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Hugh, le grand Sachem Mac-Tron a parlé

Classé dans : politique — 04/29/2019 @ 10:52

Je ne vais pas revenir en détail sur les annonces du Zident lors de sa séance de calumet de la paix avec les journaleux car il en a été abondamment parlé sur les étranges lucarnes et dans la presse. Je vais seulement en examiner les astuces et les apories. Rappelons que le tomawak a été enterré après une multitude pow-wow dans la France profonde.
Ce qui frappe en premier, c’est que le Zident semble avoir opéré une pause dans la mise en place de sa politique SLC, politique bien réelle et appliquée brutalement jusqu’à l’apparition des gilets Jaunes il y a près de 6 mois. Ce qui n’empêche pas les journaleux main-stream de dire après sa conférence de presse qu’ils n’y ont pas vu de vison ou de projet. C’est qu’il lui a fallu jeter du lest afin de calmer le jeu au moins jusqu’aux élections européennes le 26 mai en France. Le Zident s’est rendu compte que la marche forcée à tutti gambi ne favorisait pas son dessein : il fallait se rabibocher avec maints acteurs sociaux snobés et ignorés jusque là (collectivités locales, corps intermédiaires et syndicats, majorité de godillots commençant à ruer dans ses brancards) et apaiser la juste colère des Francaouis laissés en déshérence. Mais il ne s’agit que de stratégie car le Zident n’a en rien renoncé à son projet de « moderniser » le pays malgré lui. Et il l’a dit avec force. L’inflexion, en paroles qui volent, sert à gagner du temps et surtout à jouer sur le décalage qu’il y aura entre la sainte parole et les décisions d’application ; mais le bon peuple ne s’en apercevra qu’après et les élections auront eu lieu. Il s’agit aussi de pouvoir faire passer d’autres réformes dans un climat un peu plus serein, notamment celle sur les retraites, l’assurance-chômage, la proportionnelle et la baisse du nombre de représentants, etc. Bref, en réalité, ce n’est qu’un repli tactique.
Pour gagner les élections et calmer les oppositions, le Zident a lâché du pognon tout en étant fort peu disert et très flou sur comment seraient financées ses largesses. Ce qui apparaît nettement, c’est que ce largage de fric est soigneusement ciblé. Les classes moyennes, lourdement touchées par les fiscariotes précédant Mac-Tron et par lui-même dès qu’élu, vont avoir 5 milliards d’IRPP en moins. Et qu’auront les environ 50 % de foyers de contribuables qui ne paient pas d’impôts sur le revenu ? C’est comme les non-titulaires de la prime d’activité n’ayant pas un emploi suffisant et en-dessous du RMI. On observe aussi que l’aménagement prévu de la 1ère tranche d’IRPP n’est pas accompagné par une imposition plus importante des hautes tranches, ce qui aurait permis de financer l’abaissement de la 1ère. Non, le financement sera trouvé dans la suppression de niches fiscales des entreprises. Je doute qu’il en soit ainsi car on entend déjà les hurlements du patronat qui sent le crédit impôt recherche (6 milliards) visé. Ce serait pourtant bien car le contenu des recherches est défini de façon à y mettre n’importe quoi et à aider toutes les boîtes, même celles qui n’exportent pas. De façon générale, l’annonce fait a marri car elle est floue et ne répond guère à la demande des justice fiscale (par exemple avec une baisse de la TVA sur les produits de nécessité) exprimée par les Gilets jaunes et les Francaouis.
Le Zident avait matraqué les retraités, population qui vote souvent et en masse et surtout qui vote bien. Pas bon, ça pour avoir des électeurs en mai 2019. D’où un mouvement de mise en marche arrière (déjà sur la CSG diminuée pour les petites retraites) sur la prise en compte de l’inflation : ce sera fait au 1er janvier 2020 (année des municipales) pour les retraites inférieures à 1200 euros nets et 2021 pour les autres (c’est plus prudent car avoir deux taux de revalorisation aurait été sans doute anticonstitutionnel). Et, les pauvres retraités ayant eu une carrière complète se voient promettre 1 000 euros par mois comme minimum. Et les autres ? On ne récompense donc que le vrai travailleur, les autres sont sans doute maintenus dans le minimum vieillesse. On doit souligner que le retour à l’indexation
s sur les prix était déjà programmé mais une année plus tard… c’est comme le paiement des pensions alimentaires qui est déjà dans la loi. Voilà comment on fait du neuf avec d vieux et « en même temps ». En parallèle, on note que l’inflation en 2019, prévue à 1,5 %, est subitement passée à 1,1. Faisons confiance au gouvernement pour accommoder ces chiffres afin de maintenir le pouvoir d’achat, chose du reste oubliée dans le discours présidentiel. Le Zident ne dit pas non plus comment il va faire pour ne pas augmenter le déficit budgétaire malgré la promesse de ne pas supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. Gageons qu’une fois la colère populaire passée les impôts seront augmentés pour combler les trous. Il faut laisser « du temps au temps », disait le francisquain Tonton.
La promesse jusqu’en 2022 (curieuse cette date qui coïncide avec la fin du quinquennat) de ne fermer aucun service public (hôpitaux, écoles…) est à préciser car rien n’empêche alors de fermer des classes et des services hospitaliers… il nous faut donc attendre les actes et décisions en la matière. Une maison des services publics par canton, ce n’est pas à négliger mais cela existe déjà à l’initiative de certaines collectivités locales ou régions ; quelle imagination ! la promesse du maintien à 62 ans de l’âge de départ à la retraite relève des gascons car ce qui compte, c’est le taux de remplacement, lequel sera manipulé par la durée de cotisations, sans doute avec décote et surcote et par la fixation de la valeur du point par le seul gouvernement alors muni des pleins pouvoirs par la réforme envisagée de la retraite par points.
On a d’autres cerises savamment saupoudrées sur le gâteau afin de séduire et faire taire les oppositions ou pour voler des électeurs aux autres partis. La proportionnelle (demande de la FI et du RN) serait passée de 15 % à 20) et on ne diminuerait le nombre de représentants que de 25 % au lieu de 30. Mais pas de RIC, seulement des RIL et un droit de pétition plus un adoucissement du RIP de Tsarko qui avait été calculé pour être rendu impossible… La demande des GJ ne saurait être admise par un pouvoir central monopoliste des décisions. De plus, c’était déjà dans le projet constitutionnel de Mac-Tron. Il se sert donc des GJ pour faire passer une réforme qui coinçait. Pour complaire à la droite de la droite, Mac-Tron a glorifié les frontières, critiqué Schengen et promis de travailler la question de l’immigration.
L’écologie est reportée à demain mais elle sera défendue par une assemblée citoyenne conjointe avec le CESE et un haut conseil de l’écologie qui rejoindra les 60 « comités Théodule » qui existent déjà en la matière. Vive la procrastination pendant laquelle la chasse et la diversité sont réunies sous la houlette des chasseurs. On n’a pas eu droit à grand-chose sur l’Europe, les interventions militaires et les relations extérieures. C’est que c’est le domaine réservé du Zident, en dehors de tout débat parlementaire et que les GJ n‘en n’ont pas parlé.
Waouh… le nez de Pinocchio s’allonge.

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