les armes de la critique

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Bébés sans bras, on est chocolat

Classé dans : politique — 11/03/2018 @ 12:10

Encore un scandale en vue par suite de l’impéritie et des trumperies du pouvoir, ce qui, naturellement, va continuer sous Mac-Tron 1er. On apprend avec étonnement que seulement 6 régions enregistrent les malformations à la naissance. On sait que le ministère de la santé, très pro Buzyness, voulait sacquer la lanceuse d’alerte de l’Ain en la faisant licencier de son petit organisme associatif de suivi! Puis il s’est ravisé et a lancé une enquête via un « organe » (au sens de Soljenitsyne), France-Santé, entièrement dépendant de lui. Et on (re) commence de s’interroger sur les causes de ces malformations en commençant par accuser les mères (tabagiques, alcooliques, médicamentées, porteuses de gènes de tarés…).
Le but de ces acrobaties est évidemment d’exonérer les chimistes et les labos pharmaceutiques de toute responsabilité dans ces phénomènes tératogènes. Voyons un peu comment. Cela fait déjà des décennies que la norme méthodologique pour apprécier les effets des produits dangereux est la fameuse DJA: dose journalière autorisée. Cela ne nous rajeunit pas car cette façon d’étudier les poisons remonte à Paracelse au 16ème siècle! La dose est appréciée produit par produit et sur une brève période. Cela fait déjà très longtemps que les chercheurs sérieux ont attiré l’attention sur les énormes insuffisances de cette méthode:
* elle ne tient pas compte de « l’effet cocktail », c’est-à-dire de la combinaison possible entre plusieurs substances déjà nocives une par une mais pouvant produire des mixtures mélangées hyper dangereuses
* elle ne tient pas compte de la durée d’exposition, laquelle peut produire une accumulation de substances au cours du temps; on fait comme si le flux était passager et on ignore l’effet stock
* elle ignore le moment d’exposition; il a été déjà prouvé que pendant la grossesse tout produit chimique nocif, même avec une faible DJA, peut amener une conséquence catastrophique pour l’embryon. De même, les bambins en bas âge sont beaucoup plus sensibles à ces substances. C’est pourquoi, du reste, les phtalates, le glyphosate, les parabènes et le bisphénol A ont déjà été interdits comme le tabac et l’alcool pendant la grossesse.
Que croyez-vous qu’on fît? Eh bien rien car la DJA continue de régner dans les hautes sphères de l’industrie, des experts des « agences » ou du privé et du pouvoir. Et je ne parle même pas des études truquées par les labos, ni de leur stratégie de semer le doute via des recherches bidonnées et publiées dans des magazines compradores avec la signature d’experts connus et stipendiés, via des colloques ad hoc et truqués quant à la nature et à la qualité des participants et des intervenants. Les études sont souvent faussées exprès (par exemple avec des races de rats inappropriées) afin de démontrer que le produit n’est pas toxique et le pouvoir, démuni des moyens qu’il a supprimés, ne fait que les avaliser. Et pour s’amuser je signale que Bayer vient de dire que 800 études avaient prouvé l’innocuité du glyphosate! Eh oui car la valeur de ses actions chute après le rachat de Monsanto qui a 7 000 procès en vue aux USA et en a perdu un aux sommes astronomiques contre un jardinier de Californie.
Pour botter en touche sa responsabilité le pouvoir a multiplié les « agences indépendantes », en fait truffées de représentants des firmes, de lobbyistes (par exemple le lobby de l’amiante), de personnalités de la « société civile ». Ces agences compradores sont indépendantes peut être du pouvoir mais certainement pas des intérêts privés. De plus, le pouvoir n’a cessé de diminuer les moyens des organismes de contrôle public, ce qui fait que les tricheries peuvent prospérer car il ne reste plus que l’auto-contrôle des boîtes exercé sur elles-mêmes par elles-mêmes, genre Lactalis. Il a été question de protéger les lanceurs d’alerte mais le pouvoir a accouché d’un souriceau car il ne fallait pas nuire à « la liberté d’entreprendre » qui est le pont-aux-ânes de l’UE et de l’idéologie SLC. On a même eu le culot sous Tsarkozy d’ériger les entreprises en personnes morales, lesquelles peuvent être condamnées à la place des décideurs qui, eux, sont les vrais responsables car seule une personne physique (ou un groupe de telles personnes) peut prendre des décisions.
Et les vrais responsables de cette soumission totale aux intérêts du SLC (INRA, FNSEA, Labos, Trusts chimiques, Agences « indépendantes », ministères avec en tête celui de l’agriculture [et il n'y en a plus pour l'industrie!], pouvoir politique, administration permissive…) ne sont jamais condamnés. Parallèlement, les dépenses de Sécu liées aux « effets iatrogènes du progrès » s’envolent (cancers, malformations, maladies) mais, évidemment, ce ne sont pas eux qui payent mais la collectivité. C’est toujours le vieux socialiser les pertes et privatiser les profits. les pouvoirs, partout, ont les yeux de Chimène pour tout néocid(e), la grosse chimie et le « big pharma ». les Monsanto (OGM, round up, agent orange), Bayer (qui allié avec BASF pour donner IG-Farben sous Hitler a créé le Zyclon B), Sygenta, Novartis, Dupont de Nemours, etc. t ce ,’est pas Mac-Tron qui va y changer quoi que ce soit car c’est un fanatique de la croissance et de la compétitivité.

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