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la finance antilibérale de Proudhon

Classé dans : Non classé — 06/19/2009 @ 10:24

 La crise que nous vivons par suite de la rapacité des financiers, du laxisme des autorités de tutelle, de la corruption des agences de notation et de l’hyper-libéralisme avide et égoïste des soi-disant élites amène à revenir sur les conceptions financières de Proudhon, à l’occasion du 200ème anniversaire de sa naissance le 15 janvier 1809.

Chez les libéraux, la monnaie n’est qu’un voile. Cela signifie qu’elle n’a qu’un rôle d’étalon de mesure de la valeur, de moyen de paiement et de réserve de valeur par thésaurisation. Marx et Proudhon observent que la détention de monnaie (le capital financier) est une réserve de puissance, bien au-delà de la thésaurisation de l’avare et de la conservation du patrimoine du rentier. L’argent est aussi un stock de valeur affectable à différents usages, dont l’investissement. Mais c’est aussi un moyen de corruption des représentants politiques, de spéculation, d’enrichissement sans cause, de domination de ceux qui en sont dépourvus. Ceci n’amène pas à jeter le bébé avec l’eau du bain car la monnaie demeure le meilleur moyen de réalisation des échanges économiques et d’augmentation de la vitesse de circulation de la production.

Chez Proudhon, la monnaie n’est pas un simple instrument ; c’est avant tout une institution collective, une création sociétale au même titre que la langue. Celle-ci a pour fin la circulation des idées grâce au langage commun. De même la monnaie sert à la circulation des biens et marchandises grâce à un équivalent général de mesure de la valeur fondé sur la confiance des acteurs socio-économiques. Cette confiance généralisée est sociale par construction, par définition une « force collective », une représentation commune. Du reste, la racine même du mot fiduciaire dans la monnaie fiduciaire (pièces et billets) est la foi en, la confiance. Ensuite, l’organisation même de la circulation monétaire est un processus social dont nul ne saurait avoir le monopole, ni l’Etat (lequel impose le cours forcé de sa monnaie malgré les dévaluations), ni les banques privées, pas même la Banque de France qui, à l’époque, était d’ailleurs privée. La monnaie, dont l’origine et le mode de circulation sont sociaux, doit donc être socialisée, mutualisée, ce qui signifie que les conceptions financières de Proudhon sont indissociables de son fédéralisme mutuelliste.

Proudhon observe que la détention d’un stock de monnaie, d’un capital financier, offre à ses propriétaires un privilège énorme, celui de la liquidité.  Le « capitaliste » se trouve ainsi dans une relation de pouvoir asymétrique avec ceux qui n’ont pas d’argent et en ont besoin pour un achat ou un investissement (d’où le crédit). Il en profite pour fixer ses conditions à l’emprunteur qui n’a pas le choix. L’argent est donc non seulement une réserve de précaution mais encore et surtout un instrument inégalitaire du pouvoir, un moyen de puissance sans contrepartie, un vecteur d’asservissement. On sait que chez notre auteur le pouvoir non partagé, la puissance abusive, le monopole sont des horreurs. Cela attente à la liberté, laquelle est la possibilité d’user de ses pouvoirs et  capacités réels pour participer au concert social et se protéger. Chez Proudhon, force d’action, pouvoir de réalisation de ses buts, liberté sont des termes quasi synonymes. Or l’argent-capital en tant que propriété privée procure un pouvoir sur les autres alors que sa fonction est sociale et doit être mise au service de tous. Du coup, la justice est mise à mal ainsi que la liberté. Le domaine financier chez notre penseur social est ainsi non séparable de sa conception d’un régime sociopolitique fondé sur la liberté et la justice.

