les armes de la critique

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A bas la publicité du SLC macronien (et autres communicants)

Classé dans : politique — 07/08/2019 @ 9:58

La pub est une des armes de destruction massive du SLC car elle amène des foultitudes de phénomènes nuisibles au lien social et néfastes pour la planète et la bonne vie des terriens. La pub pollue et détruit les ressources naturelles : prospectus dans les boîtes aux lettres, doublement du volume des magazines par les pages qui lui sont consacrées, nuisances visuelles dans les villes et leurs voies d’accès par les panneaux publicitaires qui, en outre, détournent l’attention et peuvent ainsi créer des accidents. C’est un gaspillage éhonté des forêts pour produire du papier à la fois inutile et aux effets pervers. La pub mise dans les boites aux lettres, déployée à une échelle industrielle dans les médias nuit à la liberté des personnes et dévore leur temps disponible.
Mais les dégâts de la pub ne sont pas, loin de là, que matériels. Elle impulse la culture SLC à base d’individualisme et de narcissisme pathologique. Car elle pousse à la consommation et au gaspillage et cela de plusieurs façons. Pour la seule consommation comme moyen d’accéder au prétendu bien-être elle encourage la malbouffe, elle favorise les achats inutiles, notamment de gadgets, elle facilite les ventes associées à l’obsolescence programmée. En effet, la rentabilité du SLC réside dans la profusion des ventes afin de réaliser la valeur des produits dont la valeur sans vente n’est que « puissancielle » (Proudhon). Elle aide à diffuser les produits de mauvaise qualité à renouveler souvent au détriment des biens durables et souvent esthétiques. Elle stimule la vente de produits nocifs et bourrés de chimie, voire même contrefaits. Elle encourage donc un matérialisme hédoniste, qui plus est sans qualité, ce qui favorise au passage le court terme et l’éphémère. Sur un versant sociologique, la pub incite à l’esprit de consumérisme individuel comme compensation des frustrations, ce qui évidemment ne marche que pour ceux qui ont les moyens de consommer et amène chez les autres, bien plus nombreux, ressentiment voire révolte.
La pub amène d’énormes dégâts économiques. Elle renchérit le prix des produits puisque ses dépenses sont incorporées dans le coût de revient. Elle empêche l’arrivée de nouveaux compétiteurs qui n’ont pas les moyens financiers de la payer afin de se faire connaître. C’est donc une barrière à l’entrée qui déséquilibre la concurrence tant vantée par ailleurs par les partisans du SLC. Les coûts de ses nuisances sont répercutés dans les prix et externalisés chez les consommateurs. Les ressources fiscales sont diminuées car ses dépenses sont imputées au compte d’exploitation dont elles diminuent le résultat et par suite les bénéfices imposables au titre de l’impôt sur les sociétés. Les consommateurs la payent donc deux fois : en tant qu’acheteurs et comme contribuables. Elle favorise les boîtes du genre GAFAM (qui en outre font de l’optimisation fiscale sans vergogne) qui en vivent : les utilisateurs des réseaux sociaux croient le service gratuit alors qu’il n’en est rien puisque leurs données sont vendues aux publicitaires et aux firmes et puisque leurs écrans sont truffés de pub payante. De même les médias privés attirent le client pour avoir des pubs grassement rétribuées en fonction de leur audience, ce qui, cela dit au passage, entraîne la téléréalité et toutes les émissions de distraction sans intérêt et abrutissantes. La pub fait la promotion des « winners » jeunes beaux, riches et le plus souvent blancos » comme disait Valls et suscite l’imitation des classes supérieures par des gens éblouis par leur mode de vie ; cette imitation conduit au surendettement par le crédit et, bien souvent à l’envie comme sentiment destructeur. Et cela parce que les producteurs SLC ont besoin de vendre le plus possible pour maximiser leur profit. Ce qui impulse une croissance à l’infini dont on sait qu’elle détruit la planète. La pub crée toute une caste de nullités qui se prennent pour des génies et qui méprisent les gens en leur donnant des attrape-couillons. Elle nourrit une profusion de « bullshit » jobs (boulots de merde décrits par Graeber)) inutiles car ils émargent sur la plus-value collective de la population productive (et c’est pourtant compté dans le PIB comme plus alors qu’il s’agit d’un moins prélevé sur la production) et souvent mauvais car sans grand intérêt sauf pour les manipulateurs d’opinion qui y trouvent la satisfaction de leur narcissisme. Ces jobs sont par ailleurs les colporteurs de la culture SLC et leurs occupants sont des fermes soutiens du système qui les crée et les nourrit. Ces gens-là sont les facilitateurs du gaspillage généralisé dans les économies capitalistes.
