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Feue la CGE, à bas l’industrie francouie

Classé dans : politique — 10/01/2017 @ 11:38

La superbe boîte francouie que fut la CGE du temps où elle était dirigée par Ambroise Roux, alors parrain des industriels français, vient d’être achevée par l’Equipe Maqueron. les ex-chantiers de l’Atlantique (STX) ont été vendus à l’Italie et Alstom-matériel ferroviaire vient d’être bouffée par la tudesque Siemens. Auparavant, GE (US) avait absorbé le département énergie d’Alstom et Alcatel (téléephonie avait été mangée par Lucent. Years ago, l’activité Com. avait été abandonnée à Vivendi. Après une dispersion, façon puzzle, des activités, les concurrents avaient eu la possibilité d’acheter les morceaux alors qu’ils auraient été incapables d’acheter le tout conforté par les noyaux durs de Ballamou après re-privatisation de ce qui avait été nationalisé par Tonton. On se rappelle que Lafarge, bien copine avec Daech en Syrie, vient d’être absorbée par le suisse Holcim. Autrefois, on avait vu Péchiney vendue et dépecée de même qu’Arcelor (ex-Usinor) ou Rhone-Poulenc, Technip, Alcan, ou Rhodia. Le pouvoir de Maqueron justifie ses opérations au nom de champions européens dans la concurrence internationale. Foutaise comme on va le voir.
Ce qui frappe dans les arrangements maquereaunesques, c’est qu’ils sont à durée limitée, durée qui, comme par hasard, va à peu près jusqu’aux prochaines élections pestilentielles. Après moi, le déluge disait le Régent… Voyons les choses à plus long terme et essayons de comprendre pourquoi l’industrie française (aujourd’hui à 11 % du PIB contre 16 en Italie et 23 en Allemagne) a fichu le camp.
Comme devrait le savoir n’importe quel énarque libéral, toute fusion ou absorption est faite dans des buts bien précis, ce qui conduit rapidement à la disparition de la firme absorbée:
* prendre les commandes du nouvel ensemble et y faire ce que l’absorbeur veut; ce n’est qu’une question de temps malgré les faibles freins mis en place par Maqueron.
* piquer le marché de l’absorbé afin de faire des économies d’échelle via la taille et la suppression des doublons (services de recherche, de gestion, de marketing, de force de vente ou productions équivalentes); du coup l’activité de l’absorbé diminue et il devient de moins en moins rentable jusqu’à ce que l’absorbeur puisse le déclarer mourant et le fermer. Cela tombe bien car Maqueron vient de restreindre le périmètre de responsabilité des firmes au seul niveau national, par exemple pour les plans de licenciement. Le kleenex peut donc être jeté sans frais pour l’absorbeur. Maqueron a fait semblant de nationaliser STX, le temps d’avoir mis en place sa loi travail, ce après quoi on a annoncé la fusion Siemens-Alstom. Dans 4-5 ans, le système teuton de train à grande vitesse éliminera notre TGV en lui empruntant ses meilleurs atouts et il sera fabriqué en Chien car Siemens a déjà abandonné une bonne part de sa technique à ce pays. Dans 4/5 ans STX sera déménagée en Chine, partenaire de Ficianteri. Où sera le « grand chamion européen » annoncé par Maqueron? Comme a dit Churchill pour les accords de Munich avec Hitler en 1938: ils voulaient (les négociateurs: Chambre-Berlin et Saladier) éviter la guerre et le déshonneur; ils ont eu les 2.
* voler les brevets et les techniques et les concentrer chez la firme absorbante (cas de GE); cela est d’autant plus facile que les services d’innovation ont fusionné. Du coup, l’absorbé n’a plus d’avenir vu qu’il est incapable de s’adapter à l’évolution des marchés, que par ailleurs il a déjà presque perdus.
* on a vu dans bien des cas, les machines et outils de travail déménager (cas de Molex) chez l’absorbeur ou être délocalisés dans des filiales low cost. N’oublions pas que la firme italienne (en fait firme d’Etat) qui prend STX est acoquinée avec les Chinois et que Siemens travaille avec les PECO low cost. u des outils privilégiés pour ce faire, c’est le LBO que Maqueron ne propose pas d’abolir alors qu’il permet de s’emparer des grosses PME.
* faire supporter les coûts de la fusion à l’absorbé via des prix de transferts ou des sortes de redevances pour prestations souvent indues et toujours surtaxées à payer à l’absorbeur; cela accélère la perte de rentabilité de l’absorbé.
Maqueron ment, radio Maqueron est allemand. En fait, l’opération Alstom-Siemens sert à cacher que dans l’affaire Bouygues va récupérer 1,5 milliards, en cédant ses actions d’Alstom, que notre impécunieux Trésor devait lui racheter fin octobre car il ne s’agissait que d’une option d’achat, à Siemens. c’est donc « ne même temps, un don au privé et une opération comptable du Trésor!
Si l’industrie française s’évanouit depuis 20 ans, c’est pour de multiples raisons, dont celles qui suivent:
