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La mort du faux socialisme social–démocrate

Classé dans : politique — 12/17/2016 @ 11:43

Le socialisme européen, devenu libéralisme social-démocrate (LSD, donc opium du peuple) a toujours été un système social total partisan de la conquête du pouvoir par les urnes; sa terre d’élection a été la Teutonie où les écrits de Marx faisaient florès (Marx s’était réjoui de la défaite de la Commune de Paris en 1871 car cela faisait de la Fridolie prussienne la patrie du socialisme). L’idée était que l’accès au pouvoir politique permettrait de résoudre la question sociale pacifiquement et démocratiquement. le léninisme marxiste disait le contraire: seule la révolution peut arracher le pouvoir aux propriétaires capitalistes des moyens de production et renvoyer les politicards bourgeois qui en étaient les simples fondés de pouvoir. En 1912 Roberto Michels écrivait « la loi d’airain de l’oligarchie » qui montrait que les partis ou les syndicats se bureaucratisaient pour défendre leurs intérêts et leur pouvoir, non celui de leurs mandants. Ce fut fait avec brio car le LSD unifiait et amalgamait syndicat, parti, association, municipalités, coopératives et mutuelles, entreprises privées mais possédées par ledit système; c’était une remarquable façon d’investir toute la société en y implantant partout ses « organes » et en distribuant des postes et des fonctions à tous les affidés. La réussite fut telle qu’une immense part de la population finit par dépendre des structures du LSD et avait donc intérêt à le défendre de même que le système libéralo-capitaliste (L-C) qui avait favorisé sa naissance. Ce fut aussi en Gibbye la réussite de la fusion du parti travailliste avec le syndicat, lequel du reste avait en quelque sorte créé son parti à l’inverse de la théorie léniniste de la subordination du syndicat au parti. En France, la charte d’Amiens de 1906 assurait l’indépendance du syndicat vis-à-vis des partis et de la politique.
Naturellement, le LSD, qui vivait sur la société qu’il était censé transformer, s’était tellement intégré dans le L-C, avait acquis tant de privilèges, de rentes, de fonctions, de positions de pouvoir grâce à la démocrassouille libérale et représentative, qu’il n’avait aucun intérêt ni à une vraie démocratie qui pouvait faire remettre en cause ses élus par les électeurs et le peuple, ni à un vrai changement de régime économique qui le nourrissait et lui permettait d’arracher quelques réformettes redistributives en faveur de ses mandants. ll était facile d’acheter le bon peuple luthérien avec quelques saucisses qui se transformèrent en Zeppelin car le nazisme fit bien plus pour le peuple que le LSD. Ainsi, grâce au LSD, le capitalisme put perdurer puisque les deux protagonistes se tenaient par la barbichette une fois la 2ème guerre mondiale terminée. le LSD tudesque se glissa facilement dans les habits neufs de la RFA sous protectorat américain. Et il vira sa cuti à Bad Gödesberg (1952) pour se convertir définitivement au libéralisme teuton, à savoirl’ordo-lbéralisme. les choses trainèrent en Gibbye où il fallut attendre Blair pour faire sombrer le parti travailliste dans le L-C sous le joli nom de » 3ème voie ». En France, le PS se convertit au LSD en 1983, mais sans le dire: voyez mes ailes, je suis toujours socialo, voyez ma peau, je souris au L-C. Au grand dam d’Oskar Lafontaine qui ne voulut pas de cette eau saumâtre! C’est Schröder qui a achevé la transformation du SPD en LSD avec les lois Hartz de 2003/4. Car ce triste sire de couci-couça a abandonné les intérêts du parti au profit de sa carrière personnelle au service de Gazprom et de Poutine. Restent en Allemagne les débris du SPD avec Sigmar(ingen) Gabriel qui travaille avec die Grosse Angela, la marâtre de l’UE. Il faut ajouter que le LSD en appliquant le L-C sans désemparer depuis 30 ans dans l’UE a tué sa base sociale, à savoir le monde salarial des ouvriers et des employés. Il était donc obligé de faire la chasse à de nouveaux électeurs: bobos, immigrés, mouvements sociaux en tout genre (d’où le remplacement de la question sociale par les problèmes sociétaux)… Le peuple s’est alors transporté ailleurs, ce qui a renforcé le repli du LSD sur le sociétal.
Le socialisme collectiviste-léniniste s’est tué lui-même et a disparu en 1991 avec la chute de l’URSS suivant celle du mur de Berlin en 1989. La réunification de la Vert-de-Grisie en 1991 a mis l’UE sous la coupe de l’austérité germaine au point que l’on vient de voir le crypto-nazi Stauble (ministre des finances d’Angela) arrêter les prêts à la Grèce sous prétexte que celle-ci allait voter une aide ponctuelle de 600 millions aux retraités les plus pauvres (alors que la Grèce avait dégagé un excédent primaire allant au-delà des exigences de la Troïka!). Restent des dictatures « socialistes » Chine, Corée du Nord, Vietnam, Cuba et quelques ripoubliques d’Asie centrale ex-soviétiques.
Le socialisme tout à la fois gouvernemental, autoritaire, libéral en économie, sociétal… est donc mort mais comme le chacal poursuivant Bip Bip il ne le sait pas encore, d’où les contorsions ridicules du PS et de la « belle alliance ». c’est ce qu’a compris Maqueron qui, à moitié honnête, se situe au centre droit tout en tenant un discours rassembleur en direction des débris du PS. C’est ce qu’a compris le parti travailliste après le Brexit en se rapprochant, lui, des idéaux du socialisme des origines.
Il faut être heureux de l’agonie agonistique de ce socialisme-là; cela ouvre la voie au seul socialisme correct, le socialisme libertaire animé par la justice, l’égalité, l’universalité des droits et la liberté, par la sincérité de la démocratie fédératrice et fédérative distribuant le pouvoir dans toute la société au lieu de le laisser confisqué par un gouvernement peu légitime et situé au-dessus des groupements sociaux. Gageons que le gouvernement de droite extrême qui se dessine pour 2017 en France, parfaitement décidé à poursuivre la voie L-C, contribuera à accélérer le mouvement car il va casser ce qui reste du modèle social auquel les Francaouis sont encore attachés. La société civile a du reste enfin compris que pour réorganiser le pouvoir il ne faut en aucun cas faire appel à lui. Il faut s’organiser à la base et à côté et contre. Pour ce faire, notre pays trouvera certainement l’alliance fédérée de l’Europe du Sud contre l’Europe germano-luthérienne et ordo-libérale.

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