les effectifs des collectivités locales n’arrêtent pas de monter malgré la création de syndicats de communes et d’association-mutuellisation entre communes, soi-disant pour moderniser et diminuer les coûts. Et, figurez-vous que cherchant à joindre Emeraude car ma poubelle n’avait pas été vidée j’ai appelé son numéro hier à 17 heures, ce matin à 9 heures: personne sauf un répondeur saturé! On sait aussi que les honorables dirigeants d’Emeraude se paient des bons repas, par exemple celui organisé par l’ex-maire de Sannois (M. Paternotte, ça ne s’invente pas) en 2013 pour les 20 ans d’Emeraude. Plus, sans doute, des beaux bureaux, des indemnités et des voitures de fonction. Je n’ai par ailleurs pas réussi à avoir la liste des personnes qui siègent au CA d’Emeraude; c’est conservé comme un diamant.
On comprend pourquoi il y a tant de réticence pour la suppression des mandats multiples: un maire peut sacrément mettre du beurre dans ses épinards via des sièges dans les associations de communes et les syndicats de prestation. Les sommes reçues au titre des mandats électifs sont plafonnées mais, curieusement pas celles perçues dans les conseils d’administration des “organes” ad hoc créés à la pelle. Bon appétit, messieurs et ne vous étonnez pas de la progression de l’abstention. Quand je vous dis que nous sommes en démocrassouille ripoublicaine… Proudhon a dit: la propriété, c’est le vol. J’ajoute, la démocrassie, c’est la corruption, ce qui confirme un autre mot de cet auteur: faire de la politique, c’est se laver les mains dans la crotte.

Maqueron a achevé le PS au profit du FN

Classé dans : politique — 9 mars, 2017 @ 12:18

Grâce aux divisions et palinodies de la droite, Maqueron est en train de réussir son pari: être présent au second tour de la pestilentielle de 2017 et ainsi l’emporter sur la Marine avec, notamment, le ralliement de la Royal à sa cause. C’est peu sûr car il faut tenir compte des réactions des diverses parties de l’électorat. lequel est exaspéré par le petit jeu des politicards, par leur impuissance à faciliter la résolution des problèmes du pays (impuissance qu’ils ont organisée en sacrifiant la souveraineté du peuple aux instances internationales afin de laisser libre cours à un libre-échange sans limites et sans frontières), par leur attitude opportuniste et parfois leur corruption, par leur égoïsme faisant fi de l’intérêt général, etc. L’électorat veut du neuf, quitte à permettre des aventures comme celle de Maqueron ou du FN.
Il est tout à fait possible et même probable qu’une bonne partie de l’électorat d’un Fripouillon vaincu se reporte sur la Marine. Et, en fait, je pense que le LR a déà fait son deuil de la présidence. Il joue sur les législatives car au niveau local, pour contrer les triangulaires, certains de ses candidats ne ma(n)queront pas de s’allier avec ceux du FN. Ce pari est intelligent, bien qu’immoral et illégitime, puisqu’un président sans majorité n’est qu’une potiche lors des cohabitations. Marine, présidente, serait coincée par une majorité largement de droite. L’électorat de Fripouillon se situe très à droite et est donc assez proche, du moins en ce qui concerne les moeurs, du FN. Une part de cet électorat n’aura guère de scrupule à voter FN, d’autant plus qu’il est revanchard et veut tuer le PS. Une autre partie de cet électorat, tout à fait partisan du à droite toute vers le libéralo-capitalisme, votera FN en comptant sur une majorité législative appliquant le programme de Fripouillon.
Côté de la « gôche », puisqu’il n’y a plus de socialisme depuis longtemps, ce qui est du reste montré par le quasi abandon du mot au profit des incantations de la gauche contre le FN et la droite et ce qui est largement prouvé par la politique menée par le PS depuis 1983 (libéralisme, en avant toute), c’est l’éclatement en factions hostiles. L’opposition Hamon-Mélanchthon supprime toute chance, pour l’un et l’autre, de figurer au second tour. L’électorat de Méluche n’ira guère vers Maqueron dont le programme est contre ses convictions puisque le candidat n’est jamais qu’une incarnation de la 3e voie à la Blair et à la Schröder qui ont torpillé leur peuple au profit du Kapital et du libéralo-capitalisme. Il s’abstiendra ou votera blanc ou nul. il est probable que les hamonistes ne soutiendront pas Maqueron au second tour et cela afin de garder un minimum de pureté idéologique à ce qui restera d’un parti d’ores et déjà en ruines. Du reste, Maqueron n’a aucun intérêt pour les législatives d’accueillir des députés hamonistes qui pourraient ensuite jouer les frondeurs comme sous Zizi Rider. Les centristes, ayant déjà passé accord avec Fripouillon pour avoir 96 sièges réservés lors des législatives voteront majoritairement Fillon au 1er tour, sauf les troupes de Bayrou; c’est sans doute ce qui fera la défaite de Fripouillon aux présidentielles mais la victoire du LR-CDI aux légilsaltives
L’élection de Maqueron est donc loin d’être jouée et tout se jouera au 2e tour; LR-CDI sera majoritaire et toute la droite sera contente: la Marine aura un nombre suffisant de députés (au moins pour former un groupe à l’assemblée) et se calmera. D’ailleurs, elle sait très bien que son programme de sortie de l’UE ne sera ni voté ni réalisable. Et elle serait peut être présidente.
Flanby, les crocodiles du PS ont bien vu le danger de l’élection de la Marine et de l’arrivée du FN dans un rôle enfin institutionnalisé. Ils en appellent à s’en prendre vigoureusement au FN et ressortent le vieux « front républicain ». Vieille lune car l’électorat de droite s’en moque surtout à cause de l’enjeu des législatives pour une fois bien plus important que celui des pestilentielles. Le PS a perdu la partie au profit du conglomérat que Maqueron est en train de constituer pour sa 3e voie qui se concrétisera aux législatives en ne laissant aux ex-socialistes que des miettes car le gâteau sera partagé essentiellement entre les LR-CDI, le FN et les maqueronistes. Nombre de députés socialos sont déjà en train de quitter le radeau PS afin d’espérer pouvoir conserver leur siège. Car la place est bonne: 7 000 euros de paye, près de 10 000 pour les collaborateurs et 6000 comme indemnité de représentation actuellement non contrôlée. Le seul vrai vainqueur des élections de 2017 sera le libéralo-capitalisme qui aura vaincu « les populistes » et autres « nationalistes ». Les perdants seront les immigrés (récents ou installés), les citoyens qui perdront encore plus de liberté au profit d’une politique sécuritaire et répressive, le PS atomisé, le PCF qui a fait le choix de soutenir Méluche (mais sans doute se ravisera-t-il pour les législatives), le pays qui va continuer de sombrer dans le libre-échange, le petit peuple et la petite classe moyenne qui vont perdre encore plus via les effets délétères et continués du libéralo-capitalisme. En outre, la stratégie anti-FN n’a réussi jusqu’à présent qu’à le faire monter et crier au loup contre lui ne fait plus mobiliser qui que ce soit. A force de crier au feu pour avoir des triangulaires favorables, les citoyens restent chez eux quand on recommence. le procédé politicard consistant à lutter contre le FN tout en menant une politique qui le fait progresser est bien trop usé.
Que faire? Il ne faut plus participer à cette démocrassouille en s’abstenant, en votant blanc ou nul, en ne s’inscrivant pas sur les listes électorales. L’idée est de délégitimer ainsi des représentants qui bien que légalement élus ne représenteraient plus grand chose. Pour faire savoir notre volonté de vraies réformes, on pourra lancer d’énormes pétitions par internet. On s’organisera localement, à la base pour mettre en place des contre-structures ou anarcho-structures visant à construire à côté, à la place, contre du système libéralo-capitaliste: agriculture bio, permaculture, mise en communs de terres, coopératives de production et de consommation, mutuelles, AMAP, ateliers de réparation, vraie économie collaborative d’échanges de services et de moyens de travail (autogérées sans en passer par un serveur privé et capitaliste comme UBER), monnaies locales, bourses de logement, de livres, de moyens audio-visuels, organisation de fêtes, etc. L’idée est de sortir de l’individualisme et du marché capitaliste, de sortir de la toute-puissance de la monnaie étatique, d’échapper aux trusts d’assurance et de banque, aux productions standards, à la consommation ostentatoire. Certes, on restera encore pendant longtemps dans le système mais à force de se passer de lui avec des prestations extérieurs à sa logique d’accumulation et de profit il y aura in fine une organisation collective (obtenue par fédérations successives) qui le videra de ses sources de profit et finira par le remplacer.

La démocrassie francaouie a enfin implosé

Classé dans : politique — 5 mars, 2017 @ 11:55

Fripouillon, héraut de la droite libéralo-capitaliste hard et de la bourgeoisie catho réac en matière de moeurs, a fini de se cramer lui-même à cause des palinodies vis-à-vis de la justice qui commence à le tenir dans ses crocs. Il est plus que probable qu’il ne sera pas au second tour de la pestilentielle de 2017. Maqueron, champion du libéralo-capitalisme soft, ré-inventeur de la 3e voie chère à Blair et à Schröder, a dévoilé son projet de programme qui en fait que continuer la politique de l’offre de Zizi Rider (et pour cause car il l’avait inspirée): baisse des cotisations sociales des entreprises à la place du CICE (qui nous coûte 40 milliards), flexibilité du contrat de travail, remplacement des lois et conventions collectives par la négociation décentralisée dans les boîtes, autonomie des établissements scolaires et universitaires, remplacement des cotisations sociales salariées par une hausse de la CSG (un impôt, donc) et annulation de la taxe d’habitation pour les revenus en-dessous de 5000 euros par mois (soit 80 % des gens, alors qu’on en est déjà à 48 %). Les seuls payeurs seront les classes moyennes aisées et surtout les retraités dont la CSG va augmenter mais sans doute en épargnant les petites retraites. 50 milliards d’investissement (financés comment?) sur 5 ans (ridicule).
Maqueron va attirer les déçus de Fripouillon, une bonne partie des centristes (du MODEM et du CDI) et des socialos hollandistes et opposés à Jamon (Jadot-hamon). Il sera sans doute le 2e, derrière la Marine, aux pestilentielles car Méluche refuse de se retirer. Mais c’est contraire aux intérêts du PC qui veut garder ses députains et va sans doute traiter en loucédé avec Maqueron, lequel veut une majorité législative très cosmo-politique. En définitive l’électeur de deuxième tour aura le choix entre la mère Fouettard et M. Tartemolle. Mais ce sieur n’est pas sûr d’être élu car la droite est tout à fait capable de s’abstenir ou de voter Le Pen et car les frondeurs socialos peuvent s’abstenir. Et même s’il est élu, il est probable que FN et LR se feront des cadeaux réciproques lors des législatives. Hamon n’a aucune chance car Méluche se maintiendra malgré le PC.
Le problème essentiel est que la Ve ripoublique ne peut fonctionner correctement que si le président dispose d’une majorité solide, durable et non à géométrie variable en fonction des sujets à traiter. C’est aussi vrai pour un premier ministre de cohabitation; laquelle rend au président son antique rôle d’inaugurateur des chrysanthèmes. Quelle majorité Maqueron peut-il avoir dans sa volonté éclectique de rassemblement de majorités d’idées et d’action au-dessus des partis?
De Gaulle pensait avoir institué une Ve république au-dessus des partis chers à la IVe. Mais les partis ont fini par s’emparer de tout dans le cadre du duopole PS-LR, et cela parce que le scrutin majoritaire uninominal à 2 tours force à la concentration pour dégager une majorité présidentielle. Avec l’élection du président au suffrage universel et l’inversion du calendrier électoral il a été installé une toute-puissance de la présidence, mais pas un régime présidentiel à la sauce US car il n’y a pas de contre-pouvoirs hormis le Conseil Constitutionnel. Les partis ont acquis le monopole de la sélection des candidatures; notamment pour la pestilentielle avec le système des parrainages qu’ils peuvent bloquer ou truster (ce que fait Fripouillon à droite dans l’espoir d’empêcher le retour de Juppé). Par ailleurs, les partis ont le monopole de la présentation de candidats aux législatives (et ailleurs); ils peuvent ôter l’investiture aux dissidents ou remuants et ne s’en privent pas comme menace. Bref, on est en revenu au « régime des partis » contrairement aux vues de Charlot. le système électoral ne sélectionne que des vieux écheveaux de retour, des mâles vieux, blancs et diplômés: pas d’ouvriers, peu de femmes, peu de colored people. Et pour cause avec les multi mandatures et le droit de se représenter à vie comme Dassault sénateur à 92 ans! L’absence de proportionnelle élimine la représentation de parties considérables de la population au profit du duopole des 2 partis majoritaires.
Les primaires ont aggravé la mainmise des partis sur la sélection des candidats; et un candidat choisi par une minorité (Fripouillon par 2,8 millions de votants aux primaires de la droite et du centre alors qu’il y a 44 millions d’électeurs) peut être finalement élu car les électeurs ne peuvent plus choisir mais seulement éliminer. Et la minorité qui a élu le candidat aux primaires n’a pas grand chose à voir avec la diversité de l’électorat: Fillon a été choisi par des bourges, des cathos, des réacs en ce qui concerne les moeurs, des libéraux purs et durs contre un Juppé plutôt positionné au centre-droit. Las, il a été piégé par ses petites combines familiales. Il va sans doute être sorti à l’insu de son plein gré. Entretemps, il attaque, lui un homme de droite-droite pur lucre et pur fiel, les institutions qu’il serait chargé dé défendre s’il était élu. Un républicain qui s’en prend à la république, c’est la démonstration par l’absurde qu’on est en ripoublique et que la démocratie n’existe plus en tant que représentation du peuple et de l’intérêt général. Du reste, pour essayer de maintenir sa candidature, il en appelle ce jour même à un grand rassemblement de soutien. Qui viendra? La France réac et « moisie », donc une petite fraction du corps électoral! Et il veut faire croire que cela lui vaudra un brevet de légitimité!

