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O culture que de crimes Mac-Tron commet en ton nom!

Classé dans : politique — 01/17/2019 @ 12:18

La macronie a décidé qu’il n’y avait pas de culture française, ce qui justifie de ne rien faire pour maintenir la spécificité du pays dans le concert international. Ce qui justifie aussi de laisser mettre en place communautarisme et/ou multiculturalisme afin d’imiter le monde anglo-saxon. Ce qui permet « en même temps » de prétendre intégrer la communauté musulmane dans le pays au même titre que toutes les autres au nom de la « laïcité positive ». Commençons par quelques distinctions de base, que les journaleux et autres politicards ne font jamais au nom du « padamalgame »; celui-ci est énoncé pour éviter toute accusation de phobie de quelque chose.
Déjà, qu’est-ce que la culture? Certainement pas les paillettes de M. Lang qui entend globalement par là tout ce qui est artistique et aligne le rap sur Trenet ou Brassens ou la musique classique… La culture relève d’une définition sociologique ou anthropologique: c’est l’ensemble des us, coutumes, traditions, représentations et savoirs, références collectives de perception et de compréhension du monde (dont conceptions de celui-ci), façon de penser et logiques de raisonnement, pratiques sociales et de relations entre acteurs sociaux, normes, valeurs et idéaux de conduite, bref tout ce qui forme « les patterns » ou « culture de base » des gens appartenant à une communauté historiquement et géographiquement formée comme espace d’appartenance et d’attentes mutuelles. Cette conception montre à l’envi que la France n’est pas uniculturelle; elle est plurielle et diverse, ce qui ne donne que très partiellement raison à la macronie qui, en même temps, refuse l’unicité de la culture et prône l’unité et le rassemblement du peuple tout entier sous sa bannière SLC.
Certes, le pays recèle des cultures « provinciales » (Bretagne, Catalogne, Pays Basque, Corse, Alsace-Lorraine, Languedoc…), des cultures « corporatives » (dont celle de l’énarchie qui a mis le pays au service du SLC et fait promouvoir son champion, Mac-Tron, à sa tête), des cultures situationnelles (culture paysanne, culture syndicale, culture rurale ou urbaine…), des cultures de groupes en tout genre (Gays, LGBT, écolos, végans…), des communautés religieuses ou ethniques, des cultures individualistes (dont SLC et anarchistes à la Stirner) ou sociales, économiques ou politiques ou sociales. La question est donc bel et bien de coordonner tout cela sans rabattre cette diversité sur un culte de « l’UN, de la souveraineté absolue et indivisible, du primat du politique sur la société civile, de la prépotence de l’Etat extérieur et supérieur à la société. C’est ce que préconise la fédéralisme intégral de Proudhon…
Il faut aussi considérer que les différentes cultures sont « en même temps, en concurrence et en union, autonomes et interdépendantes, sectorielles et transversales, simples ou unitaires et complexes. Ce qui réfute le simplisme communautariste ou multiculturaliste que semble partager Mac-Tron. Les deux ne sont pas équivalents. Le communautarisme est prosélyte, envahissant; il tend à imposer ses normes aux populations qu’il prétend réunir et même dans les cas extrêmes les imposer à tous sur le territoire qu’il domine. Etendu à l’espace d’un pays, ce communautarisme se mue en nationalisme avec tous les dangers que l’on sait. Le communautarisme porte le danger de l’opposition entre communautés du conflit. Il divise et fait éclater le corps social en communautés de chiens de faïence. Le multiculturalisme ne découle que sur la juxtaposition pacifique de groupes culturels différents et voulant vivre leur identité propre dans le concert social sans envahir l’espace public au détriment des autres groupes. Cela dit, il porte potentiellement le risque de sa transformation en communauté fermée voire offensive. Ces deux situations sont de fait et sont un des signes du pluralisme sociétal. Mais il convient de ne pas encourager leurs dérives potentielles comme le font les gouvernements plus ou moins mactroniens afin de diviser pour régner ou par pur électoralisme façon Tonton. Ils ne sont à proscrire que s’ils contribuent à détruire ce qui fait d’une pluralité sociétale une union politique consentie via des valeurs sociopolitiques transversales à tous les groupements sociaux.
Ce qui nous amène à dire que contrairement à la position de Mac-Tron il y a bel et bien une culture commune même si elle ne porte que sur ce qui fait un communauté politique de citoyens prenant ensemble en mains leur destin. C’est ce qui fait que les diversités et les identités tiennent ensemble au lieu de s’opposer. Quelles sont ces valeurs transversales, c’est-à-dire au-dessus des particularités, qui font que l’on puisse faire société malgré les différences. Et je dirais à cause d’elles car l’uniformité n’existe pas et serait mortelle, car d’emblée nationaliste ou absolutiste et fondée sur un seul aspect du social (par exemple la religion ou l’économisme unidimensionnel ou le pouvoir politique). Ci-dessous, je vais énoncer quelques valeurs unificatrices mais sans culte de l’UN.
