les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

La non-politique industrielle de la France prolongée sous Mac-Tron

Classé dans : politique — 06/05/2019 @ 10:44

On n’est pas bien payé mais qu’est-ce qu’on rigole. Dernière blague gouvernementale la faillite de British Steel (BS), repreneur « fiable » d’Ascoval, l’aciérie qui fabriquait des gros tubes pour Pont-à-Mousson. Le gouvernement ne savait donc pas, malgré des recherches soi-disant approfondies, que BS était une filiale d’un fonds vautour et que le proprio direct d’icelle était inscrit dans le paradis fiscal qu’est l’île de Jersey. Et il n’apparaît qu’aujourd’hui que la reprise était mal tricotée… On se rappelle la pantalonnade de la de la reprise de Whirpool par un entrepreneur local et fiable : fiasco sur toute la ligne.
Presque en « même temps », nous eûmes l’annonce par General Electric, repreneur de l’activité turbines d’Alstom et qui avait promis la création de 1 000 emplois, de la suppression de 4 800 postes, principalement dans le Territoire de Belfort. On se demande quand nos gouvernants et technocrates comprendront que les buts premiers des rachats, fusions, absorptions, etc. d’entreprises via le marché international des capitaux sont : de piquer la clientèle, les techniques et les brevets de l’entreprise absorbée. Au passage, il n’y a pas création de nouvelles industries par investissement productif mais simplement réorganisation afin de bénéficier de « synergies ». Le rachat se fait souvent par un fonds vautour avec la technique redoutable du LBO (leverage by out, achat avec effet de levier par un emprunt payé par la boîte rachetée !) Combine qu’aucun gouvernement français n’a interdit…). Il ne saurait donc y avoir création d’emplois, ni même sauvegarde de l’emploi. Rappelons que cette fusion a été facilitée par Mac-Tron contre la solution Montebourg. On sait que Ford à Blanquefort se fiche de la tête du gouvernement depuis longtemps.
Les associations d’entreprises sont le plus souvent présentées comme ensuite codirection à égalité par les dirigeants des boîtes associées ou fusionnées. C’est ce qu’on a vu avec Lafarge maintenant totalement dirigée par Holcim son ex-concurrent suisse qui l’a bouffée. C’est ce qui nous attend avec le projet de fusion Fiat-Renault qui permettra à Fiat de disposer de tous les brevets et recherches et marchés de Renault ; c’est sans doute pourquoi le gouvernement s’est déclaré favorable à l’union. La fusion Alstom (matériel ferroviaire) et de Siemens a été rejetée par la grosse Kommission de Bruxelles ; sauvé par le gong car Siemens aurait volé tous les brevets et marchés d’Alstom. A ce sujet, il faut se souvenir de la catastrophe de la fusion Alcatel-Lucent et du désastre Péchiney. On peut rappeler aussi le bradage des autoroutes au privé commencé sous le trotskard Jospin et achevé par l’hipponyme Galouzeau de Villepin ou l’entrée d’un actionnaire principal sinisé et douteux à l’aéroport de Toulouse. On peut craindre pire avec la vente des titres publics d’ADP au privé. On sait que le gouvernement s’apprête à refiler au privé une bonne partie des grands barrages hydrauliques aujourd’hui en concession à EDF. Pendant le règne SLC de Mac-Tron le saccage de l’industrie française continue. On apprend encore que Naouri, le génie de la finance de Beregovoy, s’est fichu avec son holding rallye dans les pattes d’un fonds d’investissement dont il ne peut plus rembourser le prêt garanti par la valeur des titres de Casino, laquelle a plongé.
On sait moins que depuis qu’un Allemand est à la tête d’Airbus (M. Enders) l’entreprise a été truffée d’américanophiles qui ont beaucoup donné de secrets à Boeing et qui ont cafté aux USA une affaire de corruption qui va coûter les yeux de la tête à Airbus au nom de l’extraterritorialité du droit US. Généralement ces fusions sont préparées par des banques d’affaire, comme Rothschild où Mac-Tron avait commencé de s’enrichir avant d’entrer en politique, et touchent au passage de juteuses kommissions. Et il y a déjà un loup dans l’union Fiat-Renault : la banque conseil de Renault est la Société Générale qui est « en même temps » actionnaire de Fiat (pas lux) !
Il est donc clair que la France malgré la BPI, ridiculement dotée, n’a aucune politique industrielle depuis longtemps et que cela perdure. Why ? Elémentaire my dear Watson :
• Les gouvernants sont presque tous des adeptes fervents du SLC et du marché qui optimise tout ; donc il ne faut rien faire et, comme disait Guizot, laisser faire, laisser passer.
• Les énarques qui nous gouvernent sont incapables de comprendre l’industrie car ce sont avant tout des comptables et des financiers, des stratifs, des idéologues libéraux.
• Dès lors ils préfèrent naturellement la finance à l’industrie ; en outre la finance paie bien mieux.
• Ils soignent donc la finance qui peut leur procurer de beaux postes par pantouflage et maintenant, comme aux USA, portes tournantes d’aller et retours entre les fonctions politiques, hauts fonctionnaires et de la finance privée.
• Ils soignent donc les banques, font des lois pour la favoriser et soutiennent leurs opérations rentables de fusion-acquisition.
• Ils se moquent de la souveraineté car ils ne visent que les grands espaces internationaux où ils espèrent faire la démonstration de leur absence totale d’attachement au pays au profit de la finance apatride.
• Ils ont un PC à la place du cerveau et surtout du cœur ; ce sont des microcéphales incapables de sortir des habitudes du SLC et perdus quand la rationalité comptable échoue à traiter un problème.
Le problème n’est donc pas du tout de supprimer l’ENA mais de refonder totalement la démocratie, afin de pouvoir mieux lutter contre le SLC, tant au plan national qu’international, et de retrouver des voies pluralistes d’accès aux fonctions supérieures du pays.

Pas de commentaire

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr