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La cour du roi péteux

Classé dans : politique — 01/10/2019 @ 12:31

Si la situation n’était pas si grave, on se réjouirait de la pétaudière que Jupiter a fichue dans le pays. C’est comme au casino (du reste le SLC européen et mondial en est bien un): rien ne va plus. Cela tire dans tous les sens et pendant les mesurettes du gouvernement le saccage continue, comme on disait de la vente chez TATI en 1968. Dernier exemple: la Valls-hésitation sur la suppression de la atxe d’habitation pour les 20 % de ménages les plus riches, la richesse étant fixée à 2500 euros par mois pour un célibataire. Le nombre de 4 000 autrefois énoncé par Zizi Rider est enfoncé! Et il serait question d’inclure cette idée dans le grand débat national au nom de la justice, les GJ étant supposés accepter que spolier Pierre profite à Paul! Et on ne peut que rigoler à propos de la polémique lancée contre la souscription au profit du boxeur de flics… Rappelons qu’il meurt bien plus d’ouvriers du bâtiment chaque année que de poulets, les premiers n’ayant pas choisi un métier à risques au profit de l’Etat.
L’empereur des bandits manchots croyait apaiser la colère des GJ en leur balançant 10 à 12 milliards (sur 1200 de dépenses publiques) et en annonçant un « grand débat national » participatif pendant 3 mois à partir de janvier. C’est raté, comme, d’ailleurs, la disparition espérée du soutien des Francaouis aux GJ (on est toujours au-dessus de 50 %).
Donc échec au roi qui désormais brandit le Massu sécuritaire pour mater la révolte itérative des GJ. on va faire voter encore plus de lois répressives comme si l’arsenal démentiel dont on dispose déjà dans un soi-disant Etat de droit n’était pas suffisant! Pour établir ces nouvelles répressions censées dissuader les manifestants bien plus que les casseurs, le pouvoir a consulté, et seulement eux, les syndicats de poulets.
« En même temps », le pouvoir matraque en boucle son discours de défenseur de la république, de l’ordre, de la sécurité, du droit, de la démocratie auxquels s’en prennent des sauvages et des barbares qui veulent casser nos si belles et justes institutions. Salauds de révolutionnaires autoproclamés et à la noix de cocos, bouffez du Bounty. Le gouvernement va même jusqu’à accuser les opposants qui ne ne se joignent pas à lui pour éradiquer la nouvelle peste brune d’être complices. Car quand la ripoublique est en danger il faut que tous les partis se rassemblent pour faire front commun. Comme en 1936; et voilà que l’on nous prépare une resucée de tous contre le FN pour sauver le soldat Mac-Tron. Ce n’est pas très nouveau monde que de procéder ainsi…
Le pouvoir, ou ses copains des médias, est tellement déboussolé, lui qui pensait disposer de la légitimité populaire en oubliant que ses députés n’avaient été élus en moyenne que par 15 % des inscrits, qu’il en perd la maîtrise de la langue française. C’est hélas une cohérente suite à des lustres d’usage de la novlangue managériale où réforme veut dire régression, de diffusion du franglais dans les hautes sphères du pouvoir (malgré la loi Toubon), de formation purement technocratique des prétendues élites. Hier un gugusse a parlé du tesson « cassé » avec lequel un trublion menaçait les flics. On nous serine qu’il ne faut pas agresser « les dépositaires de l’autorité; please, dites détenteurs car l’autorité nest pas un dépôt de marchandises, ni une quantité à répartir. On est heureux de savoir qu’un tesson est cassé comme dirait l’éponyme Philippe. Le Zident a « tweeté », tel un vulgaire Trump, que la violence s’en était pris à la république, à la démocratie, à l’Etat de droit, aux institutions. C’est la 1ère fois qu’elle est ainsi personnalisée comme sujet de droit (ce qui « en même temps » impersonnalise les fauteurs de trouble). Les poulets en tout genre ne sont plus des membres ou des agents des forces de l’ordre, mais « des forces de l’ordre ». Il faut passer à « un projet d’avenir »… L’ONU ne va sans doute pas tarder à retirer à la langue française, qui lui servait comme test de clarté dans l’énoncé des textes internationaux, son petit privilège car elle est aussi précise désormais que le gloubi-boulga anglo-saxon que l’on appelle globish.
Le débat national s’annonce sous de mauvais hospices. Déjà, il manque des thèmes essentiels par rapport à ce que demandent les GJ: le modèle SLC, l’immigration, les orientations de l’UE, la sécurité, la justice sociale… Il n’y a que 5 500 maires sur 35 500 qui se sont portés candidats à la tenue de « cahiers de doléances ». La directrice des opérations, Mme Jouanno se retire du jeu ripoublicain. Mac-Tron va cadrer le machin via une lettre ouverte aux Francaouis. Soulignons que ce pseudo-débat est totalement inutile car la situation des Fancaouis est parfaitement analysée et documentée. Elle provient d’un choix de société par les seuls politicards, à savoir en avant toute vers le SLC depuis 40 ans. le dbat n’est sans doute pour cette raison qu’une diversion afin de gagner du temps et de se refaire la cerise avant les européennes. Rappelons que les GJ ont mis en évidence 4 domaines essentiels de réformes à apporter:
* la démocratie participative et le référendum d’initiative citoyenne; là Mac-Tron va en profiter pour faire des réformes que le Sénat désapprouve et pour lesquelles il n’est pas certain d’obtenir les 3/5ièmes des voix du parlement réuni à Versailles. C’est finaud, comme dirait Romain Goupil, l’ex-gaucho converti au SLC; mais c’est peu probable que cela marche car c’est très en-deça des revendications des GJ.
