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L’Allemagne, champion du monde de la prédation sur les autres et de la dette impayée

Classé dans : politique — 06/04/2017 @ 9:01

La Doryphorie (surnom de l’Allemagne nazie parce qu’elle volait les patates françaises en laissant aux Francouis les rutabagas) vient encore de s’illustrer en refusant à la Grèce une réduction de sa dette publique malgré ses gigantesques efforts « d’assainissement » (le budget primaire, hors service de la dette, est désormais à l’équilibre) et de nouvelles ponctions sur le peuple, notamment sur les retraités, ont été annoncées. Les nazis ont aussi volé les oeuvres d’art, les vins, le blé… dans toute l’Europe sauf ses chers alliés comme l’Italie fasciste ou l’Espagne franquiste.
Ce refus, malgré les objurgations du FMI, est mené par die Grosse Angela et le crypto-nazi à roulettes, Schaüble. Et cela en vue des prochaines élections alors que Merkel ambitionne un 4e mandat. Car le peuple schleu ne veut pas payer pour les autres et ne veut pas d’inflation (alors qu’on est en UE en pleine déflation!). Poussé par ses dirigeants verts-de-gris, il a mauvaise mémoire. Rappelons-lui un peu d’histoire.
En 1871, la Teutonie prussienne exige 5,6 milliards de francs-or (valeur actuelle, 300 milliards d’euros, soit 15 % du PIB français de l’époque) pour « dommages de guerre », alors qu’il n’y en avait eu qu’en France (sauf pour les morts au combat) et que c’était Bismarck qui avait provoqué la guerre avec la fameuse dépêche d’Ems que ce couillon de Napoléon le petit avait prise au pied de la lettre aux fins de sa propre gloriole et avait déclaré bêtement la guerre. En outre, Les Tudesques piquaient l’Alsace et la Lorraine (l’actuelle Moselle), ce qui enlevait à la France un gros morceau de son PIB. Cette somme astronomique avait été calculée pour ne pas être remboursable; ce fut manqué car notre pays a payé rubis sur l’ongle et même en avance. L’idée était aussi de se venger de « la grande Nation » et des prédations indiscutables de Louis XIV en Westphalie et de Napoléon 1er tout en parachevant l’unité de la Fridolie. Il doit aussi être clair qu’une somme pareille n’est pas pour rien dans le développement économique de l’Allemagne, ce qui lui permettra ensuite de déclencher la guerre de 14/18. 1871 soldait alors la pratique habituelle des Etats guerriers de vivre sur les ressources des pays occupés. Chose normalement terminée par le congrès de Vienne (1815) qui a obligé la France à payer 700 millions de francs-or au titre des prédations de Napoléon
En 1921 (traité de Versailles), la Fritzie a été condamnée à payer 132 milliards de marks-or (1420 milliards d »euros actuels) au titre de « réparations de guerre » malgré les protestations de Keynes. En même temps pour mener sa guerre, l’Allemagne avait beaucoup emprunté, ce qui est à différencier des réparations. Rappelons que la guerre de 14/18 a vu les dirigeants fridolins violer la neutralité de la Belgique et commettre des destructions inouïes dans ce pays et en France, tout en aidant la Turquie à liquider les Arméniens en 1915. Clemenceau s’était bien souvenu des 5,6 milliards de francs-or de 1871. En 1932, le plan Hoover annule les réparations de guerre (soi-disant moratoire, en fait extinction). En réalité, la Fridolie n’a payé que 17 % des indemnités de guerre; 1235 milliards d’euros sont ainsi passés à la trappe. En 1930 et 1932, plans et emprunts Young et Daves remplacent la dette allemande en or par des emprunts en dollars et rééchelonnés), ce qui amène une réduction d’un tiers des dettes de guerre. En 1934, Hitler ne rembourse plus les emprunts, ce qui a facilité le réarmement de l’Allemagne et sa politique de conquêtes. En 1953 (traité de Londres), les USA poussent à un accord général réduisant le dette de 50 % et allongeait la durée à 50 ans! Et les Teutons obtenaient de ne verser le solde qu’après la réunification (ce qui fut fait entre 1999 et 2010 pour 269 millions de marks). En fait, les Schleus de l’époque avaient soumis les derniers paiement à la condition d’un traité de réunification. Et ils se sont bien gardés d’en signer un, ce qui explique la somme ridicule de 269 millions. Si Tonton n’avait pas été germanophile, il aurait dû exiger le solde des réparations de guerre dues à la France pour autoriser (droit de veto à l’ONU) la réunification de la Doryphorie!
