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La « moraline » de Mac-Tron

Classé dans : politique — 01/13/2019 @ 12:17

La ville dont le prince est un enfant vient d’être honorée par une nouvelle saillie du Zident au sujet des droits et des devoirs, de la responsabilité et de l’effort. Cela complète le tableau de la répression et de la stigmatisation des GJ (les exactions ayant été montées en épingle par le pouvoir et les médias). C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité et jette de l’huile sur le feu au lieu d’apaiser les tensions. Mais prenons le malhomme au mot; oui, OK pour que chacun fasse son devoir en raison de ses droits, assume ses responsabilités et soit rétribué ou récompensé en fonction de ses efforts. Mais que « Messieurs les assassins commencent »! Car qui ne le fait pas? Ce sont précisément les soutiens de Mac-Tron. Voyons voir afin que le prince balaye un peu devant sa porte et regarde la poutre dans son oeil au lieu de la paille dans celui des autres.
* Du côté des politicards. Qui vote des lois systématiquement en faveur du kapital, des riches, de la phynance, du libre-échange mondialisé, bref du SLC? Ce qui a pour conséquence la disparition des services publics ou leur abaissement, la diminution de la protection sociale, la stagnation des salaires et des pensions qui ne sont plus indexés sur l’inflation, la précarité et la pauvreté? Qui fixe le taux d’usure pour le crédit à la consommation à plus de 20 % (vous avez bien lu)?
Qui pantoufle en permanence dans les deux sens entre public et privé, qui fait grand usage des revolving doors des grands hôtels? Qui, en fait, dirige le pays: les politiques ou la phynance et Bercy, les deux s’étant du reste confondus et se tenant par la barbichette sans se préoccuper des conflits d’intérêt? La commission de déontologie n’est-elle pas devenue bidon après l’affaire Pérol? La Haute autorité pour la transparence de la vie politique fait-elle vraiment son job? Où est passée la défense de l’intérêt général et du bien commun, ce qui caractérise une république démocratique, chez les hauts fonctionnaires et chez les dirigeants politiques?
Qui triche sans le moindre sentiment de honte à l’instar des Ferrand, Fripouillon, Cahuzac, le Guéant que ses ailes de voleur empêche de marcher, Tsarkozy avec sa star cosy qui n’est toujours pas condamné bien qu’ayant plus de 10 casseroles aux fesses…? Où est la moindre vergogne quand l’individualisme, le narcissisme, l’ambition règnent en maître chez les détenteurs du pouvoir et de l’exercice de la souveraineté? Où est la « common decency » que défendent contre eux les Gilets Jaunes: entraide, solidarité, justice, respect des autres, dignité? Qui a fait du copinage, de la cooptation, de l’esprit courtisan, des privilèges et prébendes un mode de gouvernement? Qu’en pense Benalla (kbar)?
Qui a transformé la démocratie représentative en démocrassouille monopolisée par des rentiers de la politique, en légalité sans légitimité, en pouvoir vertical, descendant hiérarchique? Qui a tout confié à la technocratie des Grands Corps et de l’énarchie au détriment des corps intermédiaires, du dialogue social et des collectivités territoriales? Qui prône l’austérité et la « désinflation compétitive » pour les prolos tout en remplissant ses caisses du produit de ses fouilles (eh eh)? Qui truque les statistiques (chômage, pouvoir d’achat, PIB…)? Qui fait de la novlangue pour tromper le peuple en appelant modernisation et progrès ce qui n’est que régression? Qui est fiscariote et injuste dans la répartition de l’impôt au point de taxer de plus en plus la seule classe moyenne? Qui a bouzillé la méritocratie par les études supérieures auxquelles le plus grand nombre ne parvient plus? Qui détruit les hôpitaux à petit feu? Une classe politique transformée en oligarchie rentière et sans efforts d’innovation car prise depuis longtemps dans la « pensée unique ». On a d’un côté une oligarchie publique technocratique et de l’autre une ploutocratie privée, les deux ayant d’ailleurs quasiment fusionné via les fausses agences indépendantes d’Etat, les pseudo-hautes autorités indépendantes, les privatisations et les partenariats public-privé. Et tout ce micmac parle la même langue fricophone.
