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Maqueron a achevé le PS au profit du FN

Classé dans : politique — 03/09/2017 @ 12:18

Grâce aux divisions et palinodies de la droite, Maqueron est en train de réussir son pari: être présent au second tour de la pestilentielle de 2017 et ainsi l’emporter sur la Marine avec, notamment, le ralliement de la Royal à sa cause. C’est peu sûr car il faut tenir compte des réactions des diverses parties de l’électorat. lequel est exaspéré par le petit jeu des politicards, par leur impuissance à faciliter la résolution des problèmes du pays (impuissance qu’ils ont organisée en sacrifiant la souveraineté du peuple aux instances internationales afin de laisser libre cours à un libre-échange sans limites et sans frontières), par leur attitude opportuniste et parfois leur corruption, par leur égoïsme faisant fi de l’intérêt général, etc. L’électorat veut du neuf, quitte à permettre des aventures comme celle de Maqueron ou du FN.
Il est tout à fait possible et même probable qu’une bonne partie de l’électorat d’un Fripouillon vaincu se reporte sur la Marine. Et, en fait, je pense que le LR a déà fait son deuil de la présidence. Il joue sur les législatives car au niveau local, pour contrer les triangulaires, certains de ses candidats ne ma(n)queront pas de s’allier avec ceux du FN. Ce pari est intelligent, bien qu’immoral et illégitime, puisqu’un président sans majorité n’est qu’une potiche lors des cohabitations. Marine, présidente, serait coincée par une majorité largement de droite. L’électorat de Fripouillon se situe très à droite et est donc assez proche, du moins en ce qui concerne les moeurs, du FN. Une part de cet électorat n’aura guère de scrupule à voter FN, d’autant plus qu’il est revanchard et veut tuer le PS. Une autre partie de cet électorat, tout à fait partisan du à droite toute vers le libéralo-capitalisme, votera FN en comptant sur une majorité législative appliquant le programme de Fripouillon.
Côté de la « gôche », puisqu’il n’y a plus de socialisme depuis longtemps, ce qui est du reste montré par le quasi abandon du mot au profit des incantations de la gauche contre le FN et la droite et ce qui est largement prouvé par la politique menée par le PS depuis 1983 (libéralisme, en avant toute), c’est l’éclatement en factions hostiles. L’opposition Hamon-Mélanchthon supprime toute chance, pour l’un et l’autre, de figurer au second tour. L’électorat de Méluche n’ira guère vers Maqueron dont le programme est contre ses convictions puisque le candidat n’est jamais qu’une incarnation de la 3e voie à la Blair et à la Schröder qui ont torpillé leur peuple au profit du Kapital et du libéralo-capitalisme. Il s’abstiendra ou votera blanc ou nul. il est probable que les hamonistes ne soutiendront pas Maqueron au second tour et cela afin de garder un minimum de pureté idéologique à ce qui restera d’un parti d’ores et déjà en ruines. Du reste, Maqueron n’a aucun intérêt pour les législatives d’accueillir des députés hamonistes qui pourraient ensuite jouer les frondeurs comme sous Zizi Rider. Les centristes, ayant déjà passé accord avec Fripouillon pour avoir 96 sièges réservés lors des législatives voteront majoritairement Fillon au 1er tour, sauf les troupes de Bayrou; c’est sans doute ce qui fera la défaite de Fripouillon aux présidentielles mais la victoire du LR-CDI aux légilsaltives
L’élection de Maqueron est donc loin d’être jouée et tout se jouera au 2e tour; LR-CDI sera majoritaire et toute la droite sera contente: la Marine aura un nombre suffisant de députés (au moins pour former un groupe à l’assemblée) et se calmera. D’ailleurs, elle sait très bien que son programme de sortie de l’UE ne sera ni voté ni réalisable. Et elle serait peut être présidente.
