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L’affaire du maréchal Ferrand

Classé dans : politique — 06/01/2017 @ 10:36

Le bras gauche (le socialiste) de Maqueron s’est lui-même enferré dans une affaire qui va lui coûter le bras droit utilisé dans sa partie de bras de fer avec les journaleux et l’opinon publique. Car il faut battre le Ferrand tant qu’il est chaud et représentatif des moeurs de la classe politicienne, laquelle prétend maintenant devenir blacnhe comme l’agneau qui vient de naître. Comme dit le loup de la fable, si ce n’est toi, puisque tu es pur, c’est donc ton frère. Cela alimente les attaques des anti institutions qui vont le faire plonger au nom de la morale: cette leçon ne vaut plus un fromage sans doute.
Ferrand jusqu’à présent joue petit bras, comme un vulgaire Fripouillon: il n’y a rien d’illégal et je ne suis pas mis en examen. Ce qui ne veut rien dire puisqu’il y a trois types de magistrature: l’assise, la debout et la couchée (qui a fini par se réveiller hier par suite de nouvelles plaintes) qui attend que la faveur des dirigeants reconnaisse ses bons et aloyaux sévices. Le malhomme concède qu’aujourd’hui il en le ferait plus car l’opinion publique n’en veut plus. Comprenez que l’affaire n’est pas morale; c’est un simple problème d’opinion, laquelle varie et bien (Le) fôl est qui s’y fie. O tempora, O mores, vérités en 2011, erreurs en 2017, pratiques mutuelles antiques et comportements utilitaristes et népotiques récents. Figurez-vous que le saint maréchal, ferrant sa fonction de directeur d’une Mutuelle, fût-ce en Bretagne, a profité de ses fonctions pour accorder (et pas piano) des faveurs à ses proches et à ses amis aux frais des mutuellistes dont les cotisations et les remboursements ont dû s’en ressentir. Mais ce n’est pas la peine de changer de mutuelle car lesdites mutuelles ont été contraintes par l’UE de s’aligner sur les pratiques des assurances privées (distinguer entre les risques par les tarifs au lieu d’une cotisation unique de solidarité). Le sieur Ferrand, comme un vulgaire Balkany, s’en remet aussi au jugement des électeurs! on le défend en arguant qu’il s’agit d’une affaire privée comme si une fonction sociale dans une mutuelle n’avait à voir qu’avec un comportement personnel!
J’observe donc que la défense des politicards pris les bras dans le pot de confiture se distancie du vrai problème qui est celui de leur morale contredisant la « common decency » qui anime encore le peuple ainsi que nous le rappelle sans cesse J-C Michéa: sens de l’honneur et de la dignité, solidarité, honnêteté, travail bien fait, justice. Car il y a belle lurette que le corps professionnel des politiciens a adpoté la morale (de fait car officiellement le libéralisme récuse tout lien avec la morale tant en politique, qui doit rester neutre, qu’en économie qui ne doit être qu’efficace) libéralo-capitaliste: moi, d’abord, les autres ensuite en commençant par ma famille et mes copains. La vie est courte, amassons, c’est la loi et les prophètes. La propriété sociale ou publique, c’est le vol (des faux cons au dessus d’un nid de cocus). Vive Mammon et le profit. Monopolisons l’argent et le pouvoir au nom de la libre petite entreprise comme chante Bashung. Les politicards, comme les PDG, les journaleux stipendiés, se moquent de l’intérêt général et du bien public alors que les citoyens normaux y restent fort attachés. Aujourd’hui, être député, c’est servir sa famille, ses coquins et les lobbys qui financent en loucédé vos campagnes électorales!
On attend sans impatience la loi Bayrou (de secours) sur « la moralisation » de la vie politique. Elle n’instaurera sûrement pas de sanction comme l’inégibilité à vie et le retrait immédiat du mandat. Elle laissera de côté l’influence des lobbys. Elle ne fera sans doute pas une liste de professions à interdire en cours de mandat. Elle n’interdira pas les pantouflages et « portes tournantes » entre politique, administration et privé. Elle ne reviendra pas sur un texte odieux qui permet aux excellences de devenir avocats sans en avoir les diplômes. Ce sera du « Canada Dry » et comme elle aura été torchée dans l’urgence sur un coin de table elle sera sûrement retoquée par le Conseil Constitutionnel. En marche, s’en fout: l’essentiel n’est-il pas de communiquer et de faire semblant? ce qui compte, c’est le maintien de la nomenklatura au pouvoir et il se trouve que celle-ci est à la fois énarchique et d’obédience libéralo-capitaliste.

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