PRAF (plus rien à foutre)

Classé dans : politique — 25 février, 2017 @ 10:25

Un éminent « sondagiste » et politologue, Brice Teinturier, vient de sortir un bouquin sur les « prafistes » qui se sont totalement déconnectés des jeux électoraux, notamment après y avoir cru et y avoir participé même pendant longtemps. Il s’agit docn d’expliquer pourquoi tant de gens (entre 28 et 32 % de l’électorat) se sont désengagés de la politique et de la démocrassie représentative. Bien que je n’achète pas lu le livre, j’ai mes idées sur la question. Comme dirait Gaston Lagaffe: whats’s me worry?
Déjà, les élus, soit on beaucoup menti pendant leurs campagnes électorales afin de rassembler le plus possible d’électeurs sur leur nom, soit ont tourné casaque après avoir été élus. Tonton a viré sa cuti en 1983 pour lancer le pays dans le libéralo-capitalisme; cependant il a fait illusion pendant 2 ans en commençant d’appliquer son programme dès 1981. Au moins, comme Blum en 1936, il a essayé. Cela ne pouvait qu’échouer à partir du moment où il voulait rester dans une UE déjà depuis longtemps animée par la seule concurrence libre et non faussée: quand on est dans un jeu, il faut jouer avec ses règles, non celles d’un crypto-socialisme lesquelles étaient incompatibles avec la libre circulation de tout et l’ordo-libéralisme tudesque que les Francaouis avaient adoptées dès 1957. Chiracos a été élu sur la « rupture sociale » avant que son 1er sinistre, Juppé, ne passe à l’offensive contre les régimes spéciaux, les retraites, la Sécu. Là, c’était le plus grand mensonge de super menteur et tricheur. Chiracos avait lancé le référendum sur le TCE, chose contre laquelle les électeurs ont voté non, alors que tous les partis et les journaleux avaient mené campagne pour le oui. Et, après le vote, lesdits journaleux et politiques ont traité le peuple de ramassis de beaufs et de ringards, fermés comme des huîtres à la mondialisation, à l’ouverture aux « différents », racistes et anti-immigrés. Les politicards se présentaient comme l’empire du bien et de la raison dans la « mondialisation heureuse » et rangeaient les électeurs ayant dit non dans l’empire du mal. Et le pire est que Tsarko, une fois élu, a fait adopter une version équivalente du TCE, sans vote populaire, donc en violant délibérément le suffrage universel!
De façon générale, économistes (du courant libéral très majoritaire, dit « mainstream »), politiciens, médiatiques, « nouveaux philosophes », etc. ont tous communié dans le mythe du progrès, dans les bienfaits de la croissance via le développement des échanges internationaux. C’est fort bien à condition d’en constater un jour ou l’autre les réalisations. Or les citoyens observèrent le contraire. C’était cool car grâce à la croissance continue du PIB on pouvait, comme pendant les « 30 Glorieuses »(1945-1975), améliorer le sort matériel du peuple sans changer les règles de répartition desdits bienfaits. Un gâteau plus gros, même partagé comme avant, augmenterait la part de chacun. On vivait donc sous le signe de l’espérance et de la promesse des politiciens et des savants, promesse que les gens ont vu comme plus simple de croire au lieu de lutter (d’autant plus que les forces de résistance syndicale en fait avait été phagocytées par l’idéologie du progrès et achetées par les politicards à grands coups de postes et de subventions et car le crédit rendait les salariés peu offensifs). Pourquoi pas, puisque cela avait marché pendant 30 ans. Cependant les politicards et leurs alliés avaient oublié que les 30 Glorieuses avaient bien fonctionné mais dans un contexte tout à fait différent: souci de l’intérêt général, poids du secteur public, pacte social issu du programme du CNR, contrôle des capitaux, relative fermeture des frontières aux échanges, contrôle des banques; bref, il y avait « un mode de régulation » sociopolitique et des institutions ad hoc (services publics, Sécu, etc.). Or, le nouveau capitalisme initialisé sous Thatcher et Reagan suivant les recettes du « monétarisme » et de la « théorie de l’équilibre général » (TEG: les marchés sont « efficients » si le pouvoir politique et la morale leur foutent la paix), a tout dérégulé, tout ouvert aux flux de marchandises et de capitaux; ce qui a rapidement donné tout le pouvoir à la seule phynance mondialisée. On a alors eu une mise en concurrence généralisée à la planète tout entière entre les pays et leurs modèles sociaux, une course sans fin vers le moins-disant sauf pour les puissants, les riches, la finance. On a eu aussi, à la place des augmentations de salaire en fonction de l’élévation de la productivité, un appel au crédit et aux achats low cost (permis par les importations en provenance de Chine ou autre pays, par les délocalisations, par la sous-traitance) et une justification du commerce international par la baisse des prix, ce qui apportait du pouvoir d’achat. Baisse des prix au demeurant assez limitée parce que les industriels et les distributeurs empochaient en fait la plus grosse part de l’augmentation des marges.
