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Son Altesse Maqueron 1er et ses « Joyeuse »

Classé dans : politique — 07/22/2018 @ 10:40

Henri III avait ses « mignons », dont le très jeune duc de Joyeuse était le plus beau fleuron. Contrairement aux insinuations de Le Pen les mignons n’étaient pas des gitons mais de redoutables bretteurs qui formaient la garde rapprochée du souverain. Tout grand homme de pouvoir, à la fois mégalo et parano car entouré d’ennemis, est servi par une cour de fidèles, de chiens de garde plus ou moins prétoriens, d’admirateurs inconditionnels, de féaux énamourés, parfois de sbires et de nervis incontrôlables. Ce qui, naturellement, n’est pas nouveau et montre que notre Zident n’est pas aussi moderne qu’il le prétend ni le pape d’une république « exemplaire ». La vertu, c’est bien, mais la sûreté est incompressible pour les grands manitous du pouvoir. Même de Gaulle avait un SAC à sa main dirigé par l’inénarrable Pasqua. Car un grand homme ne peut pas être trop regardant sur ceux qui le défendent y compris au péril de leur vie. Et l’époque est plutôt à l’opportunisme et aux retournements de veste. Naturellement, les grognards du grand homme sont aussi appâtés par quelques privilèges interdits aux pékins du coin : logement (comme Tonton qui avait logé sa 2ème épouse et sa fille Mazarine dans le même bel hôtel du quai Branleurs d’Etat), bagnole de luxe avec gyrophare, rémunération, décorations, joujoux réservés. Et la barbouze Benalla avait même un badge d’accès illimité au parlement! Et le prince-président l’avait fait nommer lieutenant-colonel de gendarmerie (à 26 ans!) à la vitesse de la lumière qu’il ne fait toujours pas sur cette affaire! Las, la barbouze qui se prenait pour Barbadur est devenue Barbouille. C’est du classique et, pour ainsi dire normal, dans une conception néolithique (mot d’Alain Badiou) de l’exercice du pouvoir. On se demande pourquoi la police avait réprimé une minuscule portion de manif du 1er mai; pour laisser à Benalla une occasion de s’illustrer avec peu de risques? Pour monter une provocation contre une centaine de personnes plutôt baba cools? Cela dit, Benalla est bien à l’image du Zident: un Rastignac hyper ambitieux, narcissique et individualiste comme le veut la mentalité SLC. Que se ressemble, s’assemble, dit la sagesse populaire… Dans les vieilles pratiques, on peut citer le fait que pour protéger le Zident le pouvoir a vite trouvé 3 hauts flics, fusiblés pour l’exemple et qu’il y a toujours deux poids deux mesures pour la justice, très lente pour les protégés du pouvoir, bien plus rapide pour les lampistes et le commun des mortels. Il est dommage que Benalla ne puisse plus aller protéger le Zident et la douairière Trognon à Brégançon; une plongée dans la nouvelle piscine l’aurait refroidi.
Notre CRS (et c’est nous qui payons le casque et les émoluments) en herbe (mais qui touche beaucoup de blé eu égard à son mérite, ce qui est pourtant la valeur princeps de SA Maqueron 1er et du SLC qu’il soutient), est loin d’être aussi mignon que Joyeuse ; il est bien grassouillet, voire obèse, et barbouzard, grossier, brutal, mal attifé, fruste. Mais il est un affidé de la première heure ; cela vaut bien un fromage à 7 000 euros par mois, sans doute. C’est aussi un ex-marocain, faut-il y voir une relation privilégiée avec M 6 ? Mais qui sont les autres Joyeuse de son altesse ? On peut y classer les jeunes et sémillants ministres comme Denormandie, Grivaux, Darmanin, Lecornu et les féaux dans la force de l’âge comme Philippe, Castaner, Ferrand ; la liste n’est pas limitative et, cher lecteur, je vous appelle à la compléter. Las, santo (subito) Manuelo a comme San Antonio, son Bérurier, notre Benalla nommé dare dare. Why, that is the question?
Le Zident-Altesse serait-il gay ? Car il faut bien constater que ses ministres féminin(e)s ne sont pas de première fraicheur ; ce sont pour la plupart des vieilles parfois moches. Il y a un contraste surprenant entre ces deux populations. Et la douairière Trognon avait, pendant la campagne électorale, affirmé avec peut-être trop d’insistance que son Jules n’était pas gay. Ce qui rappelle le mot vachard de Clemenceau à propos de Félix Faure : il se voulait César et ne fut que Pompée. De toute façon, on s’en moque même si les électeurs devraient le savoir au cas où. Ce qui est important, c’est qu’on se leurre en croyant qu’un jeune dirigeant, un bon représentant du « jeunisme » inhérent au SLC comme le montre la flopée actuelle de sémillants gouvernants dans le monde, a de jeunes idées. Eh non, un jeune peut appartenir à l’ancien monde, ce qui est le cas de Maqueron qui se dit partisan d’un nouveau monde, et un vieux peut avoir des idées neuves.

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