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Maqueron flotte entre Bismarck et Beveridge

Classé dans : politique — 06/02/2018 @ 10:15

Le malhomme entend s’attaquer bientôt aux aides sociales et, in pétaud, notre roi a déjà fait le choix de sa solution. Les dépenses sociales francaouies publiques (loin d’être toutes étatiques) représentent la moitié des dépenses de l’Etat (la moitié de 55 % du PIB d’environ 2 300 milliards). Ne pas confondre, comme l’a fait un journaleux du Parisien Libéré (de la vérité), les dépenses sociales où l’essentiel sont les retraites et la Sécu (plus chômedu ou allocations familiales ou FPC…), et les aides (RMI, RSA, APL, APA, allocation adultes handicapés, minimum vieillesse, ASS, nombreuses mais fort basses par rapport au total de la dépense sociale. Retraites et chômedu sont de nature bismarckienne, c’est-à-dire financés par des cotisations sur les emplois (avec part patronale et salariale), le aides sont étatisées, c’est-à-dire beveridgiennes, payées par l’impôt. Le chômedu (réforme en cours) va passer sous régime étatique-beveridgien, ce qui permettra au pouvoir de standardiser les allocations et surtout de les diminuer suivant l’actuel modèle anglais. La Sécu autrefois entièrement bismarckienne a été largement étatisée avec la CSG (plus RDS) qui est un impôt et qui est passée de 1 % lors de sa création par Rocard à 8 ; à ajouter pour les retraités qui payaient moins de CSG le 1,7 % maqueronien. Signalons que les statistiques d’inspiration libérale mettent sur le même plan les dépenses sociales publiques et les sociales assurantielles qui ne sont pas étatiques mais socialisées, ce qui permet de stigmatiser la dépense publique en France, dépense qui est assurée ailleurs par des assurances privées, donc hors prélèvement obligatoires. Nommer, amalgamer, c’est le privilège du pouvoir dominant, versus idéologie de justification. Dans les stats. étatiques ou libérales, on ne cherche pas la vérité mais à présenter ce qui est bon pour le SLC. Rappelons que la Sécu en France, c’est 12 % du PIB contre 18 pour la santé aux USA ; mais cela ne compte pas car c’est privé !
Maqueron qui s’emploie à réduire les dépenses bismarckiennes (par exemple avec les retraites en comptes notionnels ou le chômedu étatisé) a dans le viseur la part beveridgienne qu’il voudrait calquer sur le modèle gibby : très faible niveau des allocations par ailleurs soumises à de drastiques conditions d’accès ; il s’agit de limiter « l’assistanat » et de forcer les gens à occuper n’importe quel emploi (tout emploi même à temps très partiel est compté pour un entier dans les statistiques libéralo-capitalistes du chômage). La recette rosbif est ancienne et remonte à la mise en place des enclosures (17è siècle) et à la suppression des « poors laws » avec création des « work houses »(1834).
Maqueron est aux abois : comment diminuer le déficit budgétaire pour rester dans les clous de l’UE et ne pas augmenter la dette publique (Mutti ferait les gros yeux) après les cadeaux fiscaux aux riches et aux boîtes, le passage du budget de l’armée à 50 milliards (au lieu de 37 actuellement) en 2025, la suppression totale de la taxe d’habitation, la suppression pour cause de Brexit, par l’UE de 13 % de la PAC, soit moins 5 milliards pour la France, etc. Il faut faire des économies. Où ? Il ne reste guère que la fonction publique et les aides sociales. Il comptait sur la croissance, dopée par sa politique de l’offre, mais elle ne sera sans doute pas au rendez-vous (guerre commerciale, hausse des taux d’intérêt, stagnation du pouvoir d’achat, hausse du prix des énergies et des ressources rares…). Solution: mettre les allocations sociales étatiques ou étatisées récemment au règime minceur; et vie la pauvreté et les inégalités pour celui quyi n’est ni de droite, ni de gauche. On peut légitimement penser que ses réformes d’étatisation des aides sociales ont été pensées « on purpose »: préparer leur passage au régime congru pour imiter les Rosbifs et les Anglo-Saxons. Il y a toujours chez Maqueron un nouveau train, non annoncé, derrière le dernier mis sur les rails. Cela rappelle Ferdinand Lop qui voulait ajouter un wagon derrière celui de queue dans le métro…
Un point à souligner; si Maqueron est beveridgien en matière sociale, il demeure bismarckien en politique: imposer les réformes par la force du pouvoir étatique dont il a le monopole. Certes, ce n’est pas un pouvoir absolu et monarchique tel celui de Bismarck; c’est celui d’une assemblée législative important en France l’ordo-libéralisme: pondre légalement des règles qui forceront au SLC.

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