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Les derniers feux de feu Obama

Classé dans : politique — 12/31/2016 @ 12:14

N’ayant pas pu faire grand chose pendant ses 2 présidences, Obama savonne la planche de Trump par de multiples initiatives bien trop tardives pour être sincères. Avec plusieurs décennies de retard les USA n’opposent pas leur droit de veto à une résolution de l’ONU contre les occupations illégales par Israël de territoires palestiniens en Cisjordanie. Il est clair que Trump reviendra rapidement à un soutien sans faille à Israël.
Mossieu Obama s’insurge contre les intrusions russes dans les petits secrets des USA. C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité quand on a constaté à grands coups de Wikileaks, (Snowden, Assange, etc.) combien les USA espionnaient partout et tout le temps même leurs alliés avec l’aide de la Gibbye et de la Teutonie. Qui ne connait la profusion d’agences US pour espionner toute le monde: CIA, NSA, NCIS, FBI, etc.? Qui ne sait combien les évangélistes de tout poil et les « radios libres » s’ingèrent dans les affaires des autres pays, notamment les ex-membres de l’URSS disparue en 1991?
Sous Obama, les USA se sont mis à durcir leurs sanctions contre les entreprises européennes qui violèrent les embargos par eux décidés au nom d’une sorte d’imperium de leur droit. Il est vrai cependant que les entreprises fraudeuses voulaient le beurre et l’argent du beurre: violer les embargos tout en profitant du dollar, monnaie des USA, ce qui a permis aux juristes des « organes » publics US d’intervenir. parallèlement les sanctions contre les banques US ont été très maigres, notamment parce que leurs dirigeants avaient rapidement plaidé coupable et négocié avec les autorités. C’est qu’aux USA le droit est peu substantiel: il est utilitariste et négociable en fonction évidemment des ressources que vous avez, par exemple de faire appel à de grands avocats comme le fit le phanérogame, ithyphallique, libidineux et priapique DSK. La justice y est bien plus qu’ailleurs dans les autres démocraties à géométrie variable. Cela tombe bien car les USA se sont pour cela dotés d’une gigantesque armée d’avocats. il est vrai que ce pays ne repose pas sur la loi mais sur le contrat et l’autodéfense des citoyens devant les tribunaux comme le montre le film Erin Brokowich. On peut donc y détruire d’abord et indemniser ensuite, ce qui ne concerne que les vivants et les proches voisins des dégâts car il n’y a pas de règles substantielles à observer a priori. Cela marche parfois comme l’ont prouvé les Amérindiens qui ont obtenu en justice le détournement de la ligne de chemin de fer devant acheminer le gaz et le pétrole de l’Alberta.
Obama s’est soudain souvenu que l’exploitation de gisements de pétrole dans l’Arctique posait problème. Et, hop, il l’interdit 3 semaines avant son enterrement officiel. Ce n’est pas grave, les bataillons d’avocats sont là au cas peu probable où Trump, ami de la finance et des combustibles fossiles, adversaire de la lutte pour le climat, n’annulerait pas cette décision en forme d’adieu aux armes. Finalement notre grand homme n’aura sérieusement gouverné que pendant le dernier mois de son deuxième mandat. Sous son magistère, les flics ont pu continuer de tirer d’abord sur les Noirs avant de s’expliquer après devant une justice discriminatoire, le gaz de schiste a prospéré, l’assurance-maladie a été une réforme en trump-l’oeil (les Amerloques ont dû s’assurer auprès des grandes compagnies qui tiennent tout le marché de la santé aux USA). Les banquiers n’ont pas été punis, les gens chassés de leur logement pour impayés n’ont guère été soutenus, la spéculation a repris. La politique sécuritaire et le poids démesuré des organes de renseignement n’ont pas été écornés sous Obama même au bas mot. Et vive les libertés individuelles par lesquelles seules le droit aux armes se porte bien.
N’accablons pas Obama car un président US ne peut pas faire grand chose eu égard à la nature du partage des pouvoirs entre lui, le sénat, la chambre des représentants, l’autonomie des 50 Etats et car il y a bien longtemps déjà que la démocratie américaine a été pourrie par l’argent, les lobbys et les chaises tournantes entre la politique, l’administration et les affaires privées. Il n’y qu’à voir le futur gouvernement Trump truffé de milliardaires. Mais cela ne fait qu’aggraver ce qui existait déjà et qu’on peut qualifier de démocratie à la sauce Goldman Sachs déjà en place avec sucé sous Clinton et les Bushmen.

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