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Maqueron accuse la France d’avoir livré des Juifs aux Boches en 1942

Classé dans : politique — 07/17/2017 @ 9:16

Le Maqueron, spécialiste de la communication, du mémoriel et de la repentance démagogique et surtout intéressée, a invité Nétanyaouh, 1er sinistre israélien, à l’anniversaire du 75è de la rafle du Vel d’Hiv en 1942 par la police de Vichy. Il a énoncé que c’est la France qui a commis cette horreur. Chiracos, jamais en retard d’un dire démagogique (comme celui du « bruit et de l’odeur ») avait déjà reconnu la responsabilité de l’Etat français du maréchal Putain. Maqueron a donc affirmé la responsabilité de la France. C’est encore une instrumentalisation du pays à des fins politicardes afin de se placer favorablement vis-à-vis de l’Etat israélien dans le concert atlantiste. Au passage, Maqueron a ajouté que l’antisionisme était une nouvelle version de l’antisémitisme. Il a donc ouvert la chasse aux propos antisionistes et au renforcement des poursuites contre le mouvement de boycott des produits étiquetés israéliens mais en fait issus des territoires illégalement occupés. Sur le ton prêchi-prêcha de curé de campagne (électorale) qu’il affectionne afin de distribuer ses leçons de morale, il a préconisé les fameux deux Etats (Israël et Palestine) dont on parle depuis 30 ans et dont l’avenir devient tout à fait incertain à cause des implantations de colonies israéliennes et du regain anti-israélien dans les milieux arabes et palestiniens. Pour tenir la balance égale afin de faire semblant de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre camp, il a mentionné les implantations comme une des causes de la perpétuation du conflit. Cette « synthèse » de façade, façon Edam Le Rouge, privilégie naturellement le statu quo, à savoir la poursuite de la colonisation de la Palestine et le recul de la solution du partage entre deux Etats. Maquereau confirme ainsi qu’il n’est qu’un politicard comme les autres mais avec un beau sourire ultra-brite.
Je suis ainsi amené à rappeler quelques vérités simples visiblement en dehors de la comprenette des politicards. la France n’existe pas comme réalité, encore moins comme peuple un et indivisible susceptible d’être rassemblé dans une optique unique ou unidimensionnelle. Au plan du réel, la France n’est qu’un territoire où vivent des populations parlant la même langue, ce qui a été imposé par la force mais qui n’a pas cependant tué les langues provinciales. Ces populations sont diverses et n’ont été réunies sous le même pouvoir politique que par la violence, notamment celle exercée par « les hussards noirs  » de la ripoublique (les instits à la Jules Ferry) qui interdisaient aux élèves de « cracher et de parler Breton » (ou catalan ou basque ou occitan).
la France est en fait un patchwork de cultures qui ont été embrigadées par les pouvoirs politiques au nom de la nation une et indivisible unifiée sous la houlette d’une souveraineté, exercée par la représentation « nationale » détenue par les politicards de la démocrassouille ripoublicaine, au nom du peuple « tout entier » considéré comme Un. D’attila à Attali, c’est la même rengaine que celle de l’unicité de la nation transformée en entité symbolique censée faire de la diversité des populations un rassemblement masse Un. Après Agésilas, hélas, après Attila, hola, et après Attali, hihi. L’idée perpétuelle des politicards est de fondre dans l’unicité de la « communauté nationale » des populations qui n’ont pas du tout les mêmes intérêts, ni la même culture. Ainsi, via la procdure électorale, légale, quoiqu’à géométrie variable en fonction des nécessités de la détention d’un pouvoir soi-disant légitime parce que rassemblant tout le monde et ayant été élu par la majorité, le pouvoir politique central serait habilité à être le garant de l’unité des populations. lesquelles?