On a eu donc, d’un côté, le discours sur les fabuleux progrès pour tous via la croissance donnée par la mondialisation, de l’autre, la constatation par le peuple du chômage, de la précarité, de la dégradation des services publics, de la pauvreté, de l’absence de promotion sociale, des inégalités exponentielles; bref la mort de l’espérance, de la sécurité et donc l’invalidation de la promesse des politicards. Et le constat est déjà ancien. Il est donc tout à fait normal que le peuple abandonne les fausses promesses des politicards. Mais ceux-ci ont eu pendant longtemps une autre ressource de justification de leur pouvoir. Ils se sont mis à faire du « sociétal » à la place du socio-économique: le baccalauréat à tout le monde, le mariage pour tous, la promotion de la diversité et de l’anti-racisme, les « accommodements raisonnables » avec les entrepreneurs de religion, la « culture » (au sens de Jack Lang, c’est-à-dire l’égalité du RAP et de Beethoven), le relativisme des valeurs (tout se vaut à condition de respecter l’intégrité de chacun), la communauté en tant que diversité culturelle et ouverture aux autres, la tolérance du marché de la drogue dans les « cités » afin de compenser l’absence de travail et compléter les allocations des minima sociaux. Et cela leur a valu, du moins pour les socialistes, l’admiration des « bobos » qui pouvaient exploiter leur femme de ménage tout en louant l’immigration qui la leur fournissait à bas prix. C’était fort bien et ça a eu marché. Las, au passage, les politicards ont cassé un autre domaine des finalités de la politique. Ce fut la mort annoncée et largement réalisée de la « politie »: communauté politique de citoyens rassemblés par des valeurs communes (dont la laïcité et la justice) en vue du bien-vivre ensemble, unifiés par la démocratie réelle, disposant des moyens nécessaires à la « bonne vie » pour tous.
Les politiciens ont doublement tué la démocratie: en abandonnant à l’UE et aux traités internationaux la souveraineté politique d’un peuple sur son territoire; en remplaçant les finalités politiques pour une politie par de la comptabilité, de la gouvernance, du calcul utilitaire à base d’expertise technocratique. Les politiciens ayant ainsi organisé leur impuissance (à quoi bon voter, alors?) à servir l’intérêt général du peuple, n’ont plus eu que trois ressources pour le manipuler: la communication, le « story telling », l’affichage médiatique de leur personne si humaine et compassionnelle, d’un côté, la répression, de l’autre et enfin la libération des moeurs sur la base de l’abbaye de Thélème. Les citoyens, eux, se sont vengés par l’abstention, la démobilisation, le sortons les sortants, le repli sur eux et leur famille, la religion comme repère d’identité, le territoire comme moyen d’enracinement et ce vivre ensemble. C’est pourquoi la politique de la ville, malgré les centaines de milliards injectés depuis 20 ans, à base de destruction des « immeubles collectivistes » (Fiscart déteint), ne pouvait qu’échouer: les « petits blancs », les « souchiens » (coût du foncier aidant) se sont réfugiés dans « la France périphérique » abandonnée au profit des banlieues; les gens des cités ne voulant pas que l’on détruise leur cadre de vie, leur territoire de trafics et, surtout, d’identification et de vie communautaire et solidaire. Comme la politique de la « différence », de la communauté a privilégié les étrangers, les immigrés et leurs descendants, les « souchiens » se sont vus accusés de racisme (ce qui est facilité par les lois mémorielles de repentance: les « blancos », comme a dit Vallse, ont été vus, n’y pouvant mais, comme les dignes continuateurs de la colonisation, des « croisés », des racistes) et ont été pestiférés par les « élites » boboïsées. Les politiciens, essentiellement socialistes » ont non seulement tué la culture et les solidarités traditionnelles mais encore ils ont stigmatisé leurs membres. Et tout cela avec la complicité des médias dominants, ce qui fait que les journaleux sont victimes du même mépris que les politciens.
Par ailleurs, les politicards ont organisé le duopole UMPS en manipulant les circonscriptions électorales, le mode de scrutin, les conditions de candidature (les parrainages à la pestilentielle), les « primaires » qui permettent aux riches et aux oisifs et personnes déjà convaincues de choisir leur candidat avant même les élections en jouant sur l’exclusion du front national qui permet au 2e tour de la course à l’échalote de gagner contre lui. La démocratie a été réduite à une procédure légale mais tronquée. les citoyens ont bien vu que l’alternance ne servait à rien puisque le saccage du pays continuait.
Enfin, les politicards ont été les meilleurs réalisateurs du moi d’abord, les autres ensuite, de la privatisation des ressources publiques au profit de leur personne et de leur enrichissement perso, du « jouir sans entraves », du faites ce que je dis (serrez- vous la ceinture) et pas ce que je fais (vivre aux crochets de la princesse). Les affaires de sexe (Zizi Rider, les amours de Tsarko, l’ithyphallique et phanérogame DSK, etc.) ont prouvé au peuple que les politicards ne s’occupaient que d’eux et pas du bien commun. Les affaires d’argent ont prouvé que les politiciens suivaient pour eux seuls le fameux principe de Guizot: enrichissez-vous, dans le temps même où le peuple s’appauvrissait par suite de leur politique. les citoyens ont bien noté que la honte, la vertu et l’honneur (nécessaires à une République avait dit Montesquieu) avaient disparu des références des politiciens. Il y a donc bien des raisons à être PRAF.

Le programme de Méluche

Classé dans : politique — 22 février, 2017 @ 11:56

Encore un prétendant à la pestilentielle 2017 qui n’a rien compris au libéralo-capitalisme (L-C). Son parti est plus gauche qu’à gauche (ce dernier mot ne voulant rien dire tout en remplaçant le terme socialiste). Lire son programme énoncé hier dans une conférence sur internet est désopilant tant il est irréaliste et inapplicable. L’homme fonde tout sur une croissance de 2 % qui serait suscitée par 273 milliards de dépenses publiques (100 milliards d’investissement dans les infrastructures et l’écologie) et 173 milliards de de dépenses de fonctionnement (plus 15 % pour le SMIC, retraite à 60 ans, etc.). C’est du pur keynésianisme de relance par la dépense publique qui ferait monter les prélèvements obligatoires à 49 % du PIB au lieu des 44 actuels. En 2018, le déficit monterait à près de 5 % du PIB et la dette s’envolerait d’autant plus les 100 milliards empruntés pour financer les investissements prévus.
Méluche se présente comme un pape de l’écologie et pourtant il vise toujours plus de croissance, ce qui, justement, tue l’écologie! Il fonde ses espoirs sur une reprise de la consommation populaire (ce qui serait bien, effectivement, mais surtout en Doryphorie); il raisonne donc dans un pays qui serait en circuit fermé car cette nouvelle demande effective sera largement couverte par des importations vu que la production française importe beaucoup (par exemple dans l’automobile) ou est absente de nombreux secteurs (l’électronique, l’informatique, les télés et autres smartphones) ou est déjà insuffisante (maïs, soja…). Avec Méluche, la France devient encore plus l’acheteur en dernier ressort de l’Europe. Et cela d’autant plus que sa politique fera monter les frais de main d’oeuvre (il prévoit pourtant lui-même 4 % d’inflation) alors que la concurrence de compétitivité par les coûts et les prix est déjà à des hauteurs sauvages dans l’UE. Je rappelle que le calcul du PIB comporte la consommation, ce qui est idiot puisqu’il est censé représenter la production. Avec Méluche, le pays va être inondé de « harengs de Bis-Mark ».
Méluche ne voit pas que son programme va faire grimper les taux d’intérêts des emprunts publics si tant est que les marchés financiers continuent de nous prêter. Sa solution est que la Banque de France re-prête au pays, ce qui est interdit par la BCE et l’euro. il préconise alors une monnaie commune (du genre de l’écu dans l’ex-SME avec monnaies y raccrochées mais pouvant changer de parité par des dévaluations concertée). Fort bien, mais c’est faire la guerre à l’UE en s’y lançant à poil si des précautions et des dispositions préalables ne sont pas prises, comme, par exemple, le rachat antérieur de la dette publique et la création d’une monnaie interne au pays. Il faut aussi restaurer des capacités de production en France pour ne pas importer; cela est faisable via le crédit aux coopératives, aux PME-PMI, aux entreprises d’insertion, aux boîtes de recyclage ou de production écologique (photovoltaïque, éoliennes, biomasse, hydraulique, etc.), aux start-up, aux circuits courts et autres AMAP, etc. Cela suppose donc la mise en place de la banque du peuple (BDP; on peut s’appuyer sur les banques publiques qui existent déjà) qui organise un réseau de déposants, clients, fournisseurs autour de la monnaie interne (le proudhon). Tout membre du réseau s’engage à déposer ses euros contre des proudhons et à travailler dans ledit réseau uniquement avec lesdits proudhons. La BDP fait des avances et prête à l’Etat en proudhons valables uniquement auprès des membres du réseau, ce qui limite drastiquement l’appel aux prestations étrangères.
L’impératif primordial en France est de restaurer la production mais sur un mode respectant l’environnement; énergies renouvelables, circuits courts, produits de qualité et très durables, ateliers de réparation, production locale, recyclage; cela peut être fait par un grand réseau de coopératives de production et de consommation, par des appels d’offre publics financés en proudhons, par des fédérations de mutuelles, notamment d’assurance et de santé se fournissant auprès du réseau animé par la BDP. Cette production, visant des besoins effectifs tant individuels que collectifs, trouvera sa demande sur le territoire du pays. Les clients, se finançant au moindre coût en proudhons (la BDP ne facture que ses frais de gestion, sans intérêts) n’auront pas intérêt à se fournir à l’étranger car la production locale sera moins coûteuse en intérêts, en frais de transports et en amortissements des installations car plus durables.
Il faudrait que Méluche et consorts comprennent qu’avec le L-C et l’UE, on est soit dedans, auquel cas il faut jouer avec leurs règles du jeu, soit dehors. mais pour aller dehors, c’est soit brutalement, genre Brexit, auquel cas c’est fort dangereux et coûteux, soit en douceur en construisant chez soi autre chose, à côté et allant à leur encontre. D’où mes propositions préparatoires.

