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Autres idées pour lutter contre le SLC si cher à Mac-Tron

Classé dans : politique — 12/21/2018 @ 6:06

Le concours continue et comme moi creusez vous la tête. D’où ici quelques idées supplémentaires et non exhaustives.
* Interdire en France le Leverage Buy Out (LBO). C’est une combine financière menée par des fonds rapaces (en général US) en profitant de « l’effet de levier », c’est-à-dire des emprunts à très faible taux d’intérêt actuels pour acheter à crédit (moyennant un investissement préalable en fonds propres de, par exemple, 10 %; d’où l’effet de levier puisqu’avec seulement 10 % on peut avoir 100 %) une bonne boîte. Ensuite, ô miracle de la législation, l’emprunt est payé par la boîte rachetée; et, évidemment, elle est rendue plus productive de façon à être revendue quelques années plus tard avec une plus-value consistante. L’opération offre des rendements de plus de 25 % par rapport à l’investissement de départ. C’est ainsi que des boîtes rentables sont démantelées ou vendues à l’étranger sans presque bourse délier. Exit de bonnes boîtes comme, par exemple, Picard surgelés.
* Interdire les opérations spéculatives à découvert (dites aussi à nu) qui consistent à vendre à terme des actifs que l’on ne possède pas. Interdire les produits financiers dits dérivés qui n’ont pas de lien direct avec un actif ou une créance qui est la contrepartie d’un prêt ou d’un contrat (ce que l’on appelle le sous-jacent). Si la chaîne des engagements entre le produit dérivé et le sous-jacent est longue, il n’y a plus, in fine, de garantie ni de possibilité de tracer le cheminement des choses à partir du sous-jacent. Interdire la titrisation des créances, c’est-à-dire l’opération consistant, par exemple, pour une banque de se séparer de créances plus ou moins douteuses en les globalisant dans un paquet nouveau qui est un titre vendable à des acheteurs souvent spéculatifs. Le risque est donc comme une patate chaude refilé à d’autres. Interdire les dérivés de dérivés ou titres composites et hétérogènes truffés de carottes et de lièvres où une chatte ne reconnaitrait pas ses petits tant les types de créance sous-jacents sont organisés en un millefeuille inextricable. La défaillance d’un des sous-jacents (comme en 2007 les subprimes US sur les crédits-logement) entraîne la ruine du millefeuille tout entier alors que les responsabilités sont devenues inextricables.
* Interdire les produits assurantiels (les fameux CDS) sur les biens possédés par d’autres sans qu’on en ait en mains. Exemple: les assurances sur le défaut possible de la dette grecque sans posséder des obligations de celle-ci et tout en spéculant à la baisse sur la valeur de ladite dette (opération de Goldman Sachs qui avait aussi aidé la Grèce à camoufler son déficit aux yeux de l’UE). Ces assurances, c’est comme si vous assuriez la maison du voisin et y foutiez ensuite le feu!
* Séparer enfin les activités boursières, d’affaires et spéculatives des banques de celles de dépôt, donc en finir avec les prétendues banques universelles francouies; vieille promesse jamais tenue par les politicards.
* Ecotaxer les colis. Les boîtes, type Amazon, qui vendent sur internet au détriment du commerce physique (et qui en outre ne payent pas d’impôts en France) font d’énormes dégâts à l’environnement et la multiplication des accidents (notamment à cause du stress des livreurs) via l’acheminement des colis sur tout le territoire; cela accroît les transports polluants sans la moindre contrepartie. Il faut donc installer une taxe kilométrique sur tous les colis en tenant compte, donc, du kilométrage parcouru par icelui. Simple, non?
* Interdire la distribution de prospectus publicitaires dans les boîtes aux lettres des particuliers ou sur la voie publique; et cela pour arrêter cette pollution et la destruction de forêts entières pour en faire le papier. taxer fortement les enseignes lumineuses qui nuisent aux oiseaux ou insectes nocturnes, polluent le ciel étoilé et coûtent une blinde en énergie. Taxer les « clouds » internet qui dépensent une énergie folle avec leur réseau de collecte et leurs ordinateurs.
* Supprimer les taxes sur les taxes; par exemple avec ses taxes spécifiques plus la TVA assise sur elles aussi l’électricité en France, bien indispensable comme le sel autrefois, est taxée à plus de 30 % (et même pas loin de 40 à Paris). Ou la TVA sur la taxe des produits pétroliers routiers (ex-TIPP). Et ensuite, on donne aux plus pauvres « en précarité énergétique » un petit chèque annuel (150 euros)! itou pour l’eau où on trouve dans la facture des clients domestiques une « taxe sur les voies navigables »! Supprimer les impôts ou taxes camouflées; par exemple les frais d’hypothèque exorbitants (fondés sur le montant de l’emprunt!) alors qu’une hypothèque coûte moins de 30 euros à pondre! Et ce genre de taxes (souvent indues car en principe une taxe rémunère un service rendu) fourmille. L’imagination de Bercy et des politicards pour plumer les Français a été, et demeure, sans limites. Et le tout dans l’opacité et une dispersion qui noient le poisson. La redevance télé qui finance un organe de propagande étatique doit être supprimée.
Le lecteur notera que les produits boursiers corrects ne sont pas interdits et que les taxes écologiques ne sont pas punitives vis-à-vis des particuliers mais contre les vrais responsables des dégâts écologiques.

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