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La désertification des centres-ville

Classé dans : politique — 12/16/2017 @ 10:05

Le creux gouvernement de Macaron(i) 1er s’aperçoit du phénomène, qui a plus de 30 ans, de la désertion des centres des villes moyennes par ses habitants, ce qui, naturellement se redouble de la disparition des petits commerces. Las, le processus a pour origine le système libéralo-capitaliste (SLC) que par ailleurs ce gouvernement entend promouvoir à fond afin de mettre enfin le pays dans une compétitivité ad hoc pour la concurrence mondiale. Le phénomène revêt cependant de multiples causes et aspects.
Les gouvernements et les édiles locaux ont massivement encouragé le développement des centres commerciaux et des hypermarchés en périphérie. Cela était facilité par la faible densité du pays, par l’abondance des terres disponibles et, évidemment, par la motorisation de la société, ce qui facilitait la mobilité des consommateurs. Les édiles trouvaient dans l’autorisation de la construction et de l’extension des hypermarchés des sources de financement occulte et dans l’abandon des centres-ville l’occasion de repousser les pauvres et les mal-votants. Les plus malins, cependant, ou ceux ayant la chance d’être les maires de villes touristiques et bien dotées en monuments, virent quand même dans l’entretien du centre-ville les moyens de développer le tourisme et donc de maintenir le commerce, surtout celui du luxe . Les salopards des gouvernements, droite et gauche confondues, y voyaient une opportune baisse des prix susceptible de maintenir le pouvoir d’achat (Delors en ayant profité pour supprimer l’indexation des salaires sur les prix) alors même qu’ils dézinguaient l’économie et l’industrie au profit de la concurrence internationale, notamment dans l’UE. Le tout était hypocritement justifié au nom de la création d’emplois et de la croissance, cela même qui permet d’agrandir la part de revenu national de chacun sans modifier les règles de sa répartition. Evidemment, on ne comptait que les créations d’emploi dans les hypers en oubliant opportunément la disparition de ceux du petit commerce et de l’artisanat. On nous refait le coup pour justifier la construction d’Europa City (triangle de Gonesse) qui va bouffer 700 hectares de bonnes terres agricoles. Mais la chose est plébiscitée par les consommateurs (ce que redisent à l’envi les partisans du SLC) qui à la fois gagnent du temps (car les loisirs sont réduits par le temps de travail et la durée des transports) et y trouvent des prix plus bas leur permettant d’acheter malgré la stagnation des salaires et la pauvreté de beaucoup. Bien creusé, vieille taupe SLC car ils n’ont pas le choix malgré leur statut officiel de client-roi… L(idée est que le marché régule tout très bien tout seul car il est un ensemble de contrats entre des producteurs atomisés et des consommateurs massifiés (je dis la vérité des partisans du SLC). En réalité les soi-disant marchés sont la rencontre organisée par les puissants entre quelques baleines oligopolistiques et une multitude de rémoras qui en cherchent qu’à vivre.
Le fait que les hypers vendent moins cher que le petit commerce provient naturellement des « lois » de l’économie du SLC en régime de libre circulation des marchandises et des capitaux, voire des hommes dans l’UE à condition qu’ils viennent de l’Est via l’admission des PECO(s) dans l’UE depuis 2004. Admission poussée à mort par la Doryphorie teutonne pour des raisons que j’ai maintes fois exposées. Ils peuvent acheter low cost sur le marché mondial, par exemple de la camelote ou de la contrefaçon chinoise ou du lait hollandais ou du mouton néo-zélandais ou du bœuf argentin… Grâce à leurs super-puissantes centrales d’achat, ils peuvent serrer le kiki à leurs fournisseurs que, du reste, ils payent systématiquement en retard. Et, effet des économies d’échelle liées à la taille, ils achètent en très gros, donc moins cher, et ramenés au volume des ventes leurs frais de gestion sont inférieurs. Enfin, ils peuvent faire pression pour des productions standardisées, donc produites en grande masse parce que sans goût marqué (genre camembert fabriqué en Normandie de Lactalis). Le résultat est que le petit commerce ou le petit producteur disparaît car il ne peut faire face à la concurrence, sauf par la qualité que les consommateurs moyens ne peuvent acheter. Le résultat est qu’ils vont faire leurs courses dans les hypers, tout en polluant avec leur bagnole diesel et vieillotte.
Un autre phénomène encourage la fuite des moins aisés à l’extérieur des ville ; c’est, via la logique financière des marchés libéraux, la hausse énorme des loyers et des prix d’achat immobiliers. Ne pouvant vivre et se loger dans les villes, les moins aisés fuient vers la périphérie que, Dieu merci, les édiles rendent constructibles après avoir exproprié les propriétaires agricoles ( par une opportune DUP. Il y a aussi le fait que certains centres-ville abandonnés par leurs édiles ou les banlieues ont reçu une population de pauvres et d’immigrés, ce qui a notamment fait baisser le niveau des écoles et des services publics, ce qui a chassé les classes sociales moyennes et aisées susceptibles d’acheter plus cher.

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