* les énarques qui dirigent le pays et font des allers et retours entre les fonctions politico-étatiques et le privé (« revolving doors » et pantouflage francoui) sont techniquement incompétents (à rebours de la Teutonie où les ingénieurs sont en réalité le fer de lance du pouvoir dans les boîtes et ailleurs) et préfèrent la phynance qui rapporte plus gros et est à leur niveau intellectuel; ils se moquent donc de l’industrie. Par ailleurs, ils poussent tout vers la dimension européenne car ils en espèrent une puissance et un revenu bien plus élevés que s’ils restaient dans l’hexagone. Ils préfèrent être plus petits chez des très grands que grands dans du petit. Ils se foutent du pays car leur espace vital est l’UE et la mondialisation. on peut dire sans exagérer que l’ENA a tué la démocratie française en y substituant la technocratie, en abandonnant la souveraineté du pays à l’UE et tué l’industrie en s’abandonnant entièrement la phynance.
* on sait depuis LIST (qui l’a écrit en 1841), Proudhon (1846), Maurice Allais (il y a 30 ans) que le libre-échange sans régulation, sans protection, sans freins conduit automatiquement à la concentration, à l’absorption des plus faibles et moins gros ou moins productifs ou moins riches par les plus puissants.
* si l’industrie allemande est la grande gagnante de l’UE, c’est parce qu’elle est soutenue par les syndicats (effet de la « cogestion »), par les länder et les collectivités locales, par les banques régionales (en cheville avec les collectivités et, du reste, soigneusement écartées de « l’Union bancaire européenne), par l’Etat qui la favorise (les lois Hartz de 2004 ont pour effet de mettre les services qui sont pleins de mini-obs à 450 euros par mois sans cotisations retraites en situation de subventionnement occulte de ladite industrie), par le système éducatif qui oriente très tôt la majorité des élèves vers l’apprentissage. A quoi, naturellement, s’ajoute, à cause de la préférence nationale pour la technique le goût de la qualité et la production de machines-outil et de robots.
* depuis le début, l’UE appliqua l’ordolibéralisme teuton; cela a fini par donner sa pleine puissance après la digestion de la réunification tudesque et surtout le retour de l’hinterland et du lebensraum doryphoriques avec l’extension à partir de 2004 de l’UE aux PECO (délocalisations, achats low cost, importation de travailleurs détachés car jusqu’en 2015 il n’y avait pas de SMIC, d’où des emplois à 4 euros de l’heure notamment dnas l’agriculture et l’agro-alimentaire). L’Allemagne a profité à fond de la cohue de 28 pays hétérogènes et en concurrence pour que rien ne change à un système avantageux pour elle (ce que ne voit pas Maqueron qui prône des changements pendant que die Grosse Angela joue la montre): il faut l’unanimité ou une quasi impossible « majorité qualifiée » pour prendre une décision. On doit reconnaître que si cela a pu se faire c’est grâce aux abandons de souveraineté, notamment par les dirigeants francouis. Et, aujourd’hui, la situation est très claire: l’Allemagne pilote l’UE avec ses alliés de l’Europe du Nord et des PECO. L’Allemagne n’a pas pris le pouvoir dans l’UE; ce sont les autres pays, surtout la France et les Gibbys (qui, en échange, disposaient de dérogations en tout genre), qui le lui ont donné.
* la France a abandonné depuis plus de 30 ans toute politique industrielle et agricole et l’UE n’en a pas; ce qui est voulu, car le marché automatique et efficient fait les choses tout seul et au mieux, ce qui est aussi la doctrine de Maqueron. Elle s’est contentée d’acheter… surtout allemand, en creusant sans cesse le déficit commercial. Ce n’était pas grave puisqu’il y avait la monnaie unique qui permettait d’emprunter pas cher… à l »Allemagne. Cela dure encore mais cela ne va pas durer; les taux commencent d’augmenter, ce qui n’empêche pas Maqueron de continuer d’augmenter la dette publique via le déficit budgétaire…
Et, évidemment, sans industries on voit mal comment le chômedu diminuerait… Mais on voit comment Maqueron qui défiscalise les très riches et maintient le pif des plus faibles juste au-dessus de la fosse à purin, qui déshabille Pierre pour habiller Paul dans un jeu comptable à somme nulle, fera tout payer à la seule classe moyenne aisée. Il n’y gagnera rien: le chômage diminuera sans doute un peu mais la précarité et la pauvreté travailleuse augmenteront en flèche, ce qui fait douter que lesdits plus pauvres (qui s’abstiennent ou votent FN), voteront pour lui. Lesdites classes moyennes, surtaxées et n’ayant droit à rien, même au nom du vieux principe d’universalité (par exemple, même plus d’allocations familiales), ne le suivront plus. Et les 200 000 très riches, qui ne pèsent rien électoralement, continueront de placer leur fric, dont celui détaxé par Maqueron, à l’étranger ou dans la finance, exigeront des dividendes accrus (suite à la baisse du taux de l’IS et à la flat tax de 30 % sur les revenus financiers). Ils n’investiront rien dans la production qui est à la fois risquée et moins rentable que la finance mondialisée. Le seul acteur, in fine, qui va « ruisseler » ce sera LREM; mais de pleurs en 2022.

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