Flanby, les crocodiles du PS ont bien vu le danger de l’élection de la Marine et de l’arrivée du FN dans un rôle enfin institutionnalisé. Ils en appellent à s’en prendre vigoureusement au FN et ressortent le vieux « front républicain ». Vieille lune car l’électorat de droite s’en moque surtout à cause de l’enjeu des législatives pour une fois bien plus important que celui des pestilentielles. Le PS a perdu la partie au profit du conglomérat que Maqueron est en train de constituer pour sa 3e voie qui se concrétisera aux législatives en ne laissant aux ex-socialistes que des miettes car le gâteau sera partagé essentiellement entre les LR-CDI, le FN et les maqueronistes. Nombre de députés socialos sont déjà en train de quitter le radeau PS afin d’espérer pouvoir conserver leur siège. Car la place est bonne: 7 000 euros de paye, près de 10 000 pour les collaborateurs et 6000 comme indemnité de représentation actuellement non contrôlée. Le seul vrai vainqueur des élections de 2017 sera le libéralo-capitalisme qui aura vaincu « les populistes » et autres « nationalistes ». Les perdants seront les immigrés (récents ou installés), les citoyens qui perdront encore plus de liberté au profit d’une politique sécuritaire et répressive, le PS atomisé, le PCF qui a fait le choix de soutenir Méluche (mais sans doute se ravisera-t-il pour les législatives), le pays qui va continuer de sombrer dans le libre-échange, le petit peuple et la petite classe moyenne qui vont perdre encore plus via les effets délétères et continués du libéralo-capitalisme. En outre, la stratégie anti-FN n’a réussi jusqu’à présent qu’à le faire monter et crier au loup contre lui ne fait plus mobiliser qui que ce soit. A force de crier au feu pour avoir des triangulaires favorables, les citoyens restent chez eux quand on recommence. le procédé politicard consistant à lutter contre le FN tout en menant une politique qui le fait progresser est bien trop usé.
Que faire? Il ne faut plus participer à cette démocrassouille en s’abstenant, en votant blanc ou nul, en ne s’inscrivant pas sur les listes électorales. L’idée est de délégitimer ainsi des représentants qui bien que légalement élus ne représenteraient plus grand chose. Pour faire savoir notre volonté de vraies réformes, on pourra lancer d’énormes pétitions par internet. On s’organisera localement, à la base pour mettre en place des contre-structures ou anarcho-structures visant à construire à côté, à la place, contre du système libéralo-capitaliste: agriculture bio, permaculture, mise en communs de terres, coopératives de production et de consommation, mutuelles, AMAP, ateliers de réparation, vraie économie collaborative d’échanges de services et de moyens de travail (autogérées sans en passer par un serveur privé et capitaliste comme UBER), monnaies locales, bourses de logement, de livres, de moyens audio-visuels, organisation de fêtes, etc. L’idée est de sortir de l’individualisme et du marché capitaliste, de sortir de la toute-puissance de la monnaie étatique, d’échapper aux trusts d’assurance et de banque, aux productions standards, à la consommation ostentatoire. Certes, on restera encore pendant longtemps dans le système mais à force de se passer de lui avec des prestations extérieurs à sa logique d’accumulation et de profit il y aura in fine une organisation collective (obtenue par fédérations successives) qui le videra de ses sources de profit et finira par le remplacer.

