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Jongleries, palinodies, combines fiscales du gouvernement du Maqueron

Classé dans : politique — 10/09/2017 @ 10:09

Les dispositions fiscales de Maqueron font irrésistiblement penser au sapeur Camembert qui creusait un trou pour en reboucher une autre. Rappelons que le Malhomme, à la fois et en même temps de droite et de gauche, a commencé par affecter une baisse d’impôts de 10,5 milliards, dont 4,5 pour les très riches et les revenus du capital, plus, naturellement la continuation en 2018 du CICE de Zizi Rider avec 10 milliards de plus (simple montée en puissance du dispositif hollandesque). La réduction de l’ISF à un un impôt sur la seule fortune immobilière et la « flat tax » à 30 % sur les intérêts, dividendes et plus-values (au lieu de 15,50 de cotisations sociales plus l’imposition aux taux de l’IRPP plafonnée à 45 %, ce qui avantage tous ceux qui dépassent le seuil d’atteinte de cette tranche, soit surtout les 1 % de très riches) va coûter 4,5 milliards. Cela, c’est sans doute le volet de droite… Pour la face de gauche, on a 3,2 % de suppression des cotisations chômage et accidents pour les seuls actifs, la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des gens (seuil restant à fixer définitivement mais il est déjà clair qu’en seront exclues les classes moyennes aisées) et plus 1,7 points de CSG (les actifs ne gagnent donc que 3,2 moins 1,7 soit 1,5 points) sauf pour les retraités richissimes qui ont moins de 1200 euros de pension par mois. On a aussi la taxe « écologique » sur le diesel qui, naturellement, va toucher les plus pauvres. On y ajoute la baisse des APL (qui serait compensée par la baisse des loyers imposée aux bailleurs sociaux, donc excluant les loyers du privé où doivent aller maintes familles qui ne trouvent pas de HLM pour cause de pénurie ; cette diminution des loyers mettant en péril le financement du logement social le gouvernement a bloqué le taux d’intérêt livret A malgré l’inflation et va ensuite le diminuer) et, ô miracle, la revalorisation sur 3 ans du minimum vieillesse (900 euros en 2020 et de l’allocation adultes handicapés. Il apparaît que ce mic mac, mal étudié et surtout ne changeant rien à l’actuelle complexité et asymétrie fiscale, ce qui cadre mal avec la modernité « En marche », a été pris pour ce qu’il est à savoir le fait d’un président des riches. Car il est visible que le gouvernement fonctionne dans le pâté d’alouette et l’image de la chauve-souris.
D’où pour cause de déficit d’image alors que com. et pub. sont les 2 mamelles du maquereaunisme à la place de labourage et pâturage, un rétropédalage improvisé qui a en outre l’avantage de faire croire que les députains LREM, poussés en loucédé à faire des propositions d’atténuation des mesures pro-riches, ne sont pas des godillots. Il est vrai que la poule (au sens de viens poupoule, viens ma poule, la chérie du résident au palais) n’est plus au pot ; elle est à l’Elysée. Tout ce cinéma provient de ce que le soi-disant novateur gouvernement du Maqueron reste dans une approche purement comptable de la fiscalité. Cela convenait pour Guimauve le Concurrent, qui venait de la Cour des Comptes, pas pour un inspecteur des finances et banquier. Tout ce tintouin consiste à déshabiller Pierre pour habiller Paul tout en gardant le même stock de haillons qui oscille entrer le hayon des classes moyennes aisées (en cours de spoliation car Maqueron exonère les très riches et maintient les narines des pauvres juste au-dessus de la fosse à purée sur le thème an avant la mouisïque pour laquelle il se bat ; lire moujik et isba comme au temps des Tsars jupitériens) et le yacht des Bolloré, qui habille gratos la douairière Maqueron).
