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Nos amis chinois

Classé dans : politique — 03/29/2019 @ 11:23

La tournée en Europe du président chinois inamovible pour vendre sa nouvelle « route de la soie » (créer des infrastructures pour y faire transiter les marchandises chinoises dans le monde) vient de s’achever. Cela a encore montré la division de l’UE malgré le soutien de façade de Juncker et de Merkel à Mac-Tron, ; la demande mac-tronienne était pourtant fort limitée puisqu’il ne s’agissait que d’obtenir la réciprocité chinoise dans les appels d’offre.
Le commerce international avec la Chine a été une catastrophe pour les peuples occidentaux, calamité pourtant couronnée par son admission à l’OMC. La Chine n’applique en réalité aucune des règles d’un juste commerce : dumping (acier, cellules photovoltaïques…), contrefaçon, tromperies sur la marchandise souvent frelatée, non-observation des normes de sécurité et de santé, espionnage industriel industrialisé, copie et vol de brevets, pêche illégale, trafic d’ivoire et de cornes de rhinocéros, subventions et interventions étatiques (en fait du parti car toutes les entreprises chinoises lui sont soumises. Elle profite de ses réserves de change (acquises surtout auprès des USA qui sont ses premiers importateurs ; payées en dollars, ce qui fait que les USA se foutent du déficit commercial) pour faire des prêts aux pays nécessiteux (notamment pour les infrastructures de la route de la soie). Ou pour acquérir des terres au détriment des populations locales avec la complicité des gouvernements qui les leur cèdent. Les pays qui s’endettent ne voient que trop tard que la Chine use de la vielle arme fatale : la dette vous fait tenir par les « corones » et, qui plus est, les contrats chinois prévoient qu’en cas de défaut de paiement les infrastructures créées deviennent leur propriété. La dette, comme l’a montré Graeber est la cause de l’esclavage, de la domination et souvent du colonialisme. Cela fait déjà de très bonnes raisons de ne pas s’ouvrir aux sirènes commerciales chinoises.
Il y en a d’autres. Un industriel étranger ne peut investir en Chine que s’il a un associé chinois. Cela produit maintes fois la mésaventure suivante : l’associé chinois copie la technologie et les brevets, crée sa propre entreprise et accuse alors son partenaire de concurrence déloyale ; celui-ci est rapidement spolié car les tribunaux chinois sont naturellement au service du parti qui a favorisé ce genre d’arnaques. Et pourtant nombre de gros industriels européens (Siemens, Airbus qui vient de vendre 300 avions mais 290 seront montés en Chine, EDF) sont allés en Chine et ont été récompensés par le vol pur et simple de leur technologie. Pour une vente à court terme, ils ont permis qu’à long terme la Chine produise elle-même et se mette à les concurrencer sur leurs propres marchés ! Et voilà maintenant que la Chine s’arme à mort, s’empare d’ilots afin de régner dans la mer de Chine. C’est clairement une stratégie de puissance que mène le nouvel empereur de Chine. En outre, n’oublions pas que la Chine est un Etat-parti non démocratique, policier et fort peu partisan du respect des droits de l’homme et des populations minoritaires. Il appert de ce tableau que s’il y a un pays avec lequel il ne faut pas traiter, c’est bel et bien la Chine. Or cela a été fait par les Occidentaux et cela continue alors qu’il faudrait se garder des prétentions de la Chine. Pourquoi donc ?
• Les Occidentaux y ont vu l’émergence d’un grand marché où fourguer bagnoles et machines-outils allemandes, produits technologiques sophistiqués, excédents comme dans le plan Marshall ; ils s’y sont précipité avec comme logique celle du court terme et de la rentabilité immédiate.
• Bien plus, ils y vont vu un espace de production low cost, soit pour des achats, soit pour des délocalisations afin de contrer toute augmentation des salaires, tout progrès du droit social ; de plus on pouvait s’y décharger des déchets et y produire en se fichant des normes et des dégâts à l’environnement. La paix sociale y était assurée par une répression immédiate et l’absence de syndicats indépendants. On pouvait donc y pratiquer tout ce que les standards occidentaux et démocratiques interdisaient en Europe, aux USA et ailleurs.
• Produire et acheter à bas prix en Chine permettait surtout de redonner du pouvoir d’achat en dépit de la compression des salaires due à la mise en concurrence des peuples occidentaux et chinois.
• Enfin, c’était un moyen de croissance sans les inconvénients dans les pays occidentaux ; or la croissance est le deus ex machina pour clamer les populations européennes out en conservant les inégalités de répartition vu que la taille du gâteau augmentait sans modifier les parts de chacun.
• Et nos stratèges pensaient conserver le monopole des innovations technologiques et des productions à forte valeur ajoutée. Las, par la copie, la fraude, l’obligation d’un partenaire chinois, les Occidentaux se sont fait rattraper à très grande vitesse et la Chine est sans doute devenue par la première puissance mondiale et dispose d’un outil de production en avance dans bien des domaines tout en produisant à moindre coût.
Nos excellences n’ont toujours pas compris que la concurrence commerciale mondialisée amenait la compétition internationale entre pays et que pour s’en dépatouiller sans détruire la planète il fallait un protectionnisme raisonnable et un pouvoir politique fort pour pouvoir intervenir. Ce que font du reste et notamment la Chine et les USA… Il faut en revenir à « l’équilibre des puissances » (traité de Westphalie en 1948 puis de 1815), ce qui suppose une Europe politique puissante, fédérale et démocratique. Allo Mac-Tron ? Si non, cela fera comme avec les Mongols (Tamerlan, Gengis Khan) arrivés à pied par la Chine : ce sera alors la Chine qui viendra avec son impérialisme new look.

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