On connaît déjà la pluralité historique et culturelle d’icelles réunies par la guerre (Occitanie) et la force ou les traités entre rois (Catalogne ou pays Basque) ou le dol et le trucage (cas de la Bretagne) ou les vicissitudes de l’histoire (Alsace). Le peuple francaoui, Un, support de la souveraineté indivisible, n’existe donc pas. Du reste, afin de détruire les anciennes provinces, la Révolution française avait procédé à un découpage administratif en départements dirigés par un préfet, à savoir un sbire du pouvoir central. C’est ce qu’a fait maintenir Zizi Rider avec son passage à 13 régions sans mettre la Loire-Atlantique (où se trouve Nantes, capitale historique de la Bretagne) dans la région Bretagne ou en saucissonnant l’Occitanie tout en y amalgamant la Catalogne. Mais il n’a pas osé s’en prendre à la Corse car les tromblons et les escopettes seraient partis tout seuls. Cette pluralité est, du reste, ce qui fait la spécificité des terroirs français (vins, fromages, races animales, traditions, plats provinciaux, confiseries, charcuteries, légumes, fruits, etc.), diversité que l’UE libéralo-capitaliste s’emploie à détruire au nom d’une concurrence aplatie sur des normes communes favorisant la mauvaise qualité au profit, par exemple, des fromages plâtreux avec lait importé low cost. Il n’y a donc déjà pas de France de ce point de vue-là.
Mais la soi-disant France Une et Indivisible, n’existe pas non plus du point de vue sociologique car les populations sont très divisées par leur situation et leurs intérêts. On a la France d’en-haut » et celle d’en-bas, on a la « France périphérique » et la France urbaine et développée bien installée dans la concurrence mondiale, on a la Franc des « quartiers », des « cités » et celle des centres villes boboïsés, on a la France « qui gagne » instruite, qualifiée et nomade dans le monde ouvert par le libéralo-capitalisme et celle des locdus, des ploucs sédentaires, illettrés, sans costume, des « moins-que-rien » (dixit Maqueron), celles des élites et du petit peuple raciste et populiste. Eh bien la France qui a massivement (il y a eu quelques exceptions) trahi en 1939/45 (voir « L’étrange défaite »de Marc Bloch), c’est celle des prétendues élites: militaires, technocrates et préfets, politicards, juges et magistrats, patrons collaborateurs comme Louis Renault, écrivains et artistes de tout poil… C’est cette France-là qui a vendu les Juifs aux Doryphores pendant la guerre. En revanche, comme le dit Serge Klarsfeld, la France d’en-bas a sauvé des Juifs, ce qui explique que, proportionnellement à la population, ce soit notre pays qui a sauvé le plus de Juifs. Maqueron devrait donc accuser, non la France qui n’est qu’une entité imaginaire, mais l’élite qui détenait et exerçait alors le pouvoir. Car une personne morale, symbolique, sans mains, sans corps ne peut être responsable vu qu’elle ne peut ni décider ni agir. Les responsables, ce sont toujours ceux qui détiennent le pouvoir et s’en servent pour instrumentaliser les peuples. l’Etat n’existe pas, c’est une fiction juridique. Ce qui est réel, ce sont les personnes qui détiennent l’exercice du pouvoir d’Etat (politiciens, appareils administratifs et idéologiques d’Etat).
En revanche, en Fridolie, le peuple, hormis en Bavière et en Rhénanie catholiques, a massivement obéi à Hitler, ce qui fait effectivement de la nation teutonne une grande responsable. Pourquoi? A cause du luthérianisme: on se replie sur son salut individuel, via la « bildung » (auto-formation intellectuelle et morale par lecture directe et individuelle de la Bible), et pour le reste on s’en remet au pouvoir auquel Luther a recommandé d’obéir… Les populations « françaises », elles, profondément égalitaires et « libertaires » ont toujours préféré lutter pour leur liberté et la justice.
Mais Maqueron, en tant que politicard traditionnel, assis sur le pouvoir d’Etat et légalisé par la démocraCIA francaouie, partisan d’une conception ultra classique du pouvoir politique et de son exercice, fera une opération de com. sur le thème de l’unité nationale pervertie momentanément par l’occupation chleue. Quelle différence avec Erdogan, Poutine, Trump? On voit le sens profond de l’amalgame de l’antisémitisme à la France et au peuple tout entiers: c’est de faire disparaître les vrais responsables et la hiérarchie des responsabilités. Il en est de même aujourd’hui avec la course vers le libéralo-capitalisme: ce ne sont pas les élites qui en décident, c’est le mouvement automatique de la mondialisation, c’est l’UE. Cela fait 20 ans qu’on nous le serine sous la couverture de « la contrainte extérieure ». Ce n’est pas Maqueron qui nous rapprochera d’une bonne solution au déficit de démocratie: à savoir le fédéralisme intégral et internationaliste; il faudrait partager le pouvoir au lieu de le monopoliser et de l’exercer à partir de son joli petit bureau doré.

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