Sur le plan psychosociologique la culture véhiculée par la pub a de redoutables effets néfastes tant sur les conduites des personnes que sur le lien social. Elle donne le la de la consommation souhaitable et normale en affichant celles des « winners » comme modèle dominant issu des classe supérieures qui, du coup, s’en trouvent légitimées puisque ce qu’elles font est présenté comme le must. Elle encourage la compétition et l’individualisme narcissique par la consommation ostentatoire déjà critiquée par Veblen years ago. Elle porte donc la culture darwinienne du SLC comme la nuée l’orage. Elle désigne la richesse des consommations comme le signe du grand mérite des winners, ce qui en creux fait des pauvres des losers coupables de leurs insuffisances et devant leur pauvreté à leur irresponsabilité individuelle. Elle coupe et oppose la population en deux : nous, les bons méritants leurs avoirs et leur style de vie, eux, les mauvais qui n’ont ni su ni voulu faire partie des gagnant. Elle entretient une coupure entre les heureux élus qui son affichés, comme notamment les « people », et les autres réduits à l’envie, à la frustration et au ressentiment. La pub a cassé la différence essentielle entre le besoin qui est normal et doit être satisfait, qui est fixé par son objet et son utilité, et le désir qu’elle fait devenir insatiable et sans relation avec les objets nécessaires et utiles à la bonne vie. Elle conduit à une course sans fin car le désir est illimité. Elle transforme la société en spectacle éphémère et fait qu’il n’y a plus de différence entre le réel et le fictif, entre le faisable et souhaitable, d’un côté, et ce qui est exigé par la norme sociale consumériste de l’autre. Naturellement, comme son fondement culturel SLC, elle propage l’individualisme et casse toutes les solidarités, les différentes strates de population s’épuisant à se jalouser les unes et les autres en visant toujours d’abord la strate juste au-dessus d’elles.
La pub est un secteur de manipulation cachée des mentalités en vue d’un consumérisme échevelé. Il s’y trouve des « hidden persuaders » destinés à jouer sur notre inconscient via des images subliminales pour nous faire acheter encore et encore. Les supermarchés diffusent des musiques et des odeurs attrayantes pour faire consommer par des impulsions d’achat liées à un bien-être momentané. La pub s’empare des instincts les plus primaires flattés en douce pour vendre par exemple en associant une photo de bimbo avec une belle bagnole ; elle utilise la disparition des interdits amenée par la culture SLCL qui a fait disparaître tout surmoi au profit de personnalités narcissiques et souvent perverses. Elle se montre machiste, sexiste, ce qui entretient les discriminations de genre. La pub utilise la culture SLC de l’enfant-roi pour influencer les gosses qui veulent imiter les gamins vus à la tété afin qu’ils poussent leurs parents à acheter tout et n’importe quoi, notamment des vêtements à la mode, des sucreries, des gâteries à l’origine d’une compétition dans les écoles, de harcèlement des out, de l’obésité précoce. Cela fait des enfants des champions de l’éphémère, de la rivalité dans le paraître, de la consommation inutile et dangereuse. Et il faut bien voir que la pub n’est pas une information comme le prétendent les pubards mais une incitation souvent mensongère à la consommation superfétatoire et nuisible.
Ces maux (économiques, politiques, culturels, psychosociologiques, médicaux…) sont connus sans doute depuis longtemps et on en peut que se demander pourquoi les politiciens n’y mettent pas fin. La réponse est qu’ils sont eux-mêmes des chauds partisans du SLC et de sa supposée croissance dont les extériorités négatives sont toujours payées par la population et jamais par les offreurs de produits, les publicitaires et les politicards ; que la croissance est nécessaire pour augmenter la taille du gâteau et la part de chacun sans modifier les règles de sa répartition. Et pourtant ce serait facile de rogner les ailes de la pub qui, comme l’albatros, ne cesse de voler (dans les deux sens du terme) :
1) Interdire les panneaux publicitaires, les néons (consommation d’énergie et pollution lumineuse nuisible notamment aux animaux nocturnes), les prospectus dans les boîtes aux lettres
2) Créer un organisme public multipartite et indépendant pour vérifier le contenu des publicités à tout point de vue (mensonge, tromperie, incitation dangereuse…) et pénaliser les contrevenants
3) Et surtout extraire la pub du compte d’exploitation et obliger les firmes à la payer sur les bénéfices après impôt. Cela améliorera les finances publiques et diminuer les prix. C’est faisable car l’UE exige l’unanimité pour les décisions fiscales communes et laisse une totale liberté aux Etats pour le reste. Ce qui nous vaut d’ailleurs le dumping fiscal pratiqué avec bonheur par l’Irlande, les Pays-Bas, etc. et source de l’optimisation fiscale si chère à AMAZON.
Qu’en dites vous M. Mac-Tron ?

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