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Das hitlerswagen ou le modèle de Maqueron (le 2/2/18)

Classé dans : politique — 02/02/2018 @ 12:37

Volkswagen (créée par Hitler) et ses filiales viennent encore de s’illustrer avec des cobayes humains et simiesques pour tester leurs gaz d’échappement diesel. Cela n’étonne pas car il faut se rappeler que l’Allemagne, grâce aux USA, a été fort peu dénazifiée. Les grands trusts et leurs patrons (Krupp, notamment) ont survécu et ont été peu punis. Et cela continue puisque Bayer, la firme chimique immense, (ex-alliée de BASF dans IG Farben la boîte hitlérienne qui a pondu le Zyclon B) peut racheter Monsanto (la boîte du glyphosate, de l’agent orange et des OGM). Comme l’Allemagne domine économiquement (et largement politiquement) l’UE, tout lui est permis : normes faibles pour le diesel et les produits chimiques, glyphosate pour 5 ans (suite à la non-tenue de la promesse faite à la France de voter contre car, à la dernière minute et par volte face, elle s’est abstenue), oui aux filets électriques de ses copains des Pays-Bas, électricité au lignite. Il vaut donc le coup d’examiner comment l’Allemagne a réussi à asseoir son imperium économique en Europe.
En premier lieu, il faut remonter loin : la mise en place de son ordo-libéralisme, chez elle puis dans l’UE dès sa création par le traité de Rome en 1957 puis son alliance avec l’hyper libéralisme britannique dès son entrée dans l’UE en 1973 ; ont eu alors une course à la « concurrence libre et non faussée » et au démantèlement des services publics à grands coups de directives européennes. Cette mise en concurrence drastique des pays européens, aggravée par l’euro, a conduit à la compétition entre peuples et à la surenchère incessante vers le moins-disant. Du coup, au lieu de coopérer, ce qui fut quasiment interdit par die Grosse Kommission de Bruxelles, les gouvernements se sont mis à ne défendre que leur intérêt (la croissance au détriment des autres) et une partie des populations s’est repliée sur le nationalisme. Puis l’Allemagne a obtenu des autres pays l’extension de l’UE à l’Est dès 2004 et cela sans approfondissement.
L’Allemagne a fort bien joué son jeu et n’a pu le faire que parce que, notamment, la France, les autres pays ont laissé faire, soit par alliance de fait avec elle (pays du Nord de l’Europe et Gibbye), soit y ont participé comme complices ou propulseur. La France a été le fer de lance de l’acte unique de 1986 (concurrence, libre-échange généralisé et internationalisé), traité de Maastricht (1992) pour préparer l’euro, création de l’euro et de la BCE (lancé en 2002 pour tout le monde dans la zone éponyme), admission de 10 pays de l’Europe centrale et orientale (PECO(s) dans l’UE à partir de 2004, acceptation des travailleurs détachés (1996), signature de traités internationaux de commerce accroissant la concurrence mondiale. L’euro et la BCE interdisant les dévaluations compétitivité-prix, les pays ne purent jouer que sur leur différentiel de lois sociales, fiscales, environnementales. Dès lors, les règles du jeu étaient en place et l’Allemagne a su en tirer le meilleur parti en jouant les passagers clandestins de l’UE. Voyons comment, le but étant de faire monter son industrie et ses exportations au plus haut.
2003/4 : création par Schröder (lois Hartz, DRH d’Hitlerswagen) des mini-jobs à 400 euros par mois et à temps partiel sans droits à la retraite ; il y en a dans les 5 millions actuellement. Ce sont essentiellement des emplois dans les services ou féminins. Du coup, les industries ont externalisé leurs prestations internes des services vers ces mini-jobs bien moins coûteux, ce qui est une subvention énorme et directe du secteur des services vers l’industrie. Au passage, on peut connaître une raison du faible taux de chômage en Doryphorie : les emplois à temps partiel y sont comptés comme de vrais emplois dans les statistiques (5 %) ; la pauvreté et la précarité travailleuses s’y sont installées à la place des emplois sûrs et correctement rémunérés. Et c’est exactement ce que veut faire le Maqueron en France. Ce n’est pas tout : Schröder a ratiboisé la durée et le montant des indemnités de chômage et diminué les pensions publiques de retraite au profit d’une capitalisation individuelle. C’est de la « désinflation compétitive » par la baisse des coûts de production.