Feu Beulin

Classé dans : politique — 21 février, 2017 @ 11:17

Le riche Beulin, grand manitou de la FNSEA et en même temps patron d’Avril (ex-Profitéol ayant changé de nom pour se refaire une virginité), vient de casser brutalement sa pipe à 1 semaine du salon de l’agriculture. C’est vache, requiescat in pace. cela n’a pas loupé: encore chaud, il est encensé par tous les candidats à la pestilentielle et par Le Foll (est qui s’y fie), son subordonné au ministère de l’agriculture. Avant de l’enterrer en odeur de sainteté, il faudrait quand même examiner son état et son parcours. Notons tout de suite que l’homme en compte guère car il est le pur produit du système libéralo-capitaliste appliqué à l’agriculture et à l’agro-alimentaire. Et il n’était pas le pire, ni le seul à travailler pour ce système.
M. Beulin, était avec son frère et ses cousins un gros céréalier de la Beauce (500 hectares) près d’Orléans; cela ne prédispose pas à prendre la défense des éleveurs de bovins et ovins et des producteurs de lait que la concurrence internationale et parfaitement faussée est en train de tuer. En tant que président de la FNSEA, Beulin, était plutôt du côté des pinardiers, des betteraviers, des céréaliers, des porcheries industrielles et des élevages de poule en batterie. Comme Le Foll, il n’a pas fait grand chose pour défendre les AOP comme le camembert de Normandie et non pas celui étiqueté « fabriqué en Normandie » (sous-entendu avec du lait importé à bas prix, pasteurisé et non fait à la louche) ou le Roquefort (fait avec du lait de brebis corses dans le meilleur des cas du fromage industriel. Il n’a guère lutté contre les pesticides dont la France est la championne de l’utilisation en Europe. Mais il venait de saluer le fait que leur consommation avait diminué légèrement en 2016; ce qui n’est qu’une effet d’optique parce que la comparaison était fondée sur l’année précédente qui avait connu un boom remarquable. Le sieur Beulin a beaucoup milité pour les OGM, les biotechnologies, les traités internationaux.
M. Beulin était le grand chef d’Avril, boîte productrice d’aliments pour animaux (Sanders) de semences, d’huiles (lesieur, Puget), de biocarburants, d’oeufs industriel (avec Matines qui a été dans le collimateur avec sa production infectée de salmonelles; et pour cause les poules aux ailes et au bec rognés, ayant 20 cm2 d’espace vital, bouffant et faisant sous elles en étant entassées comme des sardines, faisaient une cible de choix). 6,1 milliards de chiffre d’affaires et fort désireuse de se fournir en low cost importé.
De façon générale, Beulin avait repris le flambeau de l’agriculture productiviste lancée avec la PAC sous Charlot. La PAC, sous l’effet de la concurrence, de la productivité et des excédents y afférents, du primat du libre-échange, le tout avec la bénédiction des ministres (de droite ou de gauche) a viré au libéralisme extrême. on a supprimé les aides à la production et au stockage pour des aides directes aux producteurs (afin de dire aux autres pays qu’il n’y avait plus de subventions ruinant les agricultures vivrières du Tiers-Monde). Et à qui a-t-on donné majoritairement ces aides? Aux gros agriculteurs industriels, au prince Albert, à la Queen, au prince de Galles; des clous et des roupies de sansonnet pour les éleveurs de montagne, les petits producteurs de lait, les petits agriculteurs car les aides directes étaient fonction de la surface exploitée. Puis on a même supprimé les quotas laitiers au profit de contrats entre la grande distribution ou les boîtes agro-alimentaires (souvent des fausses coopératives), d’un côté et les producteurs de l’autre. Que croyez-vous qu’il arriva, cher M. Le Maire qui a fait installer cette chose ? Eh bien, par suite de la concurrence sur les marchés internationaux, on eut la lutte du pot de fer (les grandes centrales d’achat, les firmes agro-alimentaires comme Lactalis, ex-Besnier pouvant acheter à l’étranger calant leurs prix sur les cours mondiaux) contre le pot de terre: éleveurs, laitiers, porchers, fruits et légumes, etc. Dans cette concurrence déloyale, la Doryphorie, faisant fi des normes européennes, employant des travailleurs détachés (venant des PECOS), et l’Espagne aux coûts de production abaissés en flèche après la crise mondiale ont zigouillé les producteurs français mais sûrement pas la grande distribution, qui grâce à la concurrence peut faire baisser les prix (pour elle, peu pour les consommateurs), ni les firmes de transformation des produits agricoles. C’est dire que la cogestion FNSEA-Pouvoir a vendu le pays aux moins-disant.
la FNSEA est depuis longtemps le vrai ministre de l’agriculture car elle a su organiser un réseau très puissant de complices et d’inféodés: chambre d’agricultures, INRA, coopératives, fonctionnaires, édiles locaux, SAFER (qui veillent à l’attribution à de jeunes agriculteurs des terres vendues ou devenues vacantes, Crédit Agricole qui pousse au surendettement par le crédit puis liquide à son profit les biens de ceux qui ne remboursent pas. Depuis longtemps, la FNSEA agit pour concentrer et agrandir les exploitations afin qu’elles soient plus compétitives. Elle alimente ainsi la course à la baisse des prix au détriment de la qualité et des AOP. Le pouvoir l’aide en permanence: barrages comme celui, tristement célèbre, de Sivens, le paiement des nuisances par les consommateurs d’eau (l’agriculture est le premier utilisateur d’eau et ne paye quasiment rien pour sa dépollution et son utilisation), l’autorisation d’énormes porcheries industrielles, l’emploi outrancier de pesticides (la France est dans le collimateur de Bruxelles pour non respect des normes en la matière, l’acceptation des nitrates et des algues vertes (enlevées par les communes bretonnes aux frais des contribuables), etc. Beulin n’était pas pire que ses prédécesseurs; il les a continué avec d’autres moyens et toujours la complicité des gouvernants. Et la FNSEA a quand même des concurrents quand il s’agit de gaspiller les terres: jamais les pouvoirs politiques ne renoncent à de sirènes plus rentables (pour les finances locales ou les pots de vin): Disneyland, Roybon, Notre dame des Landes, centres commerciaux. L’équivalent de la surface d’un département de terres disparaît tous les dix ans… Beulin est mort amis il sera vite remplacé et le système L-C continuera comme d’habitude. Beulin n’était pas le seul biscuit apéritif à tremper dans le L-C.