* la justice sociale, à commencer par la fiscale; on peut penser que le pouvoir en restera à la fiscalité sans toucher à l’ISF ni à la flat tax (30 %) sur les revenus financiers. Quant aux autres aspects plus globaux de la Justice on repassera
* la mise en cause du SLC, de la mondialisation commerciale sans limites, de l’UE plus SLC que le diable libéralo-capitaliste lui-même. la question ne sera pas posée car ce serait mettre fin à la politique SLC voulue par le pouvoir.
* et la restauration de la souveraineté du peuple et de la nation sur son territoire contre la disparition des frontières, l’absorption du pays par des instances internationales non démocratiques, le noyautage du pays par les communautés et les religions d’origine étrangères, contre le multiculturalisme et le relativisme baptisés diversité et droits individuels de l’homme. Arrêtons-nous sur ce point. les instances SLC mondiales et européennes mènent depuis 40 ans une politique de suprématie du libre-échange et du pognon sur toutes les cultures nationales qui ne seraient que des survivances réactionnaires pour des beaufs. L’idée est d’obtenir une gouvernance mondiale qui fiche en l’air les territoires à des fins commerciales et qui facilite l’arrivée de populations étrangères pour avoir du travail low cost. Alors, celles-ci deviennent des communautés simplement juxtaposées sur le territoire; elles ont évidemment les mêmes droits et peuvent vivre leur culture d’origine au même titre que « les souchiens », lesquels sont noyés dans la masse et perdent leur identité. Cette politique est celle du diviser pour régner car seul le pouvoir politique se situe au-dessus des communautés plus ou moins en conflit et peut faire régner l’ordre SLC technocratique et commercial. De plus, assurer enfin la libre circulation des personnes et la liberté d’émigrer sans limites est un bon moyen d’avoir de la main d’oeuvre pas chère et qui, en tant qu’armée industrielle ou de services de réserve, fait baisser les salaires à la fois par la concurrence internationale et par le flux d’immigrés accuelli en interne. Et, en plus, c’est conforme à la morale chrétienne, aux droits de l’homme et au relativisme culturel qui nous dit que toutes les pratiques ont la même valeur. Faire le contraire serait raciste et une façon de continuer le colonialisme.
Cela, ce sont les bonnes raisons des élites SLC pour mener une politique constante d’immigration sans limites afin, comme le disait Brecht de « changer de peuple » et qu’avait théorisé l’officine socialo Terra Nova. Il va de soi que les exportateurs de travailleurs, le plus souvent des dictatures, des kleptocraties, des théocraties, sont contentes de faire partir leurs excédents de population et leurs dissidents et autres empêcheurs d’exploiter en rond au profit du Kapital mondialisé. Notons que les dirigeants de ces régimes politiques pourris sont, via la corruption, les principaux bénéficiaires du bradage des ressources de leur pays au kapital et de l’exportation de leur trop plein. ils servent avant tout le pillage de leurs pays par les nations industrialisées.
Un calcul sous-jacent accentue cette politique migratoire: on aura pour l’avenir des populations largement incultes, soumises à leurs religieux (il faut donc les laisser se développer car ils enseignent l’ignorance et le repli sur le salut individuel par la religion, genre bildung luthérienne)), sans tradition de luttes sociales solidaires et de résistance au Kapital, occupant les fonctions de service aux élites pour pas cher et cela en masse suffisante et reproductible alors que les « blancos » refusent les petits jobs et de devenir des domestiques sans avenir. Ce qui est donc aussi caché, c’est le sabotage des structures de formation, afin de reproduire l’ignorance et la soumission, au profit des écoles pour les futures élites. Ce qui est visé est donc un enseignement national au rabais, axé sur les « compétences de base » (lire, écrire, compter) et des écoles privées payantes pour les enfants des riches et des puissants. Cela s’accompagne d’une politique territoriale: les immigrés en proche banlieue (ou vivant sous les toits sans ascenseur) pour pouvoir aller servir dans les quartiers réservés, les riches sur leurs terres protégées, les petits blancs dans la « France périphérique ». Le pouvoir ne fait cependant pas la différence entre les populations immigrées (ou leurs descendants) et les entrepreneurs de religion qui veulent les soumettre ou s’en servir pour s’installer dans l’espace politique et qui favorisent ainsi un terreau favorable aux actes violents des extrémistes. Ils craignent que le faire soit vu comme une phobie quelconque et surtout freine l’arrivée de nouveaux flux de travailleurs à bas prix. Notez que je n’ai rein contre l’immigration à condition que ses membres respectent notre pacte sociopolitique, celui-là même que le pouvoir veut fiche en l’air, ce qui fait des communautaristes ses alliés.
Les GJ ont parfaitement senti et souvent compris tout cela et veulent pouvoir continuer de s’exprimer, de critiquer, de se défendre contre leur disparition programmée au profit du nouveau peuple de substitution et ils voient que cela fait partie de la politique globale de mondialisation conduisant à la disparition des classes moyennes et de tous leurs moyens d’action et de lutte. Le pseudo-débat est donc à côté de la plaque en plus d’être inutile. Les GJ annoncent une lutte décisive entre deux modèles de société au grand dam des élites actuelles qui ‘ne pincent que pour le SLC. Je ne sais qui va la gagner compte tenu des moyens actuels de répression détenus par les pouvoirs. Mais cela renverse la table et met le SLC et ses épigones sur la défensive. Il y a donc de l’espoir, enfin.

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