les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

Etat de la pré-élection pestilentielle de 2017

Classé dans : politique — 02/20/2017 @ 11:11

Bien que la campagne ne fasse que démarrer, on peut dresser un bilan des positions des candidats actuellement connus. Je laisse de côté la démagogie et les promesses verbales qui n’engagent que ceux qui y croient. je souligne que tout ce beau monde se présente comme anti-système et perdreau de l’année bien qu’ayant traîné ses guêtres dans la politique politicienne depuis des années.
A ma droite, nous avons les Fillon, Maqueron. Ces deux là sont des libéraux capitalistes (L-C) convaincus; ils veulent en fait étendre le système L-C au monde entier et lui adapter la France. Or, comme l’a dit Proudhon, : »on ne remédie pas à la rage en faisant mordre tout le monde ». Le premier est anti-système en ce sens qu’il accuse ce dernier, notamment sous la houlette de Tsarko, d’être bien trop timoré; lui mènera en fin une politique vigoureuse pour casser tous les obstacles français sur le chemin de la concurrence libre et non faussée parfaite. Pour Fillon, en réalité, il n’y a donc pas assez de système L-C en France parce que le système institutionnel francoui s’y oppose avec son trop plein de rigidités, ses syndicats cramponnés aux avantages acquis comme dit Walter Closets (le pape du »Toujours plus »), son peuple conservateur qu’il faut changer suivant le bon mot bien connu. Maqueron, lui, camoufle son L-C exacerbé derrière un vernis socialisant et en faisant semblant de ne pas prendre parti car il s’affiche comme ni de droite, ni de gauche. Il n’est pas au centre non plus avec son économisme libéral. En fait il est en marche vers ce qu’il appelle progrès mais qui n’est que la disparition de la politique, de la démocratie et du social au profit des affaires, des experts et des instances supra nationales. Maqueron, c’est les Demos roussis comme feu Demis Roussos et qui n’est qu’une régression fantastique au 19e siècle avec le retour au travail à domicile sous forme d’ubérisation des activités économiques. Ces deux mogettes (on ne peut les traiter de « cocos » mais ce sont des fayots du L-C) ont le mérite de mieux afficher la couleur de leur éventuelle action que les suivants. Ce qui les unit est un individualisme forcené qui est à la base de la culture L-C de consommation chez soi et de rivalité ostentatoire.
Au centre, nous avons Hamon (commandement), la chauve-souris: ses ailes sont de gôche et modernes, sa peau est hollandaise. Mi-chèvre, mi-chou, notre transformiste affiche un programme parfaitement irréalisable si l’on reste dans l’étau libéralo-capitaliste construit par l’UE, avec la complicité des socialistes français dès 1983. Par étau, j’entends que les règles en place, issues du libéralisme anglo-saxon et de l’ordo-libéralisme teuton, fonctionnent toutes seules, automatiquement et interdisent toute avancée vers une politique sociale que Delors (en barre) promettait fallacieusement. L’étau force les pays à se battre dans une course incessante au moins-disant via la mise en concurrence de leurs modèles sociaux. L’étau a tué les demos car il ne sert à rien de les consulter (mort de la démocratie et de la politique, mort de la communauté des citoyens réunis par un pacte social) vu que le seul degré de liberté qui reste aux gouvernements est de tuer leur modèle social et d’en appeler à la police en cas de révolte des peuples. Notons que c’est le L-C qui pourrit tout et que l’euro ne fait qu’aggraver la situation au profit de la Teutonie qui en a fixé les règles du jeu. Si d’aventure Hamon était élu, la finance internationale achèverait illico le malade français (par les taux d’intérêt, la fuite des capitaux et le refus de prêter. Fillon et Maqueron sont plus conséquents: si l’on veut rester dans le système L-C, il faut jouer avec ses règles. La Gibbye, elle, a refusé de continuer de les appliquer; elle va le payer sans doute cher car on ne peut pas quitter d’un seul coup ledit système. Or Hamon propose une politique qui va forcer le départ de l’UE alors qu’il veut y rester. En réalité, il sera dans l’incapacité d’appliquer son programme, ce qui est une promesse irréalisable, donc un mensonge électoral. Hamon ne veut que tempérer le L-C parce qu’il est trop internationaliste en même temps que trop ouvert au communautarisme. Certes, cela réhabilite le collectif et la solidarité mais contre la politie française (communauté politique des citoyens dans un même pacte sociopolitique); cela favorise un collectif au niveau de communautés juxtaposées et non unies par un vivre ensemble commun. Le L-C tue l’économie commune en opposant les intérêts des peuples, le communautarisme tue la politique comme lien social. le peuple est donc 2 fois exclu: par la guerre économique au profit du capital et par la disparition de la souveraineté politique du pays.
