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Comment lutter contre le système libéralo-capitaliste et l’UE allemande qui le développe ?

Classé dans : politique — 08/29/2017 @ 10:04

Le projet de Maqueron est clair, sauf pour les imbéciles de l’opposition et les convertis d’EM : faire enfin et rapidement adopter l’hyper libéralisme concurrentiel sans limites aux Francouis, volens nolens car le résident à l’Elysée n’a pas de légitimité réelle ; il n’est que légalement élu (avec seulement 24 % au 1er tour des pestilentielles) via un système de représentation qui n’a plus rien de démocratique depuis longtemps. Sa réforme du code du travail, dont on peut présumer le contenu avant la parution officielle le 31 août du texte, n’a qu’un but : flexibiliser à outrance de façon que les patrons puissent faire ce qu’ils veulent. Il faut abaisser le coût du travail, donc les possibilités de résistance des salariés en redonnant tout le pouvoir aux patrons et en laminant les charges sociales et l’indemnisation du chômage. Il faut exonérer le capital des charges fiscales « excessives », d’où la « flat tax » au taux unique de 30 % sur ses revenus et la sortie de l’ISF du capital financier. ETC.
Certes Mélanchthon crie très fort l’opposition de la France Insoumise (LFI) au système libéralo-capitaliste (SLC), mais ce n’est que du vent tonitruant car il n’y a pas de proposition qui tienne la route pour aller à l’encontre de l’UE qui a installé chez elle le SLC le plus développé et le plus corrosif. LFI ne comprend pas que l’on ne peut pas lutter contre le SLC et la politique allemande qui régit l’UE en l’attaquant de front, ni en en sortant derechef comme la Gibbye. Car l’UE actuelle fait beaucoup d’heureux chefs ; financiers, multinationales, patrons, politicards, bureaucrates, publicitaires, communicants, journaleux, experts, cadres très qualifiés et « mobiles »… Maqueron, comme Zizi Rider en son temps essaie de nous faire croire qu’il obtiendra une réforme de l’UE, d’où son ballon d’essai sur les travailleurs détachés modèle 1996 et directive Frankenstein en 2005. Pour l’instant, Merkel, toute à sa campagne électorale, lui laisse la bride sur le cou et il essaie de la séduire en ramenant le déficit budgétaire 2017 à 3 % du PIB. C’est du flan, car une fois réélue Merkel redeviendra austéritaire et à fond leader du SLC dans l’UE. C’est normal car l’Allemagne en est la grande bénéficiaire avec ses copains de l’Europe du Nord et ses amis des PECO ; elle détient au moins la majorité qualifiée pour toutes les décisions du Conseil européen des chefs de gouvernement. Un des problèmes est que si tous les pays ont la même politique économique que la Doryphorie l’Europe court à la déflation, à la généralisation du moins-disant, à la concurrence sans fin vers le bas et, in fine, au réveil des nationalismes et, à plus long terme à la guerre économique sauvage et peut être pis. Maqueron ne réformera pas l’UE et fera comme Guimauve le concurrent : il quittera la bataille avant même de l’avoir livrée.
Par ailleurs, la France est actuellement et depuis longtemps bien trop engagée dans les échanges commerciaux et financiers du SLC pour pouvoir quitter l’euro et l’UE. Il faut construire une opposition radicale au SLC mais dedans. C’est faisable. Comment ? En agissant localement, directement, autrement avec une logique éradicatrice du SLC.
Pour commencer, il faut sortir du carcan de la dette publique extérieure (environ les 2/3 d’environ 2100 milliards) car avec elle nous sommes prisonniers des réactions des marchés financiers. Rappelons que la dette du japon en est à 200 % du PIB mais elle est presque entièrement restée japonaise. On commencera donc par un emprunt forcé sur tous les patrimoines de plus de 100 000 euros, emprunt sous forme de rente perpétuelle à 2 % d’intérêt. Et cela afin de rembourser illico 1400 milliards (2/3 de 2100).
Il faut aussi se doter d’une politique industrielle et de production en France; ce ne sont pas les secteurs d’investissement qui manquent: énergies renouvelables, économies d’énergie, dépollution des sites naturels, des rivières, des mers, ateliers de recyclage et de réparation afin de lutter contre l’obsolescence programmée, constructions en bois et en paille ou torchis, techniques d’avenir et laboratoires de recherche, formation professionnelle initiale et de requalification, construction de logements sociaux, transports collectifs sans pollution, bâtiments et moyens modernes de formation, rentabilisation des forêts, de la biomasse et des produits du bois, pesticides et engrais bio, conception et mise en place de logiciels d’économie collaborative (à la place des systèmes privés comme Uber), bourses municipales des logements (contre les agences privées), etc. Cependant les investissements publics n’iront que vers des entreprises socialisées et fédérées: coopératives, mutuelles, associations productives (genre AMAP) et d’insertion par le travail, circuits courts, magasins sociaux et de proximité… Laissons libre court à toutes les initiatives locales et finançons les si elles sont porteuses de logique anti SLC et d’avenir.
Retrouvons une monnaie locale gérée par la « Banque du peuple » (BDP); de statut coopératif et mutuelliste. Ce sera à elle de financer les investissements susdits. A cet effet, sont réunis et socialisés la banque postale, la caisse d’épargne restaurée, le crédit mutuel, la caisse des dépôts et consignations, le crédit agricole, le fonds public d’investissement pour revenir au vrai régime mutualiste, grouper les forces et socialiser le crédit en dehors du système bancaire capitaliste dans une fédération financière indépendante de l’Etat et du capital. La BDP constitue un réseau national et fédéré de clients et de fournisseurs se faisant mutuellement crédit (via la BDP qui ne facture que des frais de gestion et non des agios ou des intérêts): toutes les transactions au sein du réseau se font par lettres de change escomptables à la BDP et rédigées dans sa monnaie, par exemple le proudhon (il en a eu l’idée en 1849). Les mutualistes s’engagent à se fournir auprès du réseau. les travailleurs détachés travaillant pour le réseau seront rémunérés en proudhons inconvertibles. Les instances publiques ou sociales (mairies, établissements de service public, toutes les collectivités locales ou régionales, les assurances mutuelles, Sécu, administrations sont obligées de s’inscrire dans le réseau, rédigent leurs appels d’offre en proudhons et, donc, se fournissent auprès dudit réseau. Les nécessaires achats à l’étranger, faute de fournisseur français existant ou réalisable à court terme, passent par la BDP qui centralise les devises issues des ventes du réseau à l’extérieur. les entreprises étrangères qui veulent soumissionne rou travailler avec le réseau doivent se procurer des proudhons auprès de la BDP contre leurs devises. Quand le solde devises:de devises étrangères détenu par la BDP devient négatif celle-ci suspend les achats à l’étranger. Ainsi, de façon adroite, la BDP reconstitue le contrôle des changes sans que la France viole les règles de l’UE. Pour agrandir son réseau contre les banques classiques (rappelez-moi qui est fanatiquement partisan de la concurrence?), la BDP rémunère les dépôts et prête sans agios ni intérêts (à prix coûtant). Peu à peu la BDP bouffera la concurrence des banques capitalistes. Elle pourra aussi faire des avances à l’Etat et surtout aux entreprises et services publics, comme aux collectivités locales. Comme c’est une banque socialisée et non d’Etat, elle en violera donc pas les règles de la zone euro!
La baisse du coût du crédit plus l’investissement permettra donc au pays de retrouver une activité productrice en diminuant les importations. Voilà comment faire autrement et à côté sans déroger aux SLC tout en luttant contre sa logique. N’est-ce pas Mélenchon et consorts?

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