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Un gouvernement européen peut-il desserrer l’étau du SLC de l’UE?

Classé dans : politique — 12/16/2018 @ 11:49

Et tout en y restant. La réponse est oui et il suffit d’un peu de courage politique; ce qui montre que si le gouvernement ne fait rien pour empêcher une concurrence de plus en plus déloyale et une course incessante au moins-disant c’est qu’il est lui-même un chaud partisan du SLC et de l’ordolibéralisme tudesque. je vais me contenter ici de donner quelques exemples de ce qu’il est possible de décider sans « frexit ».
* on peut déjà abaisser très fortement la pression extérieure des « marchés » sur le pays et se ficher des agences de notation de la dette publique. Comment ? En remboursant une très grosse partie de celle détenue par l’étranger. Celle de la France (quasiment 100 % du PIB, soit dans les 2 300 milliards) est détenue à 66 % par l’étranger; c’est l’inverse pour l’Italie (130 %) et le Japon supérieure à 200 %) n’a pratiquement aucun prêteur étranger. Comment rembourser? Fastoche: créer un emprunt perpétuel forcé sur tous les patrimoines de plus, par exemple, de 400 000 euros au taux de l’inflation plus 1 %. C’est à ces messieurs de Bercy de calculer le seuil d’imposition en visant les 2/3 de 2300 milliards. Ensuite, s’interdire tout emprunt à l’étranger. cette pression extérieure est le moyen que les gouvernements français ont trouvé pour forcer le pays à se convertir au SLC et aux normes teutonnes.
* limiter la libre circulation des capitaux en freinant au maximum la fuite des ressources francouies. Comment? En créant une banque nationale mais socialisée (indépendante de l’Etat et des puissances d’argent) gérant une monnaie parallèle à l’euro: le Proudhon-euro de même valeur que l’euro. Il s’agit d’une monnaie d’échange et de crédit à utiliser dans un vaste réseau de fournisseurs et d’acheteurs à l’instar de la banque WIRT de la Suisse. Ce réseau est fondée sur la solidarité mutuelle car tous les échangistes s’engagent à n’avoir des transactions qu’avec les membres du réseau et à utiliser pour régler leurs comptes le proudhon-euro. A cet effet, la monnaie peut être figurée sous forme de lettre de change escomptable à la Banque du Peuple. Les exportateurs s’engagent à verser leurs euros à la BDP contre des proudhon-euros; les importateurs (il restera nécessaire d’importer tant que le pays n’aura pas retrouvé une industrie suffisante) se fourniront en euros à la BDP. Les dépôts des particuliers (et évidemment des membres du réseau) seront facilités par une rémunération analogue à celle du livret A) ce qui fera un vrai concurrent (rappelez-moi qui est pour la concurrence… à condition qu’elle soit oligopolistique?) aux banques privées de façon à peu à peu les éradiquer. Munie de ces dépôts et d’un capital propre amené par souscription nationale d’obligations, la BDP offrira du crédit à bas taux pour toute création d’entreprise, notamment en privilégiant le secteur coopératif, mutualiste, associatif, le commerce de proximité, les solutions innovantes ou économes en énergie et les petites boîtes de réparation; les TPE, PME, PMI sont évidemment concernées; tous les crédités sont engagés, naturellement, à faire partie du réseau d’échange. Il s’agit de retrouver des capacités de production en France pour créer de l’emploi non délocalisable et hors concurrence étrangère, ce qui permettra aussi d’augmenter les salaires. Quand la BDP n’a pas assez d’euros dans ces caisses, les importations ne peuvent qu’être arrêtées, ce qui restaure une sorte de contrôle des changes. La BDP est chargée de gérer les emprunts d’Etat auprès du public français (monopole actuel des banques privées puisque le Trésor ne peut plus le faire depuis Fiscart Déteint). Elle peut faire des avances au budget de l’Etat. Cela ne saurait être interdit par l’UE (norme actuelle) car la BDP n’est pas la banque centrale mais une banque socialisée. on interdira en même temps les taux d’usure supérieurs à 4 %.
* arrêter les conneries de CIR, CICE, suppressions ou diminutions de cotisations sociales pour toutes les entreprises même non exportatrices voire n’innovant que pour diminuer l’emploi. On rendra seulement les cotisations sociales déductibles à l’exportation et payables à l’importation au même taux. Ce sera une sorte de TVA sociale ou de droit compensateur des différentiels de protection sociale dans l’UE (et ailleurs), donc pas un droit de douane. Si l’UE moufte, politique de la chaise vide et non versement des sommes colossales versées par la France à l’UE (en solde). On sait par ailleurs que la suppression des cotisations sociales en-dessous ou au niveau du SMIC crée une trappe à bas salaires.
* sortir de la dette ou n’y pas compter tous les investissements d’avenir: écologiques, services publics (dont le rail), financement de la recherche et de la création d’industries. Renationaliser les autoroutes. Arrêter les grands travaux de bétonnage (Europa city, tunnel Lyon-Turin, contournement de Strasbourg…) qui sont en fait des subventions aux grands du BTP, la mise en place d’hyper marchés qui vident les centres-ville ou de centres de loisirs (type Roybon) qui tuent la nature ou d’aéroports. redonner toute leur place au transports ferroviaires et fluviaux contre les camions, les cars Mac-Tron, la bagnole. Financer sérieusement la petite agriculture biologique contre l’industrielle chère à la FNSEA. Créer une filière bois afin d’utiliser la forêt française (biomasse, énergie, dont gazogènes, plastiques issus de végétaux, meubles, maisons en bois. interdire les modes de pêche destructeurs dans les eaux territoriales françaises (les deuxièmes du monde): filets dérivants qui raclent les fonds marins et ramassent tout (la moitié de la pêche est ensuite rejetée morte à la mer!) ou la pêche électrique chère aux Pays-Bas. Tout bateau contrevenant sera immédiatement détruit après pompage de son gasoil et évacuation de son équipage.
