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Suite des macro-conneries

Classé dans : politique — 04/17/2018 @ 11:04

Hier on a eu droit à l’interview du zident Maqueron par Plenel et Bourdin ; les 2 zigotos des médias furent offensifs mais Maqueron les renvoya dans les cordes via un art très maîtrisé de la rhétorique, de la sophistique et de la casuistique. C’est que nos deux compères n’ont usé de la seule méthode capable de désarçonner un si bon dialecticien élevé par les Jésuites : mettre en relief les contradictions entre les discours et les actes ou décisions. On y faut presque quand Plenel fit remarquer que la situation pitoyable des hôpitaux venait aussi de ce que les tarifs T2A étaient abaissés et les économies à faire augmentées sans cesse. Dommage, Plenel n’insista pas devant le redoutable débatteur Maqueron. Notre malhomme utilisa sans discontinuer 2 astuces pour repousser les attaques des intervieweurs : ne jamais s’arrêter en demandant toujours de le laisser finir ses longues et astucieuses réponses, reporter dans un futur éloigné la mise en place de solutions aux problèmes amenés et reconnus comme réels. Cela m’a rappelé le management que j’ai vécu : reconnaître la difficulté et dire qu’on s’en occupe et qu’elle sera résolue demain comme chez le coiffeur qui affichait chaque jour « demain, on rase gratis ». C’est la combine princeps du SLC : l’avenir sera meilleur grâce aux décisions d’aujourd’hui et à la croissance que la politique menée amènera. Et quand le futur arrive, il se trouve que le politicard qui avait misé dessus et prôné la patience est parti en retraite. Du reste, Maqueron annonce déjà que l’on ne verra pas de résultats d sa politique avant 5 ou 10 ans. C’est la méthode des religieux qui promettent le paradis dans l’au-delà à la différence que, dans ce cas, on ne peut pas vérifier… C’est la démarche stalinienne : s’il n’y a pas encore de résultats, c’est que la potion administrée de socialisme (ou de SLC, présentement) n’était pas assez forte. C’est la logique shaddock consistant à toujours pomper. Donnons donc quelques exemples des contradictions que la « disputatio » à la mode scolastique n’a pu faire apparaître.
Maqueron a affirmé qu’il tenait au dialogue social et s’appuyait aussi sur les branches professionnelles (émettrices de conventions collectives et d’accords interprofessionnels) pour ce faire. Il suffit pourtant d’analyser le contenu de la loi Travail, plus les décrets d’application qui la déforment quelque peu, pour voir que le but poursuivi est le laminage de la hiérarchie des normes et le report dudit dialogue au niveau de l’entreprise et aux rapports individualisés entre patron et salarié. De plus, le prétendu dialogue s’accompagne de l’abaissement des structures paritaires, par exemple pour l’UNEDIC, la FPC et l’apprentissage au profit d’une centralisation étatique ou d’une mise sous contrôle de l’Etat. Enfin, côté parlement, Maqueron trafique une diminution des droits législatifs de celui-ci (réduction du droit d’amendement, ordre du jour fixé par l’exécutif, réduction du temps de navette entre assemblée et sénat, suppression de la promesse de faire dépendre le service d’études France-Stratégie du parlement afin de ne pas augmenter les pouvoirs d’analyse des textes gouvernementaux par les parlementaires). Et vive la démocratie…
Maqueron veut augmenter l’égalité des chances en réformant la FPC. Regardons les faits de plus près. Une organisation collective et paritaire est remplacée par un cheminement purement individuel à raison de 500 euros par an pendant 10 ans, capitalisation portable lors des changements de boîtes. Le montant des sommes en jeu prouve que c’est l’individu qui va consentir, tout seul, sans véritable aide institutionnelle, ses efforts de qualification. Pire, le Congé Individuel de Formation (CIF), financé par le FONGECIF, disparaît alors que c’était la seule grande voie bien financée de promotion sociale. Restent les cours du soir, les cours par correspondance, le télé-enseignement, les MOOCS (payants) et le CNAM. Naturellement, les médias fantoches n’ont pas vu ce petit changement.
En douce, dans la lignée de l’obéissance aux vues SLC de l’UE, Maqueron prépare un nouveau crime contre le pays : le passage au privé de la concession d’exploitation de 100 grands barrages hydrauliques producteurs d’électricité pas chère au privé. L’assassinat est permis par le régime francaoui des concessions, chose qui n’aurait jamais due être mise en place : à l’issue de la concession, le concédant (en l’occurrence l’Etat pour ce genre de barrages) récupère les installations créées par le concessionnaire et peut les refiler à un autre concédant. Ce qu’il y a de stupéfiant dans ce régime, c’est que le concédant acquiert pour rien ce qui a été payé par les clients du concessionnaire. Cela est vrai pour le réseau de distribution électrique à Paris, qui, à la fin de la concession, peut trouver un autre exploitant. Cela n’a pas été fait jusqu’à présent parce que, en plus, Paris fait payer à EDF une redevance de concession de 60 millions d’euros par an, donc payée en plus par les usagers qui ont déjà plus 40 % de taxes sur l’électricité dans cette ville ! Or, il s trouve que les barrages appartiennent, non à l’Etat, mais à la nation parce qu’ils ont été payés par elle via les consommations des usagers ! ils appartiennent aussi à la nation en regard de la Constitution (IVè république puis en 1958, retour à la nation, pas à l’Etat) qui promeut le retour à celle-ci des grands moyens de production. Refiler leur exploitation au privé, c’est les spolier ainsi que la nation. Et même une nouvelle fois car EDF sera privée d’une électricité pas chère (les barrages sont amortis) qui en fait baisser le prix moyen par foisonnement avec les autres moyens de production. Pis encore : les barrages font aussi partie des moyens d’irrigation en été lors de l’étiage et entraient dans les plans d’aménagement du territoire conçus par feu la Datar (mise en place sous Charlot et supprimée). Pensez-vous qu’un exploitant privé économisera l’eau de l’hiver (vendue très cher sur les marchés spots car il faut déployer tous les moyens de production, y compris les plus coûteux, pour faire face à al demande) afin de la fournir aux cultures ? On nous avait déjà fait le coup avec la privatisation de la CNR. C’est ça le moderne Maqueron. Balladur, lui, avait imaginé une astuce comptable fantastique. Il a donné à EDF le réseau d’alimentation générale d’électricité (transport haute tension, concession étatique) qu’elle possédait déjà au nom de la nation et qu’elle avait entièrement financée. L’idée cachée était d’émettre des titres en compensation vendables sur le marché des actions afin de préparer la transformation de l’établissement en SA tout en touchant le pognon. Eh bien ça continue…
Maqueron avait combattu l’idée de sélection à l’entrée de l’université. L’acte fut Parcoursup qui, en fait, en institue une sous une forme déguisée et surtout mise entre les mains des structures de formation ‘lycées et facs), donc techno. les étudiants l’ont bien compris, d’où les contestations actuelles. Maqueron avait promis l’étude de projets agricoles sur NDDL, action: démantèlement avant étude approfondie des projets. Et tout est à lavement, comme dit Bérurier et comme l’exécute Côlon..

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