Les Casques-à-pointe ont hurlé contre les indemnités de guerre et crié au traité léonin. Ils ont évidemment oublié le traité de Brest-Litovsk imposé aux Bolcheviks en 1918; ce traité impitoyable a enlevé aux Russes la Pologne, la Finlande, les pays Baltes et des morceaux de frontières pour les donner aux fidèles alliés turcs. Plus la réquisition de 84 tonnes d’or. Traité peu appliqué par suite de la victoire des alliés en 1918. En 1917, les Teutons avaient proposé à la France une paix séparée dans des termes encore plus terribles que ceux du traité de Versailles. On n’ose pas se demander ce qui ce serait passé si Guillaume II avait gagné la guerre!
Pour la guerre de 39/45, dont les destructions par les nazis furent incommensurables, ce fut pire. La Bochie n’a presque pas payé un rond et a même eu droit au plan Marshall. Elle a surtout subi des démontages d’usines pour l’URSS, les USA, la France, la Gibbye. On doit rappeler que l’Allemagne nazie saignait aussi les pays occupés en leur imposant « une indemnité d’occupation ». Pour sa part, la France fut astreinte à payer 400 millions de francs par jour, soit pour 4 ans l’équivalent de 146 milliards d’euros actuels. Jamais remboursés, comme pour la Grèce qui évalue la dette de guerre teutonne à plus de 100 milliards. On doit se souvenir que les Fritz avaient voulu s’emparer du stock d’or de la banque de France, stock heureusement mis à l’abri aux USA avant la déroute de 1940, de même que les collections du Louvre. Et ne parlons pas des spoliations des Juifs, des vols de tableau, des destructions massives. On doit cependant signaler qu’une bonne part des destructions en France furent le travail des alliés anglo-saxons qui balançaient des bombes sur le pays à 5 km d’altitude sans guère se préoccuper des civils. A moins que cela ait été délibéré pour le ruiner définitivement. On doit se souvenir aussi que la dénazification du pays a été plus que modérée. Nombre d’industriels qui avaient soutenu et financé Hitler, fourni à la Fridolie ses moyens de « destruction massive » ont été fort peu sanctionnés et leurs firmes occupent aujourd’hui le haut du pavé, comme Bayer (membre avec BASF d’IG-Farben, la firme nazifiée qui a inventé le Zyclon B!), comme Porsche, Krupp et compagnie. C’est que la bienveillante Amérique US a reconstruit l’Allemagne à son image hyper libérale afin de lutter contre l’URSS et cela en défaveur pour d’autres pays comme la France jugée trop communiste ou socialiste. La construction de l’UE sur des normes ordolibérales fut suscitée par les USA avec la complicité de types comme Jean Monnet, qui a travaillé pour la CIA! En fait, les seuls qui ont vraiment payé pour 39/45, ce sont les Allemands de l’Est où les Russes ont démonté les usines pour les remonter en URSS. En revanche, les USA se sont emparés de scientifiques teutons (les Russes aussi) et l’Amérique du Sud a récupéré des nazis en quantité, ce qui y a sans doute facilité les coups d’Etat organisés par la CIA.
Ce rappel, alors que la mémoire teutonne flanche visiblement sur ce sujet, devrait amener l’Allemagne actuelle à être bien plus compatissante vis-à-vis du reste de l’Europe, à commencer par la Grèce. Un peu de modestie ne nuirait pas au gouvernement allemand actuel.

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