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La résistible ascension d’Arturo Mac-Tron

Classé dans : politique — 07/23/2019 @ 9:58

Je me fonde ici sur le livre de Juan Branco (« Crépuscule ») qui décrit par le menu les relations entre les affairistes (Arnault, Niel, Bolloré, etc.) montés sur le pavois grâce aux concours des gouvernements, les médias dont ils sont les propriétaires et qui couvrent 90 % de la presse en France, les réseaux corporatifs de la haute fonction publique (dont la funeste IGF), les milieux politiques dont les premiers financent les campagnes électorales et leur font tresser des couronnes de louanges dans leurs médias, les journaleux mainstream qui se taisent ou dressent lesdites louanges car soit ils ont peur d’être lourdés et de perdre leurs privilèges, soit ils s’autocensurent vu qu’ils ont la même idéologie SLC que leurs maîtres et les politicards. Tout cela forme un système où on se tient par la barbichette et qui a pour effet de détruire la démocratie (remplacée par l’ochlocratie, pouvoir de l’opinion) et d’exploiter le pays au profit d’une oligarchie de pouvoirs et d’une ploutocratie SLC. A quoi s’ajoutent quelques conseillers de l’ombre partisans du « cercle de la raison » (MINC, ATTALI, O.DUHAMEL), les « communicants » (genre Michèle Marchand) et les « think Tanks » qui pondent les justifications idéologique ad hoc comme Terra Nova soi-disant à « gôche » et l’Institut Montaigne à droite. Les affairistes tiennent les politicards par les corones (fric, réputation dans les médias), lesquels en retour font votre des lois favorables au kapital contre l’intérêt général et leur accordent force subventions pour créer leur empire. Tout ce beau monde navigue dans l’entre-soi et exploite au maximum un réseau de relations personnelles et de liens familiaux, de copinage (ex-anciens élèves des mêmes écoles ou structures professionnelles), de mêmes lieux d’habitation… Cela dit, cela ne fait que corroborer ce que je dis depuis longtemps : les gouvernements francaouis depuis 1983 ont mis le pays en coupe réglée au service du SLC régnant dans l’UE et le monde. Et tant pis pour la planète car les affaires sont les affaires et l’oligarchie une « race supérieure » qui mérite de vivre aux crochets du reste de la population.
Le nouveau Zident a fait accroire au bon peuple qu’il était incréé, venu de nulle part, tout neuf porteur d’un nouveau monde (avec Gérard Collomb !), sorti de la cuisse de Jupiter, issu d’une génération spontanée, tout seul et sans appuis. Cette légende nous a été servie à l’envi par la presse et les médias mainstream, à base d’articles hagiographiques notamment dans Paris Match et le JDD (possessions de Lagardère-fils). Et même le prétendu journal de référence, à savoir Le Monde. Las, le voile s’est déchiré par suite des affaires, notamment avec Benalla. On en apprend peu à peu de fort belles sur le viol de notre démocratie et des foules par la propagande politique si chère au vieux Tchakotine, sur la « fabrique du consentement » si bien décrite par Chomsky, sur le storytelling progressivement décrypté par ce qui reste de presse et de journalistes indépendants. Et cela malgré la résistance acharnée des grands Médias qui pourchassent les infox avec des fake news.