* instaurer une taxe carbone en fonction du nombre de km parcourus par les produits (y compris en France pour les produits francouis) afin de favoriser les circuits courts et éviter d’acheter des fraises du Chili en hiver. Taxer non le kérosène ou le gasoil (il est trop facile de se fournir à l’étranger) mais les passages dans les aéroports ou, pour le gasoil des bateaux, dans les ports. Surtaxer le carburant des réservoirs des camions étrangers empruntant nos routes et autoroutes au même niveau que les routiers français. Car notre pays étant mal placé, tous les camions d’Europe du Nord le traversent pour aller au SUD et cela sans bourse délier alors qu’un camion de 40 tonnes use la route 10 000 fois plus qu’une bagnole!
* sortir les frais de publicité et de communication des dépenses d’exploitation des entreprises qui diminuent les bénéfices tout en étant payés par les consommateurs pour se faire entuber. Elles seront à payer sur le bénéfice après impôt sur les sociétés. Obliger les entreprises à indiquer l’origine des produits et composants de même que la composition desdits produits. Rendre l’affichage Nutriscore obligatoire pour les produits alimentaires. Car le consommateur doit savoir ce qu’il achète et à qui malgré les interdictions de l’UE. De même, sortir l’attribution des AOP de la cogestion avec l’industrie agro-alimentaire afin de ne pas labelliser, par exemple, les faux produits de terroir comme le fait Lactalis. introduire dans toutes les négociations entre centrales d’achat des chaînes de supermarchés et les fournisseurs un représentant indépendant pour l’Etat et les consommateurs afin d’éviter les manipulations de prix d’achat à la baisse comme le pratiquent actuellement lesdites centrales.
* imposer une taxe compensatrice des nuisances chimiques et médicamenteuses à tous les produits dangereux (notamment pesticides, fongicides, etc.) afin que, enfin, les auteurs de la création de maladies « du progrès » soient enfin les payeurs. Car ce sont les conséquences de ces produits qui, in fine, sont socialisées par la Sécu, donc payées par les cotisations sociales. La Sécu recevra l’intégralité de ces taxes. Tout accident chimique ou autre (genre AZF ou Médiator) sera indemnisé illico par l’entreprise-source et cela sans la moindre procédure judiciaire (vive la simplification juridique).
* retrouver du « pognon de dingue » pour financer justice sociale, écologie et évolution du pays. Rendre l’IRRP bien plus progressif avec une tranche à 60 %, doper l’impôt sur les successions au-delà de 300 000 euros par légataire, imposer les multinationales sur leur bénéfice consolidé au prorata du chiffre d’affaires réalisé en France, requérir que les « exilés fiscaux » demeurent au moins 9 mois à l’étranger pour être exonérés d’impôt en France, leur supprimer le bénéfice de la protection sociale française. Supprimer toutes les niches fiscales qui diminuent l’impôt au profit des riches ou créent des rentes. Exemple: les lois qui offrent des réductions pour investir dans la pierre ou le cinoche; on ne voit pas pourquoi subventionner la culture des riches (notamment l’opéra) et pas la pétanque. Ne pas donner de réductions d’impôt pour les fondations d’entreprise ou de rupins. Re-taxer les revenus des capitaux au niveau des tranches de l’IRPP. Installer enfin la fameuse taxe sur les transactions financières. Taxer enfin correctement les grands utilisateurs de l’eau (agriculture intensive, industriels producteurs chimiques…). Taxer lourdement toute délocalisation d’usine, interdire le départ de son matériel à l’étranger. Rajuster les taux de TVA en vue de plus de justice sociale: 0 % pour les produits de nécessité (eau, énergie, téléphone, transports, livres, produits alimentaires de base…), 100 % pour les produits de luxe, 50 % pour les produits peu écologiques…
* revenir à l’égalité de traitement pour les travailleurs détachés et les routiers: salaires et cotisations sociales français pour supprimer la concurrence déloyale installée par l’UE
* se déclarer neutre, remplacer l’armée par une force de coopération et d’aide au développement, remettre notre droit de veto à l’ONU aux membres suppléants du conseil de sécurité, ne plus intervenir où que ce soit, arrêter les ventes d’armes…
Ce ne sont que quelques idées à compléter, notamment avec celles des Gilets Jaunes et des écologistes ou des économistes atterrés. Natürlich, l’UE va ruer dans les brancards du SLC, mais comme dit un proverbe arabe: à pisser contre le sirocco on se mouille les babouches. Laissons la gueuler, sanctionner, donner des amendes. Et on ne les paiera pas; il est peu probable qu’elle nous vire car ce serait sa fin. Parallèlement, la France organise une fédération des pays d’Europe du SUD à associer avec ceux de la Méditerranée. Et, bien sûr, chaise vide ou veto permanent à toutes les initiatives SLC de Bruxelles comme les traités internationaux de commerce ou les faibles normes de pollution diesel.

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