2 commentaires

  1. siolgnal dit :

    Bjr
    avec retard merci pour ces infos pertinentes; cependant die Franc Fort avant l’euro, décidé par les gouvernements francouis, à commencer par ceux de Tonton, n’était pas une bonne chose. Cela venait de ce que les Schleus avaient élevé bien haut le taux d’intérêt a fin de pomper le pognon européen pour financer leur réunification et parce que Tonton avait voulu la monnaie unique pour soi-disant arrimer la Doryphorie réunifiée à l’Ouest. Plus l’idée machiavélique de pouvoir ensuite exciper de la contrainte extérieure monétaire (outre celle des règles économiques du « marché unique) afin de forcer les Français à accepter la concurrence libérale.

  2. Hadrien dit :

    CE TABOU QUE L’ON TAIT (chez Maqueron comme au PS):
    L’EURO, MONNAIE MOINS FORTE QUE NE L’ETAIT LE FRANC !

    Pour comparer les deux monnaies, il suffit d’en apprécier l’évolution sur leurs périodes d’existence respectives, par rapport au dollar comme référence commune, depuis la disparition du Gold Exchange Standard qui a laissé place aux changes flottants généralisés:
    Pour le Franc:
    - Fin du Gold Ex. St. (15.08.1971): 1 F = 0,1816 $
    - Cours fin du Franc (01.01.1999): 1 F = 0,1778 $
    (soit -2,1% en 28 ans, ou -0,75% par décennie)
    Pour l’Euro:
    - Adoption de l’Euro (01.01.1999): 1 E = 1,1667 $
    - Cours act de l’Euro (22.02.2017): 1 E = 1,0513 $
    (soit -9,89% en 18 ans, ou -5,5% par decennie, une dépréciation de l’Euro sept fois plus rapide que celle du Franc)
    Encore faut-il noter que l’Euro n’a pas fini sa période baissière de Quantitative Easing, contrairement au Dollar qui l’avait effectuée bien avant.
    Il est donc erroné d’alléguer, comme le prétendent les médias sous influence, une forte dépréciation à redouter en cas de retour au Franc (ou Eurofranc).

    L’Euro est en réalité une monnaie dont le cours reflète l’effet de moyenne entre Nord et Sud de l’Europe. Dans un billet actuel libellé en euros, il y a certes une part de marks et de florins, mais aussi une forte proportion de lires, pesetas, escudos et drachmes…
    Pour la Lire:
    - Fin du Gold Ex. St. (15.08.1971): 1 Lire = 0,0016 $
    - Cours fin de la Lire (01.01.1999): 1 Lire = 0,0006 $
    (soit une dépréciation de -60% sur les mêmes 28 ans que le Franc)
    Une Lire (ou Eurolire), renaissant actuellement après 18 ans, subirait donc une forte dépréciation par rapport à son cours originel de remplacement par l’Euro.

    Il en irait évidemment très différemment avec le mark, car
    Pour le Deutschemark:
    - Fin du Gold Ex. St. (15.08.1971): 1 Dmark = 0,2955 $
    - Cours fin du Dmark (01.01.1999): 1 Dmark = 0,5965 $
    (soit une appréciation de +100% sur les mêmes 28 ans)
    Un Euromark subirait donc une très forte appréciation, ramenant les exports allemands à leurs justes proportions et confirmant ainsi les récents propos de Donald Trump qui a jugé l’économie allemande « passager clandestin » d’un Euro « sous-évalué » par la participation des pays ne pratiquant pas la même austérité que l’Allemagne.

    La France, on le voit, a le privilège d’occuper une position médiane, de sorte qu’un Eurofranc serait très voisin de l’Euro actuel, et devrait même subir en toute logique une légère appréciation.
    Lorsqu’on se réfère à « notre important déficit commercial », faut-il rappeler que ce déficit est le pendant de l’énorme excédent de l’Allemagne (350 Mds actuels) et date précisément de l’adoption de l’Euro:
    Lorsque s’acheva l’introduction de l’Euro, sous sa forme fiduciaire (2002), notre balance extérieure jusque là excédentaire entra subitement dans une spirale globalement déficitaire dès l’année suivante:
    de peu en 2003, puis :
    de 5 Mds en 2004,
    de 24 Mds en 2005,
    de 30 Mds en 2006,
    de 42 Mds en 2007,
    de 56 Mds en 2008,
    etc.
    Dans une Union monétaire et douanière non fédérale, c’est le pays qui s’est imposé le plus d’austérité socio-économique qui oblige tous les autres à le suivre !
    D’où l’intérêt d’analyser d’un peu plus prés la situation socio-économique de cette Allemagne que citent volontiers tous ceux qui n’y ont jamais vécu :