 Proudhon observe que dans les sociétés modernes, ce n’est pas l’argent qui est le principal facteur du dynamisme économique, mais le crédit. Ce dernier permet d’avoir tout de suite ce dont on a besoin et qu’on ne peut pas payer d’un seul coup. Il permet d’acheter commodément des biens durables, comme une maison, ou d’investir en étalant la dépense dans le temps par le biais de l’amortissement de l’emprunt. Le crédit accélère donc la circulation économique et l’échange, de même que l’investissement. Le crédit dans les sociétés capitalistes est rémunéré par le paiement d’un intérêt soi-disant présenté comme la contrepartie d’un risque pris par le banquier ou le prêteur. Le taux d’intérêt dépend certes de la demande et de l’offre de capitaux, mais il dépend aussi des rapports de force, des abandons consentis aux opérateurs privés par la puissance publique et des prédations bancaires (ou des organismes de crédit) qui, comme tout le monde maintenant, exigent 15 % de rémunération de leur argent. D’ailleurs, il suffit de constater les choses : les crédits à la consommation par carte de crédit en quelque sorte « revolving » (Cetelem, Cofidis, Sofinco, Sofinoga, etc.) atteignent des taux d’intérêt de 16 à plus de 20 % sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent puisqu’ils ont fixé en France le taux d’usure à 21 % (et cela uniquement pour les prêts bancaires alors que ce sont les banques qui détiennent la plupart des boîtes de crédit revolving !).  Ces boîtes de crédit sont les nouveaux usuriers.  Foin de cette emprise : Mme. Lagarde (et Michard, comme Bouvard et Pinochet) vient de sortir une nouvelle réglementation aux insuffisances notoires car les banquiers y conservent l’essentiel de leur pouvoir.

Ce n’est pas étonnant car il y a une endogamie entre l’Etat, le Trésor, et les financiers via les énarques qui circulent dans les deux sens (banque privée, ex-noyau dur balla(dur) ien privatisé) et fonction publique. Le gouvernement en appelle même aux banquiers pour analyser la dette publique de la France (M. Pébereau, ex-socialo, PDG de la BNP, proprio de Cetelem,  qui a affolé le bon peuple, but visé, en parlant en 2007 des 1200 milliards d’euros de dette de la France, sans en déduire les actifs pourtant solides : EDF, détenue à 87,5 %  par l’Etat, valait à l’époque plus de 150 milliards !).  M. Sarkozy, qui cherche des gains de pouvoir d’achat, trouverait là un moyen d’action rapide. L’intérêt est aussi justifié par les libéraux au nom de la préférence pour le présent, c’est-à-dire que consommer maintenant en empruntant reporte les choses dans le temps alors que la valeur actuelle du prêt (préférence pour la liquidité de Keynes) est plus grande que dans le futur, sans même parler de la dévaluation de la monnaie. Sans doute, mais le temps compte pour tout le monde et il n’y a pas de raison pour que seuls les capitalistes financiers exploitent la préférence pour le présent.

 Par ailleurs, cette préférence reste à démontrer puisque très souvent les investissements montrent au contraire une préférence pour le futur, soit parce que l’on espère une rentabilité supérieure, soit parce que l’on veut laisser une trace dans l’histoire par exemple avec un beau monument, soit pour épater la galerie par une dépense ostentatoire qui rappellera au peuple la générosité et la munificence du futur défunt (Veblen, Théorie de la classe de loisirs). Il y a de très nombreuses raisons pour acheter ou bâtir quelque chose maintenant plutôt que d’attendre d’en avoir les moyens sans pour autant que cela soit une préférence pour le présent. On trouve là un des vices profonds du libéralisme économique, à savoir qu’il est fondé sur une psychologie individualiste de bazar ou de café du commerce sans consistance par rapport à la diversité des motivations humaines et vis-à-vis de la construction sociale des désirs et des besoins par la socialisation des personnes, par les groupes d’appartenance et de référence, par la culture et les mœurs.

Contre ce système capitaliste fondé sur la rentabilité des capitaux prêtés, Proudhon se révulse. Il observe déjà que ce n’est pas le banquier qui prend les risques réels. En fait le banquier les « mutualise », les défaillances étant couvertes par tous les autres emprunteurs, à la différence près que cette mutualisation n’est qu’un foisonnement assurantiel des pertes, qu’un calcul financier d’intérêts à base de probabilités et de statistiques, très loin de tout projet moral de solidarité et de réciprocité, de tout projet politique d’équilibration des rapports de pouvoir. Par ailleurs, le banquier prend des immenses précautions : gages, hypothèques, nantissements, réception obligatoire dans sa banque des revenus de l’emprunteur. Où est le risque ? Il est en fait chez l’emprunteur qui pour des raisons diverses pourrait se trouver dans l’impossibilité de rembourser. Dès lors, l’intérêt n’est pas la rémunération d’un risque mais un prélèvement indu sur la production future de l’emprunteur. Dès lors, la prise de risque n’est pas un acte individuel du banquier, mais un processus social et assurantiel de couverture mutuelle. Enfin, ce n’est pas le banquier qui fait confiance à l’emprunteur ; c’est ce dernier qui croit malencontreusement que son banquier prend à cœur son intérêt. Pour ces différentes raisons Proudhon pense que le crédit doit être socialisé et « gratuit », c’est-à-dire que le taux d’intérêt disparait au profit, si j’ose dire, d’agios limités aux frais de gestion.