Etat de la pré-élection pestilentielle de 2017

Classé dans : politique — 20 février, 2017 @ 11:11

Bien que la campagne ne fasse que démarrer, on peut dresser un bilan des positions des candidats actuellement connus. Je laisse de côté la démagogie et les promesses verbales qui n’engagent que ceux qui y croient. je souligne que tout ce beau monde se présente comme anti-système et perdreau de l’année bien qu’ayant traîné ses guêtres dans la politique politicienne depuis des années.
A ma droite, nous avons les Fillon, Maqueron. Ces deux là sont des libéraux capitalistes (L-C) convaincus; ils veulent en fait étendre le système L-C au monde entier et lui adapter la France. Or, comme l’a dit Proudhon, : »on ne remédie pas à la rage en faisant mordre tout le monde ». Le premier est anti-système en ce sens qu’il accuse ce dernier, notamment sous la houlette de Tsarko, d’être bien trop timoré; lui mènera en fin une politique vigoureuse pour casser tous les obstacles français sur le chemin de la concurrence libre et non faussée parfaite. Pour Fillon, en réalité, il n’y a donc pas assez de système L-C en France parce que le système institutionnel francoui s’y oppose avec son trop plein de rigidités, ses syndicats cramponnés aux avantages acquis comme dit Walter Closets (le pape du »Toujours plus »), son peuple conservateur qu’il faut changer suivant le bon mot bien connu. Maqueron, lui, camoufle son L-C exacerbé derrière un vernis socialisant et en faisant semblant de ne pas prendre parti car il s’affiche comme ni de droite, ni de gauche. Il n’est pas au centre non plus avec son économisme libéral. En fait il est en marche vers ce qu’il appelle progrès mais qui n’est que la disparition de la politique, de la démocratie et du social au profit des affaires, des experts et des instances supra nationales. Maqueron, c’est les Demos roussis comme feu Demis Roussos et qui n’est qu’une régression fantastique au 19e siècle avec le retour au travail à domicile sous forme d’ubérisation des activités économiques. Ces deux mogettes (on ne peut les traiter de « cocos » mais ce sont des fayots du L-C) ont le mérite de mieux afficher la couleur de leur éventuelle action que les suivants. Ce qui les unit est un individualisme forcené qui est à la base de la culture L-C de consommation chez soi et de rivalité ostentatoire.
Au centre, nous avons Hamon (commandement), la chauve-souris: ses ailes sont de gôche et modernes, sa peau est hollandaise. Mi-chèvre, mi-chou, notre transformiste affiche un programme parfaitement irréalisable si l’on reste dans l’étau libéralo-capitaliste construit par l’UE, avec la complicité des socialistes français dès 1983. Par étau, j’entends que les règles en place, issues du libéralisme anglo-saxon et de l’ordo-libéralisme teuton, fonctionnent toutes seules, automatiquement et interdisent toute avancée vers une politique sociale que Delors (en barre) promettait fallacieusement. L’étau force les pays à se battre dans une course incessante au moins-disant via la mise en concurrence de leurs modèles sociaux. L’étau a tué les demos car il ne sert à rien de les consulter (mort de la démocratie et de la politique, mort de la communauté des citoyens réunis par un pacte social) vu que le seul degré de liberté qui reste aux gouvernements est de tuer leur modèle social et d’en appeler à la police en cas de révolte des peuples. Notons que c’est le L-C qui pourrit tout et que l’euro ne fait qu’aggraver la situation au profit de la Teutonie qui en a fixé les règles du jeu. Si d’aventure Hamon était élu, la finance internationale achèverait illico le malade français (par les taux d’intérêt, la fuite des capitaux et le refus de prêter. Fillon et Maqueron sont plus conséquents: si l’on veut rester dans le système L-C, il faut jouer avec ses règles. La Gibbye, elle, a refusé de continuer de les appliquer; elle va le payer sans doute cher car on ne peut pas quitter d’un seul coup ledit système. Or Hamon propose une politique qui va forcer le départ de l’UE alors qu’il veut y rester. En réalité, il sera dans l’incapacité d’appliquer son programme, ce qui est une promesse irréalisable, donc un mensonge électoral. Hamon ne veut que tempérer le L-C parce qu’il est trop internationaliste en même temps que trop ouvert au communautarisme. Certes, cela réhabilite le collectif et la solidarité mais contre la politie française (communauté politique des citoyens dans un même pacte sociopolitique); cela favorise un collectif au niveau de communautés juxtaposées et non unies par un vivre ensemble commun. Le L-C tue l’économie commune en opposant les intérêts des peuples, le communautarisme tue la politique comme lien social. le peuple est donc 2 fois exclu: par la guerre économique au profit du capital et par la disparition de la souveraineté politique du pays.
A gauche, nous avons Mélanchthon et Marine (pour ce qui est de son programme économique). La seconde propose de rompre en visière avec l’UE et l’euro, ce qui est impossible sauf à un coût très élevé pour les pauvres, les riches ayant mis leur pognon ailleurs soit depuis longtemps, soit aussitôt. En effet, le retour au franc entraînera ipso facto sa dévaluation de 30 %, ce qui renchérira les importations, notamment de gaz et de pétrole et tuera le pouvoir d’achat et les titulaires de revenus fixes (retraites, loyers). Donc ce sont bien les petits qui vont payer l’addition. La Marine, comme Méluche, propose de rendre les appels d’offre publique aux boîtes françaises; or c’est interdit par les règles UE d’où le dilemme: soit renoncer, soit quitter l’UE. les deux sont souverainistes mais Méluche l’est en regard de l’internationalisme ouvert sur le monde alors que la Marine est nationaliste fermée sur la pays (préférence nationale partout). Les deux veulent attaquer de front le L-C et l’UE alors que ce n’est pas possible sans énormes dégâts.
Prenons un exemple de ce qu’il faudrait faire pour saper le L-C et l’UE sans le faire payer radicalement à la population. Pour commencer, le pays fait un emprunt forcé, sous forme de rente perpétuelle à 1 %, sur les patrimoines supérieurs à 80 000 euros afin de rembourser la dette publique extérieure de 1300 milliards (actuellement) et cela pour en finir avec la contrainte des marchés financiers et des agences de notation. Parallèlement, est créée la Banque du peuple comme réseau de fournisseurs, de prestataires, d’acheteurs (mutuelles, coopératives, communes, services publics, PME, PMI, artisans, etc.) s’engageant mutuellement à échanger, commercer, produire, prêter, emprunter avec la monnaie nationale interne qu’elle crée (le proudhon, en tant que monnaie de crédit et de paiement). Tout appel d’offre public est rédigé en proudhons; les offreurs empruntent à la BDP dans cette monnaie interne. Pour soumissionner, il faut donc être membre du réseau animé par la BDP, ce qui donne facilement réponse aux appels d’offre aux prestataires français, lesquels doivent obéir à une charte: respect de l’environnement, du droit social, de la diversité… Comme la BDP prête sans intérêts mais seulement avec des agios de couverture de ses charges, le crédit ainsi devenu quasi gratuit donne aux producteurs français un avantage concurrentiel et cela sans leur réserver les appels d’offre publics. Par ailleurs, la BDP fait des avances en proudhons au gouvernement et lui prête. La BDP détient le monopole de la fourniture des devises étrangères pour importer et reçoit les devises perçues par les exportateurs. Si le solde est entrée-sortie de devises est négatif, la BDP ne fournit plus de devises pour acheter à l’étranger mais sans empêcher que le producteur se les procure par ses propres moyens à condition que cela soit dûment enregistré et taxé; comme cela on pourra rétablir la balance commerciale et un système de contrôle des flux de capitaux liés aux échanges.
On doit aussi rendre déductibles à l’exportation toutes les charges sociales (patronales et salariales) afin d’être plus compétitifs sans violer les règles de l’UE. Ou encore: tout produit ou service (transports aériens, notamment), fait en France ou importé paie une taxe carbone progressive en fonction du kilométrage parcouru: 0% pour moins de 200 km; 10 % pour 500 à 1000, 20 % au-delà de 1000. les énergies fossiles sont taxées via les carburants utilisés. Pour éviter que les camions tudesques ou autres n’arrivent aux frontières les réservoirs pleins, on les taxe d’office à al frontière sur la capacité totale de leur réservoir sauf s’ils font le plein en France. C’est beaucoup plus facile que de mettre des portiques. Et relisez toutes mes propositions dans des textes antérieurs. Et n’oublions pas qu’il faut agir en permanence, notamment en s’alliant avec l’Europe du Sud pour obtenir une révision des traités européens et de la zone euro-BCE. Si non, la France doit voter non à tous les projets de la grosse Kommission et:ou pratiquer la politique de la chaise vide comme Charlot en son temps.

