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Chronique de la ripoublique

Classé dans : politique — 02/01/2017 @ 12:18

Le candidat LR, si propre sur lui, si honnête vient d’être atteint par un Scud : il aurait salarié sa femme comme assistante parlementaire (relais pris pas son remplaçant à la Chambre des députains, M. Joulaud, lequel est allé jusqu’à payer 10 000 euros sa chère assistante parlementaire alors que la limite est à 4 000) et il aurait fait bénéficier celle-ci d’un emploi rémunérateur à la revue des 2 Mondes (5 000 euros par mois), propriété de son cher ami Ladreit de Lacharrière. Il a aussi rémunéré 2 de ses enfants (sa fille pendant 14 mois à 3 000 euros, son fils pendant 6 mois à près de 5 000) comme assistants compétents en tant qu’avocats, ce qu’ils n’étaient pas encore au moment du passage de Fripouillon au sénat. Médiapart révèle aussi que le malhomme aurait touché 21 000 euros à partir de tripatouillages du Sénat sur une réserve destinée aux attachés parlementaires. Mais le candidat se défend comme le diable dans son bénitier de Sablé : calomnies, boules puantes, pureté virginale, amour passionnel de Pénélope avec son Grand Ulysse ; le tout avec des affirmations sans la moindre preuve de bonne foi. Il se met à arguer de ce que ses détracteurs ont confondu salaire brut et net ; quelle mentalité de comptable ! Il proteste de sa bonne foi (catholique), il n’aurait même pas offert le thé et des petits sablés à ses administrés. Il spécifie que tout cela était légal. Sans doute, mais est-ce légitime ? Est-ce moral ? Et, cher candidat à la mandature suprême, qui fait les lois ? Eh bien, ce sont les députés qui donc sont innocents comme l’agneau qui vient de naître : ils respectent les lois qu’ils ont eux-mêmes pondues à leur profit, comme, par exemple, leur remarquable système de retraite. C’est super d’être juge et partie ! Du reste ledit remplaçant dudit Fripouillon garde pour l’instant de Conrad le silence prudent. Il se susurre aussi que l’honorable Fillon aurait reçu de fortes sommes d’industriels ou financiers russes ou de juteuses prestations d’industriels français. Pas sûr, mais notre homme avait créé son cabinet de conseil, ce qui laisse à penser qu’un représentant du peuple n’est pas occupé à 100 pour 100 à défendre le bien commun et l’intérêt général. Normal, car il faut beaucoup de grisbi pour faire de la politique et entretenir le manoir de Solesmes ; heureusement, on peut faire retraite dans l’abbaye du même nom afin d’expier ses petits péchés. Il faut bien la soupape du fric pour faire carrière comme sous-pape François. Bref, on attend les conclusions de la justice financière qui s’est saisie des casseroles Fillon. On verra bien car pour l’heure le malhomme est présumé innocent et n’est même pas mis en examen comme tout voleur de poule jugée en comparution immédiate. En attendant, l’impétrant joue à la victimisation et à la théorie du complot ; et même à la misogynie ! Cependant les journaleux et les politicards, qui se concentrent sur le caractère fictif ou non des emplois donnés aux proches sans passer par les ASSEDIC, ne se demandent pas si les salaires étaient bien proportionnés en regard des compétences des prétendus salariés. C’est une bonne question, celle du « juste salaire » qu’avait soulevée il y a des siècles saints Thomas d’Aquin et qu’un bon catholique non cathodique comme FF devrait se poser. Moi-même, en débutant comme cadre mieux diplômé que les enfants Fillon, je touchais bien moins. Dans l’opinion publique, encore attachée à la « commune décence », Fripouillon (et la Tapie-ssière de Sablé) est ensablé profond, ce qui permet à Bayou de refaire surface, à la gauche de reprendre espoir, au FN de prospérer encore plus et ce qui suscite des nouvelles candidatures à droite. Il y aura en fin de course un élu mais ce sera comme Flanby : par défaut par suite de la conduite de l’ithyphallique DSK à New York. Depuis déjà longtemps, le peuple ne choisit plus un candidat aux élections : il élimine parmi ceux qui ont été sélectionnés par les partis et maintenant par les électeurs les plus impliqués, ceux qui votent aux primaires et qui sont loin du peuple.
Hamon a remporté les primaires de la « belle alliance populaire » organisée par l’ex-trostkard et repris de justice Cambadélis contre le crypto franquiste Valls, le caudillo des parlementaires hollandistes et du 49-3. Cela promet car ce n’est pas non plus, loin de là, un perdreau de l’année avec ses 25 ans de magouilles au PS, du reste comme le politicard professionnel Valls. Et maintenant Hamon se présente comme un novateur et un vrai socialiste qui veut redonner le pouvoir au peuple. Comme on sait, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Mais ce n’est un idiot : il sait très bien que les pestilentielles de 2017 sont foutues pour le PS et que c’est peut-être Maqueron qui tirera les marrons du feu si Fillon reste empêtré dans le penelopegate. Du reste, la valsse des hollandistes a déjà commencé vers ledit Maqueron. On a même des députains qui excipent d’un droit de retrait pour aller soutenir le Maqueron. Quels bons démocrates qui organisent des primaires et ensuite renient le verdict des urnes ! Non, Hamon vise des résultats aux législatives par alliance avec Mélanchthon (épigone de Luther en version socialo-puritaine) et les écolos et il va restaurer un PS de gôche.