La neutralité de l’espace politique vis-à-vis des religions, conceptions du monde, idéologies… C’est ce que viole Mac-Tron en voulant imposer au pays son SLC unidimensionnel d’obédience purement libérale à base d’homme rationnel, calculateur, individualiste et amoral. Certes, le pouvoir politique n’est pas neutre mais il ne peut légitimement adhérer à autre chose qui fasse consensus dans l’espace politique. Attention: ne pas confondre l’espace public (rues, etc.) avec l’espace politique comme le font certains laïcards voulant proscrire tous le signes religieux partout. Ce qui implique en sens inverse le respect des lois si celles-ci sont justes et respectent « la décence commune » de même que le rejet de la violence, de la force, de l’autoritarisme. A condition que tous les points de vue soient considérés à égalité sans privilèges pour le pouvoir, la richesse ou l’expertise.
La laïcité entendue comme tolérance mutuelle vis-à-vis de toutes les croyances et conceptions, comme respect de toute vie, de sa digité et de son intégrité. La recherche permanente de plus de justice comme nécessité de la cohésion sociale et de l’adhésion à la communauté politique (une politie en grec)
Le primat des lois votées au nom de l’intérêt général sur les normes particulières, notamment religieuses. C’est aussi violé par Mac-Tron qui remplace l’IG par la promotion des seuls intérêts des capitalistes. Les lois immanentes et provisoires d’un pays ne seraient être refusées au nom d’une conception particulière des choses ou d’une transcendance quelconque.
La recherche de l’entente et du consensus par l’expression de tous, la discussion et la négociation. Ce qui exclut d’emblée le monarchisme technocratique macronien. Il doit y avoir une « éthique de la discussion » encouragée par le système politique et surtout par le fait qu’il serait lui-même une structure et un processus d’élaboration démocratique des décisions en tant que structure démocratique réelle de mise en expression, de débat et de négociation entre intérêts et entre groupes sociaux. L’entente est facilitée par la mixité sociale, c’est-à-dire une situation de mélange social et de réciprocité de points de vue.
L’égalité de tous devant la loi et la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers. L’universalité de la loi au-dessus de toutes les différences. Evidemment cette égalité vaut quels que soient le sexe, la religion, la culture, l’ethnie, la position sociale, les conceptions sociopolitiques ou économiques. Ce qui suppose égalité des droits et des devoirs pour tout le monde et pas seulement pour les pauvres.
Le respect mutuel des uns envers les autres, des groupes entre eux, la reconnaissance de la dignité de chacun, individu ou groupement. La reconnaissance de ce que tout travail doit donner les moyens de vivre dignement. Le primat de la formation pour élever chacun au maximum de son potentiel et garantir la justice dans la reconnaissance du mérite.
La recherche de la solidarité et de la coopération au lieu de la compétition chère à Mac-Tron; la justice sociale conçue non comme égalité des situations, mais comme tendance à leur égalisation, fondée sur une vie digne et munie des moyens nécessaires pour chacun. Ce que nie tout simplement la politique anglo-saxonne donc Mac-Tron fait ses choux gras d’imitateur.
La méritocratie réelle récompensant chacun en fonction de ses contributions effectives à l’intérêt général et de ses moyens ou efforts.
La participation de tous à égalité pour la définition du bien commun, ce qui implique une démocratie réelle loin de la monarchie mactronienne ou des démocraties illibérales.
Il apparaît donc facilement que tout pays cohésif dispose d’une culture sociopolitique, à la fois morale et civique, dominante. de ce point de vue il y a bel et bien une culture française initialisée par la révolution de 1789. Cela ne veut pas dire que ses principes soient réalisés. Mais cela indique au moins, en tant que principe régulateur, l’orientation à prendre et donne une norme d’évaluation des pratiques politiques de nos gouvernants. L’exercice de passer le macronisme à la moulinette de cette culture devient alors assez simple et plein d’enseignements. Dire qu’il n’y a pas de culture française, c’est en fait fermer le débat et interdire toute référence d’évaluation du macronisme. Celui-ci n’a qu’un critère: le succès économique dans le grand concert mondial du SLC concurrentiel et quantitatif-monétaire.

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