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Attitudes des multinationales, des gouvernants et des riches à l’égard du climat

Classé dans : politique — 09/28/2018 @ 9:58

Force est de constater que, malgré les grandes discours de tous et les envolées lyriques de Maqueron (la France est très loin de tenir ses engagements écologiques: pesticides, CO2,, qualité de l’air et des eaux, pollutions diverses…), les engagements (en trump-l’oeil) de la COP 21, rien n’est vraiment fait contre la dégradation de la planète. Pourquoi?
Pour les multinationales, les trusts, les grosses firmes, la phynance, c’est que lutter serait contraire à la logique du SLC: accumuler sans fin et maximiser capital et profit. Par ailleurs la concurrence internationale mise en place grâce aux décisions politiques des gouvernements inféodés au capital depuis 30 ans interdit à quiconque de prendre des initiatives qui nuiraient à la compétitivité de leurs boîtes ou de leur pays, ou alors il faudrait que soit trouvé un accord international. De plus, les riches, habitant des endroits protégés et paradisiaques, ne perçoivent guère les dégâts de leur conduite et réclament au contraire les plus gros efforts aux pauvres. Les riches ont toujours été des partisans de la fête continuée sur un volcan car ils ne voient que leurs intérêt à court terme et ils pensent qu’ils vont s’en sortir grâce à leurs moyens. Après nous, le déluge, disait le régent… Et 1789 leur a pourtant prouvé que c’était un raccourci saisissant, si je puis me permettre cette pique.
Les gouvernements se sont mis au SLC à cause du lien entre élections, soi-disant démocratiques, croissance et chômedu. En effet, conséquence perverse de l’économisme ambiant auquel il se sont ralliés, pour faire vivre la population il faut de la croissance, de quoi vivre et espérer, du pouvoir d’achat, il faut suffisamment d’emplois et de richesse pour garder les trous de nez des pauvres au-dessus de la fosse à purin. Il faut aussi, grâce à la croissance, que la taille du gâteau augmente afin d’accroître un peu la part de chacun sans modifier les règles de répartition de celui-ci entre les parties prenantes: la plus grosse part pour les riches et le reste à partager entre prolos. C’est lié à la nécessité de susciter de l’espoir pour maintenir la cohésion sociale. Las, cette approche n’est plus durable compte tenu de la démographie galopante dans les pays pauvres et de la raréfaction des ressources de la planète, tant fossiles que renouvelables. C’est aussi lié au vieillissement des populations et aux effets sur la santé des produits chimiques déversés dans la nature; cela augmente sans cesse les charges afférentes au point que les actifs sont de moins en moins à même de les assumer. Heureusement, le capital, les firmes et les riches ont des solutions à long terme, dont l’essentielle est de laisser courir à la catastrophe environnementale pour de bonnes raisons (de leur point de vue). Attendons car « il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre ». Pas besoin de projet car le SLC fonctionne tout seul pour amener au meilleur des mondes possibles.
Les riches, le kapital et les politicards pensent toujours que la science et la technologie apporteront des remèdes, tôt ou tard, « aux dégâts du progrès ». Le scientisme habite toujours leur esprit de lucre et de survie. Ils pensent que leurs moyens et leur richesse leur permettront de trouver des lieux préservés des catastrophes; il s’adonnent, du reste, aux croyances dans le « transhumanisme » et les progrès dans la bionique, qui seront réservés par construction aux seuls riches et même très riches. Ils auront la possibilité, déjà usitée, de se retrancher dans des endroits protégés et de l’entre-soi, à l’instar des « gate cities » qui font déjà florès. Certains pensent même migrer vers la lune ou la planète Mars devenue rose; c’est en cela que Elton Musk est un visionnaire. Esprit (en tant que white spirit) es-tu Tesla?
Ils sont partisans de « la stratégie du choc ». Le réchauffement climatique résoudra le problème démographique par la température invivable, la sécheresse (ou les cyclones), la mort des océans, la pénurie alimentaire. On sera débarrassé des populations ennuyeuses, remuantes et promptes à immigrer vers des cieux plus cléments; cela nous fera bien moins de Chinois, d’Arabes, de Latinos, de Noirs qu’il faut assister et nourrir en permanence bien que leur pauvreté résulte de nos prédations. Vous me direz que la famine n’arrivera pas d’un seul coup. Certes, mais c’est prévu: espionnage, surveillance des communications, police aux frontières et surtout les moyens considérablement meurtriers des armées modernes. Ce n’est pas pour rien que les budgets militaires sont astronomiques, à commencer par celui des USA (vers les 600 milliards de dollars). Le plus drôle, c’est que ce sont ces cons de prolos qui les payent car nous sommes détaxés et envoyons notre pognon dans des paradis fiscaux. Et pour que les riches puissent bouffer, respirer et boire? Fastoche: on aura de gigantesques serres alimentées par l’électricité nucléaire qui, en outre, pourra casser la molécule d’eau en hydrogène et oxygène et transformer l’eau salée en eau potable. Avantage: on pourra se passer du pétrole et du gaz que Dieu a malencontreusement placés chez nos ennemis. C’est pourquoi la recherche nucléaire continue sous prétexte d’être moins productrice de CO2; de plus une centrale nucléaire est bien plus facile à protéger qu’un pipeline ou un gazoduc. Et tout cela alimentera en énergie de gigantesques bulles autonomes et automatisées car pilotées par ordinateur et coupées de l’extérieur devenu invivable.
Mais comment aura-t-on ensuite assez de travailleurs? C’est prévu: les robots, l’intelligence artificielle, l’automatisation généralisée remplacera les travailleurs sans faire grève. De plus les robots peuvent boulonner n’importe où, même en enfer. Pour les activités non mécanisables, nous aurons toujours assez de gens soumis pour être nos esclaves domestiques; il suffira de les « surveiller et punir ».
Reste le problème le plus difficile. S’il n’y a plus assez de consommateurs comment pourra-t-on assurer l’accumulation du kapital et l’exponentiation du profit? Eh bien on pourra y renoncer car dans notre monde futur on n’aura pas besoin de monnaie; seulement des ressources que produiront des robots infatigables pour les « happy few ». Ce monde sera celui des loisirs perpétuels et ce n’est plus de la science-fiction… De plus, enfin l’égalité sera réalisée et la démocratie enterrée car il n’y aura rien à décider: ce sont les robots qui feront tout.

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