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Que signifie en fait le « en même temps » maqueronien?

Classé dans : politique — 09/16/2018 @ 11:32

On aurait pu songer à l’eclectisme (le juste milieu, la motion nègre-blanc, mi-chèvre mi-chou) si en vogue dans la philosophie du 19ème siècle, ou à la synthèse hégélienne des contradictoires, ou à la « dialogique de Morin, si prisée par le Zident au point de séduire le penseur plus que nonagénaire: toutes des façons de prendre en considération les différents aspects d’un problème ou d’une situation. Que nenni; les discours, les décisions, les actes, la pratique du résident à l’Elysée montrent qu’on y est pas du tout. En réalité, le « en même temps » veut dire la mise en opposition des choses, le diviser pour régner, l’antagonisme entre acteurs. En voici de nombreux exemples.
Maqueron dresse les actifs contre les retraités (et « en même temps » les jeunes au chômedu contre les vieux insiders et les générations entre elles), le travail, même pauvre et précaire, contre l’assistanat cher à Veau-Quiet, la chaisière du Puy. D’après lui, le travail émancipe ou libère; ce qui n’est pas sans rappeler la devise des camps nazis de la mort: Arbeit macht frei… On a donc, d’un côté des gens libres (sans doute des winners) et de l’autre des asservis à leur s conditions et aux aides sociales.
Il oppose les riches, les prétendus premiers de cordée, aux pauvres: 4,5 milliards par an donnés aux riches (au très riches comme a dit Zizi Rider) dès 2017 aux pauvres: 8,5 milliards pauvres sur 4 ans à partir de 2019. Ce qui contredit le discours sur la bénévolence des riches dont le fric ruisselle sur la pauvres. En fait préfère-t-il la charité des riches à la justice des institutions (opposition célèbre d’un discours de Totor Hugo)?
Il met en concurrence le centre, ses métropoles et les collectivités locales à ponctionner au maximum, où circuler à 80 à l’heure pendant que dans les grandes villes les travailleurs pourront pédaler, ce qui est beaucoup plus sain. Ce qui va avec l’opposition entre les modernes, les « in », les mobiles, ouverts à tout, chantres de la mondialisation, les progressistes, les dynamiques et les « conservateurs » attachés à leurs racines et à leurs lieux de vie, racistes, illettrés, incapables de travailler pour acheter un costume, sans dents, Gaulois hostiles au changement; statiques, passéistes, fermés, assistés…
Il met en compétition le libre-échange internationalisé des marchés avec les territoires nationaux, l’universel du commerce et du fric avec la vie sociopolitique des gens dans leur pays; il oppose cette saleté de nation à l’internationale du pognon en méprisant celle des travailleurs.
Il « antagonise » les émigrés politiques acceptables pour raison de droit d’asile et les immigrés économiques. Au niveau européen, il a agité l’étendard des « progressistes » partisans de l’Europe économique et de la libre concurrence entre peuples, ouverts à l’immigration contre les nationalistes rétrogrades du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie et compagnie dans l’Europe de l’Est qui veut fermer les frontières). Ce n’est évidemment pas le bon problème à résoudre qui est celui de la destruction des gens et des peuples par le SLC sans limites. Il va donc accentuer les coupures européennes alors qu’il prétend vouloir une Europe unie (défense, monnaie, économie, immigration…).
Il déteste les « laïcards » et les met en opposition avec les tenants du poids des religieux sur le politique. Il favorise les communautés contre le commun du politique; il oppose l’intérêt général, dont il aurait le monopole légal car il a été élu par une majorité (toute relative), aux intérêts particuliers, voire corporatifs (à ses yeux de Chimène pour Dulcinée du Trop Beau Zoo) comme ceux défendus par les syndicats. Et cela dans le temps même où il abandonne le bien commun aux lobbys économiques et financiers. En parallèle, il oppose ses copains, sa cour, sa garde prétorienne, ses féaux nommés aux bons endroits par la volonté du prince, aux opposants politiques que le peuple aurait rejetés à son profit et à celui de sa clique. Cela rappelle la cour de Louis XIV et un discours socialo célèbre: vous avez juridiquement torts parce que vous êtes politiquement minoritaires! Ou une comptine du temps de Jaurès: socialistes carmausins, c’est tout pour moi, rien pour le voisin.
Il prétend que le pouvoir exécutif est en conflit avec le législatif du parlement et le judiciaire; c’est amusant pour quelqu’un qui a poussé à l’extrême les pouvoirs de l’exécutif (déjà extraordinaires dans la constitution de 1958 et devenus indépendants avec l’électio présidentielle au suffrage universel) contre ceux du parlement et des corps intermédiaires. Les Tontons Macoutes idéologiques du Zident vont jusqu’à hurler à la violation de la séparation des pouvoirs alors même que l’exécutif les domine tous. La Laidoubet crie que le Sénat transforme son enquête Benalla (akbar) en empiètement sur le judiciaire alors même que ce dernier n’est qu’une autorité soumise à l’exécutif. Castagne-êtes reproche au Sénat de nier la totale mise hors la loi ordinaire du Zident. Qu’est-ce que la démocratie si le parlement ne peut pas contrôler l’exécutif?
Tout cela, et j’en passe, n’appartient pas à un monde nouveau; n’est-ce pas?

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