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Géopolitique du pétrole et transition écologique en France

Classé dans : politique — 12/10/2017 @ 12:18

Depuis des lustres les USA et autres pays anglo-saxons ont dominé le monde, via le pétrole et le gaz, en s’alliant avec des pays arabes (plus l’Iran) en disposant en masse par rapport au reste du monde. Ils se sont servis de l’arme du pétrole pour dominer les pays occidentaux. Par exemple, en 1971 avec la suppression du Gold Exchange Standard (monnaies à parité fixe entre elles car référencées à un dollar fixé à 35 dollars l’once, ce qui a induit un régime de changes flottants). Du coup, le dollar par suite des énormes déficits US qui finançaient leurs guerres a baissé, ce qui a déplu à l’OPEP (1ère crise pétrolière) qui a quadruplé les prix. Puis en 1979, les USA ont drastiquement augmenté leurs taux d’intérêt (plus 35 %) afin d’attirer des capitaux mondiaux pour diminuer leur déficit. Cela a causé la crise de la dette du Tiers Monde et une 2ème crise pétrolière. Les USA se fichaient des conséquences pour le reste du monde parce qu’ils étaient eux-mêmes gros producteur satisfaisant leurs besoins. Et dès l’après 2ème guerre mondiale, les USA ont fait alliance avec l’Arabie saoudite et l’Iran du Shah pour contrôler les prix du pétrole.
L’auto-suffisance US n’a pas duré et il leur a fallu garantir leurs sources d’approvisionnement et cela d’autant plus que les pays d’Amérique latine commençaient à se débarrasser des combines de la CIA pour être indépendants comme le Venezuela. En outre, le Shah avait été viré au profit de la révolution islamique chiite de 1979. Du coup, les USA ont suscité l’horrible guerre Irak-Iran. La guerre de 2003 contre l’Irak a été sans doute motivée par la recherche de la mainmise US sur ses ressources pétrolières. Mais, naturellement, les pays puissants se battent pour l’accès aux ressources et certains pays voient des affrontements internes tant pour l’accès que pour la répartition des bénéfices (Algérie de façon larvée, Nigeria). la fonte des glaces en Arctique a ouvert une nouvelle compétition internationale pour la ressource. Des sources à la fois coûteuses et extrêmement polluantes (gaz et pétrole de schiste aux USA, schistes bitumineux au Canada) ont été exploitées pour assurer l’indépendance énergétique des heureux propriétaires et faire baisser les prix. On s’est mis à forer sous la mer au mépris des catastrophes écologiques et même des coûts quand le pétrole était à plus de 100 dollars le baril. Bref, on continue d’exploiter les combustibles fossiles alors même qu’ils devraient rester là où ils sont pour cause de dérèglement du climat, pollutions, mort des océans, abaissement drastique de la biodiversité, etc.
On sait que surtout via l’utilisation des combustibles fossiles la planète va subir un changement catastrophique et irréversible de son climat, de même que des catastrophes comme l’extinction des espèces animales et l’acidification des océans. Il y aura des guerres pour l’eau et les ressources naturelles, dont les terres qui subissent déjà des accaparements car la surface agricole utile se réduit et les rendements baissent par suite des sécheresses, de l’abus des engrais chimiques et des pesticides et des inondations. Par ailleurs la sélection des semences, la soi-disant « révolution verte » et les OGM n’ont pas tenu leurs promesses d’augmentation à long terme des rendements.
Il faut donc laisser ces combustibles là où ils sont au profit des énergies renouvelables, des économies d’énergie, de la fin du gaspillage et de l’accumulation capitaliste sans fin. Ce sera l’occasion de laisser le monde musulman ou arabe en paix; il aura à se débrouiller sans intervention des puissances occidentales (ou autres) sans vendre de pétrole ou de gaz ni acheter des armes. Il aura ainsi l’occasion de régler ses dissensions entre les divers courants de l’Islam sans que les autres pays s’en occupent. De façon générale, la politique du pétrole, celle qui a fait la force des USA contre le monde entier sera impossible. Ce sera bon pour la planète, pour la paix, pour les relations internationales. Le financement des investissements pétroliers par les banques privées pouvant emprunter gratos aux banques centrales pourra être stoppé. La France pourra arrêter de cirer les pompes de la kleptocratie algérienne. On en finira avec le désastre écologique et financier du pétrole au Nigeria et les catastrophes des déversements de pétrole dans les mers.
Pour compenser la France a des atouts: sa forêt (biomasse pour produire de l’énergie, du gazogène et des plastiques, constructions en bois, paille et pisé avec toits de chaume), son nucléaire qui, avant décès à organiser en sifflet) peut produire de l’hydrogène comme carburant et chauffage sans dioxyde de carbone, la diversité de son agriculture qui permet de consommer local et de qualité, ses capacités éoliennes et en photovoltaïque, son chômage qui permettra de reconvertir vers une économie décarbonée, son emprise maritime pouvant donner du poisson tout en protégeant la ressource (sans filets dérivants et pêche électrique), etc. Il suffit de s’y mettre en abandonnant la logique accumulatrice et gaspilleuse du profit über alles. On commencera par établir une taxe carbone sur toutes les importations en fonction de la distance parcourue par les produits. En effet, si la France actuellement n’affiche pas un trop mauvais bilan carbone, c’est dû au fait qu’on ne compte pas les émissions de CO2 liées à la production importée de l’étranger (itou pour la si vertueuse Doryphorie et ses ateliers dans les PECOs).

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