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Maqueron et les « rentiers » de la société francouie

Classé dans : politique — 03/14/2018 @ 11:45

Maqueron avait déjà sévi sous le quinquennat de Zizi Rider en faisant la chasse aux rentes des notaires et des pharmaciens ; il continue avec celles des retraités et des agents de la SNCF ou des fonctionnaires ; c’est habile car cela va dans la direction du « sens commun » qui flatte les beaufs de toute obédience. Au passage, on oublie naturellement les vrais rentiers de l’économie française. La méthode employée pour cacher la merde au chat est celle du bombardement à jet continu et massif de réformes, des bouts de tunnel surajoutés en permanence à une cadence infernale (d’habitude, les politicrads laissent souffler le populo entre 2 réformes) telle que les assujettis ne savent plus où ils en sont ; on a ainsi un halo de réformes qui forment un brouillard impénétrable cachant l’essentiel, à savoir le but final qui est le triomphe du SLC en France. Voyons donc quelques rentiers que Maqueron camoufle derrière son rideau de fumée et qui, comme par hasard, sont des firmes capitalistes privées.
Les sociétés concessionnaires des eaux (Suez, Veolia, Saur) sont aux premières loges, dont la SEDIF (société de distribution d’eau d’Ile de France) présidée par le politicard Santini ; c’est un racket des consommateurs et une source de revenus pour les communes via la corruption de leur édile. Les concessions, qui durent des décennies entières sont un vieux truc de privatisation des biens communs.
Les groupements d’hypermarchés qui peuvent pressurer (et non pressuriser comme l’écrivent certains journaleux) légalement leurs fournisseurs et les producteurs et racketter les consommateurs avec la complicité des pouvoirs publics et des édiles locaux qui autorisent leurs implantations. De même pour l’agro-business autorisé en plus à farcir ses produits de sucre, d’huile de palme, d’adjuvants, de colorants…
Les pubards et autres communicants dont les services sont payés par les consommateurs et les contribuables (les frais de pub font partie des charges déductibles du résultat des entreprises)
Les sociétés d’autoroute qui rançonnent les automobilistes depuis qu’elles ont été privatisées par le trotskard Jospin puis par Fripouillon; de façon générale, tous les concessionnaires de service public, régime pervers inventé au 19ème siècle. Ce système repose sur l’attribution d’un droit d’exploitation d’un réseau même quand il n’existe pas encore ; le concédant réclame une « redevance de concession » (impôt déguisé, voire corruption ; exemple le réseau électrique basse tension à Paris donne 60 millions d’euros à la ville), et à la fin de la concession le concédant récupère le réseau qu’il n’a pas construit. Exemple, les barrages hydrauliques (construits par EDF et payés par les usagers) sont une concession d’Etat (les grands barrages) ; eh bien, sur pression de Bruxelles, le gouvernement va en attribuer déjà une centaine sur plus de 400 à la concurrence privée (au passage il pourra faire grimper la redevance de concession, ce qui est le but caché de cette privatisation de l’exploitation du barrage) ! Autre exemple les attributions de fréquence (télé, portables) aux opérateurs par le pouvoir sont un autre impôt déguisé et, in fine, payé par le consommateur.
Les boîtes de BTP qui construisent les infrastructures collectives sur appel d’offre public, souvent manipulé, et qui bénéficient des partenariats privé-public, ce qui leur procure des loyers exorbitants pendant des décennies .
Les semenciers qui ont obtenu le monopole du dressement de la liste des semences autorisées pour les agriculteurs grâce à la complicité des pouvoirs publics, de l’INRA et de la FNSEA (dont feu Belin était dirigeant de Sofiprotéol, semencier et huilier et producteur d’agrocarburant, devenu Avril, tout en dirigeant la FNSEA).
Les chimistes producteurs de fongicides, insecticides, pesticides inscrits par les pouvoirs publics sur une liste autorisée dressée avec les aimables conseils desdits chimistes, fussent-ils très nocifs comme le glyphosate ou le Régent ou consorts. D’où l’interdiction du purin d’ortie, produit bio.
Les laboratoires pharmaceutiques qui dictent pratiquement eux-mêmes leur taux de remboursement Sécu aux pouvoirs publics et dont les études avant mis e sur le marché ne sont jamais vérifiées sérieusement puisqu’on a tué les laboratoires publics.
Les édiles locaux qui ont la main sur les DUP, les appels d’offre, les autorisations de supermarchés, les concessions de service public, les plans d’occupation des sols, etc. y compris en zones inondables ou d’avalanche et qui en profitent pour se faire des bourses en or avec des expropriations en dessous de la valeur de marché.
Les journaux lourdement subventionnés s’ils sont dans la ligne « mainstream » ou:et propriété d’émirs de l’industrie et de la finance ;
Les banques, assurances, fonds et autres organes de crédit qui voient le taux d’usure fixé par le gouvernement à un niveau exorbitant, lequel gouvernement les laisse gonfler les différents frais facturables aux clients, surtout pour les plus vulnérables qui paient des agios et des pénalités à n’en plus finir. La phynance (dividendes, intérêts, agios, etc.) coûte bien plus cher au pays et aux consommateurs que les « privilèges » des petits… on peut y rajouter les rentes à vie des dirigeants de multinationales qui ont revenus et sécurité assurés : golden hello, stock-options, parachutes dorés…
Les constructeurs automobiles qui peuvent truquer sans problème les émissions malpropres de leurs véhicules sous l’œil bienveillant des pouvoirs publics et cela pendant des décennies.
Les industriels produisant des déchets et des produits nuisibles ad vitam æternam comme les boues rouges en Méditerranée ou les lisiers de porc (ou les nitrates) en Bretagne ou dont les accidents industriels ne sont jamais condamnés pénalement et très faiblement au civil (AZF, amiante, médiator…).
Toutes les petites activités que le législateur crée : par exemple, diagnostics avant vente d’un logement, contrôle de sécurité des véhicules (que le gouvernement vient d’alourdir sur le nombre de points de vérification et sur la périodicité des contrôles après 6 ans), amendes de stationnement confiées au privé… Les mutuelles d’entreprises créées par Zizi Rider ont donné une foultitude de mutuelles bidons en concurrence avec les assurances privées (une directive de Bruxelles a years ago aligné les mutuelles sur les assurances privées…). La FPC a permis une floraison de plus de 70 000 boîtes de formation drolatiques. En revanche, quand on veut tuer une fonction (chercheur, inspecteur du travail…) il suffit au gouvernement d’assécher son financement.
On notera que souvent le gouvernement, et encore plus le maqueronien, procède en douce via trois méthodes perverses : les décrets d’application (par exemple celui qui autorise dans les petites boîtes le patron à faire voter son projet à main levée par les salariés) qui vont au-delà de la loi, les amendements impromptus qui modifient le texte adopté en commission (refus de l’extension du périmètre des licenciements hors la France pour les multinationales) et le vote bloqué en faveur du texte du gouvernement (exemple, le refus d’augmenter la retraite minimale des salariés agricoles ou des agriculteurs)… Et Maqueron voudrait proportionner le nombre d’amendements proposables à celui des députés ! Le lecteur aura compris que si tous ces prébendes existent c’est parce que le pouvoir politique « démocratiquement élu » lrs a accordés au kapital avec en prime une dérégulation générale et un abaissement drastique des contrôles.

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