Ce n’est pas tout. Notre auteur analyse le mécanisme du crédit. C’est un multiplicateur économique qui accélère la circulation et permet de développer les échanges. Prenons un exemple. J’ai reçu 10 000 euros (ce qui ne crée rien et ne fait que déplacer l’argent), je les mets en dépôt chez un banquier, lequel par ailleurs grâce à la bienveillance de l’Etat, c’est-à-dire des gouvernants au service du capital, ne me verse aucun intérêt. Ledit banquier va pouvoir prêter disons 90 % de ce dépôt (les 10 % manquant sont dus au fait que les banques sont tenues à disposer de « réserves obligatoires » à la banque centrale pour faire face aux remboursements des dépôts ; en fait le taux réel est de seulement 2 %, mais j’ai pris 10 pour simplifier les calculs).  Revenons à notre dépôt initial de 10 000 euros, ayant donné lieu à un prêt de 9 000. Ces 9 000 peuvent générer aussi 90 % soit 8100 de nouveau prêt à un 3ème larron. Et ainsi de suite sans limitation, ce qui fait qu’une même somme déposée produit un volume de crédit très supérieur à son montant initial. Et cela joue car les banques prêteuses ne sont pas  en général les mêmes.

Ce qui permet de signaler que, par effet de système, même si chaque banque reste dans le respect de la règle des réserves obligatoires, l’enchaînement des prêts et leur dispersion font que globalement, prises toutes ensemble, les banques ont prêté bien au-delà de l’ensemble de leurs détentions de  dépôts de (10 % dans notre exemple, 2 % en réalité). Proudhon, évidemment, ne voit pas de raisons à ce que ce processus multiplicateur (ou effet de levier dans le langage des financiers actuels), dont l’origine est sociale, soit privatisé par des banques et favorisé par des gouvernants au service du capital financier. La chose est d’importance puisque aujourd’hui 90 % de la masse monétaire en circulation provient de la monnaie de crédit ou monnaie scripturale ; la monnaie fiduciaire n’est donc plus qu’à 10 % au maximum. Si l’on tient compte des sommes en circulation avec la spéculation internationale (dettes  « titrisées »,  produits dérivés, etc.) on arrive à la somme fabuleuse de 60 fois le PIB mondial de 60 000 milliards de dollars.

 Et comme la monnaie n’est plus assise sur quoique ce soit de réel et physique depuis 1973 (abandon par les USA de l’étalon de réserve-or, début des monnaies dites flottantes), on peut affirmer que cette somme démentielle ne repose sur rien, est imaginaire et virtuelle sauf pour ceux qui en vivent, à savoir les banques, les fonds d’investissement, les fonds de pension, les assureurs, les agences de notation, les cabinets de conseil, etc.  10 % du PIB britannique est fondé ainsi sur du fictif. L’économie moderne repose sur un développement immodéré et exponentiel du crédit, bien au-delà de son utilité ; la finance actuelle a réussi le tour de force de garantir la dette par le crédit et celui-ci par la dette, c’est-à-dire la solvabilité (non contrôlée) des débiteurs.  C’est la raison pour laquelle Proudhon se proposait, en enlevant la finance aux banquiers, « de faire mourir la propriété à petits feux », stratégie évolutive, lente et « réformiste » qui évidemment ne convenait pas aux révolutionnaires patentés et autoproclamés qui songeaient, eux, à organiser « une Saint Barthélémy des propriétaires ». Aux yeux de notre financier libertaire, s’il y avait un seul secteur économique à socialiser, mutualiser et fédérer ce serait naturellement la finance.

Cependant, la réorganisation solidariste de la finance chez Proudhon ne saurait être séparée de la mise en place d’un ensemble de contre-structures régulatrices et coordonnatrices de l’activité économique. Ainsi, dans l’ordre socio-économique notre auteur préconise des contre-structures opposées au laisser-faire libéral. Nous les avons déjà repérées et je n’y reviens pas ici. Autre originalité : le lien social ne peut pas être fondé seulement sur un intérêt (associationnisme) ou sur une valeur (socialisme utopique) ; il doit combiner les deux. C’est ce que font les assurances mutuelles qui développent la solidarité comme but et qui « mutualisent » financièrement les risques. Les assurances privées détournent ce sens-là de la mutualité pour se contenter d’un foisonnement des risques (dûment sélectionnés par ailleurs) indûment baptisé mutualisation, travestissant ainsi une opération commerciale en une fausse morale volée aux mutualistes.

C’est pourquoi Proudhon voulait socialiser et mutualiser la finance à la fois sur la base de l’intérêt mutuel et sur les valeurs de solidarité et de coopération en créant la Banque du peuple assurant le crédit gratuit et développant une monnaie de circulation, d’échange et de crédit assise sur des gages réels et sur la mise en réseau coopératif des acteurs sociétaux. La solution était simple : apports de personnes devenant ainsi coopérateurs sous forme de souscription de certificats de dépôt ou sous forme de titres représentant des matières et des produits, échanges financiers sous forme de lettres de change transmissibles au sein du réseau de producteurs, commerçants, consommateurs et payables à échéance par la banque au dernier détenteur en monnaie légale. Entretemps, les lettres de change peuvent être rédigés en monnaie parallèle, sans cours légal ou forcé (appelons-la le proudhon) avec les effets multiplicateurs de crédit décrits plus haut dus à leur circulation et aux possibilités d’escompte entre échangistes. C’est pourquoi en bout de course avec cette circulation accélérée de la monnaie de crédit il n’y a plus qu’a convertir le solde en monnaie légale, solde très inférieur (analogue au dépôt initial dans le processus de crédit) au montant ayant circulé. En même temps, il est clair que les échangistes se garantissent mutuellement dans une sorte d’assurance financière généralisée. Galbraith dénoncera « l’illusion monétaire » et du crédit  qu’il trouve aussi chez Proudhon. Je m’inscris en faux : le système proudhonien, gagé sur des valeurs réelles et contrôlé par le réseau des associés ne saurait conduire à l’hyperinflation de crédit que las Anglo-Saxons ont facilité depuis 20 ans.

Proudhon analyse que la monnaie en régime capitaliste de son époque est en dernière instance fondée sur une garantie réelle, à savoir le stock physique d’or (ou aussi l’argent à une époque donnée) de la banque centrale (étalon-or). L’or a été pris comme étalon pour des raisons historiques de commodité : il est imputrescible, durable, stockable, liquide, transportable, divisible en pièces circulant facilement. Mais Proudhon a une idée géniale : ce sont les marchandises, les produits finis ou semi-finis, les matières premières qui peuvent constituer une grosse part des fonds de garantie de la Banque du Peuple par rapport à la monnaie qu’elle émet et aux prêts qu’elle consent. Par cette monnaie gagée sur la production et ses intrants ce sont les producteurs et les consommateurs, les prêteurs et les emprunteurs qui se garantissent mutuellement. De plus, la banque du Peuple est une sorte de coopérative socialisée et mutualisée cogérée en mains communes entre toutes les parties prenantes, bien au-delà d’un groupe de technocrates d’un conseil d’administration de grossiums financiers privés qui ne gèrent une banque qu’en fonction de leurs intérêts particuliers. Le conseil de surveillance de la Banque du Peuple, composé donc d’une représentation directe des intéressés (associés, salariés), doit faire le maximum pour conserver sa monnaie en réserve de valeur digne de confiance. Il dépend d’un réseau socialisé de producteurs, de commerçants, d’acheteurs et d’emprunteurs organisés en coopérative de crédit. Par ailleurs, les garanties physiques de la banque ont encore pour énorme avantage de stabiliser les cours et les prix, puisque les valeurs stockées peuvent être réalisées au moment le plus favorable et en fonction de la demande que la dite banque permet de réguler dans le temps. Cette idée à été reprise, il y a plus de 60 ans, par Keynes (le Bancor proposé lors de la conférence de Bretton-Woods) et refusée au profit du gold exchange standard dollarisé) et par Mendès-France pour stabiliser les cours mondiaux des matières premières et pour doter les PVD de moyens de crédit garanti par leur production.

