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Le Barnum du grand débat et « en même temps » le saccage continue

Classé dans : politique — 01/29/2019 @ 12:30

Il semble bien que le grand débat (GD) ne soit qu’une façon de gagner du temps et de se refaire la cerise en attirant les votes d’une partie de LR. Le GD regroupe les déplacements en province du Zident, où il rassemble 600 maires d’une région, maires dont on ne sait pas comment ils ont été recrutés (sans doute largement triés sur le volet avec quelques opposants pour faire plus vrai). Ce qu’on appelle là débat n’est en fait qu’un échange de type questions-réponses laissant la part belle au rhéteur qui, il faut le reconnaître, possède à fond ses dossiers quoique de façon orientée. Nous avons en outre les «cahiers de doléances » recueillis en mairie sans qu’on sache comment cette information, largement dispersée et atomisée, sera synthétisée et par qui. Il y a en outre les « débats républicains » ou citoyens menés par des compradores du pouvoir et des maires, sans que l’on voie si dialogue il y aurait vraiment ni comment, là encore, cela sera regroupé, filtré et synthétisé. Nous avons la consultation par internet. Là, c’est un sommet de manipulation car les questions sont fixées et aux 4/5èmes fermées sans que l’on puisse exprimer un point de vue élaboré nécessitant une argumentation construite et assez longue. On ne sait comment opèrent les chargés du filtrage et de la synthèse ; c’est cohérent avec le fait que c’est celui qui organise la consultation qui décide de tout sans contrôle sérieux. Certes le pouvoir a nommé 5 garants qui ne font que contrôler la procédure dont on vient de voir qu’elle est largement viciée à la base. De plus, ces garants sont des notables bien installés dans les arcanes du pouvoir et non des arbitres indépendants. La durée (2 mois) de la procédure (on ne peut pas dire processus) n’est pas un gage de réflexion approfondie ni de discussions argumentées réelles. Il s’agit donc bien de politique spectacle dans laquelle le pouvoir a monopolisé tant la procédure que les conclusions à en tirer. Ce sera d’autant plus facile que les Gilets jaunes sont entrain de se diviser et sont toujours incapables de pondre un programme politique structuré ; on assiste à une infinité de petites propositions, souvent contradictoires, et qui surtout ne font pas un projet de changement construit contre le SLC qui est à la source de tous les maux depuis 30 ans. C’est du reste la raison pour laquelle le pouvoir a soigneusement exclu du GD tout ce qui touche à l’UE et à as politique ultra libérale Dans ce hourvari de propositions non hiérarchisées ni organisées le pouvoir se contentera de faire son marché et de lâcher quelques broutilles et picaillons sur le vieux thème : il faut que tout change (apparemment) pour que rien en change.
Le fait qu’il s’agit de poudre aux yeux se voit dans ce que « en même temps » le pouvoir continue d‘avancer vers le SLC et agit en loucédé. Exemple 1 : un décret du 28 décembre 2018 (eh oui pendant les fêtes de fin d’année) a largement durci les conditions d’indemnisation des chômeurs (durée des pénalités et suppression au lieu de suspension des indemnités) ; de plus l’Unédic se voit confier de fait la définition d’un boulot acceptable sachant qu’en outre il n’y a plus de condition de salaire. Les contrôleurs de l’Unédic seront donc munis d’un pouvoir discrétionnaire d’appréciation ! Exemple 2 : le pouvoir a modifié par décret la procédure des enquêtes publiques : consultation par internet (ce qui élimine ceux qui ne l’ont pas ou ne savent pas s’en servir et ce qui est manipulable à souhait par l’organisateur), une réunion publique animée par le demandeur du projet nécessitant enquête publique (!) sous le contrôle d’un « garant » ne regardant que la procédure. On voit dès lors que les déclarations d’utilité publique deviendront un jeu d’enfant, ce qui, cela dit au passage, annule totalement le rôle de l’autorité du débat public présidée par Mme Jouanno. En outre, comme les protestataires ne seront pas entendus, il faut s’attendre à de violentes ZAD modèle Nantes ou Sivens. Ce pouvoir néglige volontairement que ce qui ne peut être discuté dans des instances ad hoc de démocratie participative le sera dans la rue. Exemple 3 : un arrêté a été préparé pour autoriser la chasse aux oies cendrées (et autres volatiles en voie de disparition) bien que ce soit une espèce protégée même par Bruxelles ! Et le fiscariote est déjà en train de chercher de nouvelles taxes ou impôts pour combler l’accroissement du déficit amené par les 12 milliards déjà donnés aux gilets jaunes GJ) et sans doute les 15 milliards de plus à donner à la suite du GD.
Pis, « ne même temps », la police aux ordres du pouvoir fait dans la provocation, l’huile sur le feu, l’agression, ce qui a pour but de nourrir la violence lors des manifs de GJ ; cela fait de belles images à la télé et permet de ramener au bercail macronien les électeurs de droite apeurés et qui vont abandonner le vote LR pour LREM aux européennes. Parallèlement, on espère avoir un confrontation LREM avec le RN, sur le thème éculé votez front républicain pour faire barrage à l’extrême droite. Et cela va marcher car les forces de gauche sont éparpillées façon puzzle et le LR ne soit plus où il est. Bien creusé, jeune taupe, mais après tout cela, les problèmes resteront : ce sera une victoire à la Pyrrhus.

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