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ENA, pouvoir et désindustrialisation

Classé dans : politique — 10/30/2018 @ 9:49

La part de l’industrie dans le PIB francaoui n’est plus que de 14 %. Pourquoi cette désindustrialisation massive? Les libéraux (économistes et journaleux, de même que gouvernants) attribuent ce phénomène créateur de chômage et de déficit énorme et continu de la balance commerciale) au manque de compétitivité par les prix, à cause de salaires trop élevés et surtout de cotisations sociales excessives (rassurez-vous, Mac-Tron est en train d’y remédier définitivement après 20 ans de diminutions pour les bas-salaires des smicards). A quoi ils rajoutent le manque de flexibilité du travail par suite d’un code du travail obèse et trop protecteur. Dieu merci, les réformes de El Khonery sous Zizi Rider et de Pénicaud sous Mac-Tron sont en passe de résoudre ce dernier problème via la montée en puissance des auto-entrepreneurs et des CDD, notamment de très courte durée et à haute fréquence comme pour le trading. On finira donc, comme la Doryphorie après les lois Hartz sous Schröder, par avoir des travailleurs pauvres et précaires. Les plus avisés font remarquer que la compétitivité-prix n’est pas l’alpha et l’oméga à condition de produire de la qualité et sur des créneaux porteurs comme les grosses PME allemandes.
Ces élégantes théories, qui contiennent certes une petite part de vérité dans un univers hyper concurrentiel et SLC voulu par l’UE, les traités internationaux et les instances soi-disant mondiales. Le problème est que la course au moins-disant n’a pas de fin et qu’on trouvera toujours un pays pour produire et vendre moins cher. Un autre problème est les frais de main d’oeuvre (MDO) entrent peu dans le Coût De Revient (CDR) qui contient maintenant des dépenses bien supérieures: publicité, marketing, force de vente, achat de brevets, paiement de royalties, frais de communication (logo, marque), dépenses de recherche-développement. Dans bien des domaines les coûts directs de production ne représentent que 10 % du CDR. La MDO est largement remplacée dans l’industrie (et certains services) par la robotisation et l’intelligence artificielle. Bref courir vers le moins-disant par les frais de MDO est devenu une ineptie d’énarque formé il y a 30 ans par des gens eux-mêmes formés 30 avant, soit, donc, avec 60 ans de retard. Il y a en outre le moins-disant fiscal, environnemental, social… La qualité, les technologies de pointe et la formation sont de meilleures solutions à condition d’investir dans la recherche et la qualification. C’est pourquoi on a déjà le crédit investissement-recherche (6 milliards par an) malheureusement attribué à toutes les entreprises, même celles-ci qui ne sont pas en concurrence internationale ou n’innovent que dans des perversions du genre suppression des caissières dans les supermarchés ou invention de nouveaux produits financiers… Et Guimauve les Concurrent a créé le CICE (20 milliards) et même le pacte de responsabilité (40 milliards). Mac-Tron veut remplacer le CICE par une baisse pérenne des cotisation sociales patronales, las le CICE ayant un an de retard en 2019 il faudra le payer avec la baisse des cotis., soit 40 milliards. Là encore la baisse des cotisations sera pour tout le monde! Vive Gribouille et le Fiscariote-Mac-Tron.
Et tout cela passe à l’as la raison essentielle de la mort de l’industrie francouie. C’est que les énarques qui nous gouvernent, bons comptables, mauvais économistes, nuls en technologie et production, financiers à la papa ne s’intéressent pas du tout à l’industrie. Ils préfèrent (pantouflage possible et souhaité oblige), la phynance (banques, assurances, fonds d’investissement où ils jouent aux « revolving doors ») et les hypermarchés comme l’abominable Naouri, âme damnée de Beregovoy, qui a fait lancer celui-ci dans le tournant financier de la France sous Tonton et s’est reconverti comme patron de Casino. Les énarques ne s’intéressent qu’aux multinationales qui rapportent gros et servent des dividendes et où ils espèrent atterrir, car à un gros diplômé, il faut une grosse structure pour s’épanouir pleinement, pas une PME ou une AOP. les énarques ne servent que la phynance et le grand patronat, celui de l’AFEP (association française des entreprises privées, membre du club des grossiums européens à savoir l’ERT, european round table) qui regroupe les patrons du CAC 40, pas celui de la CGPME, encore moins celui des artisans ou des coopératives. De plus, les énarques ne croient qu’à la formation générale et se fichent de l’apprentissage, ce qui, naturellement, ne donne pas aux pays les professionnels nécessaires à l’industrie et cela très contrairement au système dual allemand (2 jours de cours en lycée professionnel et 3 en entreprise).
L’industrie française est une des grandes victimes de la concurrence über alles installée par le SLC européen, SLC dans lequel communient tant les technocrates de Bruxelles que tous les dirigeants politiques, y compris ceux censés être « socialistes ». Et, avec l’euro qui interdit de dévaluer pour regagner en compétitivité par les prix, l’UE a créé la machine infernale de la course au moins-disant sur les prix, le social, le fiscal, l’environnemental. Et cela a été voulu par les énarques depuis plus de 30 ans.

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