Ces phénomènes illustrent à merveille le caractère ripou de notre démocratie confisquée par des politicards professionnels, vivant très longtemps aux crochets de notre 5e république, votant des lois en faveur de leurs copains de la finance et en fonction de leurs intérêts de classe politique où gauche et droite représentent les mêmes choses, à savoir la peste ou le choléra. Songeons à ce que le libéral-socialo Zizi Rider n’a travaillé que 2 ou 3 ans à la Cour des Comptes tout en y conservant son droit à retraite. De même, Hamon et Vallse n’ont pratiquement fait que de la politique, ce qui du reste correspond à leur médiocre niveau d’études. Et tout est à lavement, comme dirait Bérurier.
Fillon ou Hamon, c’est, du point de vue idéologique, presque bonnet blanc et blanc bonnet. Le premier est un libéral-capitaliste (L-C) convaincu mâtiné de bonne conscience chrétienne et soutenu par la bourgeoisie et les chaisières. S’il est élu, il relancera le pays dans la course au moins-disant en imitant la Doryphorie de die Grosse Angela. Ce sera fort bon pour le capital via la mise en concurrence aggravée de tous les pays européens. Hamon se veut anti L-C mais il n’a pas compris le film. Il croit toujours au primat de la lutte des classes structurées autour de la propriété privée des moyens de production. Certes, c’est important dans l’analyse marxiste mais cela oublie que le problème fondamental posé par le L-C, c’est la logique de l’accumulation sans fin (la croissance chez les libéraux même socialos), sans limites (mêmes écologiques), c’est le règne de la marchandise, c’est l’absolutisme de la valeur d’échange, c’est « l’empire » (au sens de Hardt et Negri) du toujours plus de Profit, lequel donne le la du système (on n’y produit pas pour les consommateurs mais pour faire du profit via les consommateurs). Le capital est un système social total et hégémonique qui subsume sous une logique unique et unidimensionnelle, donc totalisante et totalitaire, l’exploitation économique, la domination politique et l’aliénation culturelle et morale. Cela ne peut se réduire à corriger ledit système par des réformettes qui laissent entière la logique du système. Mais, hélas, le système est devenu trop puissant pour un combat frontal ; ce qui n’empêche pas de construire autre chose à côté et contre : des anarcho-structures d’action directe fondées sur la coopération, le respect de la nature, la justice, le don au lieu de Mammon.
Les deux bonshommes ont l’air d’ignorer que le pays est encastré dans la logique L-C via son appartenance à l’UE ; celle-ci est organisée en étau hyperlibéral qui ne laisserait qu’un choix à ses membres : y rester ou partir (il y a une autre solution : construire chez soi une logique anti L-C sans sortir mais en n’appliquant plus les saintes écritures ordo libérales des Teutons. Mais cette 3e voie est ignorée par les deux comparses comme par Mélanchton ou le Pen). Fillon l’ignore car pour lui la seule solution est le toujours plus de L-C propulsé par l’UE. Hamon l’ignore par pure pensée crypto marxiste, cela se voit avec son revenu universel totalement inapplicable si on reste dans le système L-C et l’UE ; il mise donc sur la politique du pire pour espérer une révolution, un homme nouveau, des lendemains qui chantent ! S’il est élu, son projet ratera mais il dira alors : ce n’est pas ma faute, c’est celle de l’UE ; ce que disent les socialos depuis 1983 sur le grand air « de la contrainte extérieure ». Ce qui ressemble beaucoup aux magouilles de la famille Soprano.
Comment faire pour rester dans l’UE tout en contrant sa logique et en donnant un exemple de contre-politique ? Fastoche : casser la dépendance à la dette extérieure en la remboursant via un emprunt forcé, converti en rente perpétuelle, sur le patrimoine des riches, créer la Banque du peuple avec sa monnaie interne réservée à l’économie intérieure via un réseau d’entreprises, à commencer par les PME-PMI, artisans, coopératives, mutuelles (la BDP fait aussi des avances à l’Etat), n’emprunter qu’à l’intérieur du pays, rendre les cotisations sociales (salariales et patronales) déductibles à l’exportation et applicables au même taux aux importations ; imposer une taxe carbone aux transports et aux marchandises en fonction du kilométrage parcouru, créer des droits compensateurs des différences de législation (fiscale, sociale, environnementale) sur les importations en provenance de pays low cost… etc. J’en ai déjà parlé dans maints articles précédents. Hamon commandement, partez.

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