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Aides sociales : trucages et désinformation du gouvernement Maqueron

Classé dans : politique — 06/18/2018 @ 11:21

Sur injonction de Bruxelles, le pouvoir doit entreprendre un plan d’économies budgétaires ; à cette fin, il avait nommé un groupe de travail (la moitié d’énarques dont beaucoup habitués aux « revolving doors » entre public et privé), Cap 22. Cela traîne et patine mais n’empêche pas de fortes paroles. Maqueron a ainsi dit que l’aide sociale coutait un « pognon dingue » sans que le nombre de pauvres ne diminue. Dans les chiffres qu’il étale, directement ou via ses compradores, notamment de la presse et des médias,le gouvernement entretient la plus grande confusion entre les dépenses publiques et les sociales. Il crie au loup car les dépenses (publiques plus sociales) font 56,5 % du PIB et que les prélèvements obligatoires sont à 46,5%. Le PIB est en gros de 2200 milliards et la dépense publique ou sociale est donc d’environ 1250 milliards. Mais la dedans les dépenses sociales font 714 milliards de prestations plus 45 de frais de gestion ; les dépenses socialisées (cela est mieux que sociales) sont les retraites et le chômage, financés par des cotisations (sauf ASS payée par l’Etat et qui est à 500 euros par mois pour une personne seule) et la sécu, dont les allocations familiales (cotisations et, de plus en plus, impôt via la CSG-RDS. Celles-ci font 90 % du total. En fait pour les aides sociales (APL, APA, handicapés…) il n’y a que 2,6 % du PIB au sein des dépenses sociales qui n’ont rien à voir avec elles malgré la confusion entretenue par le pouvoir, soit dans les 58 milliards. Ledit pouvoir insiste aussi sur la fraude aux prestations sociales qui ne fait que 300 millions alors que celle aux cotisations Sécu (donc essentiellement par le patronat) atteint les 16 milliards. Comme on le voit, donc, les aides sociales ne coûtent pas un poignon fou bien au contraire des aides publiques aux entreprises qui, en 2018, émargent à 200 milliards. Et on doit rappeler que 30 % des ayants-droit ne réclament pas les aides sociales et même 37 % pour les droits au RSA! Car, comme par hasard, l’information sur elles n’est pas transparente et les demander est un parcours du combattant surtout si l’on n’est pas « numérisé ». On rappelle aussi que le discours économique libéral stigmatise la France tout simplement parce que la sécurité sociale n’y est pas assurée par le privé (ce qui retire les dépenses des prélèvements obligatoires) mais par socialisation (et non par étatisation car l’essentiel est assuré par des cotisations et non par l’impôt). Aux USA, la santé très privatisée et individualisée coûte 18 % du PIB contre 11 en France! Et on nous dit que ce qui est public (en fait socialisé) coûte plus cher que le privé!
Est-ce qu’elles sont inutiles comme le dit la propaganda staffel gouvernementale? Bien sûr que non car grâce à elle le taux de pauvreté (en-dessous de 60% du revenu médian) tombe de 22 % avant les aides à 14,3 après et que, malgré la crise, ce taux est resté assez stable. L’agit-prop maqueronienne ne nous dit pas que ce taux est de plus de 16 % en Doryphorie et en Gibbye. L’idée cachée est de rendre les aides sociales « actives » en les articulant à l’emploi, en poussant les chômeurs à accepter n’importe quel emploi comme en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Ce qui permettra de nier que si les aides sociales ont augmenté ces dernières années c’est à cause de la cris et du chômedu. le pouvoir est allé jusqu’à dire que s’il y avait de l’emploi grâce à une croissance retrouvée (via le prétendu « ruissellement » de la richesse exonérée des riches vers l’investissement et l’emploi) alors on pouvait diminuer les aides. la tromperie et le mensonge résident dans l’ignorance, faite exprès, de la nature des emplois. Or en Doryphorie, les temps partiels, les mini-jobs, l’intérim, la précarité ont explosé, ce qui a fait disparaître le chômage au-delà dudit « structurel » (4 %) mais sans dire que cela s’est fait avec de plus en plus de travailleurs pauvres fort peu aidés car ils ont « un emploi »! C’est ce que veut imiter Maqueron et pour pousser à prendre n’importe quel type d’emploi il est fort efficace de rogner les aides sociales. Il est même envisagé par nos menteurs et idéologues libéraux de ratiboiser la prime à l’emploi, une des rares choses qui fonctionne très bien! Ce qui demeure amusant, c’est que même si les 58 milliards d’aides sociales sont éliminés cela ne couvrira pas les 60 milliards d’économies à faire pendant la quinquennat. Qui énonce des « fake news »? Et vive Machiavel qui avait mis la ruse au premier rang des principes de gouvernement. mais la ruse n’est pas tout à fait le mensonge éhonté et sciemment fait.

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