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La démocrature ; exemple la Vème ripoublique macronisée

Classé dans : Non classé — 03/31/2019 @ 11:32

Une démocrature, c’est une démocratie illibérale qui respecte formellement les normes d’une démocratie représentative ; c’est du « Canada Dry », du village à la Potemkine, de la poudre aux yeux. Quels en sont les caractères distinctifs qui permettent de la repérer derrière les beaux discours à la gloire de la vraie démocratie, même seulement représentative ?
• Les institutions en place, notamment en ce qui concerne l’organisation et la division des pouvoirs et le régime électoral d’expression des suffrages donnent systématiquement l’avantage à une classe de politiciens professionnels. L’alternance des partis au pouvoir n’y change rien puisque, grosso modo, depuis plus de 30 ans c’est la même ligne politique qui est suivie, à savoir l’implantation, notamment en France, du SLC. C’est une des causes essentielles du scrutin uninominal majoritaire à deux tours et de l’élection du président au suffrage universel. Mac-Tron, « en même temps ni de droite ni de gauche » avait promis de casser la baraque. L’observation des actes et décisions montrent aisément que l’ancien monde perdure. Le système politique francaoui, celui de la Vème république, donne le pouvoir absolu au président élu (effet aggravant de la réduction du mandat pestilentiel à 5 ans et du renversement du vote : législatives après présidentielle ; cette modification fut faite à la fois par Chiracos et le trostkard infiltré Jospin !). La séparation des pouvoirs y est purement formelle et juridique car le tout demeure impulsé, organisé, conduit, décidé par le seul résident, sorte de monarque républicain. Les pouvoirs locaux ou régionaux ont des compétences limitées (et même en compétition dans un millefeuille administratif insondable) ; les organisations de la société civile, les « corps intermédiaires » n’y sont que consultés, la décision n’appartenant qu’au pouvoir élu.
• La justice n’y est pas indépendante, elle reste en réalité dans les mains du pouvoir exécutif qui nomme les magistrats du parquet, lesquels obéissent aux consignes du garde des Sceaux. Certes, sous Flanby, les circulaires et consignes écrites ont été interdites mais rien n’empêche la voie orale bien plus discrète. Les résultats attendus de cette « magistrature couchée » sont là : le proc de Nice annonce que la blessée septuagénaire n’a pas été bousculée par la flicaille (et le Zident le reprend) et de contredit une semaine plus tard (effet des vidéos sur portable…) ; on attend toujours la mise en examen de M. Ferrand grand duc des mutuelles de Bretagne ; le flic qui a rossé un manifestant déjà maîtrisé court toujours et on n’en parle plus ; le nouveau proc de Paris signe à tout va et sans doute en blanc le droit des poulets de faire de la prévention anti manifestation, genre minority report ; où en est le procès du MODEM pour attachés parlementaires fictifs. Le 1er ministre n’est qu’un collaborateur du zident, l’assemblée nationale un groupe de godillots. On a en outre des tribunaux administratifs où des juges nommés par les gouvernements jugent des actes de ces derniers ! Le droit public est ainsi autonome et séparé du droit privé !
• Le monarque élu peut nommer qui il veut aux postes importants. Il s’entoure de ses amis du genre de Benalla. Ainsi les fonctionnaires publics assurent un service privé. Mac-Tron avait même fait prendre un décret pour nommer tout seul les consuls. Las, le Coseil d’Etat l’a annulé. Le préfet de police de paris, viré, va pourtant être nommé au Conseil d’Etat à 66 ans ! Le droit est sans cesse manipulé sans études préalables approfondies (comme la limitation des indemnités de licenciement abusif qui est de plus en plus rejetée par les prud’hommes). On fait des lois de circonstance à court terme sans politique avérée. Cela est particulièrement vrai dans l’accroissement perpétuel des lois répressives. L’idée est de garder des libertés théoriques, comme celui de manifester, mais de les vider de leurs possibilités de réalisation pratique.
• Le système médiatique est sous la coupe du pouvoir ou le sert et l’encense. Soit il est carrément « gouvernementalisé » (comme dans les démocratures de l’EST), soit, version plus soft, il dépend d’industriels ou de financiers amis du pouvoir comme en France où il a fait monter Mac-Tron en mayonnaise pour le faire élire et ensuite le défendre et raconter sa geste extraordinaire de surhomme. Ce système propage sans cesse la « pensée unique » du SLC.
• Les organes de statistiques, de contrôle, d’études ne sont pas indépendants du pouvoir ; les informations statistiques sont biaisées pour être présentées sous un jour favorable ; les informations dérangeantes sont gardées sous le coude. Le discours est manichéen et le langage manipulé en novlangue : l’empire du mal contre celui du bien, les « complotistes »(les opposants) contre les rationnels aux informations vraies, les « populistes » contre l’ouverture et le progrès, les nationalistes contre les européistes, les « fake news » contre la vérité. Tout est fait pour disqualifier les oppositions en les délégitimant afin degrader le monopole de la bonne idéologie.
• Le pouvoir est concentré, les corps intermédiaires négligés et simplement consultés car le monarque se réserve la décision. Le pouvoir est verticalisé à partir du bureau du Zident, homme -orchestre de la saga gouvernementale et de son story stelling.
• Le gouvernement politique est remplacé par la gouvernance technocratique qui décide sur la base de chiffres, de statistiques ad hoc, d’un comptabilité coûts/bénéfices. La gouvernance comptable remplace le gouvernement politique. Les décisions sont préparées par des technocrates occultes et influencés par des lobbys.
• Les forces de répression croissent sans arrêt de façon à mater toute opposition, ce qui est parfaitement visible dans les pratiques gouvernementales.
• Se chercher un bon ennemi qui vous fera gagner les élections sans coup férir ; en France c’est l’épouvantail Rassemblement National qui fait se dresser contre lui tous les adeptes du front républicain.
On aura sans doute reconnu l’Etat de droit mac-tronien l’ardent défenseur de la démocratie et de l’ordre public. Certes, ce n’est pas encore la Hongrie ou la Pologne (groupe de Visegrad) mais il n’y a qu’une différence de degré et pas de nature entre ces régimes. C’est la différence entre le soft et le hard. Une autre différence est celle de l’enjeu politique : celui de la communauté nationale contre l’immigration à l’EST, celui de la mise en place à marche forcée du SLC en France. C’est pour mener à bien la disparition du pays dans le libre-échange que Mac-Tron doit renforcer son petit pouvoir local (fiscalité, droit social, répression) car il ne lui reste que ces marges de liberté, vu que tout le reste et l’essentiel dépend de l’UE et des traités internationaux.

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