Dès le départ, avant même l’officialisation de la candidature Macron et son départ du gouvernement de Zizi Rider en 2016, l’impétrant avait dans sa poche, avec la douairière Trognon, des journaux bienveillants comme les précités supra. Mais il faut savoir pourquoi ? Parce que ces médias sont possédés par des affairistes proches du candidat, ce qui est, hélas pour notre pays si pur et si loin des pratiques de la Pravda (la vérité en langue russe !) et de celles des gouvernants « illibéraux » de certains pays de l’Est européen le cas de 90 % de la presse en France. M. Niel possède le Monde, Télérama et l’Obs, il est le gendre de Bernard Arnault (LVMH, Le Parisien, les Echos) qui habille essentiellement la douairière. Branco nous dit que, contrairement aux dires du couple résidentiel, Arnault et Mac-Tron se connaissent depuis longtemps. On a M. Drahi (Libération, l’Express, BFM TV, RMC) qui a construit son empire (Altice-SFR) grâce au pouvoir (Tsarkozy avec sa star cosy), qui est endetté jusqu’aux yeux et très fragile. On trouve Pinault du groupe Kering au Point avec le sémillant Giesbert. Et, cerise sur le gâteau, NIEL a fait de la taule pour une affaire de prostitution via son réseau de peep shows (non-lieu…). C’est au ballon qu’il a rencontré la papesse actuelle de la communication (elle s’occupe de celle du couple résidentiel à l’Elysée), à savoir Mimi (Michèle Marchand). On a encore comme propulseur de Mac-Tron, Bolloré (Canal Plus, C8) et Bouygues (TF1, LCI, TCM). Mac-Tron a été monté en mayonnaise par Match dont le proprio actuel est l’inénarrable Arnaud Lagardère qui détruit l’empire de son père pour mener la grande vie. Ces journaux ou médias sont en outre liés aux maisons d’édition qui sont largement passées sous la coupe des affairistes susnommés. Quant à la télé publique, apparemment indépendante, elle reste sous la coupe du pouvoir et de l’organe compradore qu’est le CSA. Du reste, c’est le pouvoir qui encadre son budget, ce qui permet toutes les pressions… Et Mac-Tron a fait nommer une copine de promo à Radio France ! Et one compte pas les journalistes pas assez dans le vent nouveau qui ont été virés ou ont démissionné. Même les médias opposants comme Mediapart, qui garde de Conrad le silence prudent sur certains sujets (le copinage Niel-Arnault-Mac-Tron), ont des actionnaires affairistes (Niel chez Plenel)…
Branco note les conditions dans lesquelles les affairistes ont créé une bonne part de leur fortune. C’est par exemple M. Fabius, le socialo bien connu, qui a quasiment donné l’ex-empire Boussac et ses fleurons (DIOR, plus les biens immobiliers comme le siège magnifique de Saint-Frères à Paris) à Arnault et qui, en plus, l’a gavé de subventions, de détaxations, de prêts avantageux bien qu’il n’ait pas du tout tenu sa promesse de sauvegarder l’emploi. M. Bolloré a été soutenu dans ses magouilles en Afrique par le pouvoir au nom des bonnes vieilles relations avec la « Françafrique » chère à Foccart et continuée. Il se trouve que quand Lagardère-fils avait besoin de vendre ses parts d’EADS pour se refaire la cerise, Mac-Tron alors chez Rothschild était à la manœuvre, ce qui a fait passer la direction d’Airbus chez les Teutons. « En même temps », Mac-Tron avait trempé dans la vente d’une filiale de Danone à Nestlé. Car Mac-Tron est un très chaud partisan de la privatisation des entreprises encore publiques (ADP, Française des jeux…) et de la vente des rares fleurons de l’industrie française (affaire de la branche énergie d’Alstom vendue à General Electric alors qu’il était à Bercy et cela contre Montebourg).
Il n’est donc pas étonnant que Mac-Tron soit devenu le néo CID et que là où il passe l’herbe industrielle ne repousse plus au grand plaisir d’Attali le spécialiste des halls en marbre. On notera que tous ces braves proprios de médias vivent largement des décisions et des commandes publiques, ce qui est le cas de Vinci (pour laquelle la vente d’ADP était programmée avant l’avatar du RIP) et de Bouygues ou d’Effiage (BTP largement proprio du réseau d’autoroutes grâce à Villepin et Jospin). A quoi s’ajoute le vieux socialo Hermand qui soutint Mac-Tron (il lui prêta même 550 000 euros pour acheter un appartement à Paris). Il devient assez clair que nombre de grossiums de l’industrie, de la phynance et des médias apportèrent leur soutien au candidat Mac-Tron dès qu’il devint évident que le duopole PS-LR sur la démocrassouille francouie battait de l’aile et que les intérêts de l’oligarchie étaient alors en danger. Mais, naturellement il fallait un homme neuf pour la sauver du bas peuple ; d’où la fabrication, apparemment ex nihilo, du prodige Mac-tron. On voit aussi comment les intérêts politiques, phynanciers, économiques, communicationnels sont étroitement imbriqués dans des réseaux qui tiennent à rester occulte (de la personnalité). Car il y a déjà longtemps que les politiciens français sont devenus « les fondés de pouvoir du capital » et les fourriers du SLC en France. Cela a commencé sous la Vème en 1983 avec le francisquain Tonton. Il n’est pas étonnant que les milieux d’affaires aient financé l’ascension de Mac-Tron sans doute en violant en loucédé les règles de financement des campagnes électorales. Et avant, Mac-Tron chez Edam le Rouge, avait fort bien propulsé des mesures favorables au Kapital , dont la CICE (20 milliards) qui a si bien profité à Carrefour.
