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Le messie-Jésus Maqueron s’érode et se dirige vers les poubelles de l’histoire

Classé dans : politique — 09/24/2018 @ 10:01

En 2022, Maqueron pourra chanter: je suis la poubelle pour aller valsser peut être dans les hautes sphères de l’UE. La baudruche est en train de se dégonfler avec maintenant 29 % d’opinions favorables chez les Francaouis. Rappelons qu’il n’a eu la majorité aux pestilentielles de 2017 que parce que les électeurs ont été victimes du voter utile contre la Marine et de la débandade des partis de « l’establishment ». Aux législatives les députés LREM n’ont eu, en moyenne, que 15 % des électeurs inscrits. La majorité législative (312 députains LREM plus 45 Modem ) est une cohue de bric et de broc largement constituée de transfuges du PS et du tsarkozysme. Cependant, sa composition sociologique fait la part très belle à la seule « France d’en-haut », diplômée, bien installé dans les facilités du SLC, celle d’une prétendue société civile réduite aux « winners » et comportant fort peu de représentants des classes sociales populaires. Rien n’unifie cette cohue d’opportunistes sauf leur acceptation par le prince (cooptation des candidats) et leur mécanisme d’appartenance à une foule massifiée décrit par Freud: des individus atomisés réunis par leur même identification à un même idéal du Moi, à savoir le Lider Maximo. Cette agglomération d’egos est en train de se fissurer pour la « lutte des places » (mairie de Paris, élections européennes de 2019, municipales de 2020). Parallèlement, le mécontentement et le populisme font la petite bête qui monte, qui monte. Maqueron ne dispose pas d’un vrai parti bien organisé et unifié par un projet, ni de relais ailleurs, ni de corps intermédiaires institués, ni de majorité électorale, ni de réseaux locaux. Du reste, les aficionados de Maqueron ne savent toujours quelle est la ligne politique du chef. Mais la dispersion, façon puzzle, de l’opposition de droite ou de gauche nous annonce de belles corridas électorales pour le futur proche.
Maqueron a voulu courir deux bestioles à la fois (« en même temps »), celle du lièvre SLC dynamique et qui court très vite vers le moins-disant permanent, et de la tortue de l’équilibre budgétaire statique et gravé dans le béton teuton. Las, la tortue est moins rusée que celle de La Fontaine (Oskar). Il a donc commencé par libérer le kapital et les riches des charges qui pesaient trop, empêchaient « le ruissellement « de la richesse vers l’activité et nuisaient à la compétitivité de l’industrie française. Connerie car la course à la compétitivité-coût est perdue d’avance (pays low cost, y compris PECO(s)) et surtout surenchère sans fin car si vous améliorez la vôtre, les autres vont illico faire encore mieux et vous expédier des « travailleurs détachés ». D’où une course perpétuelle au moins-disant dans l’UE et partout. Ce qu’il faudrait, c’est de la compétitivité-qualité ou de niche, ce qui suppose d’investir comme en Doryphorie. De plus, le fric n’a pas ruisselé; il a servi aux dividendes, aux paradis fiscaux, au rachat de ses propres actions et à l’achat de berlines tudesques de luxe. Donc, Maqueron a commencé par libérer l’offre, ce qui a dégradé le déficit budgétaire car la croissance prévue pour ce faire n’est pas arrivée comme le chevalier-sauveur pour soeur Brigitte, la douairière Maqueron casernée dans les tours du château. Solution: pour rétablir l’atteinte de la promesse de moins de 0,3 % de déficit annuel par rapport au PIB, je taxe les retraités et j’augmente les impôts sur les carburants, le tabac… Du coup, la jambe gauche est atrophiée et le pouvoir d’achat plonge d’autant plus que l’inflation grimpe à 2,3 % par an et que la croissance pâtine. OK, M. le comte de MON-MIRAGE? Ou alors, il faut amaigrir l’Etat: moins 2600 profs dans le secondaire (les restant feront des heures-sup détaxées) mais pas touche à la « noblesse d’Etat » d’où vient le Zident qui favorise ses ex-copains de bancs à l’ENA. Rappelons que la baisse des services publics et des investissements éponymes a puissament conrtibué à faire diminuer la croissance, donc les recettes de l’Etat… On pense irrésistiblement au sapeur Camember qui creusait un nouveau trou pour combler le précédent.
Maqueron avait promis une république « exemplaire ». Que voit-on? Une camarilla d’affidés, de prébendiers, de courtisans, de féaux, une garde rapprochée au-dessus des lois, des ripous ou des copains promus. Maqueron voulait restaurer le « dialogue social » pour plus démocratie en faveur de la société civile. Qu’a-t-on (l’ancien?) eu?Une gouvernance verticale, top down, hiérarchique, l’assassinat des collectivités locales, l’abaissement des syndicats, le serrage du kiki des associations privées d’emplois aidés et de subventions, le contrat (synallagmatique »?) entre le renard et la poule (exemples: la feuille de route pour l’assurance-chômage: 4 milliards à économiser en 3 ans, sinon je légifère à votre place; le contrat avec les collectivités locales: tu signes ou je ratiboise tes dotations), la centralisation de tout par une gouvernance comptable et technocratique.
Maqueron a promis de résorber le chômage et de récompenser l’activité. Las, ça coince car l’investissement ne ruisselle pas et la croissance s’étiole.Mais, en fait, Maqueron, c’était l’endive masquée car il n’avait pas dit que les nouveaux emplois seraient à temps partiel, précaires et mal payés dans les services, ce qu’avait déjà fait Schröder et qui était prévisible. C’est pourquoi il a réformé le code du travail et va imposer que l’assurance-chômage n’indemnise plus ceux qui refuseraient une 3ème offre d’emploi « raisonnable ». Contrairement à la récompense des actifs on aura en fait des travailleurs pauvres comme en Fridolie. Maqueron ignore visiblement que toute personne a besoin d’espérer, d’être sécurisé, d’être reconnue dans sa dignité. De toute façon toutes les aides sociales sont calculées pour que les minima sociaux soient inférieurs au seuil de pauvreté (1050 euros par mois pour une personne seule). On n’aura pas la flexi-sécurité danoise (4 % du PIB pour traiter le chômage) mais seulement l’aspect flexi. Cela se voit: le budget 2019 ampute la politique de l’emploi de 2,5 milliards d’euros! « L’Etat-providence du XXIème siècle » ressemblera fortement à celui des Rosbifs: un très maigre filet de sécurité pour les seuls plus pauvres. Ce qui explique largement l’extension du domaine de la lutte aux populistes anti SLC.
Maqueron a pris la tête d’un combat électoral (européennes de 2019) entre « progressistes » et conservateurs peu ou prou nationalistes. Déjà, les citoyens soumis au rouleau aplatisseur du SLC de l’UE ne voient guère comme progrès ce qui appartient à des régressions en tout genre sous prétexte de modernité et d’adaptation à la concurrence internationale. En face, les « conservateurs » ont compris que les citoyens veulent garder leur culture et leur identité et veulent des repères, de la stabilité et de la sécurité. Ce qui est tout le contraire du bougisme SLC, lequel est sans projet et pur mouvement brownien tout simplement parce que sa doctrine c’est « wait and se » vu que l’économie et les marchés sont parfaitement efficients et vont toujours vers le mieux. Mais à long terme, nous serons tous morts (Keynes). Donc, « en même temps » Maqueron pousse les feux du SLC qui détruit tout avenir prévisible et toute sécurité au profit du risque (supporté par qui?) et fait monter le populisme de ressentiment contre l’UE et veut s’opposer aux populistes qui prospèrent grâce au SLC! C’est perdu d’avance…à long terme. Et Maqueron fait du SLC son alpha et omega (que l’on vous montre) alors même que celui-ci est démonétisé. Quel sens de la prospective dans un rétroviseur: c’est cela le progrès… D’où le discours populiste: vade retro satanas.
Maqueron n’a toujours pas conduit de réforme de l’Etat, ce qui supposerait une analyse en profondeur de ses missions et des moyens nécessaires; cela risquerait de froisser l’énarchie qui a besoin de grandes troupes pour afficher sa grande valeur. En attendant, il bricole et « rustine » le budget 2019 où il prévoit une croissance présomptueuse de 1,9 %. Il y fait surtout des transferts de charge, par exemple en supprimant le CICE (budget de l’Etat) au profit d’une baisse permanente des charges sociales (budget de la Sécu) des entreprises, même celles qui ne sont pas en concurrence avec l’étranger. C’est la vieille technique du déshabiller Pierre pour vêtir Paul, ce qui ne va sûrement pas bien fonctionner!
Maqueron nous refait le coup du « réarmement moral » par le travail, la réussite, l’engagement individuel, la charité… C’est amusant parce que dans le libéralisme il est prescrit que le politique et l’économique sont indépendants de toute morale, religion, conception du monde… Las, le populo, lui, garde une morale: la « common decency, le travail bien fait et stimulant, la solidarité, l’honneur, la honte… Cela va « clasher » un jour ou l’autre entre des Winners sans vergogne et égoïstes et des Losers attachés à leurs valeurs. Maqueron veut, in pétaud, changer la culture populaire; le pays n’en veut pas et ce sera aussi une des causes de la chute de la maison Macaron et de sa splendeur.

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