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Comment le SLC a réussi à anesthésier les peuples ?

Classé dans : politique — 03/08/2018 @ 10:01

Si les dirigeants européens du SLC ayant construit l’Europe, comme je l’ai montré dans mon texticule précédent ont pu le faire, c’est qu’ils n’ont pas rencontré de résistance farouche des peuples, sauf chez les Francouis. C’est qu’ils ont été puissamment intégrés au système en même temps que leurs moyens de résistance on été peu à peu laminés. Voyons en gros comment.
* Le SLC a propulsé une culture qui atomise les gens, les groupements et les peuples, les met en compétition, suscite l’envie et la jalousie par comparaison et narcissisme, pousse au bien-être matériel par la consommation, encourage à compter sans cesse au lieu de vivre, remplace les relations humaines par le rapport aux choses… Le SLC a développé l’individualisme comme jamais auparavant et supprimé la solidarité. Il a porté l’inégalité au pinacle et en a même fait un signe distinctif positif et ostentatoire.Il a fait disparaître le sentiment de honte car il a hautement affirmé que l’économie n’avait rien à voir avec la morale; donc tout y est permis si c’est légal. C’est pourquoi il ne cesse de combattre les règles et les lois qui limiteraient sa totale liberté de faire ce qui maximise le profit. C’est ainsi que le SLC a trouvé les moyens de doper sans cesse la consommation qui fait seule les bénéfices de la production.
* le SLC a fait des promesses qui ont fait prendre patience à ses assujettis. La croissance devait améliorer le sort de chacun sans changer les parts de répartition du gâteau car sa taille grandirait sans cesse. L’ascenseur social ferait que le sort des enfants serait meilleur que celui de leurs parents. la méritocratie ferait que les fonctions seraient allouées en fonction des talents de chacun. C’est tout cela que le SLC a fichu en l’air depuis 30 ans, ce qui, naturellement,a entraîné une perte de confiance, un repli, du ressentiment. Le politique a été abandonné au profit du sociétal et des moeurs, comme droits-liberté nouveaux permettant de vivre sa vie; cela a accentué l’individualisme et promu le communautarisme des petits groupes. Il avait aussi promis la sécurité, dont sociale; cela n’a duré que pendant les 30 glorieuses avant la révolution conservatrice et néolibérale.
* Le SLC avait promis la démocratie, c’est-à-dire la participation du peuple à la préparation des décisions d’intérêt général. Cela a marché pendant un certain temps avant que les experts ne prennent le pouvoir, que les politicards ne se fassent les valets du kapital et ne noient le pays dans des sphères internationales et des automatismes économiques ou réglementaires (par exemple pour l’euro et la BCE teutonnisés), que le politique soit éliminé par le libre-échange, que, in fine, le peuple ne soit privé de la maîtrise de son destin et de sa souveraineté.
* Les acteurs de la propagation du SLC (politicards libéraux et milieux d’affaires et de la phynance) ont peu à peu pris les commandes des médias essentiels pour développer leur propagande en faveur du fameux TINA de Thatcher: there is no alternative; la chose a été encore plus facile après la disparition de l’URSS et du bloc communiste. Ils se sont emparés des grandes institutions de formation comme sciences-po, HEC, l’ENA, les écoles de gestion, de commerce et de management où on n’entend plus depuis longtemps que la théorie économique dominante. Ils ont poussé les pions de celle-ci avec les fondations, les « réservoirs de pensée », l’emprise sur les universités et la recherche; ils ont obtenu que leurs actes « charitables »ou bénévoles soient détaxés, ce qui fait qu’en réalité c’est le budget public qui les paye. le SLC a donc obtenu un quasi monopole de l’information; mais il redoute internet et les nouveaux médias de communication directe entre les gens.
* Le SLC a apparemment et théoriquement séparé le politique de l’économique et a obtenu que les politiques se rallient à cette position spécieuse. Ce n’est qu’apparent parce que, en fait, ses acteurs ont phagocyté les politiciens afin qu’ils votent les règles de dérégulation favorables aux affaires: directives européennes, traités internationaux, limitation du droit du travail, abaissement institutionnel des forces syndicales, remplacement des organisations de sécurité sociale et d’assurance mutuelle par des firmes privées en concurrence. Mais ils ont gardé la démocratie comme voile afin de faire croire aux électeurs que c’étaient toujours eux qui décidaient du bien public, ainsi on ne peut voir qui tire les ficelles des marionnettes politiques qui se sont mises globalement à leur service en tant que « fondés de pouvoir » du Kapital.
* Le SLC a subverti toutes les organisations internationales, notamment pour imposer des « ajustements structurels » à tous les pays en difficulté par suite de l’extension d’un libre-échange sans limites ruinant les nations les moins bien dotées pour supporter la concurrence et la concentration et la spécialisation qu’elle amène mécaniquement. Ces pays ont été tenus en laisse par leur dette publique, plus ou moins indue. C’est ce que perpétue die grosse Angela avec sa promotion de l’austérité en Europe. La misère de beaucoup a amené bien de leurs citoyens à se réfugier dans une religion fantasmée et dans l’abstention politique car les alternances ne changent rien à la ligne politique suivie par les dirigeants politiques élus.*
* le SLC a imposé ses propres normes partout, notamment dans les objectifs de gestion et de management et dans les statistiques; par exemple on a des normes comptables qui favorisent outrancièrement la gestion à court terme, les cours boursiers, la valeur des actions, la « valeur pour l’actionnaire », le retour sur investissement (en rentabilité financière, ROI en langue anglaise). ou le fait que dans les stats du chômage un demi emploi comme pour un entier ou le truquage du calcul de l’inflation et du pouvoir d’achat. Ces normes font les choux gras des cabinets de consultance en gestion (dont les « big fours US comme KPMG, Deloitte…) et des agences de notation (comme Standard and Poors) qui ont coté AAA les produits financiers toxiques des banques. Ces normes, qui ne représentent qu’un aspect financier, quantitatif, monétaire (comme le PIB) et tronqué de la réalité, permettent des comparaisons internationales normées (utilisées par des machins comme l’OCDE) qui donnent les moyens de stigmatiser les pays qui dévient de moyenne purement formelles (dont le fameux taux de prélèvements obligatoires qui fait condamner les pays qui assurent la protection sociale par des moyens publics).
* Par les délocalisations, les externalisations, les achats dans les pays low cost, le SLC a réussi à faire diminuer les salaires et la part du salariat dans le revenu national et à généraliser précarité et temps partiel, mini-jobs à la teutonne, extension des inégalités et réduction de la classe moyenne. Merdre, comme dit UBU avec sa grande gidouille et sa pompe à phynance, qui va acheter mes produits si les consommateurs deviennnt ainsi peu solvables? Fastoche: vive le crédit qui permet d’acheter mais qui surtout empêche de faire grève car il faut payer les traites. Et vive les magasins low cost, les soldes revolving et la boustifaille industrielle à la LIDL ou Wal Mart. Vive aussi le remplacement des assurances et allocations sociales par la charité opérée par les assoces, les ONG et les entrepreneurs de religion de tout poil. Comme cela le populo, qui pourra à continuer à vivre bien qu’ayant le nez au ras de la fosse à purin capitaliste, ne se révoltera pas.
* le SLC a un autre atout pour calmer le peuple et l’enfermer chez lui. C’est une télévision et des médias privés (de tout scrupule) fondée sur la pub., la télé réalité, les séries débiles, les « blockbusters », le sport commercial à la mode PSG, le barnum des élections, etc. C’est du « titaynment » (divertissement émoustillant, théorisé par l’ordure Brezynski aux USA du temps de Kissinger) qui nous fait revivre le beau temps des « jeux du cirque » chez les Romains et des romans-photos. Devant sa télé, avec une pizza décongelée et des barres chocolatées, des packs de bière ou de coca cola, etc., le prolo obèse oublie sa misérable existence et vit par procuration en admirant les stars et les « people ». Ne le critiquons pas car il n’a pas le choix bien que le néolibéralisme postule que tout est permis en fonction du mérite et de la prise de risque. Chose démentie par la disparition de « l’ascenseur social ».
* le SLC a associé les salariés à sa victoire en lui piquant leur pognon et en diminuant les salaires au profit, c’est le cas de le dire, de « l’épargne salariale », de la participation et de l’intéressement; choses que veut accentuer notre Maqueron national. mais le plus grand hold up, c’est la retraite par capitalisation au sein de « fonds de pension ». Ceal veut dire que la retraite dépend des bons résultats de l’économie en général et, souvent, de la boîte où on travaille car les fonds recueillis sont investis dans le capital de l’entreprise où on est! Le salarié est donc assujetti à l’entreprise ou au kapital comme membre de la boîte et travailleur et consommateur. Et on a vu le résultats avec le krach de 2008…
* le SlC a réussi à s’associer les syndicats avec maints privilèges (par exemple, en France, le droit de se sucrer sur les fonds de la FPC ou de la médecine du travail ou la cogestion de la sécu ou les oeuvres sociales du CE…); c’est le sens profond de la « co-détermination » tudesque qui nous a fait voir les syndicats de VW couvrir les tricheries de la boîte sur les moteurs diesel! Les syndicats institutionnalisés, subventionnés, munis de positions dans les faux organes paritaires, consultés pour la forme, on été intégrés au SLC et défendent leur place en son intérieur plutôt que leurs mandants.
Vu le nombre de gens qui ont intérêt à la perpétuation du SLC et des moyens de répression dont il dispose, l’attaquer de front est voué à l’échec. il faut construire dans l’action directe interne et expérimentale au SLC mais à logique contraire des blocs de résistance se fédérant peu à peu pour finir par l’invalider.

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