les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

Le programme de Méluche

Classé dans : politique — 02/22/2017 @ 11:56

Encore un prétendant à la pestilentielle 2017 qui n’a rien compris au libéralo-capitalisme (L-C). Son parti est plus gauche qu’à gauche (ce dernier mot ne voulant rien dire tout en remplaçant le terme socialiste). Lire son programme énoncé hier dans une conférence sur internet est désopilant tant il est irréaliste et inapplicable. L’homme fonde tout sur une croissance de 2 % qui serait suscitée par 273 milliards de dépenses publiques (100 milliards d’investissement dans les infrastructures et l’écologie) et 173 milliards de de dépenses de fonctionnement (plus 15 % pour le SMIC, retraite à 60 ans, etc.). C’est du pur keynésianisme de relance par la dépense publique qui ferait monter les prélèvements obligatoires à 49 % du PIB au lieu des 44 actuels. En 2018, le déficit monterait à près de 5 % du PIB et la dette s’envolerait d’autant plus les 100 milliards empruntés pour financer les investissements prévus.
Méluche se présente comme un pape de l’écologie et pourtant il vise toujours plus de croissance, ce qui, justement, tue l’écologie! Il fonde ses espoirs sur une reprise de la consommation populaire (ce qui serait bien, effectivement, mais surtout en Doryphorie); il raisonne donc dans un pays qui serait en circuit fermé car cette nouvelle demande effective sera largement couverte par des importations vu que la production française importe beaucoup (par exemple dans l’automobile) ou est absente de nombreux secteurs (l’électronique, l’informatique, les télés et autres smartphones) ou est déjà insuffisante (maïs, soja…). Avec Méluche, la France devient encore plus l’acheteur en dernier ressort de l’Europe. Et cela d’autant plus que sa politique fera monter les frais de main d’oeuvre (il prévoit pourtant lui-même 4 % d’inflation) alors que la concurrence de compétitivité par les coûts et les prix est déjà à des hauteurs sauvages dans l’UE. Je rappelle que le calcul du PIB comporte la consommation, ce qui est idiot puisqu’il est censé représenter la production. Avec Méluche, le pays va être inondé de « harengs de Bis-Mark ».
Méluche ne voit pas que son programme va faire grimper les taux d’intérêts des emprunts publics si tant est que les marchés financiers continuent de nous prêter. Sa solution est que la Banque de France re-prête au pays, ce qui est interdit par la BCE et l’euro. il préconise alors une monnaie commune (du genre de l’écu dans l’ex-SME avec monnaies y raccrochées mais pouvant changer de parité par des dévaluations concertée). Fort bien, mais c’est faire la guerre à l’UE en s’y lançant à poil si des précautions et des dispositions préalables ne sont pas prises, comme, par exemple, le rachat antérieur de la dette publique et la création d’une monnaie interne au pays. Il faut aussi restaurer des capacités de production en France pour ne pas importer; cela est faisable via le crédit aux coopératives, aux PME-PMI, aux entreprises d’insertion, aux boîtes de recyclage ou de production écologique (photovoltaïque, éoliennes, biomasse, hydraulique, etc.), aux start-up, aux circuits courts et autres AMAP, etc. Cela suppose donc la mise en place de la banque du peuple (BDP; on peut s’appuyer sur les banques publiques qui existent déjà) qui organise un réseau de déposants, clients, fournisseurs autour de la monnaie interne (le proudhon). Tout membre du réseau s’engage à déposer ses euros contre des proudhons et à travailler dans ledit réseau uniquement avec lesdits proudhons. La BDP fait des avances et prête à l’Etat en proudhons valables uniquement auprès des membres du réseau, ce qui limite drastiquement l’appel aux prestations étrangères.
L’impératif primordial en France est de restaurer la production mais sur un mode respectant l’environnement; énergies renouvelables, circuits courts, produits de qualité et très durables, ateliers de réparation, production locale, recyclage; cela peut être fait par un grand réseau de coopératives de production et de consommation, par des appels d’offre publics financés en proudhons, par des fédérations de mutuelles, notamment d’assurance et de santé se fournissant auprès du réseau animé par la BDP. Cette production, visant des besoins effectifs tant individuels que collectifs, trouvera sa demande sur le territoire du pays. Les clients, se finançant au moindre coût en proudhons (la BDP ne facture que ses frais de gestion, sans intérêts) n’auront pas intérêt à se fournir à l’étranger car la production locale sera moins coûteuse en intérêts, en frais de transports et en amortissements des installations car plus durables.
Il faudrait que Méluche et consorts comprennent qu’avec le L-C et l’UE, on est soit dedans, auquel cas il faut jouer avec leurs règles du jeu, soit dehors. mais pour aller dehors, c’est soit brutalement, genre Brexit, auquel cas c’est fort dangereux et coûteux, soit en douceur en construisant chez soi autre chose, à côté et allant à leur encontre. D’où mes propositions préparatoires.

Pas de commentaire

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr