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SNCF : pendant la grève les menteries gouvernementales continuent

Classé dans : politique — 04/10/2018 @ 8:38

Après avoir dressé les usagers contre les cheminots, usé de termes diffamatoires (gréviculture, prise en otage des voyageurs, privilèges), fait des promesses sur le maintien du statut et la non privatisation de la SNCF, Maqueron, retranché derrière ses fusibles (Philippe et Borne), appuyé par sa garde rapprochée de porte-parole et autres communicants, commence à piger que ça sent le roussi et la « rousse » comme à NDDL où 2500 robocops envoyés par le proctologue Côlon font la chasse à 200 zadistes.
Les contestataires ont en effet compris que les promesses n’engageaient que les couillons qui y croyaient. En effet, entre autres techniques que j’ai déjà décrites précédemment, le gouvernement a une astuce assez nouvelle : annoncer un cadre de grandes liges de son projet, faire voter une loi plus précise après la concertation et, en catimini, modifier le contenu formel de ladite loi par quelques décrets d’application bien (Vincent) placés. Il y a aussi la tactique du tunnel à rallonges et des jalons : par exemple, on dit qu’il n’y aura pas privatisation mais c’est, en fait, une étape pour faire avaler la pilule avant ensuite de céder la capital au privé (voir GDF devenu Engie dont l’Etat n’a plus que 25 % du capital alors que Tarsko avait promis qu’on resterait à plus de 50 ; cela n’a pas pu être fait pour EDF car les risques nucléaires sont bien trop élevé pour le privé).
Le gouvernement se tourne donc vers « la pédagogie » pour signifier au bon peuple combien la réforme lui sera bénéfique ; dont la baisse des prix, ce que l’exemple rosbif dément. La pédagogie consiste à dire avec mépris, indirectement et in Pétaud (cela ne date pas d’hier ; Pétaud d’hier, eh eh) aux gens qu’ils sont si cons et à la comprenette si lente qu’il faut leur expliquer les choses plusieurs fois et longtemps. Mais les idiots congénitaux que nous sommes, car non diplômés de l’ENA, ont déjà compris bien des choses. La « pédagogie » devrait déjà dire qu’il ne s’agit pas d’une grève perlée car celle-ci est interdite; c’est une grève « revolving ». La grève perlée, par ailleurs, c’est assurer ses fonctions tout en en diminuant l’efficacité et le rendement alors que les grévistes arrêtent leur travail dans notre cas SNCF…
Ils savent que l’ouverture à la concurrence des lignes TGV en 2020 fera que les concurrents ne choisiront que les lignes rentables alors qu’une firme nationale fait la péréquation entre toutes les lignes, les bénéficiaires finançant les autres. Les concurrents auront les concessions d’exploitation des lignes rentables car ils seront forcément moins chers : le national plus coûteux augmentera ses charges et ses déficits, le personnel sera low cost (travailleurs détachés, sans statut, à petite convention collective) et beaucoup dépendra du degré de leur participation aux dépenses du réseau : Maqueron ne dit rien à ce niveau ! Et une astuce du pouvoir se révèle : le passage en SA de la SNCF reportera les retraites à verser (une dette publique et aussi un coût déjà de 3 milliards par an pour l’Etat) sur le régime général avant sa transformation en « comptes notionnels ». Dans le cas de l’ouverture à la concurrence, il n’est jamais dit que la concurrence la plus sauvage, c’est entre le rail et la route. En effet, l’usager du rail (plus les subventions étatiques) paye les infrastructures alors que les camions ne payent presque rien (ce sont les automobilistes qui sont rançonnés); or en Europe les autres pays taxent les camions pour financer le rail…Maqueron ne nous dit rien en la matière.
Le gouvernement dit qu’il prendra une partie de la dette de 54,5 milliards d’euros qui coûte un milliard par an à SNCF-réseau, ce qui fait le tiers du prétendu déficit annuel. Les gouvernements ont toujours laissé la dette à la SNCF car cela aurait sinon figuré dans la dette publique ; simple jonglerie comptable hélas autorisée par l’UE car cette dette est indéniablement publique. Les compradores fustigent cette dette en oubliant que dans les autres pays européens la dette liée au rail est en moyenne de 50 milliards et est prise en charge par l’Etat, ce qui fait que celle de la SNCF-réseau n’a rien d’exorbitant et est indue ; ce que, naturellement, les journaleux stipendiés par le kapital ne disent pas.
Des politicards et autres journaleux aux ordres ont mis sur le même plan le droit de grève et le droit à la mobilité énoncés dans la constitution. Peut-on faire remarquer qu’ils n’ont rien de comparable ; en effet le droit de mobilité n’est pas touché par la grève puisque tout un chacun peut se déplacer à pied, à cheval, en voiture, à vélo, en charrette, en car, à dromadaire, en grand Bi, en draisienne, à rollers, en skate, à pédalo, etc. Voir Michou Debré en 1958. rappelons qu’il faut différencier les droits à, comme celui de mobilité, et les droits de comme celui de faire grève. C’est plaisant de voir les journaleux-politicards nous prendre pour des cons alors qu’ils sont des minus habens éloignés de toute culture politique et juridique.
3 grossiums de la SNCF nous disent dans le MONDE les bienfaits de la réforme en prenant, pays par pays, ce qui a bien marché chez chacun d’eux : la sécurité chez les Rosbifs, la baisse des prix du TGV en Italie, l’augmentation de 20 % du trafic en Doryphorie. Pourrait-on avoir une comparaison sur l’intégrale des paramètres au lieu de saucissonner problème par problème en shuntant toute vue d’ensemble ?
Des politicards et journaleux nous racontent que les grèves sont stigmatisées par les peuples étrangers. On salue cette unanimité en forme d’amalgame car, au contraire, bien des populations chez lesdits pays aiment voir qu’il reste en Europe un pays non luthérien et soumis au pouvoir où on peut se révolter. Les autres sont des disciples du SLC, des gens soumis aux religions (et on sait que Maqueron soigne les religions comme utiles à l’Etat et à l’ordre social, ce qui est loin d’être moderne puisque ce fut la position de la Paille Au nez Buonaparte et du radical et athée Thiers, entre autres), des victimes du SLC.
On voit la mère Bachelot, ex-fer de lance de la désastreuse réforme de l’hôpital en 2009 sous Tsarko, parader et plastronner sur les ondes béni-oui-oui pour défendre les réformes Maqueron ; de façon générale, la gent journaleuse des médias possédés par les amis du prince crient haro sur le baudet et vive le beau Dey.
On insinue que Martinez pousse à la grève parce qu’il a en vue les élections professionnelles de novembre 2018, que donc il privilégie ses intérêts contre le bien public ; retournons le problème : est-on bien sûr qu’Arturo Maqueron et ses copains du SLC défendent bien l’intérêt général ?
On relève que les syndiqués ne sont que 11 % des travailleurs comme dirait Arlette ; cela dit pour montrer implicitement que cette minorité est illégitime. C’est plaisant. Combien y-a-t-il de Francouis encartés dans un parti ? Réponse 3 à 4 %. Par combien d’inscrits les députés LREM ont-ils été élus ? Réponse 15 %. Combien Maqueron a-t-il eu de votes au 1er tour des pestilentielles ? Réponse 24 % des suffrages exprimés mais 18 % des inscrits. Qui est légitime, MM les journaleux et politicards menteurs invertébrés ?
Enfin, le gouvernement a raccourci la durée de la « concertation » pour faire voter cette semaine son projet par les députés. Cela coupe l’herbe sous les pieds des syndicats. S’agit-il d’ordonnance pourtant abandonnée, dixit Philippe?

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