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La mafia des Grands corps de l’Etat y compris macronien

Classé dans : politique — 07/19/2019 @ 9:02

Mac-Tron s’en est pris récemment à l’ENA avec une volition de la supprimer. C’est évidemment prendre un symbole pour la réalité, c’est une métonymie, une combine langagière pour cacher la réalité. Cette dernière est la toute-puissance de l’Etat unitaire et centralisé, du monopole du pouvoir exercé par la technocratie issue des grands corps de l’Etat ; c’est le système de formation, de recrutement, de sélection et de promotion des prétendues élites gouvernant le pays en lieu et place du peuple sous couvert de démocratie représentative. Le parcours de Mme Borne, la technocrate à la triste figure, en est une magnifique illustration. Ce qui ne laisse rien augurer de bon en matière d’écologie.
L’impétrante, dont l’image est revêche et semble montrer une mégère apprivoisée, est une X-Ponts, un des « séminaires de l’aristocratie » (Proudhon), une très grande école où on est admis grâce à son excellence en mathématiques. Les gens qui en proviennent se prennent pour des êtres exceptionnels et méritants leur réussite, ce qui est d’autant plus facile que le concours d’entrée est difficile et que le « staff » de l’école, comme les dirigeants en place, ne cessent de leur redire leur excellence. A la sortie, de l’école, ils ont la grosse tête et les mollets enflés. Cependant, le concours n’est pas si difficile que cela car en fait il sélectionne des animaux bien préparés à répéter des modèles tout faits ; les problèmes posés sont faciles à résoudre quand on a eu l’entraînement des classes préparatoires et l’accès aux meilleurs établissements d’enseignement. Ce ne sont pas de vrais problèmes car un vrai problème pose une double question : je n’ai pas la solution et surtout je ne dispose pas encore d’une démarche pour la trouver. Il se trouve que le training préparatoire, à base de répétition psittaciste d’exercices à résoudre, donne l’essentiel des solutions et une énorme probabilité que les problèmes posés lors du concours aient déjà été rencontrés et résolus. Il n’y a donc plus de double question puisque le candidat bien préparé a déjà la démarche de résolution. Je dois rappeler à ce sujet que la méritocratie d’accès aux grandes écoles est morte vu que les élèves issus du peuple n’y sont presque plus admis. Le parcours d’accès est devenu de plus en plus sélectif sur des critères bien vus par Bourdieu et Passeron : la maîtrise des clés de la culture bourgeoise. De plus les candidats sont sur une courbe de Gauss (un gros ventre de moyens équivalents entre eux et deux petites extrémités de génies et de nullards) en sciences et ce qui fait la différence, ce sont les matières culturelles. Cette formation de pur formatage nous donne des individus stéréotypés et peu créatifs, des conformistes, des opérateurs de modèles de prêt-à-penser. Ce qui me fait souvenir d’une anecdote racontée par Proudhon quand il était fondé de pouvoir d’une entreprise de batellerie sur la Saône. Un X-Ponts avait construit un pont si bas sur cette rivière que les péniches ne pouvaient plus passer dessous. Les bateliers se plaignirent ; réponse de l’ingénieur : les ponts, c’est fait pour passer dessus, pas dessous. Clemenceau disait : si vous voulez que l’Allemagne perde la guerre, donnez-lui une école polytechnique. Aujourd’hui grâce aux financiers issus de l’ENA, la France a perdu la guerre industrielle au profit de la Doryphorie.