Dans l’esprit proudhonien, il faut aussi rattacher la banque centrale (devenue banque du peuple cogérée en mains communes par les acteurs socio-économiques concernés : fournisseurs, consommateurs, industriels, représentants des collectivités territoriales, salariés de la banque) à la fédération socio-économico-politique. En effet, il faut éviter de séparer la banque centrale de l’Etat car si elle lui appartient elle peut lui consentir des avances et lui prêter gratuitement. En effet, on ne se prête pas à soi-même et on ne se fait pas payer de taux d’intérêt. Cette idée simple a été éradiquée en catimini en France vers 1973 ; du coup l’Etat doit emprunter et ainsi nourrir grassement les prêteurs, les rentiers et les banquiers privés. Certes, l’Etat pouvait en abuser en se laissant aller à l’inflation. C’est pourquoi la chose a été supprimée au profit du capital et du patrimoine, contre les emprunteurs, ce qui, inflation aidant, organisait en douceur « l’euthanasie des rentiers ». En voilà une bonne idée (revenir à la banque d’Etat) pour des socialistes qui cherchent un programme comme Diogène cherchait un homme, hors de son tonneau, avec sa lanterne.

CONCLUSION : il n’y a pas photo entre le libéralisme pratique et le proudhonisme projeté 

Pour me couvrir, pas de pépin. Je serai bref dans la conclusion de la comparaison. Le modèle libéralo-capitaliste nous a tous conduit à la catastrophe parce qu’il contient dans sa structure et sa logique même des vices fondamentaux  de construction. Laquelle est une production, en ce qui concerne ses règles, de la fausse démocratie politique que les lacunes du libéralisme politique ont fait mettre en place. Ces manques ont été exploités avec bonheur par les politiciens pour favoriser le capital, en général, et le capital financier tout particulièrement depuis 30 ans. Les politicards en ont profité pour réduire encore plus la démocratie, puisque celle-ci, si elle était réelle, serait un obstacle permanent aux inégalités en tout genre que développe le capitalo-libéralisme. Et c’est pourtant ce modèle inefficace et immoral que les puissants veulent perpétuer à coups de rustines et de renflouement des financiers dont la rapacité a conduit au désastre. Alors qu’aucun des fondements de ce système social ne tient plus la route : son anthropologie, sa morale, ses principes politiques, ses structures économiques et financières !

En face des libéraux pratiques purs et durs, à l’instar de notre Naboléon national, nous avons une méduse, un mollusque sans idées, sans projet, sans stratégie. Et pour cause ce socialisme libéral, ce capitalisme socialiste nous a menés en bateau depuis 1981 ; il nous a carrément menti  en continuant de se parer des plumes du socialisme, sans faire son Bad Goedesberg comme l’ont fait les Tudesques ou sa « 3ème voie comme l’ont dit et fait les Gibbies, tout en vendant le pays au capital financier. Présenter un projet fondé sur la justice, ce qui est la valeur et le principe même du socialisme en tant « qu’optimisme de l’avenir », serait mettre en relief que les socialistes en peau de lapin ont trahi depuis longtemps. Alors, ils naviguent à la godille, comme Tsarko aux godillots, font du cinéma, étalent leurs querelles de personnes (de personne, au sens strict, nobody à l’appel), font du suivisme médiatique dans le sillage de Sarkocescu, et désertent pour un maroquin ou une fonction. Après Agésilas, hélas, mais après Attila, holà, et avec Attali, hi hi et avec Sarkozy, ola. Les socialistes sont comme le sapeur Camembert qui creusait un nouveau trou pour y mettre la terre du précédent.

En face encore, nous avons les crypto communistes, trotskistes, socio-démocrates. Mélenchons-les : ils se valent dans le néant vis-à-vis de nécessaire refondation de la société. On ‘est pas sorti de l’auberge (rouge) avec eux.

Et pourtant ces gens-là, ces brêles, ont devant eux un corps de pensée parfaitement constitué, un bébé bien conformé et viable, l’anarchisme sociétaire de Proudhon ; à la fois libéral et libertaire, socialiste et mutuelliste, politique et économique, social et juridique, justicialiste et efficace…Il n’y a qu’à l’actualiser comme je m’y efforce depuis des années. Ces cochons sont comme une truie devant un couteau. Ils ne savent que psalmodier : des cochons, décochons, décochons nos traits, détruis- détrui-détruisons l’ennemi, pour sau…  pour sau… pour sauver l’apatride, c’est-à-dire le capital !

Le lecteur réfléchira et choisira ce qu’il préfère…

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