Donc les godillots vont limer les trésors des très riches : yachts, lingots d’or, signes extérieurs de richesse. C’est très amusant car qui peut connaître le nombre de lingots d’or planqués en Suisse par les riches ? Pour les yachts (seulement 80 sont immatriculés en France), il est très facile de les refiler à une société de droit étranger immatriculée aux Bahamas qui ensuite vous les loue. Et où sont les pierres précieuses et les œuvres d’art exonérées par Fabius lors de la création de l’ISF sous Tonton ? Etre godillot n’empêche pas de naviguer à la godille et de lancer de la poudre aux yeux pour faire passer les vessies à la Lanterne, résidence du président volée au 1er ministre par Tsarko. Tonton avait aussi exonéré le capital professionnel détenu par le patron ; ce qui ne concernait pas les autres actionnaires de la même famille et assommés par les droits de succession et l’ISF, ce qui les forçait à faire vendre, ce qui faisait mettre la boîte dans l’escarcelle d’un repreneur étranger souvent via un LBO, d’où une des raisons de la désindustrialisation du pays. Ce qui caractérise l’énarchie francaouie, c’est que les lois sont décidées à court terme et sans étudier leurs conséquences réelles à long terme et sur les équilibres entre acteurs. Eh bien, Maqueron continue dans cette veine. On y (en )marche à coups de lois et de contre-lois qui s’empilent sans principe directeur, d’où un code fiscal dont la complexité oblige la mise en place d’une administration pléthorique et l’impossibilité de simplifier malgré les promesses maquereaunesques.
Et maintenant les godillots (les Godzilla plutôt) s’en prennent aux allocations familiales pour les classes aisées, déjà largement rabiotées en 2015 par Edam Le rouge, de même que l’avantage du quotient familial a été réduit par tous les gouvernements à la recherche de pognon. L’idée est propulsée par un sieur Véran de LREM qui nous dit qu’elles ne relèvent pas du principe d’universalité qui ne concernerait que les aléas de la vie (maladie, accident, chômage). Il nous faut donc rappeler pourquoi nos anciens, qui n’étaient pas plus cons que Maqueron. ont établi les allocs familiales et le quotient familial. Pour eux le principe d’universalité découlait de la nécessité de la cohésion sociale et de l’égalité de traitement des cotisants (sachant que les plus aisés cotisent bien plus que les autres) : l’égalité des allocs était donc un moyen de redistribution puisque les riches et les gros salaires ne retrouvaient pas leurs billes. Par ailleurs, il s’agissait d’une mesure de justice horizontale en vue de l’égalisation des conditions. Le Véran, bien mauvais cru par rapport au bon Saint-Véran, a oublié que la justice n’est pas que verticale (portant sur la hiérarchie des revenus un peu égalisée par les différents taux de l’IRPP progressif) ; elle est aussi horizontale : pourquoi des couples de même revenu global, l’un sans enfants, l’autre avec 4 seraient-ils traités de la même façon alors qu’élever des enfants diminue largement le revenu disponible par tête ? D’où le quotient familial (QF). Le problème est que depuis 1945, l’éventail des revenus s’est développé et que plus de 50 % des contribuables ne payent pas l’IRPP. D’où une injustice flagrante puisque plus on est riche plus on de réductions d’impôt. Le QF aurait dû être supprimé depuis longtemps par des prétendus socialistes. Mais on peut faire mieux avec une bonne solution bien plus pertinente et égalitaire ; remplacer allocs et QF par une allocation pour chaque enfant en fonction de son âge et de ses études. Cette alloc inconditionnelle et universelle serait imposable car ajoutée aux revenus de la famille tant que l’enfant vit sous son toit. Pour les étudiants partis du foyer, cela devient simple car cette allocation fondée sur l’existence du travail d’étudier serait leur revenu calibré sur le coût de la vie étudiante. Cela serait à la fois bien plus simple, plus juste et plus efficace. C’est pourquoi politicards et énarques, disciples des niches fiscales et de la logique shaddock (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ; plus on échoue plus on a de chances de réussir) y sont opposés alors qu’on la connaît depuis plus de 50 ans ! Par ailleurs, ces gens-là ignorent tout de la justice, de la légitimité, de la philosophie politique et de la morale ; ce ne sont que des comptables, des utilitaristes, des managers, des médiatiques, des court-termistes. Ces gens-là ne réfléchissent pas, ne pensent pas ; ils décident tout seuls en fonction de leurs intérêts, lesquels sont de plus en plus liés, non à l’intérêt général, mais à celui de leurs vrais mandants, les capitalistes. Ils ne font, comme les shaddocks, que pomper sans cesse les ressources de la population.

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