Car le financement de la campagne de Mac-Tron, de même que sa montée dans l’opinion publique via les médias et les prestations serties en épingle, n’est pas si clair que cela malgré le silence radio de la presse et le peu de curiosité des procureurs. On se souvient du salon new techs à Las Vegas où le futur candidat montra au bon peuple combien il était au parfum de la modernité technologique. Las, la chose (pour 350 000 euros) avait été confiée à Havas (propriété de Bolloré qui y a fourgué son fils) sans appel d’offres par la structure publique Business France alors dirigée par Mme Pénicaud. Il y a eu mise en examen mais actuellement on n’en a pas de nouvelles (comme dans les affaires Ferrand, Bayou). On soupçonne que les prix de location de salles pour les meetings, de même que les prestations d’organisation par des boîtes de communication, ont été des prix d’amis minorant les frais de campagne afin de ne pas dépasser le plafond autorisé (dont le meeting de Lyon). Il y eut force réunions d’expatriés à l’étranger pour récolter du pognon ; on parle de 7 milliards en tout ce dont i faudrait justifier la provenance car les dons individuels sont plafonnés à 7 000 euros.
Hélas, tout aspirant grand manitou n’est jamais assis que sur son seul postérieur. Il fallait donc à Mac-Tron des troupes pour mener le combat avec une « task force » suffisante. Il la trouva chez de jeunes socialos (ou moins jeunes mais sentant le vent tourner contre le PS à la Guimauve le Concurrent) et dans les bons vieux réseaux de l’énarchie, de Rothschild, de l’IGF et des Grandes Ecoles où il y avait de bons copains. Ces jeunes furent admirables en jouant un magnifique double jeu : se servir des vieux réseaux et moyens du PS tout en alimentant les ressources les réseaux nécessaires à Mac-Tron. Parmi les Rastignac au service d’icelui nous trouvons le sémillant Gabriel Attal, très proche de Marisol Touraine et de sa fille et de Niel, Griveaux, Emelien, Benalla (akbar), etc. qui furent ensuite bien récompensés par des postes de députés sur des circonscriptions imperdables ou des postes de ministres ou secrétaires d’Etat ou à l’Elysée comme conseillers. Et, bien sûr quelques vieux magouilleurs, chevaux de retour, girouettes opportunistes comme M. Jouyet, socialo passé chez Tsarkozy, puis revenu au bercail sous Hollande et patron du tout puissant corps des IGF et ayant repéré les talents de Mac-Tron et l’ayant poussé vers Zizi Rider et Attali. Tout pouvoir a depuis toujours sa garde rapprochée, ses barons, ses copains et coquins, mais là nous parlons du prétendu nouveau monde pur, moral et transparent. Et n’oublions pas que Mac-Tron a su se concilier les bonnes grâces de Bayrou que ni Hollande, ni LR n’avait apprécié à sa juste valeur de véhicule tout terrain. Et faisons confiance aux transfuges de tout poil prêts à changer de râtelier pour conserver le pouvoir ; d’où la constitution d’un instable front ripoublicain constitué de traitres issus du PS (Ferrand, Le Drian, Collomb, Dusopt…), de LR (Darmanin, Philippe, Riester…) et appuyé sur le MODEM.
M. Mac-Tron est donc bien neuf, comme un sou. Mais il est bien seul car dépourvu du soutien de l’énorme majorité de l’électorat et d’un réseau de membres des collectivités territoriales. Heureusement, il dispose d’un bloc monolithique de toute-puissance étatique : l’administration, dont la redoutable IGF, la Justice couchée des magistrats du siège et les tribunaux administratifs (et même le Conseil Constitutionnel, voire les juges droitiers de la Cour de Cassation), toutes les forces de police, l’armée, une assemblée nationale de godillots énamourés, les prébendiers affairistes du pouvoir, la FNSEA, les banques, les médias, etc. Et il est en train de faire, cahin caha, son trou dans les instances internationales, toutes si dévouées au SLC. Pour implanter définitivement le SLC en France, il faut faire bloc et aller vite (las les gilets jaunes ont forcé Mac-Tron à la prudence) et ne rien envier aux démocratures ; c’est le mécanisme de défense ultime d’un SLC à bout de souffle et dont sous les bénéficiaires se raidissent contre « la révolution qui vient ». Le nouveau petit coq gaulois, dressé sur ses ergots (sum) entame son chant du signe de la décrépitude finale. A condition de préparer un vrai nouveau monde dedans mais contre l’ancien par l’action directe et fédérée. Le ad majorem gloria Mac-Tron finira dans le pétrin de Boulanger ou à la Lanterne.

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