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Oliver Trump et Stan Maqueron

Classé dans : politique — 04/25/2018 @ 10:59

Les duettistes étaient hier dans la belle propriété de l’esclavagiste (ce qu’aucun journaliste n’a rappelé) Washington, 1er zident des USA, au cours d’une visite « d’Etat » de 3 jours. Visite d’Etat laisse entendre que le territoire français s’est déplacé de 5 000 km ; il ne s’agit en réalité que de la visite d’un chef de gouvernement à un autre car les gouvernementaux adorent se lancer mutuellement des coups d’encensoir et appartenir à la même « société de puberté masculine » où ils s’autocongratulent et s’autoadmirent les uns les autres. Las, nos visiteurs n’ont guère de choses en commun et il y a gros à parier que ce spectacle n’est que de la com. sans lendemain. Les journaleux et autres politologues font état de sujets polémiques entre nos 2 Bouvard et Pécuchet, Roux et Combaluzier, Zig et Puce, Pif et Hercule… C’est du flan car ils sont d ’accord sur la primauté du SLC über alles.
Déjà, Maqueron est jeune et a une vieille épouse et Trump est vieux avec une jeune femme. Maqueron est un lettré alors qu’Oliver est seulement hardi. Dans ses discours, Stan veut sauver le climat alors qu’Oliver s’y opposerait. Mais dans les faits, les décisions du 1er , mises en musique par la Hulotte, ne confirment guère les intentions alors que le second laisse faire les 50 Etats dont une bonne partie a déjà pris des engagements en faveur de notre pauvre terre. L’opposition me semble donc résider surtout dans les décalages entre le dire et le faire où il y a bel et bien une différence notable. Il ne faut pas oublier non plus que les intérêts en jeu ne sont pas pour les mêmes acteurs : aux USA, Oliver est prisonnier de ses soutiens (pétroliers, financiers) et de ses promesses électorales (l’emploi, quitte à zigouiller la planète) ; Stan, certes, est en douce un militant SLC des droits d’entreprendre sans normes ou limites mais il doit donner des gages à l’opinion publique et à tous ceux qui, soucieux du climat et de la biodiversité, l’ont rallié. Dans la pratique, le résultat est le même : surtout se hâter lentement et donner l’impression qu’on agit soit pour, soit contre le climat.
Autre apparente discorde : le nucléaire iranien ; Oliver soutient ses amis israéliens et d’Arabie Saoudite qui ne veulent pas d’un Iran ayant la bombinette, lesquels pays sont « en même temps » de si bons clients pour les armes US ou des fournisseurs de pétrole et de gaz. Stan aide ses industriels à obtenir des marchés dans le cadre de la disparition des sanctions anti Iran pour cause de traité nucléaire avec ce pays. On voit que le désaccord ne porte guère sur le fond, à savoir un pays chiite qui veut dominer l’aire chiite et faire pièce au sunnisme, mais sur la nature des marchés et des alliés à protéger. Malgré tout, Oliver et Stan sont d’accord sur l’essentiel : le primat des affaires, de l’industrie, du commerce, du SLC sur tout le reste, y compris la survie de la planète. En réalité, Stan et Oliver devraient tout faire pour que l’Iran rentre dans le rang de relations internationales apaisées.
Autre problème monté en épingle par les journaleux en tant que sujet d’opposition : les attaques d’Oliver contre le libre-échange et les traités de commerce international. Trump est protectionniste mais surtout à l’usage des prolos qui ont voté pour lui ; en réalité, il ne peut que soutenir ses gros industriels et financiers qui jouissent des bénéfices de traités léonins comme l’ALENA qui a tué le Mexique. Oliver est surtout protectionniste contre la Chine qui détourne largement les règles de l’OMC. L’Europe et Stan Maqueron feraient bien d’en faire autant. Stan, lui, est mercantiliste, comme la Doryphorie : tout repose sur les exportations mais à condition de ne pas être perdant dans les échanges ; là il suffit de trouver des astuces protectionnistes à l’instar de la Chine. Protectionnisme ou mercantilisme aboutissent au même résultat SLC : tout pour le commerce, l’économie et la finance. Pour les droits de l’homme, on se contentera de manifestations épisodiques et communicationnelles. Bref, Stan et Oliver font du cinéma avec leurs désaccords.
Pour les relations avec la Russie, Oliver fait les gros yeux mais son intérêt est ailleurs : dans la zone du Pacifique ; Stan n’a pas grand chose à dire et il suit la politique européenne dans sa mollesse prudente.
Sur la Syrie, il y a un alignement de fait de Stan sur Oliver malgré la prétention francaouie d’avoir une politique autonome. Oliver se fout de la Syrie et laisse faire la Russie et le sultan Erdogan afin de contrer l’expansion des forces chiites, dont le Hezbollah, le Hamas et une bonne part du pouvoir irakien, tous alliés de l’Iran. Stan joue les utilités afin d’avoir un rôle réel quoique de soubrette et de valet.
Les compères s’opposent sur la question du multilatéralisme international dont Stan est partisan alors qu’Oliver en pince pour le bilatéralisme. En réalité, c’est une question de nationalisme et de puissance. Les USA veulent et peuvent se replier sur leur grande puissance (doctrine Monroë) et Oliver défend sa nation. Stan veut que la France s’intègre dans le SLC et, compte tenu de sa petite taille, cela implique la fusion de la nation dans l’UE et le multilatéralisme. Or il est très dangereux d’en revenir au nationalisme dont on sait les conséquences (14/18; 39/45, colonialisme). Mais Oliver n’a pas complètement tort car le SLC car dans ce monde où le SLC met les pays en concurrence sauvage et où l’ONU ne pèse rien, seule la nation peut permettre de se concentrer sur la destinée du peuple. C’est au nom de la France que Stan devrait siffler la fin de partie tout SLC de l’UE en menaçant d’en sortir s’il n’y a pas un profond changement de politique en Europe. Mais non, Stan préfère biser la Krupp d’Angela et japper avec les abois d’Oliver.
Et il y a la mentalité identique des deux hommes : narcissisme foncier, opportunisme, arrivisme. Et dissimulation; Oliver s’est présenté comme le défenseur des prolos et exclus alors qu’il va faire la politique des trusts et des financiers; Stan s’est camouflé en socialiste alors qu’il mène une politique SLC brutale. Les deux se targuent d’être anti-establishment. En réalité, ils en sont le prototype. Ils ont tous les deux profité à merveille des failles et de l’essoufflement d’un système soi-disant démocratique mais en fait confisqué par les élites, soit politiques, soit économiques, soit les deux « à la fois ». Ils ont très bien exploité la lassitude des électeurs qui voulaient des têtes nouvelles en croyant bêtement qu’un changement de trombines modifierait la démocrassouille camouflant l’emprise totale du SLC sur leur pays. ils ont été tous les deux élus grâce à un système représentatif inique et faussé à mort.
En dehors des embrassades et des manifestations tactiles et communicantes, Stan n’obtiendra rien et ne fera que conforter la position d’Oliver pourtant largement démonétisée aux USA. le grand et fort Oliver va bouffer le petit Stan à l’instar d’Helmut Kohl la mano en la mano avec Tonton à Douaumont. mais on n’en saura pas grand chose car l’entretien dans le bureau ovale est secret. On ne peut donc tenir compte de ce qui sera dit par l’un ou l’autre sur icelui. Comme dirait le pape; là où il y a concile, il y a bulles .

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