Arrivée de die Grosse Angela au pouvoir (le social-traitre Schröder a été viré par les électeurs au profit de la CDU-CSU) : création d’une TVA sociale de 3 points, ce qui enchérit les importations et diminue les prix des exportations, ce qui correspond à « une désinflation compétitive » de 3 points contournant l’impossibilité de dévaluer dans la zone euro.
Dès 2004, élargissement de l’UE aux PECO(s) afin de permettre la délocalisation d’une bonne part des chaînes de production teutonnes chez eux (sous-traitance, délocalisations low cost) ; la Tudesquie garde le montage final et applique l’étiquette « made in Germany », ce que Bruxelles aurait dû interdire. 1996, directive sur les « travailleurs détachés » (TD) qui permet à la Teutonie, dépourvue de SMIC jusqu’en 2015, de faire travailler des gens de l’Est à 4 euros de l’heure, sans contrôle du temps de travail et sans cotisations sociales germaniques, logés dans des hangars (avec bon loyer!) et devant acheter fort cher leur subsistance à leur employeur. Cela a fait de l’Allemagne la 1ère agriculture industrielle d’Europe (lait, porc, patates) et ruiné les éleveurs francouis. La boustifaille pour prolos y est moins chère qu’en France, ce qui abaisse les tensions sur le pouvoir d’achat.
Rappelons que l’industrie allemande est favorisée par la cogestion avec les syndicats, lesquels sont devenus ses meilleurs défenseurs ; belle collaboration de classe. Par ailleurs, les boîtes d’électricité peuvent majorer leurs tarifs pour les consommateurs domestiques et les minorer pour l’industrie, ce qui est une subvention camouflée à celle-ci, ce qui aurait dû être interdit par l’UE. De plus les banques régionales allemandes peuvent financer les PME avec la complicité des Länder et des villes, ce qui est, là encore, une subvention indirecte ; ce qui explique que la Doryphorie a exclu de mettre ses petites banques dans l’union bancaire UE régulée.
L’Allemagne en voie de dépeuplement bénéficie de loyers faibles, ce qui diminue les tensions pour l’augmentation des salaires et les frais d’éducation. Par ailleurs, le système de formation teuton oriente très tôt les élèves moyens vers les filières courtes et l’apprentissage qui est effectivement une force considérable de l’industrie tudesque.
L’Allemagne joue en faveur de l’euro fort, ce qui ruine les autres pays. En effet, elle dispose d’une production industrielle de qualité (bagnoles, robots, machines, process industriels) qui lui permet des prix plus élevés à l’exportation. En outre, l’euro fort lui permet de payer avec une fronde les TD en provenance des PECOS(s) hors zone euro : un salaire de 4 euros de l’heure converti en zlotys est un pactole pour le (plombier polonais) compte tenu du taux de change et du niveau des salaires en Pologne. De même avec un euro fort la Vert-de-Grisie peut acheter low cost ses propres productions délocalisées dans les PECO(s).
Et voilà pourquoi votre sœur est muette. Vous me demanderez pourquoi les autres pays, dont la France, n’en font pas autant ? Parce que le peuple français n’est pas dans la soumission luthérienne au pouvoir, ni dans le syndicalisme cogestionnaire du kapital et car les gouvernements francaouis n’osent pas le brusquer par peur d’une révolte. C’est pourquoi ils sont allés vers le SLC à pas comptés et avec une stratégie de salami. C’est justement ce que fait sauter Maqueron avec brutalité hyper libérale.
Il faut aussi observer que si tous les pays faisaient comme la Casque-à-Pointie, ce serait une course perpétuelle au moins-disant, la déflation et surtout la guerre économique entre les peuples. Et pourtant, c’est la politique de l’UE, sous pression de l’Allemagne, avec les contraintes « austéritaires » sur les budgets, les déficits et la dette publique, ce qui force les pays à « des mesures structurelles » de flexibilité du travail, de baisse du coût de la main d’œuvre et de liquidation des biens et services publics. C’est la politique du Maqueron qui préfère biser à d’Essen la Krupp d’Angela afin de faire partie du club encensé par les maîtres du Kapital.

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