les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

De la catastrophe de Notre-Dame et du SLC

Classé dans : politique — 04/16/2019 @ 10:58

L’incendie de Notre-Dame a eu énormément de conséquences et pas seulement sur le monument. Il a forcé le Zident à reporter son discours télévisé aux calendes grecques car le malhomme, en tant que politicard et communicant, a vite compris que ses annonces en forme de pet de souris ne feraient pas le poids vis-à-vis du désastre. Mais il a pigé aussi que cela lui permettait de reprendre le refrain du rassemblement national devant l’adversité, priant en creux les Gilets jaunes de s’y rallier. Adieu le pouvoir d’achat, l’injustice fiscale, la démocratie en peau de lapin et le RIC, soyons unis pour réparer les dégâts causés à la cathédrale et à la nation.
On a vu aussi tous les politicards, et cela à l’échelle de la planète occidentale, se précipiter sur l’événement et afficher leur compassion. Comme d’habitude, la concurrence entre les chaînes d’information en continu a été féroce et les « personnalités » se sont précipitées pour commenter le désastre. Au passage, on remarque la discrétion des pompiers, tout occupés à sauver le monument au lieu de pérorer et la mise sur le pavois de la maison poulaga habilitée à faire des commentaires éclairés en tant qu’experts des incendies et de l’évaluation des destructions. On attribue une mention spéciale à Laurent Nunez, vice-ministre de l’intérieur, qui s’est, comme la place Beauvau, la bien nommée exprimé d’abondance. On aperçoit là les priorités gouvernementales: l’ordre policier bien avant le courage des pompiers, la communication au-dessus du travail bien fait. Le Zident et la douairière Trognon se sont rendus sur les lieux car, naturellement, leur absence aurait fait désordre.
Une information judiciaire a été aussitôt ouverte ; on peut forger l’hypothèse qu’elle débouchera sur la mise en cause de lampistes. En effet, cet incendie est le symbole même de la France dirigée façon SLC : il y a une analogie entre le feu qui couvait depuis des années chez les petites classes moyennes et la flamme survenue sans prévenir des Gilets Jaunes. Il y a ressemblance entre le feu qui a sûrement couvé pendant des heures et l’alarme donnée à 18h50 ; ce qui na pas empêché les commentateurs de tous parler d’une déclaration de l’incendie à cette heure précise. Objection : ce qui a été vu ce n’est pas l’heure de départ de la catastrophe mais l’heure à laquelle on s’en est aperçu car il s’y est alors révélée ! C’est donc bien comme la révolte sourde desdites classes moyennes pressurées (et non pressurisées comme on lit souvent dans la presse) depuis longtemps et subitement déclarée à cause des prix du carburant.
Bien au-delà des potentiels lampistes, il convient de s’interroger sur la chaîne des décisions qui ont amené le malheur. Ce que, évidemment, les autorités ne feront pas afin de protéger le régime bananier qui nous gouverne depuis des lustres et d’échapper à leurs responsabilités comme n’importe quel dirigeant d’AZF ou de France-Télécom surpris par une « mode des suicides » dans la boîte. Il faut aussi se souvenir de la perte radicale des compétences dans notre pays, perte montrée par les tricheries de feu Creusot-Loire et le chantier du super-générateur de Flamanvile. Je demande donc ici solennellement les choses suivantes :
*quelle est l’architecture de la chaîne de commandement et d’intervention dans les travaux de réparation de la cathédrale ? Qui, quelles boîtes, articulées comment, suivant quel partage entre le privé et le public.
*y a-t-il une cascade de sous-traitants, laquelle, lesquels, Quelles sont leurs compétences techniques et opérationnelles ? Comment se fait leur coordination ?
* sur quelle base et sur quels critères de décision (le minimum de coût ? la durée des travaux ? la qualité des intervenants ?) ont été choisis les opérateurs et le maitre d’œuvre, le maître de chantier ? Comment se faisait le contrôle des travaux (qui, quand, à quel rythme…).
*y a-t-il des ouvriers à temps partiel, des intérimaires, des « travailleurs détachés », voire même des clandestins ? Payés comment ?
Les réponses claires et rapides à ces questions de bons sens permettront de lever les incertitudes, dont la principale est : a-t-on organisé les travaux à l’économie, au moins-disant, ce qui est la logique même du SLC qui ne fait que prospérer en France, notamment sous l’égide du Zident Mac-Tron… C’est trop demander à nos chers (au sens de coûteux) dirigeants ? Sans réponses, on devra constater l’omerta des pouvoirs publics, omerta alors proche de celle qu’on voit en Chine.

Pas de commentaire

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr