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Les habits neufs du Zident MAC-TRON

Classé dans : politique — 10/01/2018 @ 9:13

Par suite de sa descente à 29 % d’opinions favorables dans les sondages, de son image de président des riches (très dixit Zizi Rider), de son langage brutal (illettrées, les moins-que-rien, les Gaulois réfractaires, traversez la rue pour trouver un emploi, travaillez pour acheter un costume…), le Zident a décidé de changer de style. Tout sur l’empathie, la compassion, la « pédagogie » (sans doute que les andouilles que nous sommes comprendrons mieux sa politique et ses décisions si on nous explique longtemps et avec des dessins). Il faut que pas grand chose change, surtout dans la parole, pour que les Francouis acceptent enfin le progrès (lire les régressions par le changement brownien). C’est pourquoi il convient de faire à Mac-Tron (qui va à Mach 4 et nous prend pour des pieds sans intelligence à l’instar de Ludovic Tron, le piedophile) et à ses communicants envasés un petit cours ancestral et non 4.0 de psychologie: quelles sont les différences entre attitudes et comportements?
Une attitude est une tendance ou un penchant, profond, latent, spontané (quand il s’exerce) et permanent de la personnalité et s’actualise lors des situations rencontrées. Cette actualisation-réaction aux stimuli rencontrés lors des circonstances sociales est le comportement, lequel est observable alors que l’attitude ne l’est pas. Exemple concret pour la comprenette énarchique du Zident. Un Blanco raciste (attitude) grand et puissant voit à Evry un Noir malingre s’occuper des poubelles à 6 heures du matin en sortant de chez lui; le Noir le bouscule légèrement et présente des excuses; le Blanc l’insulte quand même: ça, c’est son comportement. Supposons que le Noir soit un grand costaud et le Blanc un freluquet comme le Zident. Notre blanc pensera in petto sale Noir mais ne dira rien car le comportement raciste est alors risqué. Le comportement est donc une réaction stratégique souvent calculée de mesure des risques en situation. Le comportement est un calcul utilitariste et « conséquentialiste » d’intérêts (sauf si notre Blanc est bourré ou drogué ou hyper frustré et plein de ressentiment) alors que l’attitude ne se mesure pas. Tout cela pour vous faire comprendre, cher Zident, que même si vous changez de langage en fonction des circonstances et de l’intérêt à le faire pour des raisons d’image, votre attitude profonde de mépris vis-à-vis des prolos, des conservateurs résistant au changement, des sédentaires, des peu qualifiés et cultivés… persistera. Comme pour le scorpion de la fable, c’est dans votre nature élitiste, aristocratique et méritocratique. Comme disait Proudhon, les Grandes Ecoles sont « des séminaires de l’aristocratie. Et, du reste, Bourdieu a largement montré qu’en sortir n’a pas un si grand mérite vu que les dés de l’enseignement sont pipés en faveur des classes sociales supérieures. Et être diplômé, comme Guimauve le Concurrent, de 3 grandes écoles ne prouve rien car c’est la même formation (HEC, Sciences.Po et ENA) sous 3 espèces.
En approche de psychologie sociale, Mac-Tron oublie qu’il n’y a pas de « résistance au changement » (vieille ânerie de Crozier) en quelque sorte habituelle ou innée: les gens ne résistent qu’aux changements négatifs, ce qui invalide tout le blablabla sur le progrès par des réformes systématiquement SLC. Car les gens s’en tiennent à 2 choses essentielles: l’espérance (pour eux et surtout leurs enfants) et la sécurité de leur situation. Or, c’est justement ce que le SLC tue dans l’écart énorme entre ses promesses et ses résultats. Du coup, la confiance s’évanouit et le ressentiment grimpe. Les gens son toujours pour le changement s’il est positif. Mac-Tron n’est qu’un comptable, un techno, un logiciel de calcul de quantités et de pognon, un microcéphale (au sens de PC); il n’a aucune formation en matière de sciences humaines et sociales. Quand un économiste meurt, il devient comptable…
Il vous faudrait aussi faire un peu de sociologie pour comprendre les décalages, perçus par les électeurs, entre la pensée (ou l’attitude) et le discours et entre les paroles et les actes. Quand les décalages deviennent évidents et « too much », les électeurs comprennent vite que vous avez « la langue fourchue » et faites passer les vessies pour des lanternes. Vous verrez en outre que ce qui est vu et ressenti, ce ne sont pas les mots lénifiants, bienveillants et doucereux mais les effets réels des décisions prises et des actes réalisés. Comme disait Lincoln : on peut tromper toute le monde quelques temps, quelques uns tout le temps mais pas tout le monde tout le temps… Vous comprendrez que les gens voient rapidement où sont leurs intérêts et comment ils sont mis en péril par votre politique, celle que vous n’avez pas l’intention de modifier. Car, figurez vous qu’il n’y a pas que le culturel et l’idéologique dans la vraie vie; il y a aussi les intérêts à défendre et les rapports de force pour ce faire. Il y a des structures persistantes, des « ‘habitus » qu’on ne peut pas changer par ordonnance ou décret. En réalité, vous croyez faire du Gramsci (comme la Marine…) en pensant que la victoire procède essentiellement de la culture et de l’idéologie. Or Gramsci a parlé de « bloc historique » où il y a système qui se forme entre l’exploitation économique, la domination politique et l’hégémonie culturelle, laquelle ne peut rien sans le concours des deux autres dimensions de l’état d’une société. Gramsci n’a jamais dit que l’hégémonie emportait le tout sociétal. Ce sont les libéraux à la Hayek et à la Friedman qui, eux, l’ont dit et fait faire. Vous êtes fort en richards Ricoeur de lions, mais pas du tout en gramscisme. C’est pourquoi votre volonté de subvertir la culture et le modèle français ne peut que voir des résistances survenir, notamment à cause du gap entre promesses et résultats. En fait, si vous ne retenez que la variable culture pour forcer le changement, c’est que vous ne voulez rien faire de sérieux contre l’exploitation SLC et que vous ne voulez pas perdre votre domination politique à base de pouvoir descendant et monopoliste et de gouvernance technocratique. Vos nouveaux habits, en réalité, vous montrent nu comme dans le conte d’Andersen (superbe livre de Roland Gori: la nudité du pouvoir).

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