* Du côté des puissants économiques et financiers? Qui dispose de retraites-chapeau, de rémunérations astronomiques, de golden hello, de primes de départ vertigineuses, de stock-options et qui en outre triche comme Ghosn ? Qui a des biens ostentatoires? Qui s’exile pour ne pas payer d’impôts et place son pognon dans des paradis fiscaux? Est-ce bien responsable et vertueux quand « en même temps » on délocalise, on externalise, on dégraisse pour mieux rémunérer les actionnaires (58 milliards de dividendes en 2018), on spécule, on prône les travailleurs détachés ou ubérisés ou l’immigration pour faire abaisser les rémunérations et les protections sociales? Qui fait de l’optimisation fiscale, qui déplace le siège social là où il y a le moins d’impôts, qui fait du LBO et du private equity? Qui trompe sciemment avec la publicité et influence les autorités de protection de la santé et de l’environnement? Qui spécule sur les produits dérivés et les titres pourris? Qui par les lobbys passe son temps à peser sur les décisions politiques? Les rémunérations de ces gens-là sont-elles vraiment la contrepartie justifiée de compétences, de responsabilités et d’efforts réels?
Du côté des médias, de la pub., de la com.? Qui a autorisé que les médias appartiennent aux industriels et financiers et soinet sous la dictature de l’audimat et des publicités? Qu’est-ce-qui fait que les grands médias aient soutenu la candidature de Mac-Tron ou le vote pour le TCE en 2005 de même que la finance et l’industrie ont propulsé et subventionné le malhomme? Du côté de la magistrature couchée. Qui n’a jamais fait de la justice un pouvoir réellement indépendant des princes? Qui fait que la justice est tendre avec les délinquants en col blanc et méchantes avec les voleurs de bicyclette? Comment se fait-il que les Bon, Tsarkozy, Cahuzac, Gohsn, etc. soient si peu punis de leurs méfaits? Pourquoi cela tarde tant d’avoir un procès Fillon ou Ferrand ou un procès sur les financements indus de campagnes électorales dispendieuses? Qui a transformé les entreprises en personnes morales de façon à les sanctionner à la place de leurs dirigeants comme dans le cas d’AZF? Qui a fait voter une loi sur le secret des affaires afin d’empêcher les journalistes de révéler leurs magouilles?
Le Zident a traité les GJ de « foule haineuse ». Objection: ce n’est pas une foule, encore moins haineuse. Ce n’est pas non plus le peuple, mais seulement une partie. Mais cette partie est le symbole et le symptôme de toute la population laminée par le SLC et qui se révolte ainsi par procuration. C’est un mouvement d’action directe qui s’auto forme et s’organise peu à peu dans sa propre expérimentation sociale, dans sa « praxis ». Il fait comme le forgeron: il se crée en se créant et en agissant. Et il a la foi du charbonnier en un monde plus juste. Mais il a à ses débuts et encore pour l’instant la magistrale erreur de s’en remettre au prince; il est vrai que celui-ci s’était auto-désigné comme correspondant de lutte en zigouillant tous les corps intermédiaires et en croyant autorisé à changer le peuple grâce à son élection légale mais super minoritaire. Or, il en faut rien attendre de ce bonapartiste invétéré car sa politique s’oppose à celle voulue par le peuple défavorisé et par les GJ sur 3 points essentiels:
* la démocratie réelle et vraiment représentative; le Zident, lui, se comporte en autocrate technocratique et exerce le pouvoir de façon hiérarchique, verticale et descendante. Cela lui est nécessaire pour imposer ses réformes SLC à marches forcées; ce qui suppose le monopole du pouvoir et, si ça coince, la répression judiciaire et policière.
* le projet de société; celui des GJ est de sortir de la compétition, de l’individualisme, du tout management, du libre-échange sans limites, des approches comptables, de la logique austéritaire imposée par l’Allemagne et le SLC; bref de la justice sociale. Celui, SLC, de Mac-Tron est totalement antinomique de ladite justice, de la solidarité, du dialogue social. Il ne peut en changer car il est sous le contrôle de l’UE ordolibérale à la teutonne et des instances mondiales. Il ne veut pas en changer car il croit que le SLC est la seule bonne voie à la mode du TINA de Margaret Thatcher.
* les GJ revendiquent d’être écoutés et entendus au nom de sa raison pratique pour garder son Kant à soi. Mac-Tron, en tant que technocrate appartenant « au cercle de la raison » pense détenir « la science économique » qui nous délivre les saintes écritures de l’efficience et de l’auto-régulation des marchés, de la seule et meilleure façon d’affecter les ressources pour la croissance. Cela n’a rien de prouvé, ce qui fait de l’économie non une science mais une théorie, mais Mac-Tron y croit et pense que les opposants, à l’instar de Staline, sont des imbéciles ou des fous. C’est pourquoi les GJ sont pour lui une populace. Il pense que si la France est à la traîne du SLC, c’est parce qu’elle n’est pas assez néolibérale, comme les épigones de Staline disaient que si le communisme était encore insuffisant c’était parce qu’il n’y avait pas assez de communisme! Mac-Tron est dogmatique alors que le peuple est pragmatique!
Le grand débat ne débouchera donc sur rien, ce que déjà maints GJ subodorent. Attention alors au retour de bâton et à la colère du peuple floué.

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