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Nouvelles maqueronnades

Classé dans : politique — 05/05/2018 @ 9:57

Le sieur Maqueron vient encore d’illustrer sa foi dans le SLC. Le feuilleton, dévoilé par petits bouts afin qu’on ne voit pas la destination visée, continue dans tous les domaines. Dans une interview au magazine des super riches, à savoir Forbes qui publie chaque année un palmarès des 500 premières fortunes du monde, le malhomme vient d’annoncer la suppression de « l’exit tax » (créée par Tsarkozy sur les plus-values réalisées à l’étranger par les exilés fiscaux) ; Au prétexte, donné par Lemaire (du palais) que cette taxe ne rapportait presque rien. C’est évidemment le but visé : s’il n’y a plus d’exilés parce qu’ils ont les chocottes, alors il n’y a pas de rendement de ladite taxe dont la finalité est dissuasive. Cela me rappelle la blague du bûcheron cherchant un emploi au Canada. Le recruteur lui demande où il a exercé? Au Sahara dit-il. Le recruteur dit alors : mais il n’y a pas d’arbres au Sahara ! Réponse du candidat : justement… Cette blagounette éclaire les mensonges et sophismes de l’actuel gouvernement. En réalité, ces contorsions dialectiques camouflent que cette suppression est un cadeau aux riches et une incitation à l’exil et à la fraude fiscale.
On apprend parallèlement que la taxe forfaitaire de 20 % sur l’intéressement des salariés, taxe qui finance la Sécu, va être supprimée au profit d’un intéressement individualisé et profondément inégalitaire car cela dépend des entreprises et de leurs résultats (lesquels peuvent être siphonnés par la multinationale taxant ses filiales). De même, l’épargne salariale en vue de la retraite va être subventionnée et défiscalisée en partie. Quels sont les buts peu apparents de cette mesure ? C’est déjà pour favoriser le remplacement à long terme des retraites par répartition par de la capitalisation individuelle. Au passage, le fric capitalisé irrigue l’économie capitaliste et transforme le cotisant en adepte du capitalisme. De plus, cela fait passer d’un système collectif et liant les générations à un régime individualiste cohérent avec la valeur suprême du SLC. Enfin, en cas de krach boursier comme en 2008 tous les risques sont reportés sur celui qui a économisé. Et sans oublier que, vu le niveau actuel des salaires et la course à leur abaissement, les pauvres ne pourront évidemment pas capitaliser quoi que ce soit, ce qui augmentera les inégalités et la pauvreté dans la vieillesse. ni, non plus, que des retraites calculables et prévisibles sont remplacées par les résultats aléatoires de la bourse. Si cela n’est pas du SLC pur, je me fais curé.
Autre plat au menu de Maqueron, la vente de 1 % du parc d’HLM soi-disant pour favoriser l’accession à la propriété. Là encore les risques et les frais d’entretien sont reportés sur les acheteurs. naturellement, cela encouragera le repli sur soi et l’absence de révolte par suite des traites à payer. Et, évidemment, là où l’immobilier est très cher les pauvres ne pourront acheter et seront expédiés en banlieue, en zone rurale ou rurbaine. Paris, Lyon, Marseille, Neuilly, etc. sans prolos. Adieu les classes dangereuses et vive l’entre-soi.
Maqueron accuse Mélanchthon de susciter l’action des casseurs contre la démocratie, « l’ordre républicain », l’Etat de droit. Cela lui va bien, lui qui a eu 18 % des inscrits au 1er tour de la pestilentielle et dont les députés ont ramassé en moyenne 15 % des mêmes inscrits et 60 % de sièges. Est-ce de la démocratie et de l’Etat de droit. Cet ordre ripoublicain est-il légitime et respectable? On apprend aussi que le malhomme a dépensé plus de 19 millions dans sa campagne électorale et que celle-ci a été grassement financée par des amis dont vous devinez aisément la nature et l’obédience. Et on apprend même l’existence de grosses ristournes par des prestataires qui, en retour, ont vu leurs poulains dotés de sinécures au pouvoir! Cela, c’est de la nouvelle politique pure de tout attachement et manipulations.
Le rapport Borloo sur les banlieues a déjà pris le chemin des tiroirs. L’eusses tu cru? On commence à percevoir les astuces cachées du passage au prélèvement de l’IRPP à la source. Les réductions d’impôt ou les déductions ne seront régularisées (ou toute évolution par rapport aux taux préfixés sur les revenus de l’année d’avant, sauf à être un redoutable paperassier envers le fisc ou bien conseillé par un fiscaliste onéreux) que 9 mois après. Le fisc va se faire de la trésorerie sur le dos des contribuables. Rappelons que le prélèvement à la source a pour but de rendre l’impôt indolore… pour pouvoir l’augmenter en douce. Autre astuce cachée: l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) a été en loucédé assorti d’une baisse des intérêts d’emprunt déductibles de 100 % à 70 %, ce qui augmente la valeur nette du bien et donc l’IFI dû.
Maqueron qui a orgnaisé un déficit budgétaire de 86 milliards en 2018 alors que la dette publique est déjà à plus de 2300 milliards (97 % du PIB) n’a pas pris en compte le relèvement des taux d’intérêt (actuellement à 0,8 pour les emprunts à 10 ans, environ 200 milliards par an; 1,8 en prévision soit 5 milliards de plus pour le service annuel de la dette qui coûte actuellement 41,2 milliards). il comptait sur la croissance qui a diminué au 1er trimestre 2018…
Maqueron a perdu son ambition de faire payer 3 % de taxe sur le chiffre d’affaires des GAFAM en Europe. Les paradis fiscaux européens (Luxembourg, Pays-Bas, Irlande…) s’y opposent alors qu’il faut dans l’Ue un vote unanime sur les questions de fiscalité. De plus, encore une fois, l’Allemagne a trahi en ne soutenant plus la proposition française! Die Grosse Angela s’oppose à Trump à propos des taxes sur l’acier européen et l’aluminium. Trump vise en fait les berlines teutonnes et Angela les défend (comme pour Bayer) au détriment de l’UE qui devrait plutôt s’allier avec les USA (commerce équilibré avec eux) contre la Chine (commerce européen avec elle très déficitaire). Il se confirme que l’Ue n’est qu’une cohue de pays en concurrence sauvage et que Maqueron n’y peut et n’y veut rien malgré ses discours qui disent le contraire.
Maqueron vient de prendre une belle baffe indirecte dans sa gueule enfarinée. Sa loi travail avait permis, en cas d’opposition syndicale, au patron de consulter le personnel pour le dresser contre elle. Eh bien le PDG d’Air France a tenté ce coup de Jarnac à la Jarnaillac: résultat 55 % de votes non avec une très forte participation (85 %). Du coup, il doit démissionner, car sa démission en cas de non, faisait partie de son chantage. Gageons que d’autres patrons n’userons pas de la disposition scélérate du Maqueron.

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