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La fin du monde SLC se profile au moment même où Maqueron veut y intégrer la France

Classé dans : politique — 05/06/2018 @ 11:11

Le système SLC est déjà mort même s’il ne le sait pas encore car toutes les soi-disant élites mondiales s’y accrochent mordicus. De multiples raisons annoncent cette disparition. Déjà notre pauvre Gaïa est à bout de souffle et mène à la catastrophe écologique prochaine si rien n’est fait. Or, malgré les rodomontades à la Fabius ou à la Ségolène sur l’accord de Paris ou les palinodies maqueronesques, il est visible que les dirigeants financiers, économiques et politiques préfèrent la croissance et la concurrence sauvage à la sauvegarde de la planète. On en voit un signe dans le fait que sur les 100 milliards promis aux pays pauvres seulement 48 ont été réunis ou que les prospections de ressources fossiles continuent sans vergogne. Las, le moment où elles seront épuisées ou trop coûteuses à exploiter se rapproche inéluctablement. Cela ira plus vite si on continue à faire croître la population mondiale et à lui montrer le gaspillage occidental comme standard de vie à imiter. Par exemple, en ce 5 mai,la France a déjà mangé toutes ses ressources renouvelables et si tous les pays faisaient de même il faudrait 3 planètes (5 dans le cas US).
Les démocrassouilles libérales, faux nez du libéralisme économique destructeur par accumulation de biens et de profits, sont remplacées par des démocratures technocratiques et la mise des élus politiques sous la coupe des puissances d’argent. Or les peuples ont bien compris maintenant que les politicards libéraux n’étaient que les laquais du fric. D’où des mouvements populistes qui ne font qu’encourager la montée aux extrêmes. La seule différence entre les dictatures officielles, de quelque nature qu’elles soient : théocratique, pétrolière, coco, politique, cleptocratique, et les fausses démocraties est que dans ces dernières subsiste un libéralisme à visage humain illustré par les présidents du Canada et de la France ou la 1ère ministre tudesque, à savoir la bonne mère Mutti. Que le monde devienne multipolaire, c’est bien mais à condition que cela ne se fasse pas sur la base actuelle de la folle concurrence entre régimes ou pays à l’instar de ce qui se passe dans l’UE. C’est ce que ne veux pas comprendre l’hyper libéral banquier Maqueron, car le retour de la compétitivité en France entraînera une réaction identique dans les autres pays et cela dans une spirale sans fin. Du reste, les folies des spéculateurs mènent à nouveau et rapidement les économies du monde entier vers un nouveau krach dont les dirigeants, cette fois, ne pourront pas se dépatouiller, vu que la dette mondiale (publique et privée) est passée à 225 % du PIB total (soit un PIB de 70 000 milliards de dollars). Déjà les taux d’intérêts remontent et l’inflation reprend, déjà les banques centrales ne peuvent plus faire du « quantitative easing » (de la création monétaire contre des titres douteux, ce qui conduit à une inflation du crédit et de la spéculation).
Des guerres de basse intensité apparaissent un peu partout par suite de la rivalité entre pays se battant pour l’accès aux ressources, notamment aux terres et à l’eau et aux mers, et pour l’extension de leur zone d’influence ou le maintien de leur emprise territoriale et politico-économiques ou le retour à l’âge d’or de leur puissance. On peut redouter un effet d’amalgame et une montée aux solutions militaires généralisées car contre la peur de l’abaissement ou de la misère,la politique n’a pas d’oreilles. De plus, on assiste à une concurrence accrue sur le marché des religions, à une progression des sectes ou des évangélismes et, surtout, à la montée en puissance des fondamentalismes qui raniment les guerres de religion.
Partout, les peuples en ont assez de cet univers de concurrence, d’inégalités exponentielles, de la pauvreté galopante, du mépris des classes dirigeantes au sourire Ultra Brite et condescendant, de la disparition de la nature, des produits frelatés, de la malbouffe, des pollutions, des produits chimiques dangereux, de l’appropriation des terres, des semences, des secrets de la vie, de la « pédagogie » censée faire comprendre aux débiles qu’ils sont qu’il faut évoluer toujours vers le moins-disant. Las, ils sont divisés et aussi l’objet de récupérations par les droites réactionnaires. Mais la tendance historique est là et se prononce pour la fin du SLC alors même que Maqueron ou consorts se bat pour son extension. Un jour ou l’autre toutes les luttes finiront par se rejoindre car nous sommes tous sur le même bateau en perdition et car nous avons tous le même ennemi, à savoir le SLC et ses partisans.
Les conditions de la suppression du SLC sont d’ores et déjà réunies. Mais la partie est encore loin d’être gagnée. En effet les forces pro SLC se battront à mort sur le thème du régent : que la fête continue, dansons sur le volcan, après nous le déluge. Elles s’imaginent qu’elles trouveront un endroit épargné dans le désastre général ou qu’elles pourront se faire consturire un bunker protégé ou que la technique trouvera des solutions certes coûteuses mais à leur portée. Ces forces sont considérables et empêcheront toute révolution en la baignant dans le sang. Elles font converger les puissances d’argent, les industriels, les politicards, les flics, l’armée, la justice, les médias, les universités, les « think tanks », les fondations, les « organes » internationaux, les organismes d’évaluation, de cotation, de conseil, tous SLC, les petits-bourgeois apeurés, les syndicats compradores, les propriétaires, les conformistes et autres conservateurs, les religieux, les pubards, les organisateurs de spectacles …Ces gens-là ne sont pas unis et en complotent pas; ils ont seulement un énorme intérêt commun à maintenir le statu quo dont ils sont les champignons saprophytes.S’ils se sentent menacés, ils déclencheront la terreur et useront de tous les moyens pour réprimer les opposants. On ne dira jamais assez la puissance des techniques modernes de répression qui sont suceptibles d’empêcher toute révolte et de repousser toute contestation. En face, on n’a guère que les réseaux sociaux à condition d’en faire un usage collectif et pertinent.
Que faire alors pour accélérer l’éradication du SLC? Abstention généralisée aux élections afin de saper toute prétention à la légitimité des élus de la démocrassouille. Taper à la caisse du kapital en n’achetant le minimum vital, en faisant réparer ou en reyclant, en échangeant entre voisins, en troquant ceci contre cela, en usant de monnaies locales, en achetant aux AMAP ou autres activités de proximité et de qualité, à de vraies coopératives de consommation et de production (sans doute à créer), en regardant entre amis des DVD qu’on se repasse, en organnisant des fêtes locales… Bref, grève générale de la consommation étalée dans les « organes » du consumérisme capitaliste. Et aussi mettre son argent disponible, hors prélèvements dans une lessiveuse et se prêter entre voisins et amis, ne jamais utiliser de crédits à la consommation, ne jamais souscrire de titres boursiers. L’effet chômage de ces mesures sera assez rapide et les caisses de l’Etat seront alors très vite mises à mal (moins de TVA, plus de dépenses sociales). Il conviendra « en même temps » de ne jamais souscrire à des obligations étatiques.
Les chômeurs auraient avantage à fuir les villes, à se regrouper dans des hameaux à l’abandon où mutualiser les dépenses et avoir des productions vivrières (poulets, lapins, fromages, fruits, céréales…) ou artisanales (vêtements en laine ou lin). Activités évidemment en dessous de tout seuil d’imposition, sans rémunération tout en touchant les aides et allocations disponibles. Pour assurer la production, la consommation et la protection sociale, on devrait s’organiser en coopératives (de pêche, agricole, alimentaire, de réparation…) et en mutuelles d’assurance locales puis fédérées. On remplacera l’essence par le bon vieux gazogène de 1940/45 et on mutualisera les moyens de transport, dont les bagnoles. Ces choses-là seront cogérées par des collectifs locaux qui demanderont à tout acheteur de produit étranger une obole alimentant une cagnotte de précaution. On produira bio sans acheter de saloperies chimiques fabriquées par des trusts, on produira ses propres semences sans en appeler aux semenciers capitalistes si protégés par les pouvoirs actuels.
Tout cela est à faire sur la base de la démocratie locale en se passant des technos, des experts, des politicards, des patrons, des journaleux… On construit un contre-modèle, des anarcho-structures qui préfigurent le modèle social anti capitaliste et politiquement anti autoritariste souhaité. On le fait progressivement, par expérimentation, par échanges d’expériences. On le construit « à la fois » dedans et contre le monde capitaliste et sans violences; on construit un monde différent, fondé sur une autre logique, ce qui rendra peu à peu l’univers capitaliste obsolète et lui enlèvera ses ressources d’exploitation. la fin du processus sera la mise en place d’un système fédératif unissant les dimensions politiques, économiques, juridiques, sociales d’une communauté politique indépendante et anti capitaliste.
Une fois l’Etat tombé comme un fruit trop mûr et le capitalisme privé de ses moyens, on pourra généraliser la démocratie et le pouvoir politique fédératif. Le pays se décalera neutre et supprimera ses forces militaires, la justice d’Etat (tribunaux administratifs et Conseil d’Etat) sera supprimée (et la Justice commune rendue indépendante et générale sans tribunaux particuliers comme les tribunaux de commerce ou des affaires sociales)) de même que toutes les grandes écoles alimentant la technocratie d’entreprises et d’Etat. Les postes électifs seront des mandats uniques tant dans le temps que sur le territoire; seuls des membres de la société civile reconnus par leur collectif d’appartenance pourront briguer une mandat. Les services publics (banques, transports, assurances sociales, éducation et formation, communications, énergie, eau, logement…) délivrant des externalités positives seront socialisés et autogérés sous contrôle des assemblées politiques locales, régionales et nationale. La police sera gérée par la justice indépendante. And so on; il suffit de relire Proudhon.

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