A gauche, nous avons Mélanchthon et Marine (pour ce qui est de son programme économique). La seconde propose de rompre en visière avec l’UE et l’euro, ce qui est impossible sauf à un coût très élevé pour les pauvres, les riches ayant mis leur pognon ailleurs soit depuis longtemps, soit aussitôt. En effet, le retour au franc entraînera ipso facto sa dévaluation de 30 %, ce qui renchérira les importations, notamment de gaz et de pétrole et tuera le pouvoir d’achat et les titulaires de revenus fixes (retraites, loyers). Donc ce sont bien les petits qui vont payer l’addition. La Marine, comme Méluche, propose de rendre les appels d’offre publique aux boîtes françaises; or c’est interdit par les règles UE d’où le dilemme: soit renoncer, soit quitter l’UE. les deux sont souverainistes mais Méluche l’est en regard de l’internationalisme ouvert sur le monde alors que la Marine est nationaliste fermée sur la pays (préférence nationale partout). Les deux veulent attaquer de front le L-C et l’UE alors que ce n’est pas possible sans énormes dégâts.
Prenons un exemple de ce qu’il faudrait faire pour saper le L-C et l’UE sans le faire payer radicalement à la population. Pour commencer, le pays fait un emprunt forcé, sous forme de rente perpétuelle à 1 %, sur les patrimoines supérieurs à 80 000 euros afin de rembourser la dette publique extérieure de 1300 milliards (actuellement) et cela pour en finir avec la contrainte des marchés financiers et des agences de notation. Parallèlement, est créée la Banque du peuple comme réseau de fournisseurs, de prestataires, d’acheteurs (mutuelles, coopératives, communes, services publics, PME, PMI, artisans, etc.) s’engageant mutuellement à échanger, commercer, produire, prêter, emprunter avec la monnaie nationale interne qu’elle crée (le proudhon, en tant que monnaie de crédit et de paiement). Tout appel d’offre public est rédigé en proudhons; les offreurs empruntent à la BDP dans cette monnaie interne. Pour soumissionner, il faut donc être membre du réseau animé par la BDP, ce qui donne facilement réponse aux appels d’offre aux prestataires français, lesquels doivent obéir à une charte: respect de l’environnement, du droit social, de la diversité… Comme la BDP prête sans intérêts mais seulement avec des agios de couverture de ses charges, le crédit ainsi devenu quasi gratuit donne aux producteurs français un avantage concurrentiel et cela sans leur réserver les appels d’offre publics. Par ailleurs, la BDP fait des avances en proudhons au gouvernement et lui prête. La BDP détient le monopole de la fourniture des devises étrangères pour importer et reçoit les devises perçues par les exportateurs. Si le solde est entrée-sortie de devises est négatif, la BDP ne fournit plus de devises pour acheter à l’étranger mais sans empêcher que le producteur se les procure par ses propres moyens à condition que cela soit dûment enregistré et taxé; comme cela on pourra rétablir la balance commerciale et un système de contrôle des flux de capitaux liés aux échanges.
On doit aussi rendre déductibles à l’exportation toutes les charges sociales (patronales et salariales) afin d’être plus compétitifs sans violer les règles de l’UE. Ou encore: tout produit ou service (transports aériens, notamment), fait en France ou importé paie une taxe carbone progressive en fonction du kilométrage parcouru: 0% pour moins de 200 km; 10 % pour 500 à 1000, 20 % au-delà de 1000. les énergies fossiles sont taxées via les carburants utilisés. Pour éviter que les camions tudesques ou autres n’arrivent aux frontières les réservoirs pleins, on les taxe d’office à al frontière sur la capacité totale de leur réservoir sauf s’ils font le plein en France. C’est beaucoup plus facile que de mettre des portiques. Et relisez toutes mes propositions dans des textes antérieurs. Et n’oublions pas qu’il faut agir en permanence, notamment en s’alliant avec l’Europe du Sud pour obtenir une révision des traités européens et de la zone euro-BCE. Si non, la France doit voter non à tous les projets de la grosse Kommission et:ou pratiquer la politique de la chaise vide comme Charlot en son temps.

Pas de commentaire

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr