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Agonie des hôpitaux publics en France

Classé dans : politique — 04/13/2018 @ 7:49

Le début de la fin programmée des hôpitaux publics remonte à la loi Bachelot, sous Tsarko, pondue en 2009. Cette loi machiavélique a installé la tarification à l’activité (T2A) et mis en place des directeurs administratifs munis des pleins pouvoirs et houspillés par les agences régionales de santé sous la coupe du pouvoir à l’instar des préfectures et des directeurs d’établissements publics. cette saloperie n’empêche pas Mme bachelot, retirée de la politique, de parader sur maints médias et d’y distiller mine de rien son venin pro Maqueron.
L’idée de génie du pouvoir d’alors, non encore éradiquée par Mme Buzyn(ess) de l’écurie Maqueron a été de supprimer la dotation globale annuelle et de la remplacer par la facturation à la sécu du nombre d’actes effectués, actes tarifés dans une nomenclature et sur un barème tête de pipe par tête de pipe. La T2A vaut tout uniment pour le privé et le public. mais l’astce a consisté a baisser au fur et à mesure les tarifs lors du vote de la loi de finances de la Sécu (l’ONDAM). les hôpitaux se sont trouvés pris dans une spirale descendante des tarifs, ce qui les force à multiplier et sélectionner les actes en fonction de leur rendement. En effet, cela fonctionne comme le salaire aux pièces cher à Taylor, salaire qui a permis aux employeurs de diminuer le prix des pièces au fur et à mesure de l’augmentation de la productivité des travailleurs. On dit, sans rire, que Taylor n’avait pas vu cette perversion de son système « scientifique »! Mme Bachelot non plus… Adieu le fameux « gouverner, c’est prévoir ».
La T2A mettait hôpitaux privés, publics, cliniques sur le même plan sur un critère purement financier, universel, unique et inique. on ne s’est occupé que de fric et de gestion, d’où, en sus, la nomination de cerbères gestionnaires chargés de faire baisser les coûts à tout prix, si j’ose dire. la toute-puissance maléfique des « mandarins » était remplacée par celle des comptables publics ayant sucé le lait du SLC lors de leur formation au centre national de formation des directeurs d’hôpitaux et de gestionnaires de la santé et recevant des primes perso en fonction de leurs résultats, superbe pousse au crime des thuriféraires « des eaux glacées du calcul égoïste ». La T2A a ignoré magnifiquement plusieurs petits problèmes susceptibles de déformer la concurrence entre structures de soin au profit du privé. Parallèlement, Mme Bachelot, potarde, laissait la bride sur le cou aux labos pharmaceutiques et le loup-Servier, ami de Tsarko, se faisait des bourses en or.
* les hôpitaux publics (CHU) ou associés ont en charge obligatoire la formation des toubibs et la recherche, coût visiblement non pris en compte par la T2A. le tout avec une baisse constante des moyens.
* ils sont soumis aux urgences qui croulent sous la demande pour plusieurs raisons: retrait et coût de la médecine libérale de ville, manque de moyens et coût des SOS médecins, le tout en période d’extension de la précarité et de la pauvreté et de refus de certains toubibs de prendre en charge la CMU base et complémentaire et l’AME pour les immigrés, à quoi s’ajoute la montée progressive du reste à charge et des frais annexes, ce qui empêche les pauvres de s’adresser à la médecine libérale et cela d’autant plus que le secteur 2 non régulé ne cesse de progresser.
* comme le tarif est établi acte par acte, il devient très difficile de s’occuper d’un patient victime de plusieurs problèmes de santé; sur lequel facturer? Et les patients dont l’état se dégrade, qu’en fait-on?
* la politique de baisse des coûts et de restriction de l’offre (soi-disant parce que moins d’offre attire moins de demande) a apporté des regroupements de structure et des baisses du nombre de lits, ce qui pousse aux hospitalisations ambulatoires de courte durée et à l’engorgement des urgences.
* on n’y a jamais résolu le problème des 35 heures et des heures.sup on préfère s’en remettre à la médecine privée, laquelle s’est largement retirée du marché des pauvres; serait-on dans une politique de l’aggravation d’une médecine à plusieurs vitesses?
* l’Ondam ne tient jamais compte des dépenses supplémentaires engendrées par le vieillissement de la popplation, l’extension de la pauvreté et surtout des maladies crées par les produits chimiques, la pollution et les perturbateurs endocriniens. On ne fait pas grand chose pour limiter les nuisances afin de ne pas ennuyer les industries, les labos, l’agro-alimentaire, la FNSEA et l’agriculture productiviste.
* je subodore qu’il y a une stratégie cachée, à savoir laisser les nuisances proliférer, de même que la précarité et la pauvreté, ce qui crée maladie, stress et finalement mort prématurée, donc moins de retraites à verser et moins de soins pour personnes très âgées. L’espérance de vie risque fort de diminuer comme aux USA et en Russie et ce serait froidement mis en calculs de prospective médicale.
Mme Buzyness a promis de revoir le financement des hôpitaux. Mais on voit qu’elle se hâte lentement…

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