De quoi Maqueron est-il le nom?

Classé dans : politique — 18 février, 2017 @ 12:23

Rappelons déjà que notre candidat anti-système est énarque, banquier et a été ministre de l’économie de Flanby après avoir été son conseiller spécial en économie. C’est Maqueron le père putatif, sinon putassier, des hollandeconomics (politique de l’offre en faveur des entreprises). Ce n’est donc pas un perdreau de l’année même s’il profère des conneries impromptues en se lâchant avec « sincérité »; certes la colonisation française de l’Algérie a été bel et bien un crime contre l’humanité (songeons aux enfûmades de Bugeaud, aux regroupements massifs dans des camps dépourvus de tout, à la torture avec Bigeard, etc.) mais le dire à Alger n’était pas vraiment opportun sauf à vouloir se rallier électoralement un grand nombre de descendants d’arabo-musulmans votant bientôt en France. Ce qui relève d’une tare du système politique français à savoir son électoralisme dualiste. De plus, ce discours met en cause tout le peuple français alors que les crimes sont ceux des gouvernants et de la soldatesque. Pas si anti-système que ça, le Maqueron!
Le malhomme se répand dans les médias et affiche son idylle avec sa dulcinée; on en est déjà à 4 couvertures de Paris Match! Il fait des meeetings, il s’y égosille. Comme tout le monde, il collecte des fonds de campagne et des dons. Il cause dans les journaux, il voyage à l’étranger pour avoir une aura internationale… Un perdreau anti-système de l’année, je vous le redis. Le jeune homme affiche un comportement de « djeun », il est « cool », il « bouge », il est moderne, « in », « chébran ». pensez donc: il a épousé une « cougar » et, en outre, il serait gay. Mais ce comportement si mouvementiste, cache en réalité une pensée réactionnaire. Maqueron est l’hologramme du libéralo-capitalisme. C’est, cela dit sans sourciller, du Fillon, le sourire ultra brite en plus; montrons le maintenant.
Mossieu Maqueron, comme son homologue de droite, Sébastien Proto, a sucé le lait de l’hyper libéralisme à l’Essec puis à l’ENA. C’est pour cela qu’il s’entendait si bien avec Zizi Rider, le faux ennemi de la phynance dans son ubuesque meeting de la Courneuve. C’est un L-C pur lucre enrobé de miel et non de fiel comme Fillon. Il ne cherche pas du tout à contrer le L-C mais à lui adapter le système sociopolitique francaoui: flexibilité, règne du contrat individuel bilatéral et local en dehors des conventions collectives, abaissement des syndicats, baisse des salaires et des dépenses sociales pour raison de compétitivité, uberisation du travail et « auto-entrepreneurs », abaissement des services publics (sabotage de la SNCF avec les autocars Maqueron) au nom de la lutte contre les déficits publics, destruction des conditions de vie (travail le dimanche naturellement peu à peu généralisable contre les relations familiales et de proximité), etc. il continue donc de lancer le pays dans la concurrence sauvage qui caractérise l’UE dans une course sans fin au moins-disant. Si la France s’adaptait à cette course, comme l’a initialisée la Doryphorie en 2003/2004 (réformes de Schröder et lois Hartz), soyons sûrs que les autres pays feraient encore mieux afin de sauver leurs parts de marchés. Maqueron, c’est la signature française du CETA, ce qui camoufle les trusts US implantés au Canada et qui donne le pouvoir à un tribunal arbitral hors sol (comme la CJUE qui décide toujours en faveur du capital depuis ses débuts comme CJCE). Bref, Maqueron, c’est la continuation du L-C par d’autres moyens, plus agréables à l’oeil nu mais encore plus nocifs derrière l’observable. C’est un libéralisme à « visage humain » au seul profit des banques, des bobos et des communautés, dont la communauté « gay »qu’il flatte visiblement en reprenant l’antienne du mariage pour tous. Peut être veut-il en revenir aux temps anciens des Grecs, mariés mais adorateurs des éphèbes. Pourquoi pas mais il faut alors le dire afin de sauvegarder les droits égaux des femmes.
C’est pourquoi le prétendant à la magistrature surprime n’est ni de droite, ni de gauche. Mais pas du centre non plus car s’il est élu, à Dieu ne plaise, on aura bel et bien une politique socio-économique de droite hyper libérale avec soumission à ses copains banquiers de leur état. Maqueron est le masque de la continuation de l’UE en tant que parangon du L-C. Comme Flanby qui semble ambitionner, pour services rendus sans doute, le poste de président du Conseil européen. Maqueron, c’est bien sûr la compensation des dégâts sociaux sociales par les libertés sociétales. C’est le triomphe final de l’individualisme et du narcissisme si bienveillants vis-à-vis des opprimés et des pauvres à condition qu’ils aillent jouer ailleurs que dans la cour des grands et des riches. Maqueron, c’est un Pygmalion qui veut sculpter une France à son image: tolérante pour les moeurs, épouvantable pour les pauvres en économie.

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