Les grandes écoles ne sont pas des lieux de réflexion, de critique, d’imagination, de bienveillance, de modestie. Elles placent des Bornes et quand il y a des Bornes, il y a des limites. On y apprend avant tout, en matière économique, à effectuer des calculs « coûts/bénéfices de rentabilité et d’efficacité. C’est ainsi que, le SLC aidant et y poussant, le rail a été zigouillé au profit de la route. Les gestionnaires préfèrent toujours dans lesdits calculs les transports routiers car ils sont moins chers. Naturlich, comme dit die grosse Angela ; déjà, via la concurrence et les travailleurs détachés, les prix routiers sont plus faibles. Mais la grosse astuce du calcul gestionnaire n’est pas là. Elle est dans le fait, parfaitement voulu par des pouvoirs politiques au service du kapital privé, que les transport routier ne paye ni ses nuisances, ni même l’entretien des routes ; surtout quand on sait qu’un camion de 40 tonnes use 10 000 fois plus la route qu’une bagnole. La charge des dégâts écologiques et de toutes les « externalités négatives », de même que celle de la réparation des voies de circulation, est répercutée sur les contribuables et les consommateurs qui payent donc deux fois. Et il en est de même partout : les maladies causées par les pollutions industrielles ou ses produits sont remboursées par la sécu, ce qui s’aggrave sans cesse par suite du développement de la croissance SLC ; la flotte est consommée à 70 % par l’agriculture industrielle. Qui paye les taxes relatives aux agences de bassin hydraulique francouies et à la dépollution des eaux (pesticides, nitrates, médocs pour les bêtes d’élevage…) ? A 90 % les petits consommateurs domestiques… C’est la technique des fiscariotes : transférer les charges entre utilisateurs de façon que la compétitivité française soit maintenue dans un espace SLC européen où tout le monde fait pareil, ce qui pousse perpétuellement au moins-disant, notamment sur les normes de salubrité publique. Eh bien, c’est cette logique que Mme Borne a appris à X-Ponts. Gageons que cette austère que ne se marre pas la déploiera avec bonne conscience au ministère de l’écologie.
Simple exemple de la malfaisance des grands corps. Leur formation est la même et elle correspond aux bons critères de gestion exigés par le SLC. En outre, ils forment une corporation élitaire et fermée, autoreproductrice où la cuisine de l’attribution des postes se fait dans l’entre-soi et dans l’entresol à l’abri des regards du bon peuple. Pourquoi les politiciens n’y changent rien ? Elémentaire, mon cher Watson : c’est que, sauf exceptions (dont celle de l’avocaillon d’affaires Tsarko), ils en viennent. C’est ainsi que Guimauve le Concurrent, issu de la Cour des Comptes après HEC, ENA et Sciences Po (le même sacrement SLC en 3 espèces), s’est comporté comme un comptable. Et de plus avec l’essor du SLC, les membres de la corporation, pour ne pas dire la mafia, des grands corps se sont convertis à la finance et pratiquent gentiment les « portes tournantes » entre fonctions privée, publique, politique, administrative. Reconnaissons cependant que Mme Borne est restée dans le secteur public tout en se dotant d’une sensibilité de « gôche ». Enfin, les technos sortis des grandes écoles sont obéissants, respectueux du pouvoir, très bien placés dans la culture SLC « mainstream ». Vive Pathé-Marconi et la voix de son maître. Prions que Mme Borne exécutera sans bornes les 4 volontés de Mac-Tron, véritable directeur de l’écologie dans le pays et chaud partisan du SLC. C’est une remake de Léo (parleur) Hamon (commandement) sous le général. Le précédent ministre n’a guère Rugy, soyons sûrs que la suivante ne mordra guère. Je parie que la première grande mission de Mme Borne sera de finir le torpillage d’EDF. Sa ligne de conduite est simple : faire semblant d’écouter, subir stoïquement quelques avanies et décider ce qui était prévu par Mac-Tron, dont c’est la méthode de dialogue social. Le Zident n’a besoin que d’exécutants et des punching balls endurants.
Il n’est pas difficile de noter que Jupiter centralise tout, étatise tout, ratiboise tout (Sécu, chômedu, retraites…) tout en faisant payer une bonne part d’un budget de fonctionnement par le maintien du déficit. Ce n’est pas forcément malin car en fin de course les Francouis sauront qui est responsable de tout lorsque le SLC pétera, je ne sais quand, mais c’est bien parti.

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