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En France, le pouvoir politique est toujours aussi fiscariote même dans la ripoublique exemplaire

Classé dans : politique — 07/17/2019 @ 8:44

On est reparti dans la mise aux enchères des fréquences 5 G par le pouvoir. Encore une source de revenu pour les fiscariotes qui nous gouvernent : 2 milliards sont annoncés comme recette espérée et demandée. C’est bien moins que pour la 4 G pour laquelle les opérateurs de téléphonie mobile avaient dû aligner 6 milliards. Cette soudaine modération en période de vaches maigres vient de ce que nos technocrates ont fini par comprendre que les ubuesques 6 milliards avaient empêché les opérateurs, rentabilité oblige, d’investir dans les zones rurales en les délaissant et surtout en créant des « zones blanches » sans 4 G ni internet haute fréquence. Il en est de même pour les fréquences de radio ou de télévision pour lesquelles le pouvoir se fait des corones en or en vendant ce qui ne lui appartient pas.
Les fréquences d’émission sont un bien commun immatériel dont le pouvoir s’est arrogé la propriété. Certes, il faut une régulation centrale des émissions car sinon ce serait la cacophonie et la victoire des plus puissants. Mais les vendre à l’encan, alors qu’il ne s’agit que d’une définition formelle d’un bien immatériel, n’est ce pas les abandonner aux plus riches, à ceux qui peuvent concourir aux enchères comme pour une vente de tableaux ? S’il faut attribuer des fréquences de façon que les émissions ne se chevauchent pas, c’est bel et bien la tâche du pouvoir politique censé être au-dessus des parties. Cela justifie un impôt (un impôt n’a pas normalement d’assignation à une dépense précise) au pire une taxe (une taxe est la rémunération d’un service rendu par des pouvoirs publics ; itou pour une redevance sauf, exemple de la télé, qu’on vous fait payer la possession d’un appareil et non son usage) mais dans ce cas on demeure très loin des sommes astronomiques que rapporte la vente des fréquences par le pouvoir !
Soulignons qu’en réalité, ce ne sont pas les opérateurs qui sont « racketés » mais les consommateurs car les prix exorbitants de vente des fréquences sont évidemment répercutés dans les prix. Il s’agit donc d’un impôt sur la consommation qui se trouve ainsi déguisé en faisant croire en plus que ce sont les industriels qui le paient ! Mais en univers SLC cela semble normal puisque tous les impôts et taxes payés (ou les dépenses inutiles et fallacieuses comme la publicité) par les entreprises se retrouvent dans les prix (sauf l’impôt sur les sociétés). Ce qui, en outre, désavantage l’industrie française qui a pourtant été mise en concurrence mondialisée par le même pouvoir politique. A ce sujet, il est plaisant de voir les ex-dirigeants de France-télécom être les seuls à être jugés par suite des nombreux suicides de salariés pour cause de harcèlement alors même que cette façon de pressurer le personnel (et non pas de pressuriser comme on le lit chez maints journaleux) provient en droite ligne de la mise en concurrence de l’entreprise privatisée par le trotskard Jospin. France-télécom a dû se plier à la logique de rentabilité à court terme exigée par le marché mondialisé avant de devenir Orange version sanguine.
Les impôts ou taxes dissimulés aux regards sont très nombreux en France ; exemples : les redevances de concession d’EDF ou autre concessionnaire, les frais de levée d’hypothèque (astronomiques, alors que leur gestion ne coûte presque rien), la taxe sur les voies navigables mise subrepticement dans les factures d’eau, les frais de prélèvement gérés par le fisc pour les taxes locales (chez moi, 60 euros pour un boulot qui ne coûte pas plus de 5), etc. Et on ne s’imagine guère la profusion de taxes en tout genre pour un maigre service rendu ; les techno-fiscariotes ont une imagination débordante quand il s’agit de faire payer les citoyens tout en le justifiant bien que cela soit outrancier. Comme disait Colbert, voleur et corrompu, la fiscalité ressemble à l’art de plumer les oies : les tondre sans qu’elles ne crient trop.
Mac-Tron fait préparer le budget 2020 (dont il faut rappeler qu’il sera soumis à la grosse Kommission de Bruxelles avant même de passer devant le parlement !) pour environ 300 milliards ; il est heureusement séparé de celui de la Sécu alors même que c’est l’Etat qui gère ce-dernier, comme du reste il a imposé à l’UNEDIC de payer Pôle-Emploi (3 milliards par an et ça augmente sous Mac-Tron !) et comme il va étatiser l’assurance-chômage et ensuite les retraites. Cela tombe bien car l’essentiel des largesses de la macronie par suite du mouvement des gilets jaunes a été répercuté sur la Sécu qui va renouer avec son trou qui était près d’être résorbé. C’est la technocratie vue par le sapeur Camember et Gribouille. C’est marrant car à force de tout étatiser, un jour ou l’autre la Kommission exigera d’examiner tout le budget et son déficit général ; elle verra alors les jongleries étatiques des trous bouchés en en creusant d’autres et de la bonne vieille tactique du déshabiller Pierre pour vêtir Pau pour établir le budget en se contentant de transférer les charges d’un poste à l’autre ou d’un contribuable ou assujetti à l’autre… Comme disait à peu près Proudhon, être gouverné, c’est être imposé, taxé, apostillé, surveillé, normalisé, etc.
Dans cette préparation du budget 2020, on trouve déjà des loups : augmentation de 0,5 % du budget (4,5 milliards), soit sans doute 3 fois inférieure à celle de l’inflation, appropriation des 9 milliards d’économie sur la dette (par suite de la baisse des taux d’intérêts, Mac-Tron en profite pour augmenter le déficit qui devait être nul en 2022 ; et il le fait plus en faveur des trous du budget de fonctionnement que des investissements d’avenir). Appelons que cette baisse miraculeuse ne doit rien à Mac-Tron mais au marché mondial qui se réfugie, même à perte, dans les dettes étatiques estimées sûres. On garde le silence sur le fait qu’en 2020 il n’y aura pas à payer le CICE aux boîtes (moins 20 milliards) ; on surtaxe les chômeurs, les classes moyennes aisées, les retraités « riches » ; rien n’est pourtant donné aux plus pauvres car les largesses sont réservées aux actifs des classes moyennes inférieurs. Bref, le comptable Mac-Tron fait de la cavalerie et du jonglage. Et Rugy bouffe du homard avec ses copains aux frais de la princesse alors que le pâté Hénaff est si bon pour les grands gousiers prolétariens.

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