    PROPORTION DE BAS SALAIRES en Europe :
    Allemagne………. 22,4%
    Royaume-Uni…… 22,5%
    Pays-bas……….. 18,3%
    Espagne………… 14,6%
    Italie…………….. 12,36%
    Belgique………….. 6,37%
    France…………….. 6,08%
    Zone euro………. 14,74%
    (Source OCDE)

    TAUX DE SURCHARGE DES COÛTS DU LOGEMENT :
    (défini de façon fort claire :« pourcentage des ménages dont le coût total du logement représente 40% ou plus du revenu disponible »)
    Étonnamment, il est en France le plus faible (5,2) de toute l’Eurozone (y compris Autriche 7, Portugal 8,3, etc.) :
    Allemagne………… 16,6
    Pays-bas………….. 14,4
    Espagne…………… 14,2
    Belgique……………. 11
    Italie………………….. 7,9
    Royaume-Uni……….. 7,4
    France……………….. 5,2
    Zone euro………….. 11,7
    (Source : EUROSTAT)

    MONNAIE FORTE ET IDÉES COURTES
    Durant toute l’après guerre, on n’a cessé à propos du mark, en France et ailleurs, de confondre monnaie forte et fort pouvoir d’achat, ce qui n’a rien à voir: le mark s’appréciait, mais les revenus disponibles ne « s’appréciaient » guère, car l’impératif de compétitivité avec une monnaie forte, c’est la double peine… Raison pour laquelle les estivants allemands ne s’attardaient guère sur la Côte d’azur et préfèraient la Costa del sol !
    Dans la préparation de l’euro comme monnaie unique, on a sur-évalué le pouvoir d’achat intérieur effectif des allemands, en fonction d’indicateurs (revenus disponibles) qui ne couvraient pas forcément la même chose (retraites, par exemple). Ainsi, par exemple, on ne nous dirait pas aujourd’hui que les allemands veulent un euro fort pour leurs retraités si ceux-ci étaient sous le régime de répartition français, qui est insensible aux évolutions de la monnaie, contrairement à la capitalisation !
    Aujourd’hui, devant la crise socio-économique des pays qui souffrent le plus en Europe, la BCE a dû procéder au même « Quantitative Easing » que la Fed devant la crise financière, ce qui rend légitime la comparaison annoncée en en-tête de ce texte. Le résultat final, on l’a vu, est surprenant : non seulement l’Euro a accéléré la désindustrialisation de la France malgré l’austérité salariale, comme tout le monde en convient, mais on constate qu’il a appauvri les français en capital monétaire et pouvoir d’achat international… la seule chose dont « l’Euro-fort » était censé les protéger !

    REMARQUE:
    Durant les deux derniers siècles:
    – la France, tout comme l’Italie, n’a jamais fait défaut…
    – L’Allemagne 6 fois ! (Prusse 1813, Hesse 1814, Schleswig-Holstein 1850, Allemagne moderne 1932, 1939, 1948)
    – L’ « Ecole autrichienne » 5 fois ! (Autriche-Hongrie 1816, 1868, Autriche 1938, 1940, 1945)
    – Le Royaume-Uni 4 fois (1822, 1834, 1888-89, 1932)
    – Les États-Unis 3 fois (9 États 1841-1842, 10 États 1873-83, USA 1933)
    – La Chine 3 fois (1921, 1932, 1939)
    – Le Japon 2 fois (1942, 1946-1952)
    Les préjugés ont la vie dure…
    Mais avec un peu de patience, si l’on reste dans la roue des allemands, sous l’euro, ça finira bien par nous arriver !

    N.B.
    On peut trouver quelques informations supplémentaires (notamment sur le patrimoine et le chômage allemands) dans le billet invité:
    https://postjorion.wordpress.com/2017/02/27/335-monnaie-forte-et-idees-courtes/

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