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La monarchie inconstitutionnelle

Classé dans : politique — 07/24/2018 @ 10:48

Maqueron a perfectionné la monarchie inconstitutionnelle qu’est la Vème ripoublique. On se rappelle la réponse de Tsarko-Witch à laurent Joffrin qui l’avait accusé d’être un monarque : réponse, non parce que j’ai été élu. Avec cette rebuffade, Tssarko-Witch montrait son ignorance de l’étymologie, puisque monarchie signifie gouvernement d’un seul, et de l’histoire, puisqu’il y a eu maintes monarchies électives. Mais Tsarko n’était qu’un avocaillon d’affaires alors que Jupiter est un énarque de l’Inspection des Finances. Eh bien ce régime monarchique s’accentue avec un Zident qui abuse de ses pouvoirs et veut réduire à pas grand chose le rôle du parlement et des corps intermédiaires. Caligula avait nommé son cheval sénateur ; Maqueron a fait nommer un gorille, lieutenant-colonel de réserve ! Avec un très bon salaire qui ressemble à une lettre de cachet. Cela correspond à une république bananière apte à alimenter très correctement le gorille de son président.Car ons se demande ce qui reste de l’Etat de droit et non de privilèges d’ancien régime?
Les péripéties déclenchées par les actes incontrôlés de Benalla (akbar) montrent qu’il avait été nommé par le fait du prince « intutu personæ » et, que de fil en aiguille, une police parallèle et barbouzarde avait été constituée pour défendre le couple résidentiel et bien au-delà. Il a fallu la diffusion inopinée de vidéos et un article du Monde pour que l’affaire, tenue secrète pendant deux mois et demi, fasse surface ; il y aurait donc eu en quelque sorte un cabinet noir à l’Elysée afin de protéger le prince-président tel un vulgaire Napoléon le Petit. Pendant ce temps-là, cet individu de SAC et de corde, ainsi que son ami Vincent (Auriol?) Crasse, ont pu jouer aux flics Barbie en toute impunité et discrétion. Le pouvoir avait fait dire qu’il avait été sévèrement sanctionné (mise à pied de 15 jours et abaissement de fonction) ; cela cadre mal avec le fait que l’on a vu ensuite le nervi pestilentiel paraître aux obsèques nationales des époux Veil, au défilé du 14 juillet et près du bus des Bleus. Qui vraiment se défile de ses responsabilités dans cette affaire abracadabrantesque ? Un enquête conduite par la commission des lois de l’Assemblée nationale », bien que sa présidente LREM ait tout fait pour l’empêcher, devrait faire la lumière sur les événements. Mais il est assez clair que les choses ne remonteront pas jusqu’au vrai responsable, à savoir SA Maqueron 1er qui a nommé le sbire dans sa garde rapprochée, pour ne pas dire prétorienne. Elle commence par auditionner ce jour à 10 heures le ministre Collomb dont le rectum est profondément emmanché par l’affaire gorgeon-Zola. Comme on dit à Lyon, cela va faire un bouchon pour le sinistre à rosette arrosée par ce gorgeon de problème beau-gelé. Cela dit, Benalla n’a pas encore la rosette en tant que signe de faveur du prince; serait-ce parce qu’il serait musulman?
Benalla excipe de l’article 73 du code de procédure pénale pour prétendre qu’il était habilité, en tant que citoyen témoin de désordres, à assister les forces de l’ordre. Or il se trouve que c’était lors d’une manif minuscule et avec des pacifistes non violents (avant la démonstration de force de la maison Royco) place de la Contrescarpe. Des flics là peuvent laisser supposer une provocation policière pour alimenter les télés afin de dresser le bon peuple contre les manifestants du 1er mai…. On constate alors que le rôle de la police n’est plus d’assurer l’ordre public ou la paix pour les citoyens mais de se mêler de politique. Où sont les vieux « gardiens de la paix »? En revanche, nul chez le staff de Maqueron ou dans la police n’a fait usage de l’article 40 qui exige que tout fonctionnaire témoin de telles choses saisissent la justice. Why, si ce n’est au nom du prince? Auditionné aujourd’hui, Côlon n’a rien dit du tout; en revanche le préfet de police de Paris a fait savoir que c’était au cabinet noir de la présidence d’intervenir. Et que c’était dans ce cabinet que la présence musclée de Benalla avait été organisée.
Notre régime de plus en plus monarcho-présidentiel (sans les contrepouvoirs des USA qui sont un vrai régime présidentiel) est celui de la toute-puissance verticalisée du pouvoir personnel. Il ne se sent plus, comme on dit ; il est au-dessus des lois valables au nom de l’universalité et de l’égalité républicaines ; il méprise ouvertement les institutions comme le fit Tonton qui lança sa police secrète contre le Rainbow Warrior, les Irlandais de Vincennes et les journalistes dévoilant l’existence de Mazarine. Ou comme on le vit avec Alliot-Marie et la Justice aux ordres poursuivant, non le crime, mais des révolutionnaires de papier dans l’affaire du « groupe de Tarnac ». De plus et surtout l’autoritarisme descend toute la chaîne de commandement de telle sorte que personne ne peut plus contrer un individu paré des plumes du Maqueron. Cela tombe bien car ces gens-là, trop respectueux du pouvoir perso, trop soumis à leur hiérarchie verticale, ayant abandonné la notion de service public dévoué à l’intérêt général et non à la personne du souverain, feront de très bons lampistes ; c’est déjà fait à l’encontre de trois hauts flics de la préfecture de Paris qui ont remis à Benalla les vidéos des manifs en croyant que c’était la volonté du prince. Ce dernier, pourtant grand twitter en Rafale à l’instar de Trump, et grand communicant et aussi en matière de « revolving doors », se révèle d’une discrétion de violette et laisse ses fusibles monter au créneau pour protéger César et sa Dulcinée du Trop-Beau-Zoo. Car il n’y a plus de souverain sans mystère (20) et sans Mirage ; il faut défendre les corps mystiques et physiques du roi. Car l’Etat-Providence, c’est lui.
Maqueron n’a pas dû lire Montesquieu : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ; il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. Bien au contraire le pouvoir s’impose sans restrictions en piétinant le droit. On voit cinquante clampins (sur 577) discuter à l’Assemblée nationale de la réforme constitutionnelle car les autres députés savent que ladite réforme est dans les cartons et sera votée par une majorité de godillots quoiqu’il arrive et quels que soient les amendements. Sauf pour le prince qui peut annoncer à brûle-pourpoint que l’année prochaine il restera devant le parlement pour répondre à la représentation nationale. Le prince a fait du principe du contrat asymétrique (du genre de celui passé entre le renard et les poules) sa marque de fabrique : les collectivités locales se sont fait proposer un contrat entre l’Etat et elles sur le thème mafieux : vous signez ou je vous sucre les subventions et dotations. Quelques départements réticents à ce chantage se sont fait exclure de la promesse maqueronienne de compenser les manques étatiques vis-à-vis du RSA par une dotation supplémentaire. C’est du brutal même si le pouvoir n’a jamais tenu ses promesses de compenser au franc le franc les compétences dont il se défausse sur les collectivités locales. Le RSA, créé en 2003, n’est actuellement compensé qu’au niveau des charges de 2005 !
Il y a déjà longtemps que l’intérêt général a été remplacé par la gouvernance politique au profit des puissants. En tant que monarque omnipotent et omniscient, Maqueron entend le supprimer définitivement au profit du SLC. Le pire est qu’il a encore 4 ans pour le faire. Sauf si l’affaire Benalla le torpille en plein vol (de l’argent des Francaouis). je conseille au Zident de partir en vacances avec la